Une septoplatsie pour Michel M., c’est la garantie d’avoir enfin un bon tirage

2014_02-SeptoplastieEquipé jusqu’alors d’un fameux nez busqué, Michel M. en arbora un épaté durant vingt-quatre heures, c’est à dire le temps que les mèches qui lui ont été enfoncées là-dedans ses narines et jusqu’aux sinus, parce que lorsqu’on les ôte, on sent bien que ça vient de loin par l’oto-rhino-laryngologiste. Mais que les émules les plus transies et sis n’en prennent pas ombrage : ce vendredi à 14 heures, le toubib lui a donc tirées ses mèches qu’il avait dans son blaire, le visage de leur blogueur préféré retrouvera rapidement ses beaux traits. A noter que le médecin, qui était venu saluer son patients fraichement opéré avant de retouner à son cabinet, et qui était en outre fort content de lui après l’intervention, dixit les infirmières, avait lancé un très encourageant : « Vous allez respirer, maintenant ! ».

Il faut dire que jusqu’à ce qu’il rencontre cet ORL, Michel M. n’avait jamais eu conscience du fait que sa narine droite était carrément bouchée : l’air pouvait bien petitement en sortir, mais en aucun cas y entrer. Bien sûr, il sentait pertinemment qu’il était en permanence encombré par des glaires, que sa respiration  n’était pas parfaite et que cela semblait augmenter au fur et à mesure que s’installait en lui la décrépitude. Mais n’est-ce pas le lot de beaucoup de personnes (les glaires, car la décrépitude n’est pas le sujet) qui vivent dans les villes de grandes pollutions, à l’instar de Paris, et qui en plus des particules en suspensions balancées par les bagnoles, s’avalent des kilogrammes de poussières de mille et une provenance, dot ces fameux dans pesticides déversés à tour d’hélicos, de roulottes tractées etc., à longueur de saison dans les plaines environnantes, produits chimiques dont l’interaction les uns avec les autres est sujette à bien des craintes, nom d’une vaporette. Qui donnent certes à voir de vachement belles photographies, pour sur, mais pour que ça pousse comme cela, il faut leur balancer tellement de saletés que ces poisons sont en suspension dans l’air autant qu’au sol, et que ça finit par occasionner de la gêne respiratoire (sans compter les cancers, le taux de stérilité grandissant chez les agricultures entre autres maux, mais de cela, on n’en a qu’une « vague » idée, car il n’existerait a priori pas d’étude épidémiologique sérieuse et exhaustive disponible en ce domaine…).

Quoi qu’il en soit, après le scanner les choses sont claires : sans opération, Michel M. continuera à se racler la gorge, à mal s’oxygéner ainsi que (mais tout à fait accessoirement) à ronfler, et cela jusqu’à ce que sonne l’heure de sa mort, pardi !

Ni une ni deux, comme précédemment écrit là-dedans, le malade qui s’ignorait jusqu’alors a promptement pris rendez-vous avec l’ORL afin de subir une septoplastie. Rentré à 7 heures à la clinique ce jeudi 20 février et alors qu’on lui avait annoncé son opération pour 9h, on vint en fin de compte le chercher une heure plus tôt : toujours cette étoile qui semble si souvent briller dans son existence tel un ange gardien. Enfin, si ces chose-ci existaient, ce qui n’est pas le cas, comme de bien entendu.

