51 heures, 27 minutes et 40 secondes : partie 3, Saint-Malo (1/2)

Balade sur les remparts

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2014_02_Saint_Malo02Aucune envie d’aller se baigner ne saisit les deux transis (de froid) devant cette vision pourtant ô combien prometteuse : comme il l’a déjà souligné à plusieurs reprises, l’auteur n’a jamais fréquenté quelque  » club de pingouins «  que ce fusse, comme il en existe des tas sur les plages françaises, repaires de tarés qui adorent se mettre à l’eau quand celle-ci est d’une température qui culmine aux alentours des 7 à 8 degrés !

2014_02_Saint_Malo04L’ilot du Grand Bé sur lequel se trouve le tombeau de Chateaubriand, natif de la ville, et  la piscine de mer Bon-Secours qui, contrairement à ce qu’imaginait Michel M., ne doit rien aux envahisseurs allemands ni à leur fameux propension à tout bétonner. Ce fameux béton, d’ailleurs, sur lequel l’auteur s’amusait, enfant, quand un blockhaus faisait partie de son environnement proche.

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Quand il était petit, il n’y avait pas tous ces beaux buissons mis là pour cacher la misère. Aussi, le but du jeu consistait-il à monter sur le zinzin (les parents l’interdissaient, bien évidemment) et à y jouer aux petits soldat Airfix, échelle de 1/72ème…

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… Comme un garçon de l’époque (aucune quille à la vanille ne venait importuner les gars au chocolat qui jouaient ainsi à leur jeu virile, non mais ho, HE !), auxquels étaient adjoints quelques belles maquettes au 1/72ème itou (le souci de la cohérence faisait déjà partie des principes existentiels de Michel M., sans qu’il ne sût encore…).

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…que, parfois, Michel M. et ses potes faisaient même cramer pour faire plus vrai encore. Mais comme ça coûtait des ronds (l’auteur piquait parfois quelques francs dans le porte-monnaie de sa mère : au XXIème siècle, un tel acte serait sanctionné par une visite immédiate chez le pédopsy), c’était évidemment les maquettes pétées qui subissaient ce sort. Mais l’auteur s’égare.

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Les promeneurs firent ainsi tranquillement le tour complet de la ville, ayant réussi à se garer intra muros (donc gratis !).

2014_02_Saint_Malo06Peut-être le plus célèbre des malouins : Robert Surcouf, natif de la ville et ô combien fier et célébrissime corsaire (ainsi qu’un tantinet négrier, toutefois) semble indiquer la direction de la Grande-Bretagne (dont il arraisonna et / ou coula régulièrement les navires), éternelle ennemi de la France, jusqu’à ce que l’Allemagne ne prenne cette place (quoique, et cela malgré l’Union-européenne (tu parles d’une fumisterie, cette union), on continue à l’appeler la perfide Albion).

2014_02_Saint_Malo07Comme un rappel de la matinée à Dinar et de la statue d’Alfred H., soudain un groupe de volatiles font mine d’attaquer les promeneurs : sachant que les mouettes défèquent en plein vol (contrairement aux pigeons qui, eux, doivent se poser avant de balancer la purée), c’est alors un moment d’une intense activité façon slalom entre les supputés vols de guano auquel sont astreints les personnes qui le subissent. Chance ou bon calcul, ni Elena A. et Michel M. ne furent souillés par les déjections.

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Pour un endroit dans lequel les poissons et autres fruits de mer sont censés être omniprésents, se sont pourtant les oiseaux qui retinrent le plus leur attention, aux deux protagonistes de l’aventure. Ci-dessus, comme un banc d’oiseau qui file dans un paysage d’émeraude…

Après cette longue et magnifique promenade qui s’est déroulée sous un ciel immensément bleu et sans partage, Elena A. et Michel M. s’enquièrent d’un hôtel : ils opteront pour l’un des établissement les plus cossus de la ville, c’est à dire Le France & Chateaubriand.

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Pour une modique somme (vu l’endroit, et morte saison oblige), ils trouvent une charmante chambre équipée qu’un lit de 2 000 centimètre de largueur, de quoi s’y perdre dans la nuit : le temps de déposer leur sac, ils vont visiter la ville, mais de l’intérieur désormais.

Et ce sera l’objet du chapitre suivant.

A suivre…

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