Arrivés, et désormais installés et baignés

201409_Tenerife04Après ce petit rappel d’un voyage un tantinet long (trois bonnes heures et demi, même avec une en moins du fait d’un calage sur le méridien de Greenwitch, c’est longuet, Gérard), la photo en bas à droite du montage ci-dessus donne un aperçu du cadre (enchanteuro-ringardo-kitcho-las-végassien) dans lequel vont s’ébattre durant cette semaine les deux héros absolus du blog.

201409_Tenerife05Et quand Elena A. se baigne, ça donne cela (entre autres torrides tableaux).

Et ci-dessous, le chemin du retour, lorsque le crépuscule se radine…

201409_Tenerife06Les nuées sont permanentes depuis leur arrivée (qui date de la veille : c’est donc une permanence tout ce qu’il y a de plus ponctuelle, en vérité, mais il lui faut bien écrire deux ou trois bricoles à Michel M., s’il veut faire en sorte que le TMF de septembre ne soit pas ridicule, pardi !). Pas d’explication superfétatoire (Ah ! Qu’il est bô ce mot !) quant aux constructions vues là ne sont à faire par l’auteur, car tout est dit de vive voix dans la longue vidéo à venir (plus de 7 palpitantes minutes style genre vidéo-réalité).

C’est lundi soir, une journée parfaite se termine : la météo se dégraderait un tantinet mardi, parait-il. D’après l’application Accuweather, orages en vue, carrément ; d’après Sat24, rien de tel envisagé. La météo est de moins en moins fiable ? Ce doit être à cause des plus gros calculateurs du monde qui s’occupent d’elle, pardi ! Plus c’est gros, moins ça pige ce qui se passe, peut-être ?

À bientôt, là-dedans !

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Arrivés à Ténérife

201409_Tenerife00 201409_Tenerife01 201409_Tenerife02 201409_Tenerife03Sans commentaire. TOUTEFOIS, ne pas se fier aux apparences, hein… Michel M. n’a pas l’habitude de faire dans la gaudriole, sur son blog.

À bientôt, là-dedans.

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Dernière dépose avant le périple ténérifique

201409_Tenerife_Jour-1aLes émules michèlèmiennes peuvent s’imprégner plus encore de l’atmosphère dans laquelle leur blogueur préféré crée ses mirifiques billets qui, car il n’est jamais inutile de répéter une çonnerie afin qu’icelle finisse par devenir réalité, tout du moins dans l’esprit de ceux qui la lisent à répétition. En effet, n’est-ce pas Adolf H. lui-même qui disait : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité. « . Certes, Michel M. est loin du « dix mille fois » mais, aussi, il n’a pas affaire à des gens convaincus de vivre dans un univers hostile, n’est-ce pas ? Non : Michel M., lui, vit dans un monde ô combien bon car institué par un parent chèrement aimé, l’Oncle SAM en l’occurrence. Un type d’une générosité inouïe qui aide tant de peuples à accéder au meilleur des mondes possibles (un véritable nirvana en vérité, quand on le compare aux populations asservies par de terribles dictateurs-tyrans qui ne pensent qu’à leur pays et à défendre leurs frontières et leur culture soit, en gros : le monde EXCEPTÉ l’Europe, les États-Unis et leurs méritants alliés comme l’Arabie saoudite, la Turquie et quelques autres qui ont eu la chance, un jour, d’avoir un été écairés par la lumière bienfaitrice) à coup d’onction, peut-être parfois un tantinet appuyées mais qu’importe, puisque au bout de compte, les peuples sont immanquablement sauvés.

C’est donc ainsi que l’auteur prend congé de ses lectrices et teurs, en ce samedi 27 septembre 2014, alors que sa brune muse, insatiable égérie d’un absolut heu non, ça c’est la vodka, d’un absolu amour prépare vite fait sa valise de cabine. Pas de superflus, c’est un pays chaud dans lequel se rendent ces deux-ci, et en voici la preuve (durée de validée du lien : du dimanche 28 septembre au dimanche 5 octobre). Il parait que c’est « le printemps éternel » là-bas. Qu’icelles et iceux soient assurés que l’auteur aura sans cesse une pensée pour elles et eux, entre deux activités hautement culturelles qu’ils vont tous deux pratiquer, bien évidemment.

À bientôt, là-dedans.

Michel M., l’auteur des jours, des nuits

201409_Tenerife_Jour-1bet leur ombre.

