6 journées sans que Michel M. ne donne de signe de vie : un monde dépeuplé ?

Bricoles en stock

À la cafétéria

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Les émules auront peut-être du mal à la croire, mais les propos échangés ici par Alain C. (le petit noir) et Pascal P. (le grand blanc) ont bel et bien la teneur de ceux que, chaque matin à la cafétéria, ils profèrent en présence de Marcel L., de Marc V. et de Michel M. : une véritable bande de cinq que font ces gars-ci en vérité ! Et la saine et bonne humeur qui règne là  n’est-elle pas la meilleure façon d’aborder sa journée de travail ? Ce n’est pas leur patron qui devrait dire le contraire, s’il avait vent de telles pratiques matinales entre ces hommes, tous cinq puissamment hétérosexuels et laïcs pour quatre d’entre eux, le cinquième, Alain C. (le petit noir) n’évoluant pas loin de la mouvance créationniste et autres déviance pseudo-religieuse à l’adventisme imprégné d’un américanisme certain. Donc à prendre avec moult et une pincette pour ceux qui croirait à l’existence d’un Dieu (et, en l’occurrence, de celle de son fils qui, après avoir été tué par ses amis les juifs, reviendrait achever le travail de son Papa), et un truc à foutre dans sa corbeille mentale à tout réflexionniste patenté, là où elle rejoindra toutes les autres sectes et chapelles qui pullulent sur terre, qui sont justes bonnes à asservir l’homme pour leur expansionnisme doctrinaire, non mais oh, hè !
En tout cas, ces matinaux instants sont décisifs quant à la bonne humeur qui ne quittera plus que difficilement ces cinq hommes, pour peu qu’ils n’aient pas affaire à quelques sombre abrutis de passage sur leur route.

Devant le miroir

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La corvée. Chaque trois jours (car Michel M. ne possède pas une pilosité débordante, ou cas où cela aurait échappé aux émules michèlèmiennes ni n’occupe un poste à haute responsabilité qui implique le costard, le rasage et le faux-culisme à l’avenant), l’auteur pend 5 minutes, juste après sa douche car les pores sont alors béants et les poils qui en sortent seront tranchés à la fois plus facilement et plus près de l’épiderme, afin de rendre lisse et propret ce vieillissant faciès, si buriné par tant d’année d’aventure humaine qui, quand bien même ne se sont-elles pas déroulées sous d’exubérantes latitudes façon tropiques du Cancer, du Capricorne, banquise de l’Arctique, de l’Antarctique ou sous l’Équateur, n’en sont pas moins formatrices tout au long d’une existence. Qui plus est lorsque icelle est secondée, prolongée par ce reflexionnisme de chaque instant auquel il a été fait allusion ci-dessus.
Pour la petite histoire toujours en cours, Michel M. passe de plus en plus souvent sous la barre des 80 000 grammes. Ainsi lui arrive-t-il de plus en plus régulièrement de ne plus peser que quelques 79,7 kilogrammes, ce qu’il prend comme une victoire certaine, certes, et dont il en ressent une petite fierté. Mais il garde toutefois la tête froide : son but est de parvenir à ces 76 000 petits grammes qui, à ses âge et taille, seraient fort plaisants à vivre (et si gratifiants à atteindre). Hélas, pour le moment il ne lui semble pas que sa ventripotence soit elle-même en cours de résorption… Et la reprise des séances de sport professées par Alain C. (le petit noir précédemment présenté au début de ce billet) se fait bien attendre, nom d’une suée !

Le petit déjeuner (en amoureux)

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Heure après jour, jour après semaine, semaine après mois et mois après années, leur histoire sentimentale ne se dément pas à ces deux là : c’est beau comme l’éternité, n’est-ce pas ?

À la cafétéria bis

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Les propos échangés sont à peine travestis : seuls les concupiscences lues ici sont absolument phantasmagoriques. Pour le reste, les personnages ne sont pas loin de leur réalité, pour ce que Michel M. peut valoir comme témoin et narrateur…

Légendes

* La bosniaque. Adrien G-M. fait ici référence à ce qu’évoque (pour lui) une personne issue de cette contrée loitaine d’Europe de l’Est. C’est à dire l’avarice en particulier, avec une anecdote que l’auteur ne révèlera pas : elle reste en effet monnaie d’échange dans le cas où il lui serait intenté un procès pour préjudice moral et autres billevesées fort mal conseillées.

** Lors de l’un des VSAR (Voyage des Sectis Adorem Rectum), Marc V. et Michel M. avaient conduits Jocelyne V. jusqu’en ses terres d’enfances vichyssoises. Elle y avait donné un cours de philosophie au Café Larbaud de la ville (ce lien, car les deux SAR ont croisé cet artiste un tantinet perturbé, et parce que les autres liens sont trop datés : il semble que l’endroit ait cessé ses animations…).

*** « Felix qui potuit rerum cognoscere causas », « Heureux qui a pu pénétrer la raison des choses », devise (assurément) non usurpéedes Sectis adorem rectum à M. Virgile.

**** L’Artiste. Ses deux épicuriens favoris ont chacun un surnom. Ce premier est celui que Jocecyne V. a donné à Michel M., en l’honneur des talents qu’elle estime par lui posséder en ce domaine. En ce qui concerne Marc V., il s’agit de l’« Énarque », quand bien même icelui, et tout comme son alter ego d’alors, Michel M., n’a que le BAC comme diplôme.

Et c’est tout pour ce billet.
A bientôt, là-dedans.

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