Michel M., cet « infra-argumentatif néo-constipé » qui s’ignorait (le plus long billet michèlèmien de tous les temps de son existentielle vie)

Bon hé ben voilà, au moins les choses sont claires : Michel M. laisse tomber cette occupation qui, en même pas deux années, avait fini par prendre beaucoup (trop) de temps sur son existence, essentiellement le soir ceci dit (c’est moins « grave ») et ce qui restait toutefois bien plus malin que de passer ses soirées vautré sur un canapé à mater les décervelages en stock que diffusent à longueur de cycles les ondes hertziennes (mises à part les chaines de documentaires bien évidemment, qui sont comme un havre de non propagande (enfin, il faudrait en tout cas être vachement balaise pour parvenir à influencer le téléspectateur quant à l’achat de produits manufacturés quels qu’ils soient, quand leur fabrication détruit le monde montré là, pardi)) là où abêtissement et endoctrinement font intrinsèquement parties du discours déversé à tombereaux d’images faussées par la téloche. L’auteur évoque bien évidemment son temps de présence sur le site de Marianne.net ainsi que les moult interventions qu’il répandait sur les différents fils qui s’y déroulent, parfois jusqu’à pas d’heure (avec un ‘tit coup dans l’nez, c’est plus rigolo, hips !).

Initialement débarqué là-dedans pour il ne sait plus quelle raison, ni de quelle façon, ni avec quel désir de le faire tout court d’ailleurs, Michel M. y prend rapidement le profil trollesque bon enfant, déconnant à coup de jeux de mots et autres calembours. Il ne se ressent aucunement prétentieux à écrire qu’iceux avaient fini par plaire à certaines et tains de l’endroit, qui ne se privaient pas de le lui faire savoir, tout comme lui-même à son tour lorsqu’il était conquis par la saillie de l’un des commentateurs. Un petit bonheur de soirée peinarde au quotidien façon célibataire (car les émules michèlèmiennes connaissent le doux rythme de vie de leur blogueur favori qui est : du lundi au jeudi soir en solo (sauf éventuelles sorties avec potes et / ou fiston(s)), la fin de semaine étant réservée à son histoire d’amour à chaque fois renouvelée (comme ce tout dernier « week-end » (difficile d’échapper à cet anglicisme tant il est pratique, inutile de se voiler l’âme)), mais l’opération précédemment narrée du côté de son nez ajouta à l’émotion naturellement née d’être réunis, sa brune mie Elena A. et lui-même, dans le cadre d’une convalescence non feinte.

Mais au fil du temps (« Im Lauf der Zeit » en étranger, et souvenir de ses années vingt, à l’auteur), de simples suites de calembours, sa prose se fait plus personnelle style genre intime conviction, franchise et honnêteté, l’auteur ne jouant pas plus là-bas qu’ici à ce qu’il exècre partout chez les autres, c’est à dire la simulation, le faux-semblant, le faux-culisme et tout le tralala du mensonge sur soi et aux autres, attitude qui pourrit la société humaine à l’instar du règne du pognon qui détruit la maison Terre. Une telle mise en avant de soi et comme toute force que l’on met en branle qui implique la venue d’une force contraire, fait naître son corollaire. En l’occurrence, une émotivité irisée de crainte lorsque, suite à une audace qu’il s’était permis, Michel M. se retrouvait dans une attente toute pleine de flageolements, une angoisse même quand, au retour plus ou moins violent qu’elle ne pouvait qu’engendrer chez l’autre, celui auquel il s’était adressé ou dont il s’était permis de critiquer les propos.