 

 

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À la veille du nouveau périple d’Elena A. & Michel M., l’adieu au Sac à Dos

201409_Adieux_Sac-a-Dos2Mercredi 24 septembre 2014, Marc V. et Michel M. ont souhaité, pour la dernière fois, « honorer de leur présence » le restaurant « Le Sac à Dos » (bientôt fermé à jamais : ne jamais écrire « jamais », ne serait-ce parce que le futur n’existe pas) qui a été pour eux, et durant une année, tel un quartier général (Q.G.) dans lequel se déroula quelques uns de leurs extraordinaires mardismes et jeudismes (certes actuellement en voie de disparition : mais il ne faut jamais perdre à l’esprit que rien n’est écrit et que, corollaire, tout peut arriver)

L’illustration qui entame ce billet fait hommage à Thierry S, l’original maître des lieux, en collaboration avec son perroquet à pile hélas désormais posé sur le bar (les lectrices et teurs le devinent, qui est sis juste à côté des deux verres à pied tel un triste piaf maintenant oublié quand, aux grandes heures du Sac à Dos de Thierry S., il diffusait haut le timbre de son perchoir, les échos de la voix de son maître), qui avait été peint (Thierry S., pas le mécanique volatile) par Gilbert T., personnage lui-même ô combien atypique (mais l’atypisme est inévitable dès que l’on fréquente Michel M., pardi, et cela écrit sans frime ni prétention), ce qui d’ailleurs avait fait naître un dorénavant célébrissime échange, digne d’un dialogue bien senti de Michel A. :
« – Aaarrghh ! C’est qui cette vielle pute ? »
« – Mais, c’est toi, Papa ! »

Merveilleux, non ?
C’est donc un bar à vin qui va prendre le relai. Mais Thierry S. garde toutefois les murs : qui sait si, d’ici quelques mois ou années, il ne reviendra pas une fois de plus occuper ces lieux (il a déjà laissé en gérance l’endroit il y a deux ou trois décennies) ?

Quid de cette soirée entre Marc V. et Michel M. ? Hé bien comme à l’accoutumée, c’est à dire éminemment plaisante car théâtre d’une rencontre (car c’était cela, le Sac à Dos : il était quasiment impossible de ne pas s’accoquiner avec un client) avec un jeune homme originaire de Suisse, italo-franco-suisse de nationalité et qui, de banquier, est devenu agent de l’État français chargé de « contrôler » l’usage des sommes gérées par ledit État. Un gars pas du tout dupe du monde ô combien corrompu qui prévaut en cette Europe unie, devenue faire-valoir des États-unis dont les visée impérialistes sont d’autant plus exacerbées qu’ils sentent bien que leur échappe une suprématie jusqu’alors acceptée (vénérée même) qui les voyait être considérés comme les gendarmes du monde. Un monde qu’ils « libéraient » de mille et une turpitudes comme ils le claironnaient, alors qu’en fait ils en asservissaient (et tentent toujours de le faire en ce début du XXIème siècle) les pays regorgeant de ressources en tout genre (et vitales pour la pérennité de leur système économico-prédateur).
Une soirée qui avait en tout cas été, et comme de bien entendu, entamée par les inévitables mousses du Café du Musée (désormais sacrément rafraichies par le tout nouveau système frigorifique que Bruno, le gérant, a fait installer dans son bistro).

Au Sac à Dos, Michel M. eu le plaisir de s’entretenir par téléphone de sa santé à Thierry S., mais sans indiscrètes questions : l’impression qu’il en garde est que le bonhomme est toujours aussi vif, quand bien même l’opération qu’il a subie l’aurait toutefois un tantinet laissé sur le carreau… Mais comme envisagée ci-dessus, il n’est pas dit que, tel un sphinx, le gars ne reprendra pas suffisamment du poil de la bête pour faire un tonitruant retour dans la rue de Bourgogne, non mais HO !

Quoi qu’il en soit, le Sac à Dos devrait valoir le déplacement ce 30 septembre, ultime jour d’existence en tant que tel : des travaux d’aménagement sont déjà planifiés afin de faire de ce futur ex atypique restaurant un futur bar à vin (y est déjà même « annoncé » qu’un certain illustre « amuseur », Jean-Marie B. pour ne pas le nommer, pourrait bien faire partie des futurs habitués de l’endroit…). Hélas, à cette date (du 30/09), l’auteur sera avec sa brune mie, et cela depuis deux jours, à Tenerife, archipel des Canaries : une nouvelle aventure qui devrait valoir quelques photographies (et plus si affinité) dans le blog…

L’histoire du QG de ces deux hommes est en tout cas à suivre, car Marc V. et Michel M. ne manqueront pas de venir voir de quoi il en retourne des lieux, une fois la réouverture effective.

À bientôt, là-dedans !

