Mardisme, jeudisme, symbiotisme et secourisme : l’existentielle vie de Michel M. devient trépidante 2/3a

Michel M. avait pourtant annoncé à son futur ex alter ego qu’il serait devant de chez lui à huit heures du matin. Ce n’est pourtant qu’aux alentours de neuf heures bien sonnées qu’il frappa à ses volets : Marc V. demeure dans un charmant et non moins minuscule deux petits pièces dans un petit immeuble à peine bourgeois de trois ou quatre étages, construit dans la première moitié du siècle dernier, sis à Vincennes. Il est propriétaire accédant, et cela pour une durée quasi infinie du fait de la paupérisation non moins inéluctable de la population française : il le sait pertinemment mais ne souhaite pas pour autant se défenestrer. Ce qui serait de toute manière peu productif, du fait que son chez lui est situé au rez-de-chaussée. Les deux hommes ne trainent pas : cinq minutes plus tard, ils sont partis sur les routes vincennoises, en direction de l’autoroute qui les mènera jusqu’à leur ami dans le besoin. Pas de photo à exposer, mais il n’y a pas plus à montrer qu’il n’y a rien à ajouter, si ce n’est qu’ils ne s’arrêteront que pour s’avaler la merveilleuse nourriture proposée par un restaurant rapide ô combien célébrissime, mais dont l’expansionnisme vient de connaitre un coup de frein, du fait de la fermeture des trois estaminets de la marque installés dans cette contrée, style genre et façon terrible sanction contre les criméens qui ont voté contre La Liberté et Le Bonheur occidentaux : bouh les vilains pas beaux pro-russes ( jusqu’où peut aller se nicher la connerie, n’est-ce pas ?). Petite leçon de plaisir à l’endroit des émules michèlèmiennes : ressentir une bonne faim et se sustenter dans un restaurant de l’enseigne, c’est un plaisir que les Sauveteurs M&M (SMM) savent ne pas se refuser. Seulement attention : l’un et l’autre ont à l’esprit les risques encourus à trop s’y rendre. D’ailleurs c’est bien simple, le lendemain,  sur le chemin du retour, ils y retourneront.

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Voici donc l’hôtel Alicia (***) dans lequel ont atterri les P., car leur location initiale s’achevait ce samedi. Sis à l’entrée (ou de la sortie) de la ville de Le Bono, l’établissement est tout à fait en phase avec les normes de l’hôtellerie européenne, outre le fait qu’il soit « neuf ». Une chambre a été réservée pour les SMM, ce qui fait illico tiquer Michel M. à qui on a depuis belle lurette fait savoir que, parfois, il ronflait et que l’intensité des sons émis alors pouvait être remarquable. Durant près d’un mois après la septoplastie, Elena A. lui affirma que leurs nuits à tous deux étaient calmes (excepté, bien entendu, certaines activités nocturnes auxquelles sacrifient, parfois, les gens qui partagent quelques accointances, ce qui leur vaut, parfois aussi, quelques coups violents portés contre la tuyauterie par d’anonymes voisins que la susdite activité dérange un brin, les égoïstes !) mais la stase aura été de courte durée, car depuis quelques fins de semaines, le mal a refait surface, quand bien même atténué, selon sa brune mie. Aussi envisage-t-il de réserver sur ses sous une seconde chambre, après visite de celle déjà prévue : il n’en fera finalement rien, se préparant à indisposer son ami Marc V. Qui, face au danger subodoré, réagit par ce si fameux flegme, que mêmes les plus attirées des femmes par l’homme ne tiennent pas une semaine devant un tel inamoviblisme qui les rend de fait quasi inutiles, le monstre se suffisant à lui même.

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Marc V. – « Quatre à Troyes » – Novembre 2010

Bref portrait de l’individu. À bientôt 38 ans, et après un départ néanmoins d’un absolu classicisme, c’est à dire un mariage aux alentours des 31 ans, un divorce quatre plus tard « Heureusement qu’il n’y avait pas d’enfant ! », une infinie aigritude à l’encontre des femmes qui en est née et qui l’a, depuis, mené aux limites de la misogynie. Pour le plaisir de l’auteur (et, putativement, celui de ses lectrices et teurs), voici (remanié au niveau de la maquette, certes, mais aucunement pour ce qui concerne le texte (fautes d’orthographe, de style et tout ça laissées en l’état)) un billet d’ « époque » (septembre 2008 en l’occurrence) en quelque sorte, publié sur le blog des Sectis adorem rectum 1ère version, quand Marc V. subissait les contre-coups d’un sale divorce et, surtout, de l’effondrement de ce qu’il avait jusqu’alors conçu comme étant le sens de sa vie.

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Depuis, Marc V. a redressé la tête (alors qu’il n’en menait pas large au plein temps de l’année 2008, et ce n’est pas Michel M. qui lui filait l’énergie afin de « rebondir », comme un abruti de ballon car cette expression est d’une grande bêtise : comment peut-on rebondir quand on est tout froissé ?) mais reste néanmoins célibataire. Ce « rythme de vie », façon dichotomie entre Michel M. et son compagnon des ABSM (Aventure du Bout de Soi-Même) d’antan avait fini par les séparer, les quasi concomitants déménagements des deux, intervenus en 2010, ayant scellé la brisure.

A suivre.

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