Entre deux nuits qui espacent les séances de piquouzes, un peu de déconne

Alors comme ça, il paraitrait que tout va mieux en Grèce, grâce aux remèdes de bourrin imposés par une certaine Troïka, composée d’un fameux Fond Monétaire International (FMI), d’une non moins fumeuse Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et d’une particulièrement ectoplasmique (mais ô combien lécheuse des deux premiers) Union Européenne (U-E) ? Michel M. pourrait même y ajouter une Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), seulement, d’une part, ça ne serait plus une troïka mais une tournante avec comme victime la Grèce et, d’autre part, ça ferait une fois de plus basculer l’auteur dans un suspecté pro-russisme (avec à la clef ce redoutable pro-poutinisme qui, quant à lui, est quasiment devenu une traitrise à la sainte Europe). Hé bien en ce qui concerne cette amélioration de l’économie grecque, Michel M. en a la preuve chaque jour, alors qu’il déambule dans les rues d’un quartier plutôt pas trop mal fichu de la capitale de la Grèce, Paleó Fáliro et qu’il croise pléthore de commerces en pleine désactivité : mais juste le temps de se refaire promis, ce qui ne devrait plus tarder car l’économie du pays repart, puisqu’on le dit dans les médias européens, pardi : ici, et . De quoi filer l’espoir aux portugais, espagnols, italiens : si la Grèce repart, tout le monde suit, YoUpIe !

Pour preuve que tout va bien, ces quelques beaux clichés :

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Pour sûr qu’avec un tel dynamisme, les affaires vont sans doute aucun redémarrer au plus vite, palsambleu ! De quoi, en outre, refaire tous ces trottoirs et routes défoncés qui évoquent irrésistiblement le Viêtnam à Michel M. (c’était toutefois il y a bientôt quatre années cec dit, peut-être depuis le pays est-il devenu aussi merveilleusement développé que l’Occident et ses milles et uns délices de chaque instant qui rendent ses habitants si heureux), qui ne connait que ce pays comme référence de trottoirs défoncés. En revanche, question ruines et autres boutiques faillies, il se souvient avoir été bien surpris, alors qu’il arpentait la rue Legendre (et pas si loin du square des Batignolles, un beau quartier de Paris quand même, merde, quand même !), d’avoir croisé tant de boutiques fermées : La Crise était bien installée en France, même si les médias (ils sont impayables) ânonnaient le contraire, alors.

Mais en fait, depuis que Michel M. voyage en Europe (avec toutefois un saut de trois semaines à Moscou, hé oui, l’auteur l’avoue : il a fauté en juillet 2012), c’est à Riga (capitale de la Lettonie) que l’auteur a songé en voyant ces traces de chute d’un pays : la pauvreté affleure à chaque coin de rue, même s’il semble que la misère est moins pénible au soleil, comme chantait l’autre… Trottoirs et routes défoncés sont aussi courants que les orangers dans les rues du dème d’Athènes (manque de bol, leurs fruits sont immangeables : c’est à préciser auprès des pauvres qui tenteraient la Grèce en pensant faire le plein de vitamines C à l’œil, les sales profiteurs), outre les ruines modernes (à ne pas confondre avec leurs antiques ancêtres qui pullulent ici mais pas encore autant qu’à Rome) et autres commerces kaput (« Fichu », »Hors service », « mort » en allemand, une langue que les grecs semblent particulièrement apprécier depuis quelques années, enfin, quelques décennies puisqu’il paraitrait que les teutons ne soient pas très bien comportés pendant et après la seconde mondiale)

La crise est tellement aigüe en Grèce que même les rues ont rétréci, au point d’empêcher Michel M. d’en pénétrer certaines, lui pourtant si chétif (mis à part cette légère ventripotence soupçonnée dans le billet précédent).

