Statistiques, le (grand) retour

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Précédemment mis de côté suite au sauvetage des P. par les M&M, comme indiqué en toute fin de ce billet, car l’existentiel rythme de vie auquel Michel M. a réussi à se hisser peut en effet connaitre quelque rupture, de quoi le rendre plus gratifiant encore puisque chacune d’entre elles lui faisant se rendre compte à quel point il est chanceux d’avoir pu, ainsi, creuser un tel sillon qui le mènera à la mort itou, car nul ne peut y échapper, mais en ayant toutefois l’esprit empli du tranquillisme ainsi thésaurisé depuis tant d’années, les affichage et analyses des statistiques restent deux des quelques menues mamelles auprès desquelles vient se sustenter le michèlèmisme, comme la clope à son réveil pour le drogué nicotinique est la condition sine qua nun de son éveil à la vie. Ainsi reviennent donc faire surface en ce blog les célèbres statistiques du Taux Moyen de Fréquentation (TMF) de michelm.fr que le cosmogoniquement universel monde entier dans son ensemble en général lui envie. Et c’est une bonne façon pour l’auteur de reposer un tantinet et son corps et le ciboulot qui l’habite, après cette récente débauche d’évènements tous plus fous les uns que les autres, pardi !

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Les michèlèmiennes émules s’en souviennent encore, lors du dernier billet faisant état de ces statistiques mensuelles, l’auteur avec pointé avec les chiffres de janvier,  l’essoufflement supputé du michèlèmisme qui, a priori, semblait n’être qu’une fausse alerte. Néanmoins, ce creux du mois de janvier 2014 (177,10 visiteurs / mois) a de nouveau été frôlé en mars, mais pour mieux être effacé par ce bien ragaillardissant TMF d’avril qui, avec son 211,33 visites uniques, se révèle être l’un des meilleurs TMF de tous les temps. En l’occurrence, c’est le quatrième plus beau score depuis la création de ce blog chez l’hébergeur OVH : Michel M. a connu pire déroute, assurément.

Et afin de rafraichir la mémoire de toutes et tous, voici le récapitulatif exhaustif des TMF depuis le mois d’août 2012, mois de création effectif de ce blog (et puis ça ajoutera bien quelques pages du tome 5 de « Michel M., une existentielle vie » qui va bientôt atteindre les 160, quasiment bon pour une sortie avant l’été : le rythme d’une publication par semestre sera donc recondui)t.

Statistiques d’août à décembre 2012

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Statistiques de janvier à juin 2013

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Statistiques d’août à décembre 2013

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Voilà qui mériterait bien des graphiques savamment réalisés comme à l’époque du bon vieux temps, palsambleu !

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Du genre d’icelui, réalisé alors que le blog était hébergé par Zeblog, depuis disparu dans les oubliettes du net. Il est aisé de constater qu’en l’espace de quatre mois de présence chez OVH, le TMF avait retrouvé, puis dépassé les maximums jusqu’alors rencontrés : la dynamique du michèlèmisme était nettement asymptotique (à moins que le nouvel hébergeur fasse mieux son boulot, hein, qui sait).

Aussi, et mis à part l’anomalie du mois de septembre 2013, il semble bel et bien qu’il y ait toujours la place pour une marge de progression du nombre de visites, en cette bientôt deuxième année révolue d’existence. Ce n’est pas l’auteur qui va s’en plaindre, quand bien même ces histoires de statistiques ne sont là que pour faire du remplissage, comme Michel M. prend soin de régulièrement le rappeler auprès de ses émules : le michèlèmisme étant avant tout un individualisme respectueux d’autrui, il est hors de question de jouer la course et de ramener sa frime parce que, peut-être bientôt, plusieurs centaines de millions d’individus se radineront régulièrement ici, pardi.

Le personnage sur photo qui chapeaute le billet n’est autre que Thierry S. en personne, ci-dessus patron du restaurant « Le Sac à dos » sis au n° 47 de la rue de Bourgogne, Paris VIIème. Un cliché prit ce mercredi 14 mai : un gars buriné d’une telle façon, c’en est forcément un qui a un lourd passif question existentielle vie, pardi ! Mais bon, comme avec toute chose, il n’est pas impossible que les M&M finissent par se lasser du lieu et/ou du bonhomme. Ou, plus probable encore, qu’un évènement de quelque nature que ce soit vienne mettre fin à ce nouveau « rituel » auquel se prête volontiers les trois hommes (il ne faut pas en effet oublier Kévin M., qui n’est pas le moins assidu des trois à fréquenter le bouge, bon sang !).

