51 heures, 27 minutes et 40 secondes, partie 4, Le Mont Saint-Michel (3/3)

A l’image du vendredi en début de séjour kénavoïste, soit l’avant-veille de ce dimanche 19 janvier, c’est à nouveau le maussadisme grisailleux qui semble vouloir régner sur leur tête, quand bien même pusse-t-il être le plus nuancé d’entre iceux, présence des plus grands amoureux en ces lieux oblige. Mais les prémices s’étaient faits sentir : Elena A. et Michel M. en étaient à peine à la moitié de leur petit-déjeuner malouin ce matin-là que, déjà, le sol visible au travers des baies vitrées, se constellait d’impacts de grasse pluie qui, en cette région, et aussi près de la mer, laissent envisager o-bli-ga-toi-re-ment plus ou moins un demi-journée continu de flotte. Qui plus est quand cette pluie s’annonce à proximité d’un bord d’eau. Et qu’il soit lac majeur, mer ou océan n’y change rien : il va in-du-bi-ta-ble-ment s’agir d’une flotte qui mouille pour de bon, pas une de ces poussières de pluie façon pipi de chat à la normande (et qui, arrivé sur Paris et sa région donne l’impression de bien vouloir de disperser du fait d’un ciel « clair », donc qui subodore une proximité avec le soleil, synonyme d’une proche percée : mais là les gars, c’est un truc qui peut durer toute une journée, et même les normands et les bretons en deviennent neurasthéniques : à la retraite, ils s’en filent illico se terrer en leur terre de naissance jusqu’à ce que mort s’en suive afin d’oublier la capitale et ses infernales conditions de vie), que nenni : outre l’eau, même l’air s’en mêle qui fouette à son tour les faciès, tout encapuchonnés fussent-ils. La preuve en image.

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Deux fois valent mieux, qu’une lorsque les sens sont autant sollicités.

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Pourtant, lors du chemin de l’allée vers le mont, fait à pied comme il se doit lorsque l’on aime ce que l’on vit, Michel M. envisagea un temps, qu’au vu de ses observations ainsi que du fait de ses antécédents de prévisionniste météorologue amateur, les cieux allaient « se lever », se montrer cléments, donner bleu-seing, ne serait-ce que par la raison de sa simple présence en ces lieux, pardi.

Macache bono. Et le déroulement de la visite en avérera.

2014_02_Le_Mont_Saint_Michel04Certes, le chemin vers cette future île se fit sans que les marcheurs n’en ressentissent un véritable ras-le-bol : peut-être que, du fait d’une marée basse, leur âme était plus propice à la tolérance qu’à une crispation liée au cinglantes gouttes qui, néanmoins, n’avaient de cesse de leur rappeler leur simple condition humaine face aux éléments naturels…

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A l’allée les bus les amusèrent : devant, derrière, c’est tout pareil. Au retour (photo de droite), fini la rigolade : tous deux s’y engouffrèrent, détrempés jusqu’aux os, afin de se protéger des célestes flots qui se déversaient comme vaches qui mictionnent.

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Les travaux avancent qui verront, un jour proche, se désensabler pour de bon le Mont afin, qu’enfin, il redevienne cette île d’antan

Mais tout est écrit ci-dessous.

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La visite en elle-même sera très moyenne, quelconque même, du fait de cette eau qui ne cesse de dégringoler, qui plus est accompagnée d’un vent mauvais qui finit de ratiboiser toute velléité d’en faire plus, façon boire un coup, mater les filles (à peine en cachette, Elena A. n’étant pas née de la dernière pluie (elle serait bien jeune) ni Michel M. un faux-derche). Non non, et même plus : alors qu’elle veut visiter (pour la sempiternelle fois) l’abbaye du Mont, lui préfère rester dehors sous la pluie (comme la vertu et son vice) afin de regarder l’horizon qui, bien qu’infiniment gris, n’en laisse pas moins l’âme du spectateur s’y perdre (au moins) aussi profondément que sous un clocher, ah mais. La preuve en image, et toc.

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Michel M. aura vainement attendu que s’en revienne la mer à la vitesse d’un cheval au galop, mais c’est bel et bien sa mie qui se radina la première. La visite de terminera donc par le chemin de ronde, mais pas plus. Il y a un moment où il faut bien se rendre à l’évidence que lorsque les éléments ont décidé d’être pénibles, inutile pour les humains de vouloir se la péter maître du monde et tout ça en les affrontant plus que raisonnable. Il n’y a dès lors aucune honte à se tirer de là sans plus de manière, tel Michel M. ci-dessous.

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Le retour sera peu glorieux comme déjà écrit, mais l’auteur passe le chapitre lors duquel sa dulcinée et lui-même durent se changer dans l’auto louée, une WV Polo dernière version, avec moult eau, gêne et buée à la clef dans l’habitacle, il faudra le trajet jusqu’à Rennes pour trouver un semblant de séchage digne de ce nom, et encore : du côté des pompes, c’était impossible. En revanche, aucune crainte d’être maté par quelque pervers égaré sur le parking, du fait des conditions climatique ben tiens : toujours voir le bien même dans le pire des maux, n’est-ce pas ?

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Mais là ou fut grande au Mont la frustration de ne pas avoir pu siroter cette brave mousse, c’est à Rennes que cela se fit, alors qu’une fois rendue l’automobile, les fameux touristes eurent devant eux une heure de répit avant de montrer dans le train du retour. De quoi, outre le temps de se sustenter un coup (et en susss), voir les nuées se déchirer enfin et quelques enhardis rayons de soleil lécher bravement le sol détrempé.

Une chose sûre : c’en est désormais terminé des visites nordiques et autre terres orientées pleine Ouest, foi de ces deux-là. Dès lors, quelle sera leur prochaine destination (en dehors de toutes vacances estivales ou d’une durée plus longues qu’une fin de semaine) dont les prochaines sont à l’étude, du côté de Oleg et Evgueny… L’aventure ne s’arrêtera jamais, tout du moins pas avant qu’un évènement de force majeure ne rende l’auteur incapable d’en narrer plus, pardi !

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Le gros oeuvre s’achève, à l’autre bout, c’est le continent : prêt pour cet été ? Nul doute que lorsque le chantier sera achevé, la nouvelle sera de toute manière sue par le monde entier, de quoi faire rentrer du pognon dans les caisses de… Non, l’Etat ne devrait pas en récupérer grand chose des touristes qui viendront là déposés grâce à l’incessant ballet des navettes sans devant ni d’arrère, puisque Vincy et Cie vont gérer tout ça, pardi.

A bIeNtÔT, là-dedans !

A suivre, la rectification du tir à l’endroit de M. boudzi dont le commentaire donne pour le moins matière à réflexion, nom d’une pipe !

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