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Afin de prouver ses dires, Michel M. a demandé à sa mie Elena A. de prendre ce cliché le montrant dans une bien fâcheuse situation pour tout touriste qui, dès lors, peut se sentir un tantinet vexé par ce manque de savoir recevoir de la part d’étrangers devenus si pauvres, qu’ils devraient désespérément donner le maximum d’eux-mêmes afin de satisfaire leurs moins pauvres de visiteurs, bon sang !

Bon allez il est tard et tout à l’heure, les aiguilles vont à nouveau surgir : il faut se reposer. Accessoirement, pas une goute d’alcool n’a été ingurgitée par Michel M. depuis le vol Paris – Athènes. Et il faudrait qu’il en soit ainsi durant les quatre semaines à suivre le traitement. Sacrée gageure en vérité, mais l’auteur en a déjà surpris une à de nombreuses reprises, et dans bien des domaines, depuis ces trois dernières années… Parviendra-t-il à se surprendre lui-même ? Palpitance et frissonnade, youpie !

À suivre.

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À raison de deux séances par jour, il va lui être difficile d’être prolixe au quotidien, à l’auteur

Mais de quoi qu’il cause le Michel M. ? C’est sa mie brune qui subit cela, pas lui ! Et pourtant, et pourtant… Il faut que les émules michèlèmiennes apprennent sans plus attendre (ne serait-ce que pour les prévenir qu’elles ne s’attendent pas à pléthore de billets durant ce court périple en Grèce) que Michel M. est bel et bien victime depuis ce lundi matin des mêmes sévices que Elena A. et effectués par un célébrissime (en Russie tout du moins) médecin acupuncteur Hilash Muhambetaliev, héritier d’une compétence en ce domaine de plus de 500 ans (de père en fils, quoi) et qui travailla il y a jusqu’à quelques années au Kremlin. Il possède une clinique en Russie mais vit en Grèce (comme de plus en plus de russes d’ailleurs, le niveau de vie du pays étant devenu l’un des plus bas d’Europe : merci qui ?).

Et pourquoi donc s’est-il placé entre les mimines de cet émérite professeur en blouse blanche ? Hé bien sous les conseils de sa mie, qui a constaté depuis ces trois premières années passées à son contact, que son homme avait tendance à s’agacer facilement, à exprimer « quelque énervement et autre crispation qui me prennent, parfois, lors de certaines situations : en cours de discussion par exemple, ou bien face à un con, cela où que ce soit », comme il l’écrivit à un ami ce matin même à l’un de ces amis. Aussi l’invita-t-elle à en faire part au toubib afin qu’icelui s’occupe de son cas : ça n’a pas trainé. Après avoir fait une consultation selon la méthode de l’iridodiagnostic (non reconnue par l’allopathie, bien évidemment), il fait s’allonger Michel M. sur l’un des lits là disposés (il peut accueillir jusqu’à huit patients en simultanée (les joueurs d’échecs peuvent s’aligner) et lui plante ses aiguilles dans les oreilles (3 par esgourde), une sous chaque genou, une sur chaque main et peut-même dans la gorge, il ne se souvient plus. En revanche, il se souvient de n’avoir rien senti, ce qui est le cas chez les bons acupunteurs (mais avec un tel curriculum vitae, le contraire eut été étonnant, pardi !). Vingt minutes à ce régime (c’est long) et le voici libéré. Jusqu’au soir, pour la seconde séance.

Entre temps, les deux tourteraux se sont bien amusées…

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Il va falloir que Michel M. songe sérieusement à réduire certaine vilaine rotondité qui font de sa silhouette l’exacte copie de celle qui le faisait bien marrer, lui et des potes d’antan, lorsqu’ils voyaient ce genre de choses sur les plages, nom d’un rameur ! Mais bon, en attendant, il boira bien quelques mousses avec d’autres amis, pour sûr.

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Elena A. s’essaya elle aussi au domptage des flots, mais sans guère de succès : et puis avoir vu avec quel aplomb son homme y parvenait ne l’incita pas à persévérer. Bref : promenade sur le bord de mer, mais il fallut bien retourner au cabinet du docteur Hilash M.