Le retard dans les narration se comble, lentement mais sûrement. Ainsi est à suivre, désormais, le racontage de la fin de la balade au Parc du Buttes-Chaumont. Et s’en sera ensuite fini du stock en souffrance d’aventures michèlèmiennes (sous réserve que, d’ici là, de nouvelles anecdotes ne viennent pas remplir sa besace, à l’auteur).

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La dépression qui a largement bien pourri ces dernières journée (du samedi 10 au mardi 13 inclu), s’en va : place à quelques journées pré-estivales, Michel M. n’en doute pas une seconde.

À suivre.

 

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Vestiges grecs : l’épilogue

Dernière journée à Athènes, la plus belle en ce qui concerne la météo : les émules michèlèmiennes se souviendront en effet que les deux patients-touristes furent accueillis, à peine sortis du cabinet du docteur H. pour leur seconde séance d’acupuncture, par un bel orage qui inonda même le restaurant dans lequel ils s’abritèrent (puis se sustentèrent, pour le coup). Tout compte fait, Michel M. s’aperçoit qu’il n’a jamais encore publié la vidéo de l’incident  :

voilà qui est fait.

En ce vendredi 2 mai, donc, les deux (rares) français à se trouver dans la capitale grec s’apprêtent à sortir, subir leur neuvième séance de piquouses, puis se promener jusqu’au soir, pour l’ultime visite dans le cabinet du docteur H.

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Du haut leur sixième étage, ils peuvent voir le port du Pirée, ainsi que les chauffe-eaux  solaires installés par la société Helioakmi dans laquelle tout grec un tant soit peu argenté (ça ne court plus trop les rues désormais, depuis que les allemands s’occupent sérieusement de leur cas) a investi. Seulement attention, l’hôtel Arma est sis dans un quartier plutôt huppé d’Athène (malgré l’état de la voirie, qui donnerait à penser le contraire), il est fort probable qu’un peu plus à l’Est de la ville, ce ne soit plus trop le cas (si une émule michèlèmienne s’y promènent, qu’elle n’hésite pas à faire connaitre à Michel M. ses observations).

Pour cette ultime journée, une balade du côté de Glyfáda s’impose : plage et boutiques. Au passage, un œil est jeté sur une ruine de 2500 (excusez du peu) dont il ne reste plus grand chose, certes, mais deux mille cinq cent ans, tout de même, ça classe le vestige, tout de même ! Et puis, et puis…

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… Et puis dans une eau aux alentours de 19° (grâce à la faible profondeur de l’eau sur cette plage, car elle était sans cela plus proche des 17° que des 20 partout ailleurs), la belle a joué les sirène pendant que son gars se contentait de prendre le soleil (mais habillé, car le traitement en cours le recommandait) et des photographies du bain de son Elena A. Cette femme n’est pas raisonnable, mais de part ses origines russes, c’est ce que l’auteur appelle une « dure à cuire ». En outre, ne pas être raisonnable, s’est être libre (enfin, on peut toutefois éviter la déraison complète, sans quoi on finit soit à la morgue, soit en hôpital psychiatrique, ah ah ah). Il n’empêche, sa brune mie aura profité de cette merveilleuse journée pour sacrifier au rituel de la baignade en mer Méditerranée, au mois de mai 2014 sur la côte grecque : ce qui fait une belle jambe à l’auteur, pour sûr.

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Sur le chemin du retour, quelques vues de Glyfáda, puis de l’Achat fait par sa chère chérie à Michel M., c’est à dire une paire de chaussure en plastique et de fabrication chinoise, sorte de chaussons durs avec lesquels elle sort Ripley depuis le retour en France : outre les magnifiques boucles d’oreilles vues sur le précédent billet, voici des acquisitions bien dans les goûts de l’auteur, comme en témoigne la planche à bulles vue, elle aussi, dans le même précédent billet. L’arbuste à fleurs auprès duquel se tient Elena A. est évidemment inconnu des deux visiteurs. A noter que les lunettes qu’arbore la susdite sont les fameuses avec lesquelles elle fait ces « vidéos embarquées ».

