Au fil du temps

201408_michelm_1988

L’auteur, printemps 88, presque 28 piges.

Narcissime ? Évidemment. Et puis ?
Bah…Quand l’auteur se remémore le souvenir de l’état d’esprit dans lequel il se trouvait alors, il ne souhaiterait pas en repasser par-là : il préfèrerait en effet plutôt repasser quelques dizaines de chemises, pour sûr ! Prétentieux, frimeur, père non assumeur, assurément un crétin courant comme il est possible d’en croisier toujours autant en août 2014 (les muscles et l’outrecuidance que confère le machisme en moins, en ce qui concerne Michel M., toutefois).

201408_michelm_Tunisie88a

Cette photo a été exhumée de la boite à chaussures de Phil&Val C., alors que les quatre amis se trouvaient à Hammamet, Tunisie, en mars 1987, après qu’ils se fussent rencontrés dans le RER qui les menait à l’aéroport Charles-de-Gaulle. Il est même possible, en l’occurrence, que ce cliché-ci ait été pris le lendemain de l’immonde scène de biture style-genre et à la manière du touriste moyen (français ou pas, qu’importe : une bonne part des représentants des nationalités occidentales (en tout cas, de ce que connait l’auteur pour l’avoir constaté) ont une propension certaine à se comporter de la sorte en pays étranger, surtout en des contrées considérées comme sous-développées) qu’ils avaient vécue tous les quatre (mais alors, quels souvenirs !), l’allure flasque de Michel M. pouvant aisément y faire penser.

La photo qui ouvre le billet, quant à elle, a été prise dans l’appartement de Philippe et Valérie C. d’alors, sis à Dunkerque. Elle témoigne d’une époque ô combien lointaine (à 16 années de cette fin d’été 2014 bien pourri) de la présente existentielle vie de Michel M., un temps de gestation lors duquel l’auteur était à l’image de ses congénères, c’est à dire dans une soumission aux joies et aux peines d’une vie toute tracée (l’enfant, la maison et le chien étaient les uns et les autres programmés, sans que ni Sylvie T. ni Michel M. n’en ait la moindre idée). Une gestation qui fut longuette, tout de même, puisqu’il aura fallu attendre ses quarante ans passées avant qu’il ne prenne sa vie à bras-le-corps afin de parvenir à cet existentiel tranquillisme qui, désormais, lui permet de s’ébattre dans un environnement ô combien agréable, obtenu consécutivement aux choix faits alors. Comme le lui avait « passé » Gilbert T. par le biais de l’une de ses innombrables œuvre picturale : « Qu’importe le but du chemin, puisque ce qui compte, c’est le chemin. ».

Cette époque de jadis a déjà été narrée certes (cela fut accessible en son temps aux plus assidues parmi les lectrices et teurs de Michel M.), mais le passage du temps aidant, il n’est pas exclu qu’au détour d’un billet un tantinet plus structuré qu’icelui, les informations du passé michèlèmiens n’iront pas inonder à nouveau le blog…

Bon : cela est-il indispensable ? Assurément : l’auteur doit trouver du grain à moudre le temps qu’il ne se décide à éventuellement laisser tomber cette activité (rien n’est acté, que le clame reste en leur for intérieur aux émules), pardi !

Seulement attention :
Signature_Docte_MichelM
le jour à cela se produira, le monde ne sera toujours plus pareil.

Ceci posé, les plus pertinentes parmi les michèlèmiennes émules auront bien pigé que ce qui comptait dans ce billet, c’était de finir le mois d’août par un petit signe de vie en provenance l’auteur : tout va bien, l’été qui n’est jamais venu va s’en aller, et savoir entretenir sa légende, c’est tout de même le minimum.

 À bientôt.

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