Mardisme, jeudisme, symbiotisme et secourisme : l’existentielle vie de Michel M. devient trépidante 1/3

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Outre les deux concepts dans le titre évoqués auxquels, désormais, Michel M. et certains de ses proches et qui, désormais, ont bel et bien pris leur « vitesse de croisière » dans son existentielle vie à l’auteur (ainsi que toute leur importance dans le déroulé d’icelle, nonobstant sa banalité sans cesse soulignée (celui du déroulé)), cet impondérable qui y débarque soudainement est la promesse que va s’amonceler là une nouvelle sédimenteuse couche, un strate en susss d’un contenu inévitablement fécond quant à la richesse expérimentale dans le domaine de la rencontre humaine, de l’aventure du bout de soi, qu’il va procurer à ses acteurs et, in fine, dans l’existence précédemment évoquée.

Cette toute nouvelle aventure a point (de « poindre », car il ne s’agit évidemment pas de permis de conduire dans ce billet) en ce jeudi 3 avril aux alentours de treize heures, lors de la si méritée pose cafétéria, alors que l’auteur prenait son réconfortant breuvage chaud (duquel est tiré l’appellation « cafétéria »), avec quelques collègues. Notamment avec ce Marc V. dont il était de plus en plus question depuis quelques temps dans le blog. Et pour cause puisque avec cet évènement, c’est une preuve en susss (et cela sans que Michel M. ne l’eût véritablement ressentie avant qu’elle ne se réalisasse pour l’occasion), qu’une nouvelle époque (étape ?) dans le michèlèmisme (qui en est pétri depuis le 2 février 2007 et la création de la SDSAR : avant cette date, l’auteur n’en avait pas conscience) voit le jour.

Le contexte

Patrice P., collègami des deux suscités, parti en Bretagne Sud pour une semaine de congés forcément méritée avec sa tendre épouse Brigitte, appelle Marc V. afin de préciser la façon dont l’ex alter ego de l’auteur (le susdit Marc V.) pourrait se rendre jusqu’à la ville de Le Bono (sous la ville d’Auray, N165), d’abord par le train jusqu’à Auray, puis par ses propres moyens, cela afin de le sauver, lui, son épouse et leurs deux chiens, d’une absolue détresse : son genou droit lui joue un sale tour en se bloquant, rendant dès lors la conduite extrêmement périlleuse. Et c’est là que l’incroyable réalité de ce binôme (que l’on nomme communément « un couple ») doit être révélée, tant elle donne à voir un sommet du symbiotisme à l’œuvre dans le cas présent, et en particulier dans ce qu’il peut avoir de plus invalidant.

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Brigitte et Patrice P. se situent à droite sur cette photo. Icelle ainsi que la première qui chapeaute ce billet ont été capturées au mois d’août 2011, en Ile de France (alors que Elena A & Michel M. venaient à peine eux-mêmes, de dépasser le stade de la rencontre entre aventuriers ET acteurs de leur vie, et alors que le concept d’ « amour raisonné »* était encore à peine né dans l’esprit de Michel M.). Ils n’ont pas eu d’enfants pour des raisons qui n’ont pas à entrer en considération, car quelles qu’en soient les raisons, seuls importent ici les faits.

En l’occurrence, que l’un et l’autre ont « pallié » à cette absence par l’omniprésence d’animaux de compagnie, des chiens (et un chat). C’est une chance pour eux, tant la possession d’oiseaux, de tortues et autres rongeurs les placerait à coup sûr sous le risque de se retrouver suspectés de zoophilie et autres terribles déviances, en ce XXIème siècle, d’une extraordinaire clairvoyance au demeurant, puisque témoin de l’apparition d’une fabuleuse théorie d’un genre humain véhicule par d’augustes penseurs qui ont pignons sur rue (puisque à la mode en ce XXIème siècle balbutiant). Voici, en court, ce qu’en a pigé l’auteur : « H ou F ? » pourrait devenir, à (très) moyen terme, rien de plus qu’une ringarde vue de l’esprit (façon purulent réactionnaire conservatisme et dans le désordre) puisque seul devrait désormais compter l’ « être par le ressenti », au détriment de l’ « être par l’anatomie », l’esprit s’affranchissant définitivement du corps (enfin, on y arrive : l’humanité n’en a définitivement plus pour longtemps à exister, ouf !). Plus de bébé gars, plus de bébé fille, juste un bébé. Ensuite, et en fonction de ce qu’on lui aura bien enfoncé dans son crâne tout malléable, il saura qu’il est physiquement asexué. Qu’il ait un zizi, ou une zezette, ce sera du pareil au même. Il n’y a plus que ce qu’il aura envie d’être qui primera. Cela sous le prétexte, en court itou, que c’est la société (mais SURTOUT la famille) qui « stigmatise » le ‘tiot, en obligeant la fille à être une fille donc parfaitement gourde et soumise (c’est bien connu), et en forçant le gars à être macho donc abruti (c’est la règle, n’est-ce pas ?). Michel M. n’est pas pédopsychiatre, pas plus qu’il ne fait partie des intellectuels qui savent les choses parce qu’ils les pensent, que nenni, il n’est que parent. Mais entendre ce genre de théorie lui flanque au minimum les jetons, au pire la nausée tant il sent au fond de lui-même, là où palpite l’indicible, que c’est une horreur que d’aller tripatouiller si loin dans l’inconscient de l’être. Qui plus est pour la convenance d’adultes, qui estiment que les filles sont des victimes de la société/famille, quand les garçons en sont les maîtres. Mais ça fait des lustres que ça leur tourne dans le ciboulot, à ces apprentis-sorciers, faut bien qu’ils parviennent à leurs fins, pardi !