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Après une recherche par l’outil « Images » du plus célèbre moteur de recherche, c’est d’Australie qu’est venue la réponse : « Bottle Brush plant«  qui, en français, se traduirait par un truc du genre « Brosse à bouteille ». Après recherche en saisissant cette expression, la réponse est venue illico. Il s’agit de la Callistemon citrinus, ou Rince-bouteilles, plante goupillon enfin  bon, des noms auxquels tout le monde pensait en voyant ce truc pendre de sa branche.

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Pour finir avec ce périple, la preuve en image que les trottoirs grecs sont loin de ressembler à ceux de Paris, quand même, merde, quand même ! Mais un tel état de délabrement ne date pas de 6 années : l’auteur en déduit que, bien avant que La Crise n’impose aux grecs le joug allemand (avec la bienveillance des FMI-OMC-UE), iceux avaient depuis belle lurette pris des libertés avec l’entretien de leur chaussée. Michel M. n’en déduira rien de bien précis, excepté le fait que la Grèce était (et l’est encore plus désormais, grâce aux susnommés bienviellants) un pays un chouïa moins développé que la France, et que l’Europe du Nord, d’une manière générale. Ceci étant, avec la chute économico-politico-sociale du pays dans lequel demeurent les deux protagonistes, il n’est pas exclus que, à plus ou moins moyen terme, un tel spectacle puisse se voir en Paris intra muros

Adieu Athènes, adieu les Grecs, car il est peu probable que ces deux-ci retournent une fois de plus dans ce pays. À moins qu’Oleg, Sveta & Genia ne leur propose une autre ile à visiter pour les vacances d’été. Pour le moment, rien n’est acté : mais cela ne devrait guère tarder…

Fin de la narration grecque : l’existentielle vie michèlèmienne peut désormais reprendre son cours normal.

Michel M., ogre à ses heures,

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entre deux phases de régimes (plus ou moins) draconiens*.

Le bonhomme dont le portrait est accroché au mur n’est autre qu’Aristote O., ancien propriétaire du restaurant dont le nom figure sur la table, et que Elena A. & Michel M. fréquentèrent assidument (le restaurant, pas M. Aristote O.), c’est à dire quatre soirs durant, le premier diner s’étant déroulé dans la chambre d’hôtel.

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Vestiges grecs, façon fonds de tiroir

Sur le nombre de photos prises et non encore affichées, il y a de quoi faire. Michel M. va donc procéder à un déballage de ce qui est digne, selon lui, de figurer dans le blog et, bien évidemment, légender cela à discrétion…

Et c’est parti.

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Une telle élégance mérite tout à fait de figurer sur un blog duquel tout narcissisme a été depuis belle lurette proscrit. Dans cette mini animation, Michel M. fait initialement dans l’anti réseau social : il ôte ses lunettes face au soleil, ce qui lui permet d’arborer un air particulièrement malin. Il est, en outre, vautré sur un fauteuil de bar style-genre « lounge bar » (« salon dans un bar » en français) : ça plus la franche lumière accentuent d’une façon éminemment flatteuse le goitre venu en simultané de son poussage de bidon (« pouziko » en étranger de l’Est). In fine, il sacrifie dans cette animation à toutes les conditions réunies afin de pouvoir exposer ce cliché dans un profil à la réseau social : binocles sur les yeux, air dur (tête de con, quoi), nonchalant croisé de jambes dans un (presque) moelleux fauteuil et, enfin, très probable matage de bimbo passant devant lui pendant que sa dulcinée le prend en photo. La classe internationale, toujours.

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Au tour de la dulcinée ci-dessus évoquée de faire dans l’exposition estivale de sa personne. Là aussi, la panoplie est de mise, mais avec les « armes » (décentes) de la féminité : cosmétique et accessoire sont en effet appelés en renfort afin d’accentuer la séduction. Bouche rouge sur peau blanche, de quoi faire se pâmer les plus esthètes des romantiques de l’avant-dernier siècles, époque lors de laquelle plus l’épiderme était diaphane, plus remuaient la queue les ânes. Le petit clin d’oeil michèlèmien consiste, ici, à avoir remplacé un bien vilain support d’affiche publicitaire laissé vierge, donc mochement noir, par un superbe effet miroir jusqu’à l’infini…

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Un peu de véritable tourisme, maintenant : voici le sanctuaire de Zeus (rien que ça). Mais, contrairement à celui que l’univers entier connait, c’est à dire l’Olympe et tout ça, c’est devant une sorte d’église – temple que se trouve ce panneau.

