51 heures, 27 minutes et 40 secondes : partie 2, Dinard

2014_02_Inspirationnisme

Elle s’en souviennent évidemment (qui plus est de la veille au lendemain, car oui et en effet : après une sorte de létargisme de fort mauvaise augure, le blog semble devoir reprendre des couleurs pour les jours à venir, a priori) : Michel M. avait abandonné de façon parfaitement déloyale (puisque sa brune mie et lui-même en avait avalées quelques centaines (en exagérant à peine) la veille) ses lectrices et teurs devant des cageots remplis d’huîtres de Cancale. Qu’à cela ne tienne : ce sont désormais des vues sur mer que l’auteur va proposer à ses émules, visions aérées-nautiques capturées alors que les deux promeneurs avaient quittés au matin la ville précitée pour se poser à Dinard.

2014_01_Bretagne11

Autant le temps avait été affligeant la veille, autant il est épatant en ce samedi 18 janvier. Et ce n’est pas Alfred H. qui pourrait dire le contraire, si la parole pouvait lui venir…

2014_01_Bretagne12

… et si les mouettes et autre cormorans ne lui remplissaient pas la bouche de guano comme exposé sur ce cliché. D’ailleurs, ne s’agirait-il pas d’une sorte de vengeance, après le long métrage que le cinéaste avait commis dans les années soixante, qui mettait en scène ces volatiles d’une manière bien effrayante, trop sans doute pour que la téloche se pique de reprogrammer de tels films fantastiques à l’aube du XXIème siècle, leur préférant les gros machins à la bourrin premier, style genre et façon « Je suis une légende«  (bon sang quelle nullité, qui plus est en comparaison de son aîné des années soixante dix, interprété par Charlton Heston autrement virile en effet, quand le pauvre Will Smith est dénué de toute crédibilité dans ce rôle ô combien dramatique : la bonne conscience est presque à coup sûr niveleuse. Aussi, lorsqu’il s’agit de faire dans la reconnaissance des minorités, ça peut atteindre jusqu’aux insondables abysses de la bêtise comme en témoigne ce film, sacrebleu !) que l’auteur s’est tapé hier soir en compagnie d’Elena A., mmhm ? Ah ! vraiment, fallait-il que l’auteur soit sevré d’oeuvres de science-fiction pour ainsi s’imposer (ainsi qu’à sa dulcinée, quoi que, du côté de la belle Elena A., à compter du moment où son gars lui grattouille la tête, le dos et plus encore si affinité, le pire navet peut bien se dérouler devant ses yeux, elle n’y verra que pouic, puisque en état de quasi transe*) une telle série Z !!!

2014_01_Bretagne13

Tiens, à propos d’oiseau justement, Michel M. n’est pas peu fier d’exposer ce remarquable cliché (ci-dessous) qu’il mit tout le temps à prendre (ceci expliquant cela), le sujet se montrant bien disposé à déposer sa méfiance pour ainsi poser : encore un coup de son étoile (les superstitieux diront « Ange gardien », ces idiots, alors que l’auteur n’est évidemment pas dans ce genre d’état d’esprit : à ce compte-là, pourquoi ne pas croire en dieu pendant qu’on y est, hein ?) aurait-il pu se dire s’il y avait pensé car, tout de même, c’est incroyable le nombre de fois où il trouve une place pour garer sa bagnole, et ce n’est pas Elena A. qui dira le contraire si on le lui demande, bon sang.

2014_01_Bretagne14

Alors bien entendu, la photo a du être réduite afin de ne pas alourdir le téléchargement du billet (qui le sera de toute façon, lourd, vu la tournure que prend la narration, nom d’une plume !) mais, quand même, merde quand même, ça en jette n’est-ce pas ? En revanche, le sujet en lui-même n’est pas ce que l’on appelle de toute beauté, avec cet oeil limite chassieux et ce bec agrémenté sorte de verrue rouge…. Et alors, mouette ou goéland ?

2014_01_Bretagne16

Mais Michel M. revient sur terre : prise de vue de la femme de sa vie qui, elle-même, photographie la baie de Dinard…

2014_01_Bretagne15

… En l’occurrence, le chemin sur la côte (l’incontournable « Chemin des douaniers ») que tous deux ne vont plus guère tarder à emprunter.

Ci-dessous, un infinitésimal interlude de la part de l’auteur à l’endroit d’Elena A. …

2014_01_Bretagne20

et ça repart.