Et c’est ainsi que, une fois la seconde séance subie, les deux patients arborent chacun une belle auréole dans leur dos : seule celle de l’auteur est exposée, question de décence ainsi que de galanterie.

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Ce n’est pas douloureux, contrairement à l’idée que les émules michèlèmiennes ne manqueront pas de se faire devant un spectacle aussi éprouvantable. Pas douloureux certes, mais lorsqu’il apprit que les deux premières séances ne sont faites que pour préparer le corps à la suite des opérations, il se mit à nouveau à craindre « que l’on bascule rapidement vers des redoutables massages guérisseurs, de ceux qui font serrer les fesses et / ou gueuler un chouïa », comme il l’écrivit au même correspondant, dans le même courriel.

Le combat est inégal : d’un côté deux victimes consentantes, de l’autre un bourreau sûr de son fait, et qui se fait payer rubis sur ongle, le bougre, quelque soit le résultat obtenu. Icelui ne devant pas se faire réellement sentir avant plusieurs mois…

­À suivre !

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Athènes bis pour l’un, Athènes ter pour l’autre mais tout d’abord, aperçu du parc des Buttes-Chaumont sis à Paris XIXème

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Dimanche soir, Elena A. et Michel M. s’envolent pour la Grèce : dernière phase du traitement par acupuncture de sa thyroïdite à la première. Après quinze jours en novembre dernier, elle va faire le bilan de ces six mois passés. Quoi qu’il en soit, elle a décidé qu’elle ferait tout (mais après ce « guérisseur », quoi d’autre ?) pour éviter une opération, car être dépendant d’un traitement est une mort assurée en cas de « crise majeure », comme le serait par exemple une mini apocalypse à échelle humaine à la façon d’une fin d’un monde, narrée par moult auteurs de science-fiction (« La Forêt de Cristal » de James-Graham B., « Je suis une légende » de Richard M., « Ravage » de René B., par exemple et etc., ce qui donne en outre une sacrée indication quant à l’âge de l’auteur, vu ses références en la matière, saperpilopette !).

Ainsi tous deux vont-ils quitter la France, pays ô combien prospère, pour un pays qui l’est redevenu (si l’on se contente d’écouter les informations des vingt-heures), cela pour une petite semaine : départ dimanche soir, retour samedi aux alentours de midi. Mais en aucun cas ne s’agit-il du sujet abordé dans ce billet, certes non. Le thème d’icelui est en effet l’ultime balade que ces deux-là firent à Paris, en ce lundi de Pâques 21 avril, du côté du XIXème arrondissement et, plus précisément, dans le parc des Buttes-Chaumont.

Mais, d’abord, ils furent arrêté par le canal de l’Ourcq : alors qu’ils pédalaient sur le pont de la rue Eugène Varlin, ils s’y arrêtèrent tant était beau le spectacle à eux offert par la printanière nature parisenne.

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En outre, un bateau s’annonçait au loin : n’étant aucunement pressés, ni par l’heure ni par une météorologie néanmoins changeante en avril (le « ne te découvre pas d’un fil » est toujours d’actualité), les deux cyclistes prirent le temps de scruter le passage de l’esquif aux deux écluses successives (plus ou moins vingt bonnes minutes au bas mot).

Et c’est donc ci-dessous qu’un film-diaporama est proposé aux émules michèlèmiennes qui révèle la manière dont l’écluse du Square Eugène Varlin fait passer les bateau qui la fréquente (de la même façon que toute les écluses du monde, ceci étant). Et c’est parti !

La suite sera donc constituée par une séance bien nauséeuse pour les plus sensibles, Michel M. chaussant à son tour les lunettes filmeuses d’agent secret de série Z afin qu’à son tour, Elena A. puisse se voir en action. Le lieu ? Le parc des Buttes-Chaumont, qui se révèlera bien plus grand et haut que dans leurs souvenir à tous deux.