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Après une infructueuse recherche sur le net, Michel M. se voit contraint d’exposer ce détail grossi du cliché ci-dessus, à charge pour les émules michèlèmiennes de traduire ce texte.

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L’auteur, quant à lui, se contentant d’exposer la bâtisse ainsi désignée par « Sanctuaire de Zeus, église sainte Marina ». Et ce sera (presque) tout en ce qui concerne ce sujet d’un tourisme culturel, par ailleurs autrement fourni et circonstancié qui se rencontre dans le net dès que l’on saisit le nom « Athènes », « Olympe », « Acropole » et tutti quanti, et qui n’était pas dans l’ordre du jour de ce périple grec, alors que ces deux éternels transis (quand bien même avec le temps va, tout s’en va comme chantait (si bien) M. Léo F.) étaient venus là afin de guérir Elena A. de ses soucis thyroïdiques.

Du fait de la latitude du pays, à Athènes se rencontrent bon nombre d’essences arboricoles dont l’absence en notre si beau pays, si mal servie par l’ectoplasme qui y fait office de président mais ça, ce n’est que ponctuel et superficiel, donc sans grande importance quand à tout supputé impact qu’un tel non évènement pourrait avoir sur la durabilité de la beauté dudit pays, la France, dénote qu’icelui se situe plus au Nord que la Grèce.

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Ainsi rencontre-t-on de magnifiques paysages à l’image d’icelui, qui se rapproche toutefois d’assez près de ce que l’on peut rencontrer du côté de la Provence et de sa côte dite d’Azur.

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Mais de telles cactées, aussi longues et aussi entrelacées autour d’un grillage, c’est déjà plus rare…

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Et que dire de cette bien étrange pousse qui démontre (et avec quelle vigueur, fiantre de dichtre !) toute la symbolique d’une éternelle continuité sexuellement organique, consécutivement venue suite à l’arrivée du printemps ? Pour sûr que la sève grimpe dure le long de ces tiges et autres vaillants appendices, nom d’une pipe !

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Autre jour, autre lieu : le centre d’Athènes, au pied de l’Acropole, dans un parc à l’accès libre (enfin, en morte saison tout du moins car les cahutes de gardien sont bel et bien présentes). Belle journée ensoleillée dédiée à la visite de la capitale grecque.

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Avant ce parc aux mille et vestiges de seconde zone, il y eut cette première partie de la balade, dans un quartier qui rappela aussitôt ces iles vues lors du séjour du mois d’octobre dernier (le voilier et tout ça, à trouver sur le blog et sur Youtube) vécu par les deux protagonistes de ce long billet, en compagnie de Sveta et Oleg A. et Genia Y (que les émules michèlèmiennes retrouveront sans doute un de ces jours ici-même).

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Ho la la, voici un chemin qui est étroit, très étroit…

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… Et voilà : à force d’étroitesse, Michel M. lui-même se trouve coincé dans ce dédale (un cliché similaire a certes été déjà exposé, mais icelui en est une autre et qui se fond merveilleusement dans la narration en cours, tel un glaçon au soleil). Après avoir fait venir une grue afin d’extraire l’auteur de ce mauvais pas, la visite continue.

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Il s’agit en effet de la falaise de l’Olympe, reconnaissable à son drapeau grec : inutile que les émules michèlèmiennes attendent quelque photo que ce soit sur ces reliques classées au patrimoine mondiale de l’humanité. D’une part, elles ont déjà été visitées par les deux promeneurs et les photographies prises alors, en partie exposées sur le blog et, d’autre part, ce genre de cliché archi connu n’intéresse guère Michel M., lui qui préfère mettre en exergue les choses anodines de la vie qui parsèment son existence, et la rendent tellement passionnante !

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Toujours dans cette hauteur de la ville vieille d’Athènes (les plus observatrices et teurs parmi les émules michèlèmiennes, liront qu’à cet endroit se trouve l’église de Saint Siméon Anafaion), Michel M. en pleine prise de vue (mais à partir de son téléphotophone hélas, il a tout bonnement oublié de prendre son Nikon P7000 pour cette semaine à l’étranger, il n’a décidément pas l’âme d’un photographe, le bougre : tant mieux, il laisse cela à son fils Kévin, qui sera toujours chargé de cette tâche lorsqu’ils seront ensemble, où que ce soit). Mais que prend-il donc ainsi en photo ?