Un temps, il a cru pouvoir se « blinder ». Et c’est pour cela que ce jeu a pu durer de la sorte jusqu’à il y peu, c’est à dire jusqu’à « L’Affaire » Dieudonné M. M. et tout le déferlement de violence qu’elle a fait exploser (essentiellement dans la société politico-médiatique, ceci dit) avec clivage obligatoire façon inamovible dogme, style genre table de La Loi, l’antisémitisme dont le susdit fut accusé devenant le repoussoir suprême devant lequel tous les spectateurs de la scène (les acteurs étaient quant à eux, soit rangés dans un camp, soit dans l’autre, aucune nuance, aucun doute n’étant toléré en la matière et, surtout, SURTOUT, il fallait, afin que la gravité de l’immonde soit une chose entendue de tous, que fut évoqué en permanence L’Ultime (jusqu’à ce jour) Crime Contre l’Humanité, la Shoah) devaient se faire jauger, devait être juger par… Par qui, en fait ? Par ceux qui se sont institués comme les gardiens de la mémoire d’un évènement désormais vieux de presque soixante dix ans, qui, hélas le temps qui passe aidant, tend même à disparaitre de l’esprit des personnes de plus de cinquante ans (inutile de parler des deux générations postérieures qui, elles s’en tapent plus au moins : la faute à qui ? Et puis, est-ce si monstrueux, quand l’histoire de l’humanité est constellée de mille et uns massacres, d’autres génocides ?).

La position de Michel M. face à cela ? Le doute. Non pas celui face à l’holocauste précité, mais aux raisons invoquées et aux moyens illégaux employés pour y parvenir (l’Etat lui-même s’étant embourbé dans des procédures jamais vues en France en temps de paix), pour interdire un spectacle soudain devenu l’archétype du discours antisémite en France, monté par un humouriste devenu polémiste par l’un de ses glissements sémantiques dont est friande toute propagande, et pourvoyeur de la haine du juif dans le pays. Face à cela, Michel M. s’est donc intéressé aux vidéos régulièrement diffusées par ledit Dieudonné M. M. De fil en aiguille, il a rencontré le site d’Alain S., autre diffuseur d’une pensée dite antisémite et, dorénavant, aussi célèbre que l’humouriste lui-même. L’auteur n’aime pas la pensée « toute faite », le « c’est comme ça et pis c’est tout » qui tant prévalent hélas en l’occurrence. Il n’est pas prêt à verser dans une doctrine quelle qu’elle soit. Ce n’est pas parce qu’on lit, qu’on écoute tel ou tel penseur qu’on va adopter ses idées. Enfin, et c’est ien entendu l’exception qui confirme la règle, il y a toutefois une personne qui a décillé Michel M. aux alentours de ses quarante balais en ce qui concerne les tenants et aboutissants du « monde moderne » : Noam Chomsky.

Et c’est là qu’intervient LE quiproquo, la Suprême Forfaiture, manipulée comme jamais cela a été encore fait, ou alors depuis belle lurette (mais l’auteur avoue qu’il n’a pas beaucoup de connaissance en la matière autre que son vécu), c’est à dire cet embrouillamini qui consiste à ne faire qu’une, deux idées qui n’ont rien à voir : l’antisionisme et l’antisémitisme. A ce propos, il est (l)(v)(r)isible de constater que ceux qui usent et abusent de ce mélange des genres sont les mêmes que ceux-là qui ont lancé la chasse aux Dieudonné M.M., Alain S. puis Eric Z. lui-même, coupable de trop de déviance éditoriale, quand une seule musique devait se faire entendre en provenance de l’immense majorité des médias : fumeux triumvirat au demeurant qui a fait la couverture d’un magazine dont la probité et l’impartialité ne font plus débat depuis longtemps, et pour cause.

Quid du quiproquo ? Michel M. ne s’étend pas plus longtemps sur les cas Dieudonné M. M. ni sur celui d’ Alain S., d’autres s’en occupent fort bien. Toutefois, il précise que rien de ce qu’il a lu, vu et entendu émis par ces deux gars ne l’a choqué : soit parce qu’il pense faire le distinguo entre antisionisme et antisémitisme, soit parce qu’il n’a pas tout lu (faut pas exagérer, il n’y pas de fanatisme qui tienne) soit parce qu’il est antisémite lui-même et pis c’est tout. Manque de bol, ne se sachant (pas encore à ce moment là)  antisémite, il se sait en revanche indécrottable antisioniste. Et cela, tant que l’Etat d’Israël se comportera comme un Etat voyou (merci, M. Noam C.). L’auteur a mainte fois expliqué dans les fils de « Marianne.net » sa position à l’encontre de ce pays, et des Etats-Unis qui le couvent comme une poule son oeuf. Mais jusque là, rien de bien méchant ne lui était arrivé en ce qui concerne ce délicat sujet qu’est le comportement de l’Etat juif, car l’antisionisme avait encore droit d’écrit sur le site.