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Il sera même carrément une découverte en ce qui concerne la remarquable cascade visibles en ces lieux, car ni l’une ni l’autre ne se souvint alors l’avoir déjà vue, et il serait bien étonnant qu’elle ait été amenée là depuis moins de treize années (date de l’arrivée en France d’Elena A.). Mais à quelle date sera affichée cette suite, impossible de le savoir : c’est déjà bien compliqué en temps normal, aussi avec un voyage dans les pattes, c’est impossible. L’important étant, toutefois, que Michel M. embarque avec lui le pécé qui, parfois, lui joue des tours. Comme en témoigne la photo qui ouvre ce billet, prise alors qu’une combinaison de touches, qui était supposée lui permettre d’accentuer une majuscule, fit pivoter à 180° l’image. Cela perturba certes durant quelques secondes l’auteur. Mais avec le sang froid habituel qui l’habite dès qu’une émotion primaire, comme un soudain énervement ou découragement face à ce genre d’infinitésimal accident de parcours, l’étreint, il réagit rapidement en modifiant les propriétés d’affichage du pécé.

Voilà, c’en est fini de la rédaction de ce côté-ci du monde libre de l’Ouest : à compter de demain, ce sera à partir du monde librement amélioré grâce à sa lutte efficace contre la crise monétaire internationalement mondialisée et bénévolement imposée par la troïka OMC-FMI-UE (et par d’autres, tapis dans l’ombre ceux-là et qui engrangent le pognon qui disparait de l’économie dite réelle) : vive la Grèce, vive les grecs et leur sens du sacrifice utile, Youpie !

Ces deux-là vont rester au pays : il ne faudrait pas qu’elles apprennent

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que leur maître vont les tromper avec deux bécanes grecques, tout de même…

À suivre.

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Mardisme, jeudisme, symbiotisme et secourisme : 3/3b (et fin de l’histoire)

Nécropole : ce mot est pour la première fois inscrit dans les mille et un billets édités parmi les quatre blog animés par Michel M., à savoir : le premier des Sectis Adorem Rectum (SAR), à jamais détruit par l’auteur (il aurait de toute façon été avalé par le grand vide de l’éphémérité de toute présence en son sein* qui est le propre de l’internet, à force d’inactivité) suite à une manifeste arnaque de l’hébergeur Zeblog.com ; le blog de Sykemi, même cause même effet (en susss de l’éclatement des « SyKéMi » d’alors, à savoir Sylvie, vin et Michel) ; le second blog des SAR, toujours accessible (et insondable fond dans lequel pioche l’auteur afin d’étayer certains de ces écrits), et, enfin, icelui, sans cesse alimenté par Michel M. et bien que non moins, en permanence, assis sur la crête du désintérêt manifesté par le susnommé, qui trouve néanmoins toujours quelque chose à écrire. Normal : le temps qu’il passe là-dessus en est un qui le rend actif, quand tant de ses relations relatent, à chaque lendemain de cafétéria, ce qu’elles ont vu à la téloche, avec cette terrible passivité sous entendue à la clef… Mais Michel M. se recolle au sujet du présent billet, dernier (mais non le pire, « Last but not least » en étranger) de ceux relatant cette dorénavant bien ancienne aventure du bout de soi-même (ABSM).

Ainsi, la promenade de la troupe (« pauvres bêtes » pour les plus anthropomorphes parmi les michèlèmiennes émules et / ou simples lectrices et teurs arrivées là par hasard et qui auront lu les précedents chapitres de ladite ABSM) en la ville de Le Bono finit-elle, enfin, par l’amener à proximité des fameux tumulus, annoncés à grand renfort de panneaux touristiques :

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Ils sont en effet visibles, certes, mais en vérité et soit dit en passant, l’effet antérieurement escompté fait long feu : une motte de terre au loin, voilà ce que voient les quatre arpenteurs de l’Humanité ancienne en guise de nécropole… Nonobsant cette première impression, c’est en s’approchant de l’ancestral monticule que la sonnalité du lieu à eux s’impose. Ne résistant pas à l’appel de l’inconnu, Marc V. fait fi des craintes émises par les P. et, s’armant de la fonction « torche » de son téléphotophone, il pénètre comme un seul homme l’obscur trou ci-devant à lui offert…