Pour en revenir aux bestiaux des P., ce pis aller a pris des proportions absolument inouïes qui font que leur maître, Patrice P., parle à ses chiens comme à des enfants, mais carrément : il demande par exemple à Brindille de « pousser ses fesses » de façon à s’installer lui-même sur la banquette. Michel M. en a été ahuri devant un tel anthropomorphisme, qui s’est répété tout du court séjour. Brigitte P. est un peu moins abêtie par ses animaux, mais elle pleure chez le véto quand on recoud l’oreille de sa chienne, qui a été mordu par le cabot du voisin (qu’elle est allée emmerder chez lui : c’est bien une gonzesse, ça… Ah mince, l’auteur stigmatise !).

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Bref : tout ça c’est du blabla quand urge l’intervention ! Ainsi le gars Patrice P. se retrouve-t-il avec le genou qui se bloque : impossible pour lui de conduire. Mais bon, pas de quoi paniquer, a priori, puisque Brigitte a son permis. Seulement mais non : ça ne se passe pas comme cela, chez les Patrice P. Car, quand bien même Maman possèdet-elle son permis de conduire, elle est incapable de rouler sur autoroute : il lui faut de petites routes. Dès lors, son bonhomme pourrait bien hurler à la mort, qu’elle serait probablement incapable de le conduire jusqu’à l’hôpital le plus proche sans aller verser dans le premier fossé rencontré ! Sans oublier les chiennes, qu’ils sont l’un et l’autre incapables de laisser seules « trop longtemps » et en lieu inconnu : leurs maîtres s’auto stimulant à coup de réflexion quant à leur envie d’uriner (au bout de deux heures d’ « abandon » !), par exemple… Mais à malheur toute chose est bonne : c’est finalement une chance pour les M&M que Brigitte P. soit inapte à la conduite sur autoroute, comme la suite de cette narration va le démontrer.

C’est donc initialement à Marc V. que s’est adressé Patrice P. afin qu’il prenne et train et tout ça. Alors que l’un et l’autre en causait, le pauvre éclopé propose à son interlocuteur d’embarquer Michel M. dans l’aventure, car une fois rendu chez eux, Marc V. serait de toute façon contraint de partir à pied jusqu’à la gare de Poissy, puis de rentrer en transport en commun à Vincennes (un dimanche en plus, c’est youpie ! Qui plus est pour quelqu’un qui a horreur de les utiliser). Sachant que les deux M. avaient déjà pas mal boulingué et qu’ils aimaient cela, Patrice P. se montra fort avisé pour le coup : évidemment que Michel M. accepta illico cette possibilité d’un nouveau « VSAR« , nom d’un chien ! C’est une aubaine pour les M&M de l’aventure du bout de soi-même (ABSM), puisque cela leur permet de peaufiner leurs « retrouvailles » par le bais de ce périple, façon Mayday-Mayday (du français « m’aider », selon des codes internationaux désormais ravalés au niveau d’une simple phonétique à deux dollars heu balles, pardon), qui va être l’occasion d’une respiration océanique comme ils en vécurent d’autres, certes, et depuis si longtemps (quoi que Verdun 3ème ne soit ps ancien que cela). , bon sang ! Et qui font partie des instants les plus chéris des SAR et de leurs aventures (pages 56 à 90 par exemple, ou bien encore icelle (parmi des centaines de millions d’autres) et, à revoir ce diaporama, l’auteur confirme à quel point est total l’inintérêt du visionnage, tout comme une sorte d’espèce de sentiment est subitement né en Michel M. selon lequel d’aucuns pourraient se dire devant un tel spectacle débordant de testostérone, que ces deux gars-là vivaient une histoire bien trouble, nom d’un interlude annoncé)…

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Quoi qu’il en soit, les mardisme et jeudisme sont dès lors l’un et l’autre relégués au « Vrac à suivre ». Afin de parfaire ce billet éminemment prometteur, Michel M. affiche la photo façon « Top départ » (un rituel, alors) de l’une de ces pittoresques aventures sus-évoquées (en l’occurrence, celle qui mena ces trois hommes en Belgique, en décembre 2009). Ceci écrit, il en est de même pour le TMF d’une manière générale, et de celui du mois de mars en l’occurrence (177,87 visiteurs/jour) : finira-t-il oui ou non par être exposé sur le blog, palsambleu ?

À suivre…

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