Ainsi donc nuditisme, abandonnisme et crispationnisme pour Michel M.

Le passage d’Elena A. devant le contrôle israélien
Le vol étant prévu pour zéro heure trente minutes, c’est aux alentours de vingt-deux heures que les deux futurs séparés pour quinze jours parviennent à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Du fait des infos qui circulent sur la chose israélienne, ils avaient à l’esprit que pour cette destination, Tel Aviv en l’occurrence, il fallait montrer patte plus que blanche afin d’accéder à l’avion.

Se mettant dans la file des voyageurs, Michel M. s’aperçoit rapidement qu’il n’y a rien à faire lui-même, car toute personne qui n’emprunte pas le vol est priée de se tirer de là, du jamais vu jusqu’à présent (alors que depuis juillet 2010, l’auteur s’est rendu dans pas mal de contrée lointaines par le biais de l’avion). Mais, d’une part, pas mal de choses n’auront jamais été vues par les deux protagonistes dans le cadre d’un vol international et, d’autre part, ce jamais vu-ci serait justifié par le particularisme que représente un État qui est en guerre depuis sa création, et dont les ressortissants sont forcément un tantinet chatouilleux sur LA Sécurité et la façon dont ils la conçoivent dans un autre pays.

Tous deux constatent itou qu’il y a presque un agent de contrôle pour trois voyageurs, mais bon, rien de véritablement étonnant là-dedans du fait des éléments ci-dessus développés. En revanche, ils s’aperçoivent que ça cause exclusivement en hébreu : soit, c’est la langue du pays, et les autres futurs passagers du vol ont de forte chance d’être juifs, voire israélien eux-mêmes, pardi. Mais là où ça devient relou de chez pas léger du tout, c’est que lorsque c’est au tour d’Elena A. d’être prise en charge (parce que « prise en main » possède une connotation que l’auteur n’apprécie pas du tout, qui plus est au moment de se séparer de sa chérie, fichtrement en beauté avec sa brune chevelure toute neuve (une coloration toute neuve), sa robe qui en fait une sculpturale représentante du sexe féminin…

201406_La_robe

enfin, selon son goût à Michel M., enfin bref, une femme soignée comme le sont la plupart des russes et si peu de française, pourtant renommées comme étant parmi les plus belles femmes du monde (si ce n’est les plus belles femmes de l’univers), usurpation d’identité qui déroute bien des touristes, russes notamment (le corollaire) qui tombent sur des souillons mal aimables), on s’adresse à elle en anglais ! Inutile de tenter le français apparemment, car aucun effort ne sera fait pour utiliser cet idiome que les employés hébreux présents ne pratiquent pas : ça sent bon son mépris du pays hôte, n’est-ce pas ? Enfin, à défaut de causer hébreux ou anglais, dès que le personnel s’apercevra qu’Elena A. cause (aussi) le russe, une autre contrôleuse qui parle cette langue se radinera afin de parfaire l’enquête de civilité. Et l’auteur en revient à la prise en charge de sa chérie : bien qu’à distance de la scène, il perçoit donc que ça cause en anglais et que ça demande comment elle s’est rendue à l’aéroport, puisque Elena A. désigne soudain Michel M. comme étant son compagnon, et qu’il l’entend clairement répondre à la contrôleuse : « il s’appelle Michel M. ». Une chance que ce ne soit pas un truc du genre Mouloud ou Karim, on imagine aisément qu’alors a brune aurait été susceptible d’être refoulée. En revanche, s’il s’était présenté sous cet angle…