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La veine se tarit qui évoque le colon d’Afrique noire, Claude M.

La demi-sœur de l’auteur, Lydie M., en a désormais fini avec l’(hélas) éphémère et pistolaire correspondance par elle (re ?)lue d’entre ses père et mère (bonjour le plongeon sentimentalement affectif, on imagine !), alors que la passion (consécutive à celle, antérieure, qui réunit en son temps les mère et père de Michel M.) les brulait l’un et l’autre. Passion éphémère, donc (mais, toutefois, le temps de concevoir la Lydie M. en question), comme partirent en fumée tant d’autres promesses faites par les transis lors de leurs amours éternels, car ainsi en est-il de l’humanité et de ses rêves de domination.

Plutôt que d’épiloguer Ad vitam æternam (et nauseam), l’auteur va maintenant laisser la place à son géniteur, un texte illustré par quelques édifiantes photographies que Lydie M. lui a initialement faites parvenir par courrier postal (si si, le support papier est toujours d’actualité afin de faire passer l’information), et qu’il a bien évidemment numérisées.

Et c’est parti pour « Le voyage ».

« Aboisso le 13/11/59

Mes chers amis ,
Me voici déjà en Côte d’Ivoire depuis quelques jours. Comme le temps passe ! Après un séjour à Abidjan d’une semaine, en attendant mon affectation, j’ai rejoint Aboisso.

Si mon séjour était décidé pour des raisons égoïstes, c’est à Abidjan que j’aurais souhaité faire mon temps. C’est vraiment une belle ville commode. Très étendue avec de larges avenues, avec un port splendide sur la lagune, ses bungalows noyés dans la verdure, ses magasins modernes, ses cinémas, ses piscines, tout est fait pour nous donner envie d’y demeurer. Mais, hélas, des considérations plus pratiques et impérieuses m’ont poussé à aller en brousse et, avec Aboissio, je suis servi. Ce n’est pas très loin d’Abidjan (…) mais c’est une clairière de la forêt, et la vie n’y est pas drôle, surtout après le travail.

C_M_04_AboissioJ’occupe une case assez grande sur un plateau légèrement en retrait de la ville et, pour moi, dès la nuit tombée, c’est la solitude totale, que je partage avec le peuple silencieux et vorace des énormes cancrelats des tropiques. On s’éclaire au pétrole ce qui n’arrange rien.

J’ai heureusement un assez gros Frigidaire, ce qui me permet de stocker des fruits en abondance. J’ai aussi une 403 avec un chauffeur sympathique et débrouillard. Malgré tout, je n’arrive pas à croire à mon importance. Mon Schopenhauer m’a suivi ici, et il est devenu compagnon de ma solitude. Je suppose que je serai complètement cinglé quand je rentrerai en France, mais ce ne sera pas pour abus d’alcool !

Le travail n’est pas très excitant. Il y a beaucoup à faire, mais comme toujours il faut tout faire soi-même, et j’avoue ne pas m’en sentir le courage. A moins que la grâce me touche d’ici là !

C_M_05Claude M, administrateur des colonies, chargé de la logistique des puits.

Je tue le temps en écrivant beaucoup, en dormant le plus possible, en pratiquant la relaxation loin des bruits et des soucis de la grande ville. Cure de calme, silence, avant la retraite définitive en province qui sera mon lot dès mon retour en France. Le climat est malsain. Chaleur lourde et humide, pluies continuelles et assez abondandes. Rien de comparable au Sénégal, mais aussi semble-t-il, climat moins éreintant pour les nerfs ».

« Bongouanou le 18/12/60
Et me voici à Bougouanou, nouvelle étape de ma carrière mouvementée. Une fois de plus, il me faut faire une reconversion complète, m’habituer à de nouvelles têtes, m’imprégner d’une nouvelle ambiance, m’asseoir dans un bureau qui a connu des dizaines de prédécesseurs, coucher dans un lit qui a recueilli bien des confidences… Tout ceci, qui est invisible, bien sûr, tous ces fantômes m’entourent, je les sens autour de moi.

Oh ! il faut, naturellement être sensibilisé à ces choses pour le percevoir, savoir les utiliser sans s’en laisser accabler. Car ça peut être accablant, savez-vous, le soir surtout, quand on est seul dans une immense résidence, seul devant sa malle ouverte et ses souvenirs ! Mais l’on prend bien vite le dessus, et, bientôt, notre personnalité dont nous avons à notre tour marqué le milieu, vient à ajouter à la longue file des prédécesseurs. Et si nous avons pu rendre quelques services, ajouter quelques pierres à l’édifice en cours de construction, alors nous avons rempli notre rôle et alors nous sommes prêts pour une nouvelle aventure.

