Mardisme, jeudisme, symbiotisme et secourisme : l’existentielle vie de Michel M. devient trépidante 3/3a

En toute fin du précédent billet qui en narrait les tenants et aboutissants à venir, Michel M. s’était déposé à l’hôtel du Bono, en compagnie de ses amis de périple bretonnant et d’assistanat non moins déconnant, dans une chambre pour deux, le second occupant de la piaule n’étant autre que l’ineffable Marc V. Le sot en profita d’ailleurs pour enregistrer les longs et tranquillistes ronflements de son voisin de literie (précision peut-être utile : deux lits bel et bien séparés, n’en déplaise aux scabreuses et mules lectrices et teurs du présent billet, mais les SAR étaient, sont et seront à jamais puissamment hétérosexuels, tels en avaient alors décidés les statuts de leur société discrète (Art. 24)) afin d’en faire profiter les potes de la cafétéria. Que les (plus ou moins) mêmes admiratrices et teurs n’en ressentent pas pour autant une soudaine animosité envers le « faux frère » de l’auteur, Michel M. assumant bien évidemment ces existentielles vicissitudes inévitablement liées à la présence d’une enveloppe corporelle, au même titre que ces autres aléas qui en font rire des tas, style genre et façon vents, gaz et autres pets plus ou moins sonores (les odorants étant proscrits car alors, c’est l’hallali sur l’indélicat, ho la la) et qui sont parfois même sujettes à concours entre gars de bonne famille (si si, même eux s’y mettent et depuis belle lurette en susss) : Michel M. est si bien planté dans ses chausses qu’il ne ressent aucune gêne vis à vis de ces choses-ci. Mais bon, quid de ce dimanche matin 6 avril 2014, dans la ville de Le Bono, département du Morbihan, région Bretagne, mmhm ?

Après un petit-déjeuner à peine continental et presque anglo-saxon, c’est à dire sans grand intérêt autre que celui de ne pas tomber d’inanition après une nuit de ronflements et autres corporelles vicissitudes, la balade s’impose.

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Impression

Ainsi se déroula cette bucolique promenade entre amis, au sein d’un beau paysage et dans lequel la présence de l’homme n’aura pourtant pas réussi, après tant de siècles de main mise à en faire disparaitre les prétentions de la nature à exister à ses côtés. Michel M. en veut pour démonstrations les clichés ci-dessous, peu ou prou légendés : de quoi (une fois de plus) reposer leurs âmes aux michèlèmiennes émules.

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Vers la rivière, vers l’océan.

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Il ne reste plus grand chose de cette activité débridée, quelques vestiges…

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…comme ce quai et cette baraque à coquillages à tribord.

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La modernité s’est immiscée dans ce paysage pour le bonheur des hommes pressés.

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De toutes les bicoques devant lesquelles sont passés les baladeurs de ce dimanche à la campagne, c’est icelle qui a reçu les suffrages des P. Hé oui, comme tant de franciliens, ils souhaitent finir leurs jours dans le coin. Encore faut-il qu’ils parviennent à vendre leur maison actuelle qui, sise du côté Carrières sous Poissy, vient en susss de voir débarquer à toute proximité un chantier de construction de logements sociaux. Allez, Brigitte et Patrice, ne vous en faites pas : le maire vous a promis que les habitants de ces logements seraient triés sur le volet et que votre quartier ne s’en trouverait que plus valorisé encore.

Ça fait rêver, non ?

Ne reste plus que le final, constitué de la visite du tumulus / cité mortuaire dont les premières traces datent de la fin du IVème millénaire av. J-C. (Jésus Christ, pas Jacques Chirac) : très court, mais ce billet pèse déjà plusieurs tonnes à l’affichage. En outre, c’est la panne sèche après cette narration (mises à part quelques miettes de mardisme et / ou jeudisme, bien évidemment, mais il ne faut pas abuser des bonnes choses, sans quoi l’habitude s’en vient qui, très rapidement, ternit tout).

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Entre deux bouffées d’air marin, un interludisme bien parisien

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Sur la route de Paris, à bicycleeetteeuuuhhh… Hé oui hé oui chères michèlèmiennes émules, ce virulent chaotisme éditorial dans le blog est là pour que vos esprits ainsi que celui des simples lectrices et teurs, égarés là par le plus grand des hasards mais toutes et tous irrémédiablement endormis par les logorrhées de l’auteur autant que par leur inintérêt (néologisme, certes, mais pourquoi n’existe-t-il pas ce mot-là, d’abord ?) mille et une fois vérifié.

