Deux fermetures pour un impromptu mercredisme

Décidément, rien de se quoi souhaite instituer comme autant d’hebdomadaires rendez- vous Michel M. ne semble fonctionner. A l’exemple de ce « jeudisme », en son temps  annoncé comme incontournable rencard à venir et qui semblait bel et bien devoir s’installer dans la michèlèmienne existentielle vie comme une pierre d’achoppement à même de flanquer aux émules du même qualifiant (donc « michèlèmiennes »), un délicatement délicieux et non moins délictueux frisson au réveil du vendredi, dans la fébrilissante impatiente attente qu’elles se trouveraient réduites, alors, de la livraison de leur adulé blogueur, dont elles prendraient connaissance à leur retour du travail, en sirotant un blanc limé bien frais (danger, car rapide ivresse, souvenir de jeunesse) tout en se repaissant des élucubrations de l’auteur et de son si fécond ciboulot.

Hélas, mille et une fois hélas : d’un jeudisme tonitruamment entamé tambour battant et étendard au vent, par la sommétique rencontre que les 2M (un père et son fils) firent avec M. boudzi, puissant esthète du cérébralisme le plus érudit et non moins amateur de mousse (un type bien, quoi) en ce jeudi 19 décembre 2013, un subreptice glissement s’est opéré au profit d’un mardisme, puis, hier soir, par un tout à fait impromptu mercredisme initié par Marc V. (voici un personnage qui fait indubitablement un remarquable retour (« Come back » en étranger) dans l’existentielle vie de l’auteur : rien de plus normal à cela car l’un et l’autre ont vécu de conserve des mutations en leur existence réciproque, en susss des aventures aux bout d’eux-mêmes qu’ils organisèrent, essentiellement de février 2007 à l’été 2010 avec le fondateur AVN… Mais le radotage sur cette époque est à Michel M. ce qu’est leur rengaine aux russophobes qui pullulent dans les médias occidentaux depuis le début de la crise ukrainienne) qui consista en sa proposition d’aller se boire une mousse au Café du Musée, dont la teneur fut : « Tu fais quoi, ce soir ? », appel téléphonique passé du boulot, suite à l’envoi par Michel M. au susdit des planches à bulles de leur balade à Vincennes.

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Arrivés aux alentours de 17h15, ils firent la fermeture de l’estaminet qui, comme l’indique la pendule tout au loin, eut lieu autour des vingt-heures trente. Les plus anciennes parmi les émules reconnaitront sans mal Pierre (au balai) et Bruno (le patron), côté mini cuisine du rade.

2014_03_Mercredisme02Une petite dernière afin qu’à son tour, Laurent, « barman » (quand Pierre est garçon de salle) connaisse son heure de gloire. Il mérite d’autant plus de figurer sur ce blog qu’il a refilé à Marc V. et Michel M. une invitation à une sauterie, style genre défilé de mode (ou un truc du même tonneau qu’importe, mais en l’occurrence parfaitement superficiel et dans lequel ces deux-ci seront comme otaries dans un banc d’orques édentés) au musée Rodin, ce lundi soir : quelques clichés auront peut-être la chance d’être pris, à moins qu’à l’instar de ce qu’avaient vécu à Moscou les plus grands amoureux du XXIème siècle, alors que Michel M. souhaitait photographier les boutons d’appel de l’ascenseur d’un bâtiment sis sur le boulevard « New Arbat »,

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leurs Champs-Élysées à eux aux moscovites, en haut duquel se trouve le Kalina Bar (Michel M. parvint à se mettre une goutte de son coquetèle dans l’oeil : lui qui était déjà (salement) atteint par son herpès sur le front, il se dit alors qu’il ne reviendrait jamais vivant de Russie, pardi !), un vigile ne le lui interdise presque manu militari.

Quoi qu’il en soit, rendez-vous est pris pour lundi soir au musée Rodin, peut-être l’objet d’un prochain billet. « Youpie ! Quelle chance nous avons nous autres alors, ses émules à Michel M. ! » sont en droit de se dire les émules michèlèmiennes à l’idée qu’un nouveau billet est déjà envisagé par l’auteur.

Après avoir « fait la fermeture » du Café du Musée (Rodin, donc), quelques barons dans le bide, les deux hommes en pleine force de leur âge (38 et 53,9) s’accordèrent pour se dire qu’un arrêt sustentatoire au Sac à Dos serait fort bien venu.

