Les plantes vertes environnent Michel M., quel que soit l’endroit où il se trouve

201407_JoelismeVoici Joel S., l’homme à tout faire (et à tout perdre) qui officie au boulot de Michel M. Indéniablement gentil, c’est à dire du genre prêt à tout mais bon à rien, il vénère l’auteur au point de rigoler à la moindre saillie d’icelui.

Né à Oran mais ayant fait « la traversée » à 3 ans au début des années 60, il garde néanmoins une irrationnelle nostalgie d’une contrée dont il n’a aucun souvenir : fils unique et sans père inconnu, c’est très probablement sa mère qui lu a inculqué ce regret éternel d’avoir été chassé de leur terre promise à eux. C’est un pied-noir au réel, archétypisme à l’appui : que les émules aient à l’esprit le personnage interprété par Guy Bedos dans les deux géniales comédies franchouillardement jubilatoires des années 70 et réalisées par feu Yves Robert : « Un éléphant, ça trompe énormément« , suivi de « Nous irons tous au paradis », et elles comprendront (en partie) ce que tente de signifier par-là Michel M. L’exagération est de mise, quasi caricaturale tant Joël S. n’a pas le ton pleurnichard de l’acteur précité. D’un autre côté, jamais ses collègues ne l’ont vu en présence de sa Maman chérie… Qu’importe : le plus intéressant dans cette animation, c’est le fond verdoyant qui encadre le sujet masculin (et non pas la pompe du photographe sise au premier plan). L’endroit revêt assurément un aspect « proche de la nature », quand bien même celle-ci est moultement domestiquée. D’ailleurs, Michel M. doit régulièrement se battre contre quelques moucherons qui virevoltent à quelques centimètres de ses yeux et qu’il finit immanquablement par écraser : la nature, d’accord, mais chacun à sa place, merdalors.
Précisions utiles, sans aucun doute : le lieu dans lequel se situe la scène n’est autre que le bureau de Michel M. En outre, ces clichés ont été pris ce jour, à partir du nouveau téléphotophone de l’auteur (à l’instar des photographies suivantes qui illustrent le présent billet).

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Changement d’endroit : l’appartement parisien michèlèmien. Les émules michèlèmiennes ont déjà eu l’occasion de s’apercevoir que des plantes croissaient dans l’endroit. Mais avaient-elles observé que l’une d’elles grimpait le long du lampadaire ? Bien évidemment, l’auteur se fait un malin plaisir à ne pas trancher l’aventureuse : quel plaisir de voir progresser cet enchevêtrement végétalo-métallique au sein de son antre de célibataire. Et cela à son importance : Michel M. est en effet à 90% certain qu’une représentante du sexe féminin qui s’installerait là aurait du mal à supporter une telle chose. Elle invoquerait mille et une raisons afin de se débarrasser de cette anarchie sur laquelle elle n’aurait pas la main. Ce serait à plus ou moins moyen terme une cause de séparation pour l’auteur, c’est à parier, non mais ho.

Ces deux clichés ont, quant à eux, été pris la veille, jeudi 24 juillet au soir, dans le cadre d’un tranquilliste jeudisme avec Kévin M., le fils cadet. Icelui est en plein examen de fin de première année de BTS gestion-comptable en alternance : merde, Kévin.

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Ci-dessus, le balcon en devenir de l’auteur. Le rosier n’est pas inconnu aux lectrices et teurs de michelm.fr, même si cette année il a bien plus fière allure que précédemment : après la tonte de l’hiver (qu’il a visiblement appréciée) accouplée à un arrosage régulier, les boutons pullulent désormais là comme autant de points noirs et autres gros blancs à souiller la glace de la salle de bain sur le faciès ingrat d’un pauvre pré-pubère. En revanche, l’autre plante est beaucoup plus intéressante car elle a une histoire.

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Grande comme un arbuste de près d’un mètre de haut et achetée en pleine floraison (ci-dessus en févier 2012, quelques jours après son acquisition par Michel M.) dans un magasin d’une enseigne TRès connue, pour l’anniversaire d’Elena A., elle commença au bout d’une année à montrer des signes de maladie, avec perte de feuilles, branches mollissant puis de détachant : la plante luttait visiblement pour vivre, malgré mout traitements durables. Un jour, Elena A. pris le taureau par les cornes et déterra le végétal : horreur et putréfaction, le pourrissement des racines était quasi total.
Pour le coup, seules quelques pousses furent gardés, la terre renouvelées, et vogue la galère ! Il fallut toutefois se rendre à l’évidence, au bout de quelques semaines, que les choses ne s’amélioraient guère. Certes les quelques pousses sauvées ne mourraient plus, mais elles ne croissaient pas non plus. Rebelote : dépotage et, cette fois-ci, le sort en est jeté. Le pot est abandonné au profit d’une nouvelle plante supposée être plus résistante (dont le nom leur est désormais inconnu à tous deux puisque l’étiquette est introuvable, pffllll) et une répartition est faite entre Elena A. et Michel M., le second gardant tous les poussent restant (six exactement) sauf un, que la brune mie a planté dans un petit pot adéquat.

Reste l’interrogation sur le pourquoi d’un tel état de pourrissement du côté des racines d’une plante achetée à prix d’or, âgée de quelques années. Et vu que Michel M. avait bien pris soin de ne pas trop arroser le végétal, sachant que la plupart des plantes en pot qui crèvent le font par trop plein d’eau, ni lui ni sa brune mie n’abusèrent de l’arrosoir. Dès lors se pose la question de l’existence d’un commerçant plausiblement pas trop honnête qui refourguerait à ses clients des plantes, certes très belles car jusque là bien traitées,

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très bien présentées dans un beau pot et tout ça (il faut bien justifier le prix de l’article, en susss de la main-d’œuvre qui a été nécessaire pour parvenir à un aussi beau résultat) mais dont la durée de vie serait comptée pour n raison (en l’occurrence, à peine un année) : vendue sciemment ou manque de professionnalisme ?

Bon : l’auteur cesse là son acrimonie à l’encontre d’un commerçant. Quoi qu’il en soit, Michel M. fera régulièrement un compte-rendu de l’évolution de la chose, car il s’agit d’une forme de vie qui mérite toute son attention, tout de même, ainsi que la compassion des émules michèlèmiennes, palsambleu ! Et puis comme il est évident qu’il possède un tantinet une « main verte », gageons que l’auteur (et sa brune mie itou, qui sait, bien qu’elle ne se soit jamais montrée jusqu’à présent intéressées par les plantes ?) va sauver de la mort ce cadeau vivant devenu véritable peau de chagrin.

Et c’est sur cette note d’espoir que s’achève cet interludique billet.

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