Ainsi, Michel M. ne résiste-t-il pas au plaisir de porter à leur connaissance, à toutes celles et ceux qui font grimper le TMF (Taux Moyen de Fréquentation) au moindre mouvement détecté sur michelm.fr, à l’instar de l’araignée qui surgit du fin fond de son trou à la moindre vibration émise par la pauvre victime qui s’en est venue s’engluer dans sa toile et sera liquéfiée, de son vivant, par le poison que lui aura inoculé l’arachnide, l’horreur de la Nature dans toute son ampleur, et qui demeurent en Paris intra-muros et proche banlieue (car pour les autres, il faudrait vraiment qu’elles et qu’ils aient une bonne raison de monter à la capitale pour aller boire un coup dans le minuscule estaminet dont il est question ci-dessous et qui est l’unique sujet de ce non moins court billet), l’existence d’un café, anciennement bar américain du temps de la guerre froide selon les dires de son patron, c’est à dire :

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Le Funzy Café (merci Street View, même si le boulot est salopé) au 3 de la rue Bréa, qui propose de la Leffe en pression. Mais si mais si, encore cet incroyable hasard qui, en l’occurrence, fait venir là Elena A. et Michel M. (qui avaient initialement posé leur petit derrière au balèze mastroquet d’en face, dénommé « Le Vavin », avec tellement de tables que le garçon ne peut même plus y accéder, ce qui fait que les deux cyclistes du samedi se sont tirés de là au bout de dix minutes) et qui, en tas d’autres occasions, serait à même de faire croire à l’auteur qu’il pourrait bien être verni par on ne sait quelle puissance extérieure, là où seule l’existence d’un bon état d’esprit fait qu’il prend les choses comme elles se présentent, sans jugement, donc sans mauvaise humeur. Le Funzy Café donc, tout plein de photos d’époque US façon siècle passé et puissance militaire à la clef. Après question posée en ce sens au patron du bouge, un type extrêmement fin de sa silhouette à sa gestuelle, afin de connaitre la raison des ces Marines US, icelui apprend à Michel M. qu’anciennement, il s’agissait d’un bar américain, fréquentés par des bidasses et autres agents plus ou moins secrets, guerre froide obligeait alors. Cette explication en valant une autre, l’auteur l’a prise pour argent comptant. Il avisa, en outre, une drôle de bâtisse sise en biais par rapport au petit troquet où il se trouvait avec sa brune mie et dans la rue d’en face : la rue Bréa est en effet l’une des deux branches d’un « V », la seconde étant la rue Vavin (le patron du débiteur d’en face ne s’est pas cassé la tête pour donner un blase à son commerce). Il s’agit du n°26 de la rue Vavin, un bâtiment construit par l’architecte Henri Sauvage au début du siècle dernier (à « La belle époque »), dont le revêtement extérieur est constitué par les mêmes briquettes de grès blanc qui parsèment le métro parisien : pas mal comme anecdote, mmhm ?

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Tarifs raisonnables pour le lieu (VIème arrondissement quand, merde quand même). Le « Funzy Café » tient très bien la route visiblement (et cela avait été la première remarque de Michel M., c’est à dire : « le Vavin ne vous fait pas trop d’ombre ? » Le patron avait juste décliné du chef) : en effet, beaucoup d’habitués s’en viennent prendre du temps calme là-dedans pendant que pas mal de touristes non moins calmes, en quête de véritisme parigot, s’installent ici afin de garder de leur séjour (au moins) une image d’Épinal de la France.

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Anecdotinterludisme terminée. Mais pour le clin d’œil, voici une seconde carte (mais provenant d’un café de Montmartre cette-ci, et prise ce dimanche après-midi, alors que l’auteur se trouvait en compagnie de deux femmes russes, sa brune mie Elena A. et la blonde Gala S., de passage à Paris). L’auteur se prit un verre de « Côté Tariquet »*, breuvage qui lui avait tout récemment été conseillé par l’ami boudzi (qui demeure à Bordeaux), alors que Gala S., en bonne russe, se prenait un verre de vin d’Afrique du Sud bien charpenté, sans finesse mais qui tape bien (14° minimum, plus souvent 15° même, à l’image d’un Château-neuf du Pape bien de chez nous, pardi !) doublé d’un café noisette et Elena A., quant à elle, se contentant d’un café noisette itou.