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Fidèle à son poste Thierry S., le patron du bouge, accueille les clients derrière son bar. Ce soir, la salle est vide. Les élections municipales en cours ont fait se tirer chez eux bon nombre de ces politiciens qui hantent habituellement les lieux. Du fait de sa proximité reltative avec le Palais Bourbon, l’endroit est en effet propice au complotisme de toute sorte, entre députés, lobbyistes (« lobbyists » en étranger, pas mal) et franc-maçons ou non, le mélange de ces ingrédients donnant ce monde empoisonné et empoisonnant dans lequel survivent les moins nantis parmi la population (l’immense majorité des êtres humains si l’on extrapole) dont ne font bien évidemment pas partie les gus évoqués. Précision de l’auteur : à l’étage se trouve une seconde salle, à l’écart des oreilles indiscrètes, qui peut accueillir trente personnes, de quoi organiser un putsch ou, tout du moins, manigancer quelques bons coups bien fumeux afin d’assoir tel ou tel fumier en lieu et place du précédent, ah ah ah.

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Qu’importe, cette salle vide (au rez-de-chaussée) n’est pas de celles qui font fuir les deux protagonistes : Marc V. et Michel M., bien connus désormais par Thierry S. (merci à Adrien G-M., le druide du VIIème qui, quand bien même l’auteur n’en cause plus, poursuit comme jamais ses activités politiquement politiciennes du fait des élections municipales, et qui a introduit l’auteur dans l’estaminet il y quelques mois) s’y installent, à proximité d’un moustachu dont le « profil » correspond parfaitement à l’un de ces complotistes et autres hommes de l’ombre, ces êtres supérieurs car fréquentant l’élite de la nation et qui sont capables de faire sauter un gouvernement (enfin, qui y croient volontiers en tout cas, et le font croire à ceux pour qui la politique a une utilité et un impact dans la marche du monde au XXIème siècle).

Rapidement, ce voisin se montre très agréable, manipulant la litote comme d’autre le nunchaku, et qui semble autant apprécier l’esprit sarique* qui anime à jamais Marc V. et Michel M. qu’iceux le sien, qui évoque plus que jamais le conseiller de l’ombre d’un élu : le lieu est coutumier de telle rencontre et c’est l’une des raisons qui fait que Michel M. apprécie de s’y rendre.

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L’ambiance est tellement bonhomme que Thierry S., qui en a assez de n’avoir rien à faire ce soir (à l’instar de son cuistot, comme en témoigne le cliché ci-dessus), du fait du peu de clients en son restaurant, finit par s’installer à la table de l’auteur et de son ami, participant allègrement à la conversation, ô combien spirituellement stimulante du fait des vifs esprits réunis là, pardi (Michel M. eu droit, une fois de plus, à cette remarque selon laquelle il devrait « faire de la politique », ses interlocuteurs confondant allègrement conviction verbalement affirmée avec calcul de tribun savamment appris : pour ces démissionnaires, voter est une libération tant l’acte, qui dès lors revêt une forme de sacralité, les débarrasse de toutes considérations politiques, une fois refourguées à leur « guide »).

Chemin faisant, finit par se présenter l’heure de fermer le bouge, puisque la clientèle est irrémédiablement absente : l’homme à la moustache prend congé de l’assemblée (non sans avoir salué ses compagnons de diner et plus encore, puisque affinité il y eu), Marc V. et Michel M. lui emboitent le pas et laissent Thierry S. baisser le rideau. Un jalon de plus laissé dans l’esprit de deux hommes qui ont rencontré les Sectis adorem rectum, ces puissamment hétérosexuels aventuriers du bout d’eux-mêmes qui semblent renouer avec un temps qu’ils ont longtemps pensé à jamais révolu, du fait d’existences qui ont bifurqué en tout début 2011, l’un et l’autre rencontrant alors d’énormes changements dans leur quotidien, notamment géographique : le parisien quittant Paris pour la (proche) banlieue, le banlieusard (5ème zone tout de même) quittant la banlieue pour Paris. Pas de bol, quoi.

« Felix qui potuit cognoscere causas »

A suivre !

* L’esprit sarique en est un puissamment subversif puisque anti système, anti participation à toute forme d’élection que ce soit selon la certitude intimement acquise que donner son vote c’est le perdre ; pour lequel l’autodérision est la condition sine qua nun d’une assimilation au mieux de son existentielle vie et dont la philosophie est la suivante : ne rien attendre de rien ni de personne.

 

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