En attendant les vues du périple israélien d’Elena A.*, le quotidien michèlèmiste, toujours

Les parents d’Elena A. vivent dans un minuscule appartement (25m², ben oui tous les russes qui ont émigré ne sont pas riches, contrairement à l’imagerie épinalesque largement répandue par les médias principaux qui n’en ratent pas une afin de stigmatiser cette diaspora de plus ou moins 110 000 représentants en France) sis dans une banlieue Ouest très proche de Paris. Or, icelui était devenu vétuste à force d’infiltration d’eau au point même qu’il avait fini par frôler l’insalubrité du fait d’envahissantes moisissures et de températures à ne pas laisser un octogénaire y passer sa nuit. Aussi, mais cela après moult courriers envoyés à la mairie, Oleg & Gala A. eurent enfin le plaisir de voir leur logement être rénové en ce printemps 2014. Changement d’une fenêtre, tapissage des plafonds avec du papier d’apprêt (qui se pose donc avant tout autre surfaçage, contrairement à ce que son nom dit et non lu laisse à penser) et couche de peinture à la clef. Le corollaire d’une tel évènement consiste, la plupart du temps, au désir de changer un tantinet de mobilier, pardi ! Chose fut donc faite en ce samedi 13 juillet, qui vit ces quatre là s’en aller du côté de la ville de Garonor afin d’y choper les articles précédemment vus en réel : Oleg & Gala A. sont en effet natifs de cette antédiluvienne génération pour laquelle l’internet est un quasi mystère. Ou, tout du moins, correspond à un dépaysement tel qu’il ne remplacera jamais le touché, le mesuré et le vu

Outre un petit meuble mural de salle-de-bain ainsi qu’une minuscule table à pécé, quelques accessoires de la salle d’eau furent acquis. À charge bien entendu pour les « jeunes » présents là, c’est à dire Elena A. et son homme, de les monter et de les poser.

C’est ainsi que Michel M. se retrouva, après de précédentes constructistes activités, appelé à percer quelques menus trous dans le carrelage posé là (une pose de longue date visiblement, c’est à dire de bien avant l’arrivée en ces lieux des parents de sa chère chérie). Du fait de l’exiguïté de la pièce, ce ne fut pas chose facile. Ajouté à cela, la température ambiante était de celles qui filent des suées à l’auteur rien qu’en levant son bras pour se gratter la tête : c’est un exemple, car il lui suffit de bouger pour quelque raison que ce soit pour, à court terme, sentir dégouliner sur son front quelques grosses gouttes de sueur : dans le métro de la ligne 13, c’est aux limites du supportable lorsque, en susss de son front, ces mêmes rigoles se font aussi dans sa nuque et qu’il ne peut pas s’essuyer avec un tire-jus en papier tellement il est confiné dans le wagon. C’est donc avec une serviette posée sur la tête qu’il entreprend la pose, au-dessus de la baignoire, d’un support à savon-shampoing-brosse et autre pierre ponce ou râpe etc. Elena A. eut alors la présence d’esprit d’immortaliser l’évènement. Ainsi, et cela dans une série non officielle dont le sujet pourrait être « Les aventures de Michel M. dans son tranquilliste quotidien (AMTQ) », voici quelques édifiants clichés qui exposent à la fois la difficulté du travail entrepris et l’extrême banalité d’icelui.

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Gala lui donne un coup de main, le temps d’insérer la première vis dans son orifice : en effet, la présence d’esprit d’Elena A. mit un certain temps à pénétrer sa conscience, ce qui fait qu’elle passa à côté du perforage du carrelage, quand bien même icelui se fit-il dans les joints (contrairement aux deux trous du meuble mural précédemment évoqué et dont la porte est équipé d’un miroir : comme ledit miroir est situé pile poil en face des toilettes, voilà de quoi faire face à sa condition humaine, palsambleu !).

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Enfin bon, Michel M. ne peut pas lui en vouloir, ne serai-ce que parce que la douce sensation qui l’envahit la plupart du temps dès qu’il songe à sa brune mie l’en empêche : il parait même qu’une telle chose s’apparenterait à l’Amour, bon sang : et ça lui fait quand même un peu peur à Michel M., un truc pareil, saperlipopette !

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La visserie se poursuit, les rus de transpiration se multiplie : il faut en finir au plus vite avec cette affaire sans cela il va finir complètement trempé et comme il n’a pas de fringues de rechange, la situation pourrait devenir parfaitement insoutenable.

