Entre deux bouffées d’air marin, un interludisme bien parisien

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Sur la route de Paris, à bicycleeetteeuuuhhh… Hé oui hé oui chères michèlèmiennes émules, ce virulent chaotisme éditorial dans le blog est là pour que vos esprits ainsi que celui des simples lectrices et teurs, égarés là par le plus grand des hasards mais toutes et tous irrémédiablement endormis par les logorrhées de l’auteur autant que par leur inintérêt (néologisme, certes, mais pourquoi n’existe-t-il pas ce mot-là, d’abord ?) mille et une fois vérifié.

Ainsi, Michel M. ne résiste-t-il pas au plaisir de porter à leur connaissance, à toutes celles et ceux qui font grimper le TMF (Taux Moyen de Fréquentation) au moindre mouvement détecté sur michelm.fr, à l’instar de l’araignée qui surgit du fin fond de son trou à la moindre vibration émise par la pauvre victime qui s’en est venue s’engluer dans sa toile et sera liquéfiée, de son vivant, par le poison que lui aura inoculé l’arachnide, l’horreur de la Nature dans toute son ampleur, et qui demeurent en Paris intra-muros et proche banlieue (car pour les autres, il faudrait vraiment qu’elles et qu’ils aient une bonne raison de monter à la capitale pour aller boire un coup dans le minuscule estaminet dont il est question ci-dessous et qui est l’unique sujet de ce non moins court billet), l’existence d’un café, anciennement bar américain du temps de la guerre froide selon les dires de son patron, c’est à dire :

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Le Funzy Café (merci Street View, même si le boulot est salopé) au 3 de la rue Bréa, qui propose de la Leffe en pression. Mais si mais si, encore cet incroyable hasard qui, en l’occurrence, fait venir là Elena A. et Michel M. (qui avaient initialement posé leur petit derrière au balèze mastroquet d’en face, dénommé « Le Vavin », avec tellement de tables que le garçon ne peut même plus y accéder, ce qui fait que les deux cyclistes du samedi se sont tirés de là au bout de dix minutes) et qui, en tas d’autres occasions, serait à même de faire croire à l’auteur qu’il pourrait bien être verni par on ne sait quelle puissance extérieure, là où seule l’existence d’un bon état d’esprit fait qu’il prend les choses comme elles se présentent, sans jugement, donc sans mauvaise humeur. Le Funzy Café donc, tout plein de photos d’époque US façon siècle passé et puissance militaire à la clef. Après question posée en ce sens au patron du bouge, un type extrêmement fin de sa silhouette à sa gestuelle, afin de connaitre la raison des ces Marines US, icelui apprend à Michel M. qu’anciennement, il s’agissait d’un bar américain, fréquentés par des bidasses et autres agents plus ou moins secrets, guerre froide obligeait alors. Cette explication en valant une autre, l’auteur l’a prise pour argent comptant. Il avisa, en outre, une drôle de bâtisse sise en biais par rapport au petit troquet où il se trouvait avec sa brune mie et dans la rue d’en face : la rue Bréa est en effet l’une des deux branches d’un « V », la seconde étant la rue Vavin (le patron du débiteur d’en face ne s’est pas cassé la tête pour donner un blase à son commerce). Il s’agit du n°26 de la rue Vavin, un bâtiment construit par l’architecte Henri Sauvage au début du siècle dernier (à « La belle époque »), dont le revêtement extérieur est constitué par les mêmes briquettes de grès blanc qui parsèment le métro parisien : pas mal comme anecdote, mmhm ?

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Tarifs raisonnables pour le lieu (VIème arrondissement quand, merde quand même). Le « Funzy Café » tient très bien la route visiblement (et cela avait été la première remarque de Michel M., c’est à dire : « le Vavin ne vous fait pas trop d’ombre ? » Le patron avait juste décliné du chef) : en effet, beaucoup d’habitués s’en viennent prendre du temps calme là-dedans pendant que pas mal de touristes non moins calmes, en quête de véritisme parigot, s’installent ici afin de garder de leur séjour (au moins) une image d’Épinal de la France.

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Anecdotinterludisme terminée. Mais pour le clin d’œil, voici une seconde carte (mais provenant d’un café de Montmartre cette-ci, et prise ce dimanche après-midi, alors que l’auteur se trouvait en compagnie de deux femmes russes, sa brune mie Elena A. et la blonde Gala S., de passage à Paris). L’auteur se prit un verre de « Côté Tariquet »*, breuvage qui lui avait tout récemment été conseillé par l’ami boudzi (qui demeure à Bordeaux), alors que Gala S., en bonne russe, se prenait un verre de vin d’Afrique du Sud bien charpenté, sans finesse mais qui tape bien (14° minimum, plus souvent 15° même, à l’image d’un Château-neuf du Pape bien de chez nous, pardi !) doublé d’un café noisette et Elena A., quant à elle, se contentant d’un café noisette itou.

Ni plus ni moinsss, c’est ainsi que s’achève la narration : courte, si courte par rapport à la précédente… Mais l’ultime à venir qui concerne l’escapade bretonne promet aussi, tant sont foison les photographies, youpie !

Trois dames pour un Michel M., la trépidance de son existentielle vie n’est pas une légende.

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À la rigueur, elle est un mythe vivant.

À suivre…

* Pas aussi sec qu’un Muscadet donc plus fruité (un peu à l’image d’un Jurançon, peut-être) mais, au final, à conseiller sans hésiter.

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