Après son téléphotophone kaput, c’est au tour de son P7000 de sombrer : Michel M. est nu

Le verre à moitié vide.
Une existence narrée sans illustration est-elle possible ? Michel M. peut-il durablement continuer à être vénéré, quand seuls ses mots seraient désormais là pour témoigner de l’extraordinaire exemplarité de son existentielle vie ?

Le verre à moitié plein.
Est-il seulement décent de douter que l’absence de tout cliché dans sa logorrhée lui fasse perdre auprès de ses émules l’engouement jusque là par elles ressenti, et cela de façon asymptotiquement oblique comme en témoignent mensuellement l’exposition du TMF de ce blog, à Michel M. ?

LES FAITS

Le Nikon P7000
Après que son téléphotophone ait chu sur l’angle saillant de la roue métallique de sa table de salon téléscopique (un meuble d’une très haute technologie et autrefois exposée sur le premier blog des Sectis adorem rectum, la société discrète créée par cinq hommes puissamment hétérosexuels et laïcs dont deux sont déjà morts, les plus âgés, ordre naturel des choses, certes, mais qui impliquerait alors que le prochain devrait être Michel M. soi-même-t-il, une société discrète moribonde depuis près de trois années désormais, mais dont il reste ce site, que l’auteur vient nettoyer de temps à autres, comme le gardien d’un musée oublié), c’est au tour de l’appareil photo numérique de poser des problèmes. Enfin, il est utilisable, mais l’obturateur fait des siennes. Après une recherche approfondie menée par Elena A., icelle a découvert quelle était la raison mécanique de la chose. Ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est que le site sur lequel elle a pigé le pourquoi de la panne (ouverture incomplète de l’obturateur) est un site russe. Les autres sites (franco-anglais) ne proposent, au mieux, qu’une réparation de la pièce (ce qui est du vol manifeste car c’est au niveau de la conception que ça merde), au coût de plus ou moins 180 Euros (les fumiers). D’où l’auteur en déduit que le soviétisme a laissé de beaux restes après son départ, comme celui qui consiste à partir du principe qu’il faut tenter de réparer les choses plutôt que de les remplacer sans chercher à comprendre, en raquant toujours plus pour faire en sorte que le système consumériste poursuivre son œuvre de destruction massive de la planète, youpi !
Enfin, sans aller aussi loin, Michel M. se souvient que dans sa jeunesse bien française, les adultes tentaient toujours de réparer avant de songer à filer au magasin racheter l’objet en ayant balancé le précédent. Et alors, de quoi se plaint-il, çuici ? C’est bien la preuve que l’existence humaine dans ce monde c’est améliorée n’est-ce pas (selon cette conception hautement matérialiste et véhiculée par la plupart des supports de communication que consommer, c’est vivre, coco !), puisque plutôt que de rapiécer, on jette et remplace, pardi ?!!

Bon et alors, c’est quoi la panne en question ? Un problème de rail sur lequel coulisse l’obturateur, des rails incurvés qui devraient l’être en douceur alors que la pièce en question est incurvée à angle droit. C’est de la haute technicité pour sûr mais, quoi qu’il en soit, c’est une erreur de conception imputable à NIKON : il n’y a rien à faire, et vouloir changer la pièce, c’est se retrouver à moyen terme avec le même souci.

Pour la conclusion de cette histoire, Michel M. avait de toute manière décidé de donner à sa brune Mie Elena A. son P7000 (avant que cette panne ne prenne autant de place, tout de même) afin qu’elle puisse faire de resplendissantes photographies de son voyage en Israël, qui débutera dans la nuit de dimanche à lundi (près de quinze jours en roue libre pour Michel M. : va-t-il en sortit indemne ? Enfin, du lundi au jeudi soir il vit dans son appartement, mais c’est la fin de semaine des 28 et 29 juin qui sera celle de tous les dangers, palsambleu !).

Le téléphotophone.
Suite à la destruction de son Samsung Galaxy SII dont il était très néanmoins très content, l’auteur souscrivit un nouveau contrat avec Free pour la location d’un Galaxy SV (car sa réparation se monterait à plus ou moins… 180 Euros itou, amusant non ?), se disant que du fait des améliorations apportées à chaque version (soit trois d’écart entre son épave et le prochain), la partie photo de son futur téléphotophone n’avait pu que s’améliorer dans des proportions quasiment hallucinantes. Le problème, c’est qu’à ce jour, soit bientôt deux semaines, l’appareil n’est toujours pas en sa possession. La faute à UPS (et Free par rebond) qui est incapable d’accepter une autre adresse de livraison une fois la première tentative échouée. Le client doit donc se mettre à la disposition du livreur : un basculement de plus qui dénote ce nivellement constaté depuis des années par l’auteur (mais pas que lui), qui voit les entreprises économiser en permanence sur tout excepté les profits, cela afin d’engrosser leurs actionnaires au prix d’une négligence accrue des clients qui la font vivre.

Voilà donc où en sont les michèlèmiennes péripéties relatives au domaine de l’illustrationnisme de ses narrations. Mais que les émules soient assurées qu’à court terme, des ravissantes images vont à nouveau figurer dans le blog qui souligneront les anecdotes révélées par Michel M. au gré de son existentielle vie.

Michel M. qui, même nu,

201406_MichelM_nu

reste ce conteur hors pair du grand rien de l’existence.

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