Ni plus ni moinsss, c’est ainsi que s’achève la narration : courte, si courte par rapport à la précédente… Mais l’ultime à venir qui concerne l’escapade bretonne promet aussi, tant sont foison les photographies, youpie !

Trois dames pour un Michel M., la trépidance de son existentielle vie n’est pas une légende.

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À la rigueur, elle est un mythe vivant.

À suivre…

* Pas aussi sec qu’un Muscadet donc plus fruité (un peu à l’image d’un Jurançon, peut-être) mais, au final, à conseiller sans hésiter.

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Mardisme, jeudisme, symbiotisme et secourisme : l’existentielle vie de Michel M. devient trépidante 2/3b

À peine parvenu à destination, la M&M Assistance prend en charge les deux P., désormais libérés de tout stress : Michel M., qui connait la région (c’est le seul des quatre : ah ! ces français qui ne connaissent pas leur pays quand même, merde quand même !), propose de filer sur la presqu’ile de Quiberon, d’où ils partiront pour Carnac, puis pour La Trinité sur Mer où ils se sustenteront. Le temps est compté, car il est déjà aux alentours de quinze heures.

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La météo est certes au gris, mais sec, avec un vent fraichement doux qui aide au décrassage de leurs poumons aux parigos et autres banlieusards. Marc V., ici s’aventurant sur l’une des plages quiberonnaises, apprécie en particulier cet impromptu voyage dans le Grand Ouest offert par les P., lui dont les finances sont au plus bas après ce voyage d’un mois au Viêtnam fait en janvier – février de cette année, avec cette accession à la propriété qui le cloue à Vincennes (il y a pire comme clouage, pour sûr), et son salaire de petit employé comptable qui doit à lui seul honorer tout ça. Ben oui hein, pas de loto (bien qu’il y joue avec quelques collègues, dont Michel M., mais ça paye pas), pas de pécule mis de côté (comme a pu le réaliser Michel M., en vendant à son ex concubine sa part de leur ex maison d’Herblay (mais ce pécule fond comme les neiges du Kilimandjaro)), alors la survivance est un combat de chaque instant.

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Enfin, voici les deux sauvés, Brigitte et Patrice P., eux aussi désormais débarqués à Quiberon. Eux aussi sont propriétaires accédant, mais ils finiront de payer leur bicoque bien avant que Marc V. n’ait acquis son petits deux pièces. En court : les émules michèlèmiennes ont à faire à des français moyens, ces gens qui sont autant traits que les vaches que sont tondus les moutons, cela afin de permettre à ces gros porcs d’actionnaires d’entreprises multinationales qui ne font plus dans la manufacture depuis belle lurette mais uniquement dans la bourse, de se palper des millions d’Euros en ne rien faisant d’autre que de manigancer des coups d’achat / vente de parts en passant des coups de fil et en bouffant au restau avec leurs potes richards. Et ce sont ces mêmes pourris qui planquent tout ce pognon dans des paradis fiscaux en accusant en simultané les États de trop dépenser : le meilleur des mondes, véritablement.

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La totale (en deux parties) : les trois suscités, puis deux et l’auteur, accompagnés de Brindille à gauche et Lolita à droite, les filles heu les chiennes des P., deux bestioles qui prennent toute la place de disponible dans leur cerveau aux deux maitres. Marc V. est aussi inamovible qu’un monolithe (enfin presque, car un coup en position de repos sur la jambe droite, un coup sur la la jambe gauche) que son fatalisme est désopilant. De quoi générer moult quolibets de le part des M&M Sauveteurs dont il ne s’en privent pas, tout comme ils ne se privent jamais de le faire avec qui que ce soit d’ailleurs, cette paire étant considérée comme l’une des plus spirituelles sur la place de Paris (enfin, pour les quelques ceux qui les connaissent).

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Paysages vus à Quiberon, alors que le ciel s’épaissit et que la lumière s’amoindrit… Le temps de prendre une petite mousse après cette longue balade sur le front de mer.