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Athènes, bien entendu, pas une femme qui se balade à poil sur son balcon alors qu’il visite, avec sa chère chérie, un lieu aussi solennel, bon sang !

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Un dernier billet clôturera cette série grecque, en attendant de reprendre une « vie normale » avec, notamment, un vol en avion à hélice, dont un collègue d’Elena A. est propriétaire, à prévoir pour ce dimanche (si la météo est clémente), puis une balade, la fin de semaine suivante, du côté du Parc naturel du Morvan, chez une amie d’Elena A. (c’est à se dire que sans sa brune mie, l’existentielle vie de Michel M. serait d’un calme inouï, ce qui n’est pas exclus, voire fort probable car il se sait un tantinet casanier, et le nombre des personnes en compagnie desquelles il apprécie de se trouver se compte plus ou moins à deux personnes).

Michel M. cet individu sur lequel les étiquettes se décollent

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et qui n’a de cesse de rigoler de tout, mais avec grand sérieux et infinie modestie.

À bientôt, là-dedans.

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Ça se passe comme ça chez le docteur M.

Allez, petit cadeau bonus, l’état d’avancement du chantier michèlèmien :

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« Ah mais, les extra-terrestres se sont sacrément régalés avec Michel M. », pourraient se dire les émules michèlèmiennes en voyant ces drôles de figures géométriques ainsi sises sur son dos. Que nenni ! Ce ne sont rien d’autres que les auréoles laissées par les bocaux posés sous vide (une flamme de briquet et hop ! Dès les poses du truc, la peau fait suçon) par le toubib, alors que l’auteur git sur son lit de patient, sans aucune défense possible : il a en sus des aiguilles plantées de-ci, de-là qui l’empêchent de bouger (enfin, il n’ose pas trop car au moindre mouvement, ça le lance).

À suivre car là, c’est plage. Toutefois et avec cette honnêteté qui est en lui comme l’hypocrisie chez le politicien, Michel M. ne cachera pas à ses émules que la température de l’eau est de 17°, celle de l’air (et à l’abri des soleil et vent) aux alentours de 20°, et qu’il y a, en susss et cela depuis le début du séjour, un sacré petit vent frais à racornir les mats les plus fiers, mais c’est la plage quand même, la ! Nul doute qu’une telle chose devrait faire son effet, pour sûr… Mais gare au soleil, toutefois.

 

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Craquements dans leur nuque : Michel M. et sa mie en roupillent plus de 5 heures

C’était le gros du traitement, mais il n’en avait pas été prévenu (l’eût-il été que cela n’aurait de toute façon rien changé : un guerrier reste un guerrier, quel que soit le danger pressenti). En ce mercredi, jour d’une seule séance (et pour cause), après les aiguilles, c’est à une palpation musclée à laquelle eut droit l’auteur. Rien de douloureux au demeurant, mais tout de même du secouant : après deux torsion de son corps afin de rééquilibrer sa colonne vertébrale (évidemment tordue, mais elles le sont toutes un tantinet avec le poids des ans, inutile de se leurrer), c’est avec sa tête que joua M. Hilash M. Tout à fait anecdotiquement mais ça continue à situer le bonhomme, icelui s’est occupé il y a peu de Sa Béatitude Cyrille 1er, Patriarche de Moscou et de toute la Russie (et re accessoirement proche du KGB en son temps, devenu milliardaire après avoir fait dans le trafic de clopes, entre autres frasques hautement spirituelles, d’après l’Internet russe).

La tête de Michel M. entre ses mains, Hilash M. la tourna un coup à droite (un craquement), un coup à gauche (trois craquements) et, aussitôt, une impression de chaleur dans son crâne à l’auteur : « c’est le sang qui circule mieux, vous aviez un nerf et un vaisseaux coincés, vous allez devenir plus intelligent » annonça le toubib. Ce à qui Michel M. répondit derechef un modeste : « Ça va être difficile » qui fit rigoler les personnes présentes, le tout traduit par la belle Elena A. (qui venait de subir le même traitement).