2014_04_MM_Sauveteurs23 L’ambiance, jusque ici très bonhommique et façon serein tranquillisme, bascule dès lors dans un blairwitchisme des plus réfrigérants : le paysage semble soudain se parer d’étranges teintes irisées, à l’image de celles rencontrées par les aventuriers du lysergique acide d’antan et qui en firent part dans leurs oeuvres. Nul doute que M. & M. Timothy Leary ainsi que l’un des ses inspirateurs, Aldous Huxley, se seraient complus là-dedans. Michel M. lui-même, et contrairement à tant d’autres faux-jetons qui nient leur propre expérience en la matière (par ambition politicienne, les imbéciles et c’est un exemple), c’est à dire avoir pu tâter de la drogue (« Non mais quelle honte ! ») ce qui, accessoirement (mais derechef) les « coupe » des générations ultérieures, avoue volontiers (c’est Michel M. qui avoue, là),outre le fait d’avoir testé bien des hallucinogènes dans ses post adolescentes années, que l’atmosphère qui régna alors, dès que Marc V. se glissa dans l’orifice à lui offert, lui flanqua des frissons dans l’échine.

Il se souvint notamment d’un certain bout de « mine de crayon »** ingurgité du côté de Maisons Laffitte (1978 – 1979 ?), avec celle qui allait devenir sa première (et dernière) épouse, mais toutefois mère de son premier fils, Guillaume M., avec laquelle il vécu une expérience ô combien colorisée dans les bois de la forêt dite de Saint-Germain… Mais l’auteur est « parti » en des contrées bien éloignées de celle de la narration en cours, palsambleu ! La suite des évènements ne le contredit toutefois pas dans ses réminiscences.

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L’horreur fut à son comble quand Michel M. tenta, à son tour, une pénétration sans protection dans le béant boyau : ayant lui-même mis en branle sa torche, force lui fut de constater que le conduit était bien humide, limite gluant car possiblement glaiseux. Mais le pire fut atteint quand il aperçut une lumière tout au fond du trou, et qu’il entendit son alter ego lui intimer de l’éteindre au plus vite.

Aussitôt fait, il se trouva face à une scène épouvantablement éprouvante : que faisait donc Marc V., ainsi positionné tel un prostré de l’enfer tentant de retenir un plafond sur lui s’affaissant quand, en simultané, les parois s’approchaient l’une de l’autre ?

C’est alors que se fit l’atterrissage : point d’acide lysergique, point de sorcellerie ni de chamanisme à la « Blue Berry » (l’un des films préférés de Michel M., décrié ET par la critique ET par les spectateurs, mais pas de quoi perturber l’auteur : il a déjà vécu cela avec le film « La Plage« , que les SyKéMi avaient plébiscité mais qui fut lui aussi victime d’un rejet unanime : et puis quoi, la majorité n’a pas forcément raison, merdalors), juste un pauvre Marc V. qui avait bien du mal à s’extraire de là, tellement la position imposée lui pesait…

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Et alors quoi ? La déconne est une chose bien trop sérieuse pour la confier à des déconneurs professionnels, pardi !

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Pour preuve, cet olibrius qui décore sa clôture avecdes bouteilles en plastiques par lui découpées, taillées et qui, en susss, annonce qu’il se sépare d’ustensiles de cheminée (car un « chenet » en est indéfectiblement un) pour une tellement modique somme : la déconne est un « état d’être » avant qu’une posture : le gars du dessus ne se pense pas comme étant un déconneur, certes non. Mais pour les M&M venus là, une telle vision est ragaillardissante tant elle est primaire car naturelle et humaine. Ah ! Que cette Bretagne est belle, indéfectiblement !