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Exemple de situation régulièrement vécue par les P.(nibles) : alors que Brigitte et son bonhomme ont aperçu un chien à plusieurs centaines de mètres de là, l’un et l’autre prennent leur cabot afin qu’aucune mésaventure ne puisse leur arriver, le moindre incident canin prenant des proportions dramatiques. Il en est ainsi des humains qui ont fait cet extraordinaire transfert affectif (voire plus si affinité, pour les plus pervers…) avec leur animal de compagnie que l’on nomme savamment anthropomorphisme. Se moquer, certes, mais c’est avec de telle folie que d’aucuns laisseront crever l’homme et feront tout pour sauver l’animal, se justifiant par un asséné et, selon eux, bien moraliste : « L’homme est responsable de ses actes, l’animal n’y est pour rien, d’abord ! » dont l’auteur se méfie aussi certainement que de ceux qui voient de l’antisémitisme partout. Autant d’attitudes fortement sujettes à caution, comme tout ce qui est excessif (et qui est donc insignifiant, certes, mais une fois qu’on a dit ça, hein, faut bien en expliquer le sens, pardi !).

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La tant attendue bibine va incessamment être de mise. ET pour leur peine, Michel M. insère un petit film ragaillardissant car tellement sans intérêt qu’il en deviendrait touchant…

…n’est-il pas ?

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Et voici ce petit monde désormais du côté de Carnac. À cette heure-ci, la visite des alignements n’est évidemment plus possible. Qu’importe, la durée du séjour, soit à peine vingt-quatre heures, n’aurait de toute manière pas permis de passer trop de temps sur place. Ou alors, il aurait fallu sacrifier cet in-con-tour-na-ble instant de la Mousse Entre Potes (MEP, et quand bien même il y a qui prennent du chocolat chaud, les petits-joueurs), ce qui était la meilleur façon de prendre le risque de faire de l’escapade (sauvetage de la famille P. au complet, soit quatre personnes heu deux personnes et des bestioles) un fiasco, puisque dès lors susceptible de rencontrer des problèmes de tout ordre : le rituel de la MEP est en effet digne du chamanisme le plus sérieux, et bien que les M&M soient de purs et durs athées (bien que non prosélytes, sauf si on les chatouille avec la prétendue existence d’un dieu, bien entendu), jamais ils se résoudront à ne pas y souscrire : la MEP est un plaisir vrai, à l’instar de la communion avec leur Christ et tout ça chez les croyants.

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Ci-dessus, aperçu des alignements de menhirs de Carnac, parait-il connus de par le monde tout entier dans son ensemble en général. Comme Michel M. n’a pas vu visiter cela de près, il donne une idée du truc à ses lectrices et teurs grâce à ce site. Hé oui, voilà ce qu’aurait pu rendre une narration de la chose faite par ses soins à l’auteur, et cela écrit sans l’once de la moindre prétention aucune, comme à l’accoutumée.

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Enfin, au crépuscule naissant, les quatre amis sont à La Trinité-sur-mer. Il fait franchement frais dorénavant : la pluie menace mais point ne viendra avant la nuit. Une petit promenade dans la marina (sacré port en vérité et une bien grosse ville que cette Trinité-ci), et rapidement les frissonnants rentreront dans l’unique restaurant ouvert en front de mer, ce samedi 5 avril 2014. Aucune photo n’a été prise de l’endroit : que les émules sachent toutefois que l’établissement (Le Quai) servit une très bonne nourriture que ces quatre-là savourèrent sans chichi. Expéditif, mais ils étaient tous fatigués après une partie de journée aussi intense, une pressante envie de rentrer se mettre au lit les saisit : une petite balade à la fraiche et hop, sus à l’auto jusqu’à Le Bono !

A suivre : dernier chapitre, qui se déroule exclusivement dans la ville de Le Bono au matin, et tout plein de belles photos, si si.

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Mardisme, jeudisme, symbiotisme et secourisme : l’existentielle vie de Michel M. devient trépidante 2/3a

