Mardisme, jeudisme, symbiotisme et secourisme : l’existentielle vie de Michel M. devient trépidante 2/3b

À peine parvenu à destination, la M&M Assistance prend en charge les deux P., désormais libérés de tout stress : Michel M., qui connait la région (c’est le seul des quatre : ah ! ces français qui ne connaissent pas leur pays quand même, merde quand même !), propose de filer sur la presqu’ile de Quiberon, d’où ils partiront pour Carnac, puis pour La Trinité sur Mer où ils se sustenteront. Le temps est compté, car il est déjà aux alentours de quinze heures.

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La météo est certes au gris, mais sec, avec un vent fraichement doux qui aide au décrassage de leurs poumons aux parigos et autres banlieusards. Marc V., ici s’aventurant sur l’une des plages quiberonnaises, apprécie en particulier cet impromptu voyage dans le Grand Ouest offert par les P., lui dont les finances sont au plus bas après ce voyage d’un mois au Viêtnam fait en janvier – février de cette année, avec cette accession à la propriété qui le cloue à Vincennes (il y a pire comme clouage, pour sûr), et son salaire de petit employé comptable qui doit à lui seul honorer tout ça. Ben oui hein, pas de loto (bien qu’il y joue avec quelques collègues, dont Michel M., mais ça paye pas), pas de pécule mis de côté (comme a pu le réaliser Michel M., en vendant à son ex concubine sa part de leur ex maison d’Herblay (mais ce pécule fond comme les neiges du Kilimandjaro)), alors la survivance est un combat de chaque instant.

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Enfin, voici les deux sauvés, Brigitte et Patrice P., eux aussi désormais débarqués à Quiberon. Eux aussi sont propriétaires accédant, mais ils finiront de payer leur bicoque bien avant que Marc V. n’ait acquis son petits deux pièces. En court : les émules michèlèmiennes ont à faire à des français moyens, ces gens qui sont autant traits que les vaches que sont tondus les moutons, cela afin de permettre à ces gros porcs d’actionnaires d’entreprises multinationales qui ne font plus dans la manufacture depuis belle lurette mais uniquement dans la bourse, de se palper des millions d’Euros en ne rien faisant d’autre que de manigancer des coups d’achat / vente de parts en passant des coups de fil et en bouffant au restau avec leurs potes richards. Et ce sont ces mêmes pourris qui planquent tout ce pognon dans des paradis fiscaux en accusant en simultané les États de trop dépenser : le meilleur des mondes, véritablement.

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La totale (en deux parties) : les trois suscités, puis deux et l’auteur, accompagnés de Brindille à gauche et Lolita à droite, les filles heu les chiennes des P., deux bestioles qui prennent toute la place de disponible dans leur cerveau aux deux maitres. Marc V. est aussi inamovible qu’un monolithe (enfin presque, car un coup en position de repos sur la jambe droite, un coup sur la la jambe gauche) que son fatalisme est désopilant. De quoi générer moult quolibets de le part des M&M Sauveteurs dont il ne s’en privent pas, tout comme ils ne se privent jamais de le faire avec qui que ce soit d’ailleurs, cette paire étant considérée comme l’une des plus spirituelles sur la place de Paris (enfin, pour les quelques ceux qui les connaissent).

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Paysages vus à Quiberon, alors que le ciel s’épaissit et que la lumière s’amoindrit… Le temps de prendre une petite mousse après cette longue balade sur le front de mer.

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Exemple de situation régulièrement vécue par les P.(nibles) : alors que Brigitte et son bonhomme ont aperçu un chien à plusieurs centaines de mètres de là, l’un et l’autre prennent leur cabot afin qu’aucune mésaventure ne puisse leur arriver, le moindre incident canin prenant des proportions dramatiques. Il en est ainsi des humains qui ont fait cet extraordinaire transfert affectif (voire plus si affinité, pour les plus pervers…) avec leur animal de compagnie que l’on nomme savamment anthropomorphisme. Se moquer, certes, mais c’est avec de telle folie que d’aucuns laisseront crever l’homme et feront tout pour sauver l’animal, se justifiant par un asséné et, selon eux, bien moraliste : « L’homme est responsable de ses actes, l’animal n’y est pour rien, d’abord ! » dont l’auteur se méfie aussi certainement que de ceux qui voient de l’antisémitisme partout. Autant d’attitudes fortement sujettes à caution, comme tout ce qui est excessif (et qui est donc insignifiant, certes, mais une fois qu’on a dit ça, hein, faut bien en expliquer le sens, pardi !).

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La tant attendue bibine va incessamment être de mise. ET pour leur peine, Michel M. insère un petit film ragaillardissant car tellement sans intérêt qu’il en deviendrait touchant…

…n’est-il pas ?

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Et voici ce petit monde désormais du côté de Carnac. À cette heure-ci, la visite des alignements n’est évidemment plus possible. Qu’importe, la durée du séjour, soit à peine vingt-quatre heures, n’aurait de toute manière pas permis de passer trop de temps sur place. Ou alors, il aurait fallu sacrifier cet in-con-tour-na-ble instant de la Mousse Entre Potes (MEP, et quand bien même il y a qui prennent du chocolat chaud, les petits-joueurs), ce qui était la meilleur façon de prendre le risque de faire de l’escapade (sauvetage de la famille P. au complet, soit quatre personnes heu deux personnes et des bestioles) un fiasco, puisque dès lors susceptible de rencontrer des problèmes de tout ordre : le rituel de la MEP est en effet digne du chamanisme le plus sérieux, et bien que les M&M soient de purs et durs athées (bien que non prosélytes, sauf si on les chatouille avec la prétendue existence d’un dieu, bien entendu), jamais ils se résoudront à ne pas y souscrire : la MEP est un plaisir vrai, à l’instar de la communion avec leur Christ et tout ça chez les croyants.

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Ci-dessus, aperçu des alignements de menhirs de Carnac, parait-il connus de par le monde tout entier dans son ensemble en général. Comme Michel M. n’a pas vu visiter cela de près, il donne une idée du truc à ses lectrices et teurs grâce à ce site. Hé oui, voilà ce qu’aurait pu rendre une narration de la chose faite par ses soins à l’auteur, et cela écrit sans l’once de la moindre prétention aucune, comme à l’accoutumée.

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Enfin, au crépuscule naissant, les quatre amis sont à La Trinité-sur-mer. Il fait franchement frais dorénavant : la pluie menace mais point ne viendra avant la nuit. Une petit promenade dans la marina (sacré port en vérité et une bien grosse ville que cette Trinité-ci), et rapidement les frissonnants rentreront dans l’unique restaurant ouvert en front de mer, ce samedi 5 avril 2014. Aucune photo n’a été prise de l’endroit : que les émules sachent toutefois que l’établissement (Le Quai) servit une très bonne nourriture que ces quatre-là savourèrent sans chichi. Expéditif, mais ils étaient tous fatigués après une partie de journée aussi intense, une pressante envie de rentrer se mettre au lit les saisit : une petite balade à la fraiche et hop, sus à l’auto jusqu’à Le Bono !

A suivre : dernier chapitre, qui se déroule exclusivement dans la ville de Le Bono au matin, et tout plein de belles photos, si si.

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