Il leur fut conseillé à tout deux de s’allonger une demi-heure une fois rentrés à l’hôtel. Ce qu’ils firent après un déjeuner sur le pouce. Mais en fait d’un court repos, tous deux écrasèrent sec car c’est aux alentours de dix-sept heures qu’ils émergèrent, en encore, un chouïa hagards. Ce médecin parallèle leur avait réellement fait quelque chose, ne cessa pas de répéter la brune michèlèmienne mie, toute engourdie comme son homme. Afin de ne pas avoir tout perdu de la journée, ils se dirent qu’une balade en bicyclette dur le bord de mer leur ferait le plus grand bien. Sitôt dit, sitôt fait, comme en témoigne ces quelques clichés ci-dessous.

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Les deux bécanes grecques sont prêtes à être montées (offertes à discrétion par l’hôtel le temps du séjour).

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Certaines plages grecques n’ont rien à envier aux marseillaises : autant de saletés au centimètres carrés, même si sur ce cliché ce n’est guère probant (si l’auteur y pense, il peaufinera la vision du truc).

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Le tramway d’Athènes : inauguré avant La Crise, il est fort probable qu’il appartienne désormais à la Troïka par le biais des « fonds structurels européens » qui ont aidé à son extension, donc plus ou moins à l’Allemagne, au hasard (mais il ne s’agit que d’une assertion gratuite et lisiblement pétrie de mauvaise foi de l’auteur). Les deux touristes l’ont emprunté hier : moderne, propre mais lent. Il s’est en effet avéré que le bus était aussi « rapide » pour se rendre d’un bout à l’autre de la capitale, d’après une relation russe d’Elena A. qui vit là depuis une vingtaine d’années.

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Après l’ « effort », le réconfort : le Viennois grec, qui se sert froid ou chaud, est incroyablement répandu dans le coin. Les deux voyageurs constatent  d’ailleurs à quel point les jeunes grecs ne picolent pas d’alcool, mais bel et bien du café frappé, une boisson servie dans un grand verre, parfois mélangé avec du chocolat, et d’une crème sans goût (probablement à base d’agar-agar). Que les émules michèlèmiennes s’accrochent à leur plafond : Michel M. se but le sien (comme la veille d’ailleurs, lors de la visite du centre d’Athènes qu’ils tous, sa mie et lui, grâce au tram précédemment chroniqué). Hé oui, le pari tient la route pour le moment : quand il y a des aiguilles, il n’y a pas d’anguille (sous roche). Ils se firent donc ce plaisir, du côté du port des friqués, comme en témoignent les quelques gros bateaux visibles sur ce cliché.

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Et voici LE Restaurant qu’il faut fréquenter quand on est de ce côté-ci de la capitale grecque, c’est le  : le nom est affiché sur la photo ci-dessus. Ambiance populaire car la clientèle est presque exclusivement constituée d’autochtones (au mois d’avril en tout cas). Et, parmi les plats présentés, il ne faut surtout pas rater les extraordinaires kaserlis kebabs : de la viande marinée, mélangée avec de petits morceaux de fromages puis frite. À s’en faire péter la panse ! Découvert hier soir, Elena A. et Michel M. y sont donc retournés ce soir, mais avec parcimonie : juste deux brochettes par tête de pipe, accompagnées d’une salade grecque (légumes crus découpés en morceaux sur un fond d’huile d’olive, sans aucun autre condiment), là où la veille, c’était plus du double dans chaque assiette, « plats découvertes » obligent…

Pour finir, un aperçu du pourquoi de cette marque ronde sur le dos de l’auteur, en début de traitement. Photo prise en toute indiscrétion par Elena A., elle-même affublée de la chose la veille, à l’instar de son homme.

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Les ampoules sous vide font monter la peau jusqu’au sang si le toubib ne les enlève pas à temps. En revanche, pas de douleur à suivre. Et sur ces protubérances épidermiques, un sache de quelques plantes et autres poudres mystérieuses supposées apporter du bien au mal. De la médecine chinoise, quoi : normal, M. Hilash M. l’est à moitié.

Fin de la narration pour ce soir. Il est tard, une fois de plus : Elena A. est une femme en or pur, un exemplaire unique même, pour ainsi supporter ces longues soirées au lit à côté d’un pécéiste aussi drogué que l’est Michel M.

« Pourvu que ça ne dure pas », doit-elle se dire (si elle savait…)

 

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