Rapidement trimballé sur son brancard jusqu’à la salle d’opération, il y trouve cinq ou six personnes déjà en train de s’affairer : c’est du sérieux, à la clinique Hartmann de Neuilly sur Seine (établissement privé conventionné). Cette impression d’efficacité et de sérieux se poursuivra à son réveil, alors qu’il sent bien que son nez est bourré de trucs qui l’empêchent de respirer. Mais de douleur, point. On vient l’importuner à trois reprises afin de l’aider à se réveiller puis, une bout d’une petite heure, il est ramené dans son « box » initial, une mini chambre individuelle dans laquelle il a tout loisir d’envoyer des textos à tout plein de gens et, en particulier, à sa tendre belle et brune mie Elena A., qui sera son chauffeur du jour : c’est obligatoire quand on a subi une anesthésie générale, de ne pas rester seul durant les vingt-quatre heures qui suivent. Ce qui donne quatre journées et autant de nuits à vivre ensemble pour ces deux-là : terrible. Cerise sur le gâteau : sans activité sportive du fait de l’opération. Bon sang, ça veut donc dire qu’ils ne vont rien ficher de tout ce temps ? De quoi finir par se mettre sur la tronche, si Michel M. se trouvaient toujours, en ce début d’année 2014, dans le même état d’esprit d’avant sa rencontre avec sa russe d’Ouzbekistan, il y a un peu plus de trois années désormais…

La nuit de jeudi à vendredi fut horrible, une de celles à voir réellement défiler toutes les heures, à coup de brefs sommes entrecoupées de mictionnismes (la perfusion, sans doute), à grand renfort d’une bouche devenue aussi sèche que l’herbe d’un sachet que l’on n’a pas fumé pas assez vite, aussi rêche que si une poignée de sable avait été jetée dans cette cavité buccale grande ouverte par un facétieux copain. Une nuit à ennuyer sa voisine, ventre saint-gris ! Mais bien évidemment, Elena A. affirma que tel n’avait pas été le cas, en merveilleuse femme qu’elle est.

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Allez hop, il est treize heures un quart, il faut filer au cabinet se faire retirer ces bouchons qui deviennent de plus en plus encombrant, tellement confine à l’obsessionnel la pensée qu’ils sont là (d’autant plus qu’après sa douche, Michel M. s’est aperçu que celui de la narine droite faisait mine de vouloir se tire de là tout seul comme un grand !). Elena A. change pour une énième fois la mouchette (c’est comme cela que s’appelle la compresse qui appuie sur les mèches afin qu’elles ne tentent pas de filer, ou que le sang ne dégouline pas, car les deux bouchons en sont en effet gorgés, ah ah ah c’est dégoutant, hein ?), histoire de ne pas choquer d’éventuels automobilistes sur le chemin du cabinet (ce serait un coup à se chopper un accident, une telle horreur) et question de correction vis à vis du toubib.

Michel M. peut rassurer toute personne qui envisagerait une septoplastie : le retrait des mèches se fait sans douleur. Il y a certes un léger chatouillement qui fait pleurer et on s’aperçoit aussi de la longueur du truc qui remonte jusque dans les sinus, mais le soulagement est immédiat : l’air rentre à nouveau par le pif ! Ouf.

Seulement dans le cas de l’auteur, autant à gauche ça circule sans encombre, autant à droite, le conduit nasal se rebouche-t-il très rapidement, une fois quitté le médecin. Elena A., qui a l’habitude d’entendre râler les patientes russes de la clinique dans laquelle elle bosse, qui y viennent pour se faire charcuter histoire d’être plus belles (mais qui en sortent bien souvent plus moches, à coup de lèvres grossies que ça en devient répugnant), donc  de les entendre râler à peine l’opération terminée et les bandelettes ôtées, parce que ça ne correspond pas à ce qu’elles attendent, rassure son homme en lui disant qu’il faut attendre parfois trois mois avant que le résultat ne soit probant. De quoi faire patienter Michel M. une semaine, avant de crier victoire ou d’être désappointé.

Voici donc où en sont les choses de cet évènement, tout à fait passionnant, avec un Michel M. qui retrouve presque son physique d’ex jeune premier jeune vieux…

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… En attendant qu’il ait perdu ses  superfétatoires sept à huit mille grammes,

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et que son nez possède un aussi bon tirage que les cheminées d’antan dans les maisons de campagnes, nom dune pipe !

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Comment ? Et le Mont Saint-Michel ? Ah oui, c’est vrai… Ca vient, ça vient.

De toute manière, il n’y a plus rien à narrer avant un bout, alors forcément, l’auteur va s’y mettre.

A bIeNtÔt, là-dedans !

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