Vestiges grecs : l’épilogue

Dernière journée à Athènes, la plus belle en ce qui concerne la météo : les émules michèlèmiennes se souviendront en effet que les deux patients-touristes furent accueillis, à peine sortis du cabinet du docteur H. pour leur seconde séance d’acupuncture, par un bel orage qui inonda même le restaurant dans lequel ils s’abritèrent (puis se sustentèrent, pour le coup). Tout compte fait, Michel M. s’aperçoit qu’il n’a jamais encore publié la vidéo de l’incident  :

voilà qui est fait.

En ce vendredi 2 mai, donc, les deux (rares) français à se trouver dans la capitale grec s’apprêtent à sortir, subir leur neuvième séance de piquouses, puis se promener jusqu’au soir, pour l’ultime visite dans le cabinet du docteur H.

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Du haut leur sixième étage, ils peuvent voir le port du Pirée, ainsi que les chauffe-eaux  solaires installés par la société Helioakmi dans laquelle tout grec un tant soit peu argenté (ça ne court plus trop les rues désormais, depuis que les allemands s’occupent sérieusement de leur cas) a investi. Seulement attention, l’hôtel Arma est sis dans un quartier plutôt huppé d’Athène (malgré l’état de la voirie, qui donnerait à penser le contraire), il est fort probable qu’un peu plus à l’Est de la ville, ce ne soit plus trop le cas (si une émule michèlèmienne s’y promènent, qu’elle n’hésite pas à faire connaitre à Michel M. ses observations).

Pour cette ultime journée, une balade du côté de Glyfáda s’impose : plage et boutiques. Au passage, un œil est jeté sur une ruine de 2500 (excusez du peu) dont il ne reste plus grand chose, certes, mais deux mille cinq cent ans, tout de même, ça classe le vestige, tout de même ! Et puis, et puis…

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… Et puis dans une eau aux alentours de 19° (grâce à la faible profondeur de l’eau sur cette plage, car elle était sans cela plus proche des 17° que des 20 partout ailleurs), la belle a joué les sirène pendant que son gars se contentait de prendre le soleil (mais habillé, car le traitement en cours le recommandait) et des photographies du bain de son Elena A. Cette femme n’est pas raisonnable, mais de part ses origines russes, c’est ce que l’auteur appelle une « dure à cuire ». En outre, ne pas être raisonnable, s’est être libre (enfin, on peut toutefois éviter la déraison complète, sans quoi on finit soit à la morgue, soit en hôpital psychiatrique, ah ah ah). Il n’empêche, sa brune mie aura profité de cette merveilleuse journée pour sacrifier au rituel de la baignade en mer Méditerranée, au mois de mai 2014 sur la côte grecque : ce qui fait une belle jambe à l’auteur, pour sûr.

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Sur le chemin du retour, quelques vues de Glyfáda, puis de l’Achat fait par sa chère chérie à Michel M., c’est à dire une paire de chaussure en plastique et de fabrication chinoise, sorte de chaussons durs avec lesquels elle sort Ripley depuis le retour en France : outre les magnifiques boucles d’oreilles vues sur le précédent billet, voici des acquisitions bien dans les goûts de l’auteur, comme en témoigne la planche à bulles vue, elle aussi, dans le même précédent billet. L’arbuste à fleurs auprès duquel se tient Elena A. est évidemment inconnu des deux visiteurs. A noter que les lunettes qu’arbore la susdite sont les fameuses avec lesquelles elle fait ces « vidéos embarquées ».

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Après une recherche par l’outil « Images » du plus célèbre moteur de recherche, c’est d’Australie qu’est venue la réponse : « Bottle Brush plant«  qui, en français, se traduirait par un truc du genre « Brosse à bouteille ». Après recherche en saisissant cette expression, la réponse est venue illico. Il s’agit de la Callistemon citrinus, ou Rince-bouteilles, plante goupillon enfin  bon, des noms auxquels tout le monde pensait en voyant ce truc pendre de sa branche.

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Pour finir avec ce périple, la preuve en image que les trottoirs grecs sont loin de ressembler à ceux de Paris, quand même, merde, quand même ! Mais un tel état de délabrement ne date pas de 6 années : l’auteur en déduit que, bien avant que La Crise n’impose aux grecs le joug allemand (avec la bienveillance des FMI-OMC-UE), iceux avaient depuis belle lurette pris des libertés avec l’entretien de leur chaussée. Michel M. n’en déduira rien de bien précis, excepté le fait que la Grèce était (et l’est encore plus désormais, grâce aux susnommés bienviellants) un pays un chouïa moins développé que la France, et que l’Europe du Nord, d’une manière générale. Ceci étant, avec la chute économico-politico-sociale du pays dans lequel demeurent les deux protagonistes, il n’est pas exclus que, à plus ou moins moyen terme, un tel spectacle puisse se voir en Paris intra muros

Adieu Athènes, adieu les Grecs, car il est peu probable que ces deux-ci retournent une fois de plus dans ce pays. À moins qu’Oleg, Sveta & Genia ne leur propose une autre ile à visiter pour les vacances d’été. Pour le moment, rien n’est acté : mais cela ne devrait guère tarder…

Fin de la narration grecque : l’existentielle vie michèlèmienne peut désormais reprendre son cours normal.

Michel M., ogre à ses heures,

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entre deux phases de régimes (plus ou moins) draconiens*.

Le bonhomme dont le portrait est accroché au mur n’est autre qu’Aristote O., ancien propriétaire du restaurant dont le nom figure sur la table, et que Elena A. & Michel M. fréquentèrent assidument (le restaurant, pas M. Aristote O.), c’est à dire quatre soirs durant, le premier diner s’étant déroulé dans la chambre d’hôtel.

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