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La voilà cette dernière photo, le voici cet ultime cliché qui celle à jamais l’Aventure du Bout d’Eux-Mêmes (ABEM ?) vécus par cette bande de parigots et autres franciliens, « égarés » en ces celtes terres au sein desquelles ils se sentirent pour certains, libérés, pour d’autres, apaisés, mais en tout cas tous enchantés par tant de possibles retours car tellement de non-dits.

Marc V. et Michel M.,

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deux hommes à jamais prêts à tout vivre, mais pour toujours à ne rien laisser survivre.

* Quoi que, avec ces histoire de NSA et tutti quanti, rien ne doit réellement se perdre dans les tréfonds de ce néant affiché, eh eh eh.
** Le LSD se présentait alors soit sous la forme d’un minuscule bout de papier buvard imbibé, soit d’un non moins minuscule truc qui ressemblait en effet à un bout de mine de crayon, ni plus, ni moinsss.
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Deux ou trois choses sur les mardisme et jeudisme michèlèmiens

Du périple M&M Assistance, il reste l’épilogue breton à narrer. Mais comme Michel M. ne dispose pas des photos de l’aventure (car il se trouve, et cela comme chaque fin de semaine, chez sa brune mie Elena A.), il va en profiter pour balancer trois photos et animation prises lors de ces soirées (pas tant libatoires que cela, il ne faut pas toujours croire ce qui est écrit), car un blog inanimé est un blog mort.

2014_04_Mardisme011ère fermeture ce mercredi-là (exceptionnellement un mercredi en effet, et le 2 avril) : le café du Musée. Pierre le serveur de salle (et terrasse) a absolument tenu à avoir ce cliché. Sans doute aime-t-il bien ces trois hommes qui s’en viennent régulièrement prendre des coups sur le trottoir (des barons à sa terrasse, quoi). Mais le fait qu’il connaisse en privé Marc V. explique plus sûrement cela : Michel M. n’a jamais frimé, sauf quand il était adolescent donc crétin, ce qu’il reconnait volontiers (quand les politiciens en sont toujours à nier avoir tiré sur le moindre pétard passé à leur portée quand ils étaient plus jeunes, les truqueurs). Une fois « virés », les trois gars, deux M. et un V., se dirent qu’ils n’allaient pas se quitter ainsi, qu’il faisait bien bon pour un 2 avril et que Paris était une ville tellement délicieuse qu’il fallait bien s’y sustenter une dernière fois ce jour, en passant par le Sac à Dos afin de saluer Thierry S.

La soirée y fut particulièrement plaisante, notamment passée en compagnie de l’une de ces personnes,  » éminence grise  » (enfin, est-ce ainsi ce qu’aiment en déduire ces deux hommes (plus Kévin M.), détachés de ces considérations liées au pouvoir et à l’ambition) qui travaillent plus ou moins au Palais Bourbon et qui viennent là afin de diner en paix. Manque de bol, lorsque les M&M sont présents, la paix est toute relative. Mais leurs interlocuteurs n’y perdent pas au change, tant les échanges sont dénués de faux-semblants et autres mensongères poses.

2014_04_Mardisme02Et c’est ainsi que Kévin M., Marc V. et Michel M. ont vécu leur seconde fermeture de la soirée, avec un Thierry S. particulièrement amical qui salua ses clients par un tonitruant « Salut fiston ! » à l’endroit du fils de l’auteur.

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En guise de conclusion, cette animation réalisée à partir de clichés pris par Marc V. sur l’esplanade des Invalides, alors que les trois hommes revenaient une fois de plus, en ce jeudi 18, une soirée particulièrement douce pour la saison (le lendemain était déjà nettement plus frais), du restaurant suscité, et qui est indéfectiblement devenu leur QG.

Mais ces choses-ci ont parfois une durée de vie proportionnellement inverse à leur importance dans l’existence de ceux qui les vivent : qui sait si, bientôt, le Sac à Dos ne deviendra-t-il pas qu’un souvenir de plus dans la déjà longue histoire de ces trois-là (car oui en effet, Kévin M. était devenu « apprenti SAR », avant que la société discrète n’entre en sommeil) ?

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