Fouler le Valois 1/2

2014_05_Ermenonville19Le château d’Ermenonville (et son vis à vis sis de l’autre côté de la route, le parc Jean-Jacques Rousseau). Depuis qu’il est tout petit, ce nom évoque Jean Richard (le commissaire Maigret) et son parc dit « à thème », le premier en France (1963, tout de même), la Mer de sable. Il se rappelle y avoir été avec sa classe de primaire, puis une autre fois avec son premier fils et son ex épouse, dans les années 80. Le train qui subissait une attaque d’indiens puis la bagarre façon Far West sont à jamais resté présents en son esprit depuis l’école. C’est dire ô combien les gens de cette époque pouvaient être impressionnés par des trucs qui, en 2014, ne sont même pas dignes de figurer dans un tout putatif Musée du suranné (des musée dédiés au kitsch existent bien, d’abord…). À limite, un gamin habitué aux pires monstres venus des confins des portes infernales d’un univers dont l’existence est encore non révélée aux humains puisque seulement accessible par le biais du monde numérique et de ses jeux, tous plus ébouriffants les uns que les autres, serait bien capable de hurler de trouille devant l’apparition d’un indien en chair et en os, couvert de peintures de guerre, poussant ses cris de guerriers et tenant un coutelas du plus bel effet et tout ça. Ah mais, c’est que de se fritter avec un simple humain dont on sent l’odeur et l’épique souffle de vie en l’occurrence, ça a une autre teneur en violence que de se cogner des zombies et autres créatures extra terrestres testostéronée à mort, mine de rien. Mais bon, l’auteur s’égare, il a bien d’autres choses plus palpitantes à narrer, palsambleu.

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Comme regarder cela et la fermer.

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Et c’est parti pour la promenade dans le parc Jean-Jacques Rousseau de la ville d’Ermenonville.

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Le bucolisme des lieux n’échappe pas à Elena A., qui aime renifler tout ce qui s’apparente à de la fleur, au risque de déranger ce palmipède inconnu de Michel M. (qui s’en va derechef faire une recherche comparative de photo… et ne trouve rien qui correspondande à ce truc : avisss aux lectrices et teurs du coin).

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Allez, un peu de lecture maintenant : manque de bol, Michel M. a oublié de se munir du prospectus refilé par le jeune employé qui vend les tickets d’accès, papier sur lequel tout un tas d’explication du pourquoi des différentes constructions rencontrées dans le parc sont données. Car il s’agit d’un lieu hautement culturel, en fait (d’où le nom de l’endroit), avec des prétentions quasi philosophiques. Voici un lien qui sera à même de satisfaire la curiosité des émules michèlèmiennes, en attendant que l’auteur ne rentre chez lui et truffe ce billet des légendes prochainement recopiées et sises sous les images qu’il exposera (les promesses n’engagent toutefois que ceux qui les lisent).

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Ainsi ce totem planté au milieu de nulle part, et qui n’est d’ailleurs pas référencé dans le papier mentionné ci-dessus et devant lequel la belle brune se mire au travers d’un miroir brisé / collé. Effet garanti : une telle vision doit ressembler à ce que l’on peut rencontrer après un accident de bagnole, lors duquel le passager à traversé le pare-brise. Sauf que là, il n’y a pas de sang et que c’est le miroir qui est brisé, pas le si beau visage de sa mie au Michel M., pardi.

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Après cette redoutable digression michèlèmienne sur les gueules cassées de la route, quoi de plus reposant que ces clichés de la flore printanière qui, en cette rare journée chaude de ce mois de mai finissant, exulte dans un foisonnement soigneusement arrangé…

Et c’est de nouveau à suivre, nom d’une pipe. Et cela pour différentes raisons dont la moindre n’est pas ce surcroit de boulot constaté depuis quelques temps et qui empêche durablement Michel M. de pouvoir alimenter son blog entre deux tâches professionnelles. Quant aux soirées, elles se déroulent depuis quelque temps dans une atmosphère un tantinet trop éthérées pour que l’auteur parvienne à rédiger quelques paragraphes qui l’agréent toujours, une fois le cerveau désenmbué par l’opportune ouverture d’une fenêtre, et sa conscience revenue que de ne pas être seul au monde, ne signifie pas que l’on doive craindre ce monde : écrire ou inhaler, il faut choisir.

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