2014_01_Bretagne17

Mais avant cela, petit clin d’oeil à la prochaine étape du périple, qui est certes à peine discernable sur cette photographie mais qui, grâce à l’effarant zoom dont dispose Elena A. (tant de choses le sont en elle, d’effarant, de toute façon…) avec son néanmoins riquiqui appareil numérique Sony, devient une ville toute entière…

2014_01_Bretagne18

… dans laquelle ils passeront la seconde nuitée du voyage (légère triche toutefois, car ce cliché est capturé alors que l’auteur et son égérie se trouvent déjà sur le fameux « Chemin des douaniers »), c’est à dire la ville de Saint-Malo soi-même-t-elle, ah mais oui.

Et la promenade dorénavant s’entame sur le susdit parcours.

2014_01_Bretagne19

Vue sur la sableuse baie (ces rochers sont là pour faire genre, mais que les plagistes se rassurent derechef : il n’y a rien que du sable à Dinard, en fait).

2014_01_Bretagne21

Quelques vues du chemin que les contrebandiers sont supposés avoir pris afin de ne pas se faire choper par les douaniers : il faut tout de même être un tantinet niais pour croire pareille légende, non ? Enfin bon, c’est bien beau en tout cas, et ce n’est pas (encore) fini.

2014_01_Bretagne22

Le chef douanier Michel M.

2014_01_Bretagne23

Où mènent donc cet escalier dont les marches semblent courir sous la mer ? A la cité d’Ys peut-être ?

2014_01_Bretagne24

Voilà en tout cas qui laisse songeur Michel M., lui qui n’aime rien tant que de s’immobiliser devant les immensités océaniques (toute mer fait aussi bien l’affaire) à laisser les flots remplir son âme, tout comme en haut d’un col, il sera capable de poser son cul sur le sol afin de s’imbiber de l’horizon là offert…

Une chose sûre : le ciel est bleu alors qu’il était pour le moins maussadement grisé la veille (et c’est rien de l’écrire, comparé à celui qui se radinera le lendemain, mais ce sera vu dans le troisième et dernier chapitre de cette narration fleuve ;)).

2014_01_Bretagne25

Ses protagonistes (à la narration en cours) se donnent à fond afin de récolter les plus belles illustrations à même de la mettre en valeur de la plus belle façon qu’il se puisse, palsambleu.

2014_01_Bretagne26

Les émules n’ont qu’à s’imaginer les contrebandiers qui, devant cette vue n’en deviennent que plus voleurs encore, à tant mirer ces demeures luxueuses, autant de promesses de confort à en signer son pacte avec Faust afin de s’y installer, les pauvres bandits ! Petit réconforts pour les pauvres de maintenant, la plupart de ces bicoques ont été soit refilées à la mairie, soit découpées en appartement : le luxe est parfois plus proche du simple vernis que d’une réalité profonde. Enfin, tel était le cas jusqu’à l’avènement de la société du monde de maintenant, qualifié pourtant de moderne, qui voit de nouveaux riches l’être devenus tellement plus que ceux-là d’antan, et qui se sont contentés de placer le  flouze de leurs géniteurs dans des endroits bien planqués et sans risque, les « Paradis fiscaux » que ça s’appelle (ça en dit long, s’pas?), quand leurs ancêtres, eux, s’aventuraient, risquaient, investissaient, participaient à l’essor de leur nation…

A suivre.

Ah oui ! La signification de la première photographie ? Elle symbolise la source d’inspiration qui a nourri l’auteur, du fait du ciel bleu et du coucher de soleil au moment d’entamer ce billet, lui qui demeure à Paris quand ses considérations circonvolutionnistes vont concerner un paysage marin : la vue sur rue parisienne est un contraste à même de générer moult michèlèmiennes digressions, comme en témoigne les élucubrations ci-dessus.

Demain en revanche, ce sera silence sur le blog car ce petit monde + Kévin M. vont au POPB pour y écouter et voir M. Ennio M. en personne diriger son orchestre et exécuter quelques unes de ses oeuvres musicalement cinématographiques. Un Grand moment à vivre, assurément.

YoUpie !

A bIeNtÔt ChEz VoUs, là-dedans !

* Ceci dit, Michel M. et Elena A. se sont mis d’accord pour éviter le plus possible de regarder ensemble un film, tellement l’absence de culture cinématographique (mais elle est très cultivée en d’autres domaines, de ceux qui rendent l’auteur parfaitement inculte, chacun ses passions) d’icelle lui font poser sans cesse mille et une questions, le truc qui tue aussi assurément un film que le charme du plus beau des mâles, lorsqu’il s’en vient à lâcher une sonore caisse en pleine opération de séduction, c’est redoutable en un mot.
PDF24    Envoyer l'article en PDF