Seulement voilà : depuis l’affaire du polémiste non humouriste, heu, de l’humouriste polémiquement non rigolo, heu enfin bon, du spectacle devenu Le Retour de la Bête Immonde sur la Scène Parisienne, donc sanctionné manu militari façon valse à un temps (enfin, c’est ce qu’il fallait faire accroire à ce moment), tout a basculé dans l’hystérie : les exemples foisonnent sur le net, qui à coup de vidéos, qui à renforts de pamphlets, qui sous la forme de lettre ouverte et tout le toutim (ce billet est volontairement exempt de lien, il n’y a qu’à se baisser pour en ramasser des brassées) justifiaient ou dénigraient à qui mieux mieux la manière d’écraser le monstre. La encore, Michel M. dénonça cette hystérie à plusieurs reprises, insérant volontairement dans ses commentaires des liens vers le site d’Alain S. ou du compte « Youtube » de Dieudonné M. M. (un peu de provoc bien sûr, mais le fond était pertinent, tout du moins le pensait l’auteur) ou d’Agoravox enfin bref, comme tout commentateur le fait, afin d’appuyer ses propos. La censure du bouge, tout comme les mariannautes les plus anti antisémites ne l’importunèrent pas là non plus.

Et puis il y eu cette idée, persistante, qui, à force de lui trotter dans la tête, lui fit écrire une chose qui est considérée par les Croisés de la Shoah comme un crime digne de l’antisémitisme le plus abject. Cette idée saugrenue, donc, consistait à émettre la possibilité que, du fait de ce crime contre l’humanité qui amena la création de l’Etat sioniste, le monde occidental en général (et l’Europe de l’Ouest en particulier) pourrait bien avoir, vis à vis d’Israël justement, un certain penchant à tolérer de sa part des choses qu’il n’accepterait d’aucun autre pays : un mur par-ci, un « assassinat ciblé » par-là, des guerres éclaires qui se répètent et font des morts civiles par milliers (mais qui, en rien, n’améliorent la situation), une régulière spoliation de territoire, etc. Enfin voilà, quoi. Antisionisme, certes, antisémitisme, aucunement. Et bien pourtant : censure. Et cela, à deux reprises. Michel M. vit rouge et écrivit que, dès lors, il cesserait la déconne parce qu’il estimait que le mensonge et les manipulations (à sens unique qui plus est) lui les broutaient menues menues.

C’était il y a plus ou moins quinze jours. Depuis, il se vit régulièrement traité d’antisémite par un même mariannaute, charretier dans le verbe (le champion toute catégorie de la censure, accessoirement, mais uniquement pour grossiereté), éructant Croisé anti antisémite dans la façon. Cela jusqu’à hier soir, où la vase remuée depuis deux semaines a fini par submerger l’auteur au point qu’il jette l’éponge (la pauvre, elle était de toute façon devenue une telle horreur !) suite à un glacial : « Cela, il faudra l’expliquer à l’infra-argumentatif néo-constipé. » émis par le mariannaute que l’auteur estime le plus dans le site. Cette sentence signifiait que lui aussi en était venu à considérer Michel M. comme antisémite, mais sans vraiment qu’il en ait conscience (ouf !), d’après sa phrasologie pour le moins alambiquée, mais habituelle venant du bonhomme en question.

Hé bien soit : ils ont gagné, Michel M. se tire de ce terrain ô combien miné, en outre devenu irrespirable du fait d’un délire antisémite qui a pris ses quartiers. Qu’à cela ne tienne : du temps va illico se libérer pour le blog, qui va derechef en profiter pour retrouver des couleurs, pardi !

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Enfin, en nuances de gris dans un premier temps…

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A bientôt (pour les moins dégoutées parmi les émules michèlèmiennes).

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