Je crois vous avoir dit que mon départ d’Adiaké était la conséquence d’une mesure générale d’africanisation des frontières. Tous les européens dans mon cas se sont vus remplacés par de jeunes autochtones et, avant hier, c’était mon tour de céder la place. La population s’est montrée très sympathique, comme seul les africains peuvent l’être. L’on m’a couvert de fleurs, très gentiment et très sincèrement . J’en avais le cœur gros. Puis je me suis mis à mon nouveau poste, grosse subdivision de l’intérieur, à 200 km d’Abidjan qui, du coup, me verra moins souvent !C_M_03b

Génitrice et teur de l’auteur (les blancs)

J’occupe un splendide palais situé sur une colline, très ventilée, sans moustiques ; le climat y est sain et j’ai l’impression de revivre après la moiteur continuelle de la Basse-Côte. En attendant je m’efforce de profiter pleinement de cette vie que j’ai tant aimée, et à laquelle je suis si habitué que la métropole me paraît terne, que je m’y sens gêné, où la fréquentation de mes concitoyens ne me rapporte bien souvent que des déboires, dans une incompréhension généralisée et bien pénible à supporter (…) ».
Claude M., Résidence de Bongouanou Côte D’Ivoire. »

Côte d’Ivoire, campement de Guanco-Fitini, 11/01/61
(…) J’ai interrompu cette lettre pour me rendre à une invitation d’un vieux chef, dans un village de la subdivision. J’y ai mangé le tr
aditionnel  » foutou  » à la banane plantain et à l’huile de palme, mets que je goûte de plus en plus, et dont je regretterai la saveur. De retour ce soir, je reprends notre conversation pour un court moment ( …).

Je me rends demain à Abidjan, et porterai cette lettre à l’aérodrome pour que vous puissiez la recevoir le plus tôt possible, au cas où votre départ pour la forêt noire serait avancé (…). Je vais essayer aussi de réveiller les pontes du régime, bien à l’aise dans leurs fauteuils directoriaux, et qui négligent la brousse, trop occupés qu’ils sont avec la  » dolce vita  » de la capitale. Car le paradoxe du travail, ici, est que l’on ne répond pas aux lettres, et que l’on nous interdit de nous déplacer pour tenter de régler oralement ce qui ne peut de faire par écrit. Aussi vous ne pouvez deviner nos tourments, de voir toute la tâche à accomplir, et de n’obtenir aucun moyen de la réaliser. Et j’ai honte parfois, car tous ces vieux chefs viennent me voir, m’entretiennent de leurs problèmes, comme au bon vieux temps où le chef de subdivision représentait tout. Et je ne peux rien. C’est une des raisons pour lesquelles je rentrerai bientôt : je suis dépassé par cette nouvelle forme d’administration… Muette et trop souvent inefficace. »

« Je vous envoie ce petit mot d’Abidjan, écrit à la hâte sur un coin de table, chez des amis qui m’hébergent pour les tous derniers jours de ma présence en C.I. Depuis la semaine dernière, c’est le branle-bas des grands départs, bagages, passation de service, réceptions pour les adieux, et tous les préparatifs que ça représente ! Puis descente sur Abidjan, et courses dans tous les bureaux pour réunir rapidement tous les papiers que nécessite le départ, visite médicale, réquisition de transport, Air-France, comptabilité etc. Et tous les gens que je connais, avec lesquels il faut consacrer une heure, soit derrière une assiette, soit derrière le fameux  » pot » qui est, ici, de tradition indéracinable. »

Fin des extraits des « Lettres d’Afrique » de Claude M. à Michelle M. (Fin des années 50, début des années 60), qui n’ont aucune autre existence que celle inventée par Michel M., bien entendu.

AnecdoteS
Bien qu’ayant été protégé par les chefs et sorciers présents sur les territoires par lui administrés (propos entendus par Elena A. & Michel M. lors de leur périple en terres arcachonnaises), Claude M. est néanmoins mort à cinquante deux balais des suites d’un cancer du côlon (cela ne s’invente pas) : très localisée géographiquement la protection, tout de même…

Michel M. est l’eunuque HEU l’unique fils officiel de Claude M. (jusqu’à preuve du contraire : en effet, tout colon qui se respecte a presque à coup sûr honoré bon nombre représentantes du sexe féminin du coin, fussent-t-elles touaregs (si si, on lui a connu des maîtresses noires et touaregs, à ce M. Claude M.)).

Little Dragon en inspiration auditive. Au début. Mais…
The Acid, c’est vraiment d’une autre trempe, Oh ! Là ! Là !
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