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Certes, une solution aurait pu consister à remplir la baignoire d’eau fraîche. Bien entendu, personne n’y a pensé. Ne serait-ce peut-être, parce que cela eût été parfaitement burlesque. Les plus observatrices et teurs parmi les lectrices et teurs auront constaté que les chaussettes de l’auteur sont auréolées d’humidité. Il ne s’agit évidemment en aucun cas de transpiration, car à l’instar du poisson qui pourrit par la tête, c’est uniquement par son chef que sue Michel M. Et c’est une chance pour lui (et ses proches, car les émules michèlèmiennes savent bien elles-mêmes à quel point cela peut-être délicat…), quand bien doit-il se couvrir d’un tissu absorbant à la moindre débauche d’énergie de sa part.

En fait, c’est Oleg qui s’est battu avec le robinet d’eau froide (ça faisait une semaine qu’il tentait de le démonter) et qui, à force de taper dessus avec un marteau (selon les conseils de l’auteur, soit dit en passant) a certes réussi à le faire sauter, mais en générant un bien ennuyeux goutte à goutte dont les mini chaussettes de Michel M. finirent par un brin s’imbiber. La raison pour laquelle le père d’Elena A. a voulu démonter le robinet ? Non pas à cause d’une fuite, que nenni, mais parce qu’il le trouvait un peu trop dur à fermer : il est comme ça, PapOleg, un chouïa têtu, donc pugnace, donc obsessionnel au bout d’un moment. Que les émules michèlèmiennes sachent toutefois que lorsque les deux installateurs quittèrent les lieux, ils laissèrent Oleg à son robinet : il aurait sans doute aucun été frustré de ne pas pouvoir terminer son œuvre, pardi !

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Deux vis suffisent à ce que ce support fasse son œuvre : ce ne sont pas des flacons de shampoing, de savon liquide etc. qui pourront mettre à bas l’ustensile de salle de bain, foi de Michel M. ! Et s’il en est persuadé, c’est qu’il a lui-même installé le sien peu après son arrivée dans son appartement (deux fois plus grand, quand même !), soit plus ou moins trois années bien sonnées désormais. Et si Gala a fini par se décider à en acquérir un, c’est peut-être parce qu’elle a pu constater que, non seulement l’objet restait fièrement accroché mais qu’en susss, il ne rouillait pas du tout, contrairement à celui qu’ils possédaient, elle et son mari. Michel M. est ravi lorsqu’il peut rendre service, même sans le savoir…

201407_OleGala-Renov6Enfin le travail est achevé : le temps de s’extraire de cette baignoire (un sabot plus exactement, mais cela ne se fait plus trop au XXIème siècle d’après ce que peut en juger l’auteur) en évitant de se casser le cou… On aperçoit dans son dos la belle-mère d’Elena A. qui ne perd pas son temps et qui, déjà, entrepose ses mille et un flacons de produits de nettoyage corporel sur les 3 étagères désormais proposées. Elle avait estimé la fin des achats et travaux aux alentours des vingt-heures (commencés à plus ou moins treize heures, alors que les « enfants » venaient les cueillir en bas de chez eux) : à vingt-heures zéro quatre, Elena A. & Michel M. quittait l’endroit dans le célèbre Citroen Picasso Xsara de 2003 qui emmena, en son temps, les Sectis adorem rectum dans leurs folles aventures franco-françaises (ceci en est un exemple : en l’occurrence, le premier d’une longue série d’aventures du bout de soi-même (ABSM)).

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… Et c’est avec la bonne conscience que procure la tâche accomplie qu’il peut désormais s’assoir à la (bonne) table proposée par Gala A. Précision que juge indispensable l’auteur : la paire de lunettes qu’il arbore ci-dessus lui a été prêtée par sa brune mie : il ne se promène évidemment pas avec un tel attirail dans la rue, nom d’un astigmate, ce serait un coup à nuire à cette élégance qui irradie de sa personne (et pas que sur les photographies publiées au gré des narrations michèlèmienne). Pour info, ces binocles (des loupes, ni plus ni moinsss) se défont par le devant, à la façon d’un soutien-gorge : c’est en effet un aimant qui réunit les deux lunettes. Le problème que rencontre toutefois Elena A. avec icelles, c’est que les bijoux qu’elle est susceptible de porter et qui sont en métal (donc ceux qui n’ont pas été offerts par son homme, bien sûr) ont tendance à se coller à ces lunettes, ce qui est un tantinet fâcheux.

Et c’en est fini de cette ahurissante d’anodinerie aventure michèlèmienne : il n’est pas dit qu’une autre ne vienne pas prochainement s’agréger dans le blog, à défaut du travail de sélection évoqué en début de billet et que doit terminer sa chère chérie.

Quoi qu’il en soit, c’est à suivre. Youpi.

* Elle est supposée trier tout ça par ville visitée (à la demande de Michel M.), mais la tâche lui semble un tantinet pénible (ce que l’auteur comprend fort bien car l’ayant lui-même vécu à plusieurs reprises, comme il s’en est épanché là-dedans).

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