Michel M. avait pourtant annoncé à son futur ex alter ego qu’il serait devant de chez lui à huit heures du matin. Ce n’est pourtant qu’aux alentours de neuf heures bien sonnées qu’il frappa à ses volets : Marc V. demeure dans un charmant et non moins minuscule deux petits pièces dans un petit immeuble à peine bourgeois de trois ou quatre étages, construit dans la première moitié du siècle dernier, sis à Vincennes. Il est propriétaire accédant, et cela pour une durée quasi infinie du fait de la paupérisation non moins inéluctable de la population française : il le sait pertinemment mais ne souhaite pas pour autant se défenestrer. Ce qui serait de toute manière peu productif, du fait que son chez lui est situé au rez-de-chaussée. Les deux hommes ne trainent pas : cinq minutes plus tard, ils sont partis sur les routes vincennoises, en direction de l’autoroute qui les mènera jusqu’à leur ami dans le besoin. Pas de photo à exposer, mais il n’y a pas plus à montrer qu’il n’y a rien à ajouter, si ce n’est qu’ils ne s’arrêteront que pour s’avaler la merveilleuse nourriture proposée par un restaurant rapide ô combien célébrissime, mais dont l’expansionnisme vient de connaitre un coup de frein, du fait de la fermeture des trois estaminets de la marque installés dans cette contrée, style genre et façon terrible sanction contre les criméens qui ont voté contre La Liberté et Le Bonheur occidentaux : bouh les vilains pas beaux pro-russes ( jusqu’où peut aller se nicher la connerie, n’est-ce pas ?). Petite leçon de plaisir à l’endroit des émules michèlèmiennes : ressentir une bonne faim et se sustenter dans un restaurant de l’enseigne, c’est un plaisir que les Sauveteurs M&M (SMM) savent ne pas se refuser. Seulement attention : l’un et l’autre ont à l’esprit les risques encourus à trop s’y rendre. D’ailleurs c’est bien simple, le lendemain,  sur le chemin du retour, ils y retourneront.

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Voici donc l’hôtel Alicia (***) dans lequel ont atterri les P., car leur location initiale s’achevait ce samedi. Sis à l’entrée (ou de la sortie) de la ville de Le Bono, l’établissement est tout à fait en phase avec les normes de l’hôtellerie européenne, outre le fait qu’il soit « neuf ». Une chambre a été réservée pour les SMM, ce qui fait illico tiquer Michel M. à qui on a depuis belle lurette fait savoir que, parfois, il ronflait et que l’intensité des sons émis alors pouvait être remarquable. Durant près d’un mois après la septoplastie, Elena A. lui affirma que leurs nuits à tous deux étaient calmes (excepté, bien entendu, certaines activités nocturnes auxquelles sacrifient, parfois, les gens qui partagent quelques accointances, ce qui leur vaut, parfois aussi, quelques coups violents portés contre la tuyauterie par d’anonymes voisins que la susdite activité dérange un brin, les égoïstes !) mais la stase aura été de courte durée, car depuis quelques fins de semaines, le mal a refait surface, quand bien même atténué, selon sa brune mie. Aussi envisage-t-il de réserver sur ses sous une seconde chambre, après visite de celle déjà prévue : il n’en fera finalement rien, se préparant à indisposer son ami Marc V. Qui, face au danger subodoré, réagit par ce si fameux flegme, que mêmes les plus attirées des femmes par l’homme ne tiennent pas une semaine devant un tel inamoviblisme qui les rend de fait quasi inutiles, le monstre se suffisant à lui même.

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Marc V. – « Quatre à Troyes » – Novembre 2010

Bref portrait de l’individu. À bientôt 38 ans, et après un départ néanmoins d’un absolu classicisme, c’est à dire un mariage aux alentours des 31 ans, un divorce quatre plus tard « Heureusement qu’il n’y avait pas d’enfant ! », une infinie aigritude à l’encontre des femmes qui en est née et qui l’a, depuis, mené aux limites de la misogynie. Pour le plaisir de l’auteur (et, putativement, celui de ses lectrices et teurs), voici (remanié au niveau de la maquette, certes, mais aucunement pour ce qui concerne le texte (fautes d’orthographe, de style et tout ça laissées en l’état)) un billet d’ « époque » (septembre 2008 en l’occurrence) en quelque sorte, publié sur le blog des Sectis adorem rectum 1ère version, quand Marc V. subissait les contre-coups d’un sale divorce et, surtout, de l’effondrement de ce qu’il avait jusqu’alors conçu comme étant le sens de sa vie.

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Depuis, Marc V. a redressé la tête (alors qu’il n’en menait pas large au plein temps de l’année 2008, et ce n’est pas Michel M. qui lui filait l’énergie afin de « rebondir », comme un abruti de ballon car cette expression est d’une grande bêtise : comment peut-on rebondir quand on est tout froissé ?) mais reste néanmoins célibataire. Ce « rythme de vie », façon dichotomie entre Michel M. et son compagnon des ABSM (Aventure du Bout de Soi-Même) d’antan avait fini par les séparer, les quasi concomitants déménagements des deux, intervenus en 2010, ayant scellé la brisure.

A suivre.

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