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… l’auteur imagine aisément qu’il en eût été sans doute tout autrement (cliché pris en septembre 2010, alors que s’entamaient les travaux dans le futur appartement vincennois de Marc V., l’autrefois alter ego de Michel M. du temps de la splendeur sarique des deux hommes et tout le toutim). En susss de souhaiter connaitre la façon dont cette putative terroriste s’est rendue à Roissy Charles-de-Gaulle, Elena A. doit réciter les identités de ses parents (et grands-parents !), son arrivée en France. D’autres choses aussi, sans aucun doute, comme la pointure de ses petons, sa couleur préférée, son tour de poitrine  etc., qui sait et qu’importe : c’en était assez pour Michel M. qui, s’étant imaginé avoir le temps de prendre un verre avec sa mie dans le terminal n°3 avant qu’icelle ne le quitte pour deux semaines (expérience déjà vécue ceci en novembre 2013, ceci étant, alors qu’Elena A. partit à Athènes chez le docteur H), en eu assez de cette fouille sans fin. Car, outre l’interrogatoire hystérique, le déballage de TOUTES ses affaires à sa brune fut la goutte le coup de baquette de trop. En effet, la russophone demanda à Elena A. de poser sur une table, sise à l’écart des « bons voyageurs » ses valise et sac de voyage. Puis, avec une sorte de baguette verte qui se termine par un tissu (Michel M. se trouve à plus ou moins dix mètres de l’action), la contrôleuse va renifler avec son drôle d’instrument tous les objets, mais absolument TOUS, que ce soit les sous-les vêtements, les affaires de toilettes, les mille et un cadeaux que la belle amène en Israël (les Russes tiennent particulièrement à ne jamais se pointer les mains vides chez leurs hôtes), disparaissant régulièrement, pour recharger le zinzin peut-être ? Enfin bref, cela au prix d’un temps qui n’en finit tellement pas que Michel M., excédé, exprima à sa chère chérie qu’il ne supportait plus cette situation (il était vingt-trois heures trente bien sonnées) : un baiser final a clos leur séparation, tous deux se quittant un tantinet crispés par cet ahurissant protocole, qui mène au-delà du simple désir de ne pas être victime d’un acte terroriste.
Quand, au bout de près de 80 ans, on doit se prémunir de la sorte, c’est à dire au point de dégoûter grave les touristes qui souhaiteraient visiter ce pays ou même des juifs désirant rentrer en leur terre promise, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne vraiment pas rond dans la nature de ce pays, une contrée toutefois entourées par des voisins dotés d’une infinie conneries, pour sûr.
Mais ceux-là sont pulvérisés les uns après les autres, histoire de les rendre « inoffensifs » à l’encontre de l’État hébreu, une nation plus que jamais intègre (les pro-paix sont muselés par les médias du pays et occidentaux) et de plus en plus théocratiquement vindicative. Cause et / ou conséquence de ce profil, le danger serait omniprésent (parait-il : les infos que sa mie lui donnera à son retour seront probantes en ce domaine), tant y péteraient les attentats ainsi que ne cesseraient d’y choir les missiles. Qui n’ont pas fait beaucoup de victimes israéliennes depuis le temps qu’on en entend causer (à l’inverse des opérations de nettoyages et autres guerres menées par Tsahal, mais bon, c’est comme ça : que disparaissent les Palestiniens et, enfin, viendra LA Paix en ces satanées heu saintes terres pardon (t’as qu’à y croire, ben tiens !)).

C’est donc dans un état d’esprit en aucun cas serein que ces deux-là se seront séparés. Du jamais vu, en quelque domaine que ce soit, en ce qui les concerne. Qu’importe, les retrouvailles seront de toute manière magiques, et c’est bien cela qui compte, le souvenir effaçant les aléas et autres vicissitudes indépendantes du bon vouloir des meilleurs volontés que se soient, pardi.

Les Juifs ashkénazes selon les sectis adorem rectum
Afin d’atténuer ce terrible constat d’un échec en ce qui concerne cette non rencontre entre Michel M. et Sion, le premier expose ci-dessous des facéties organisées en février 2008, soit une année après la création de la société discrète Sectis adorem rectum, lors de l’assemblée générale annuelle qui devait voir se renouveler les postes de chacun des membres fondateurs et tout ça. De la déconne plein tube sur le lieu du travail comme rarement il s’en rencontrait alors : en 2014, ce doit être carrément interdit !

Impression

Les images parlent d’elles-mêmes : voici une bande de sacrés drilles qui, en février 2008, se permettaient de se grimer en juifs de l’Est, sans penser à mal. Le fin mot de cette journée historiquement folle est à lire en pages 31 à 33 de l’opus « Les SAR, le livre troisième« .

En juin 2014, avec un premier ministre qui a fait allégeance à l’État d’Israël comme jamais cela s’est vu en France*, une telle légèreté est susceptible de valoir à ses auteurs un procès intenté par les LICRA, FDJ et CRIF au minimum et pour ne citer que les plus réac sionnistes…

Le meilleur des mondes est de plus en plus proche, youpi !

Michel M., ce trublion qui n’a de cesse

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de repousser les limites de l’intransigeance
et autres religiosités contre nature (humaine).

Dernière minute

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Elena A. en Israël, 1er cliché : Michel M. reconnait volontiers que cette photographie pourrait avoir été pris n’importe où sur la planète, si ce n’était cet infime ais ô combien probant détail sis en arrière plan qui exhibe une pancarte écrite en hébreu.
Ouf ! C’est donc vrai, elle est réellement là-bas : aussi bien les émules michèlèmiennes que leur blogueur préféré sont désormais assurés que la brune se trouve bel et bien en terre promise.

À suivre.

* Version courte.

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