Vestiges grecs, façon fonds de tiroir

Sur le nombre de photos prises et non encore affichées, il y a de quoi faire. Michel M. va donc procéder à un déballage de ce qui est digne, selon lui, de figurer dans le blog et, bien évidemment, légender cela à discrétion…

Et c’est parti.

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Une telle élégance mérite tout à fait de figurer sur un blog duquel tout narcissisme a été depuis belle lurette proscrit. Dans cette mini animation, Michel M. fait initialement dans l’anti réseau social : il ôte ses lunettes face au soleil, ce qui lui permet d’arborer un air particulièrement malin. Il est, en outre, vautré sur un fauteuil de bar style-genre « lounge bar » (« salon dans un bar » en français) : ça plus la franche lumière accentuent d’une façon éminemment flatteuse le goitre venu en simultané de son poussage de bidon (« pouziko » en étranger de l’Est). In fine, il sacrifie dans cette animation à toutes les conditions réunies afin de pouvoir exposer ce cliché dans un profil à la réseau social : binocles sur les yeux, air dur (tête de con, quoi), nonchalant croisé de jambes dans un (presque) moelleux fauteuil et, enfin, très probable matage de bimbo passant devant lui pendant que sa dulcinée le prend en photo. La classe internationale, toujours.

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Au tour de la dulcinée ci-dessus évoquée de faire dans l’exposition estivale de sa personne. Là aussi, la panoplie est de mise, mais avec les « armes » (décentes) de la féminité : cosmétique et accessoire sont en effet appelés en renfort afin d’accentuer la séduction. Bouche rouge sur peau blanche, de quoi faire se pâmer les plus esthètes des romantiques de l’avant-dernier siècles, époque lors de laquelle plus l’épiderme était diaphane, plus remuaient la queue les ânes. Le petit clin d’oeil michèlèmien consiste, ici, à avoir remplacé un bien vilain support d’affiche publicitaire laissé vierge, donc mochement noir, par un superbe effet miroir jusqu’à l’infini…

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Un peu de véritable tourisme, maintenant : voici le sanctuaire de Zeus (rien que ça). Mais, contrairement à celui que l’univers entier connait, c’est à dire l’Olympe et tout ça, c’est devant une sorte d’église – temple que se trouve ce panneau.

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Après une infructueuse recherche sur le net, Michel M. se voit contraint d’exposer ce détail grossi du cliché ci-dessus, à charge pour les émules michèlèmiennes de traduire ce texte.

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L’auteur, quant à lui, se contentant d’exposer la bâtisse ainsi désignée par « Sanctuaire de Zeus, église sainte Marina ». Et ce sera (presque) tout en ce qui concerne ce sujet d’un tourisme culturel, par ailleurs autrement fourni et circonstancié qui se rencontre dans le net dès que l’on saisit le nom « Athènes », « Olympe », « Acropole » et tutti quanti, et qui n’était pas dans l’ordre du jour de ce périple grec, alors que ces deux éternels transis (quand bien même avec le temps va, tout s’en va comme chantait (si bien) M. Léo F.) étaient venus là afin de guérir Elena A. de ses soucis thyroïdiques.

Du fait de la latitude du pays, à Athènes se rencontrent bon nombre d’essences arboricoles dont l’absence en notre si beau pays, si mal servie par l’ectoplasme qui y fait office de président mais ça, ce n’est que ponctuel et superficiel, donc sans grande importance quand à tout supputé impact qu’un tel non évènement pourrait avoir sur la durabilité de la beauté dudit pays, la France, dénote qu’icelui se situe plus au Nord que la Grèce.

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Ainsi rencontre-t-on de magnifiques paysages à l’image d’icelui, qui se rapproche toutefois d’assez près de ce que l’on peut rencontrer du côté de la Provence et de sa côte dite d’Azur.

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Mais de telles cactées, aussi longues et aussi entrelacées autour d’un grillage, c’est déjà plus rare…

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Et que dire de cette bien étrange pousse qui démontre (et avec quelle vigueur, fiantre de dichtre !) toute la symbolique d’une éternelle continuité sexuellement organique, consécutivement venue suite à l’arrivée du printemps ? Pour sûr que la sève grimpe dure le long de ces tiges et autres vaillants appendices, nom d’une pipe !

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Autre jour, autre lieu : le centre d’Athènes, au pied de l’Acropole, dans un parc à l’accès libre (enfin, en morte saison tout du moins car les cahutes de gardien sont bel et bien présentes). Belle journée ensoleillée dédiée à la visite de la capitale grecque.

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Avant ce parc aux mille et vestiges de seconde zone, il y eut cette première partie de la balade, dans un quartier qui rappela aussitôt ces iles vues lors du séjour du mois d’octobre dernier (le voilier et tout ça, à trouver sur le blog et sur Youtube) vécu par les deux protagonistes de ce long billet, en compagnie de Sveta et Oleg A. et Genia Y (que les émules michèlèmiennes retrouveront sans doute un de ces jours ici-même).

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Ho la la, voici un chemin qui est étroit, très étroit…

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… Et voilà : à force d’étroitesse, Michel M. lui-même se trouve coincé dans ce dédale (un cliché similaire a certes été déjà exposé, mais icelui en est une autre et qui se fond merveilleusement dans la narration en cours, tel un glaçon au soleil). Après avoir fait venir une grue afin d’extraire l’auteur de ce mauvais pas, la visite continue.

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Il s’agit en effet de la falaise de l’Olympe, reconnaissable à son drapeau grec : inutile que les émules michèlèmiennes attendent quelque photo que ce soit sur ces reliques classées au patrimoine mondiale de l’humanité. D’une part, elles ont déjà été visitées par les deux promeneurs et les photographies prises alors, en partie exposées sur le blog et, d’autre part, ce genre de cliché archi connu n’intéresse guère Michel M., lui qui préfère mettre en exergue les choses anodines de la vie qui parsèment son existence, et la rendent tellement passionnante !

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Toujours dans cette hauteur de la ville vieille d’Athènes (les plus observatrices et teurs parmi les émules michèlèmiennes, liront qu’à cet endroit se trouve l’église de Saint Siméon Anafaion), Michel M. en pleine prise de vue (mais à partir de son téléphotophone hélas, il a tout bonnement oublié de prendre son Nikon P7000 pour cette semaine à l’étranger, il n’a décidément pas l’âme d’un photographe, le bougre : tant mieux, il laisse cela à son fils Kévin, qui sera toujours chargé de cette tâche lorsqu’ils seront ensemble, où que ce soit). Mais que prend-il donc ainsi en photo ?

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Athènes, bien entendu, pas une femme qui se balade à poil sur son balcon alors qu’il visite, avec sa chère chérie, un lieu aussi solennel, bon sang !

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Un dernier billet clôturera cette série grecque, en attendant de reprendre une « vie normale » avec, notamment, un vol en avion à hélice, dont un collègue d’Elena A. est propriétaire, à prévoir pour ce dimanche (si la météo est clémente), puis une balade, la fin de semaine suivante, du côté du Parc naturel du Morvan, chez une amie d’Elena A. (c’est à se dire que sans sa brune mie, l’existentielle vie de Michel M. serait d’un calme inouï, ce qui n’est pas exclus, voire fort probable car il se sait un tantinet casanier, et le nombre des personnes en compagnie desquelles il apprécie de se trouver se compte plus ou moins à deux personnes).

Michel M. cet individu sur lequel les étiquettes se décollent

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et qui n’a de cesse de rigoler de tout, mais avec grand sérieux et infinie modestie.

À bientôt, là-dedans.

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