Préparation de la rentrée : le plein de force pour Michel M.

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Afin de prendre des forces en cette fin d’été (enfin venu !) pour dignement se préparer à cet automne de tous les dangers, guerre à l’Est et crise politique franco-française obligent (un doigt de considération géopoliticienne et politicienne tout court ne peuvent que rendre ce billet plus important encore), Michel M. a regardé sa brune mie Elena A. courir ce dimanche (et le précédent itou), sur le stade sis non loin de son appartement fontenaisien, lui-même étant allongé sur une herbe pas trop souillée par les déjections canines et autres saloperies laissées par les ordures (d’égoïstes et sales personnes) que l’on rencontre dans ce genre d’endroit, et qui n’aiment rien tant qu’arriver dans un lieu propre, s’y étaler en faisant du raffut et d’en repartir en le laissant aussi pourri qu’une décharge sauvage, les fumiers.
Rien de cela ici : l’endroit est entretenu par la ville de… Bagneux, qui jouxte Fontenay aux Roses. Deux tables à pique-nique (en bois), une de ping-pong (en béton) et quelques bancs de bois habillent le lieu pour que des familles puissent y trouver un succédané d’ambiance vacancières, d’autant plus salvateur que le quartier abrite pas mal de petites gens ( » Sans-dents  » en ectoplasmique) qui, comme c’est de plus en plus su (mais dont tout le monde se fout du côté des ectoplasmes), ont de moins en moins les moyens de partir en vacances.
Enfin bref, le coin est bien sympa pour celui qui souhaite ne rien faire d’autre que regarder les plus courageux se lancer dans d’ébouriffantes et dominicales séances sportives. Une activité que Michel M. a donc entreprise (regarder les autres se faire du mal), en ayant toutefois pris soin de s’équiper d’un magazine et d’une paire de lunette de soleil, l’été s’étant enfin radiné en ce début septembre.

Pendant que sa pugnace brune mie fait ses dix tours de stade son homme, allongé sur l’herbe en plein soleil, garde Ripley (qui devient de plus en plus une brave et vieille carne dont la paralysie du train arrière ne cesse d’empirer : le contraire eût été étonnant, certes, mais dans une narration, c’est l’usage d’écrire ce genre d’évidence). L’auteur l’avoue : au bout de quelques minutes, la douce torpeur qui règne là l’imbibe : il laisse rapidement tomber et l’observation d’Elena A., et la lecture de son magazine, leur préférant mille fois se dorer la pilule en fermant les yeux. À ce compte-là, il ne tarde guère à somnoler.

Quand il jette un œil en direction de la chienne, il ne la voit pas : il s’assoit et la découvre, loin sur le terrain herbeux du stade, partie à la recherche de sa maîtresse (elle devait ne plus supporter de la voir lui passer sous le museau, ainsi qu’au travers du grillage, aussi régulièrement que les trains qui sifflent trois fois devant les vaches). Manque de bol, Elena A., qui n’a pas capté la scène, est en train de s’approcher de Michel M., sa course terminée : la bête étant sourde comme un maréchal ferrant ses canassons, il faut qu’elle tourne la tête vers Michel M. pour comprendre ce qu’il se passe. Sourde, pour sûr, mais pas aveugle : la voici qui rapplique à fond de train paralysé vers ses deux amours de maitres.

La sieste reprend ses droits pour Michel M., alors que la belle se lance dans quelques élongations post effort : l’existentiel tranquillisme, toujours…

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Puis c’est le chemin du retour. Ci-dessus, les lectrices et teurs peuvent avoir un aperçu de la progression de l’amincissement en cours chez Michel M. Qu’elles et ils se figurent que, désormais, le plancher de 80 000 grammes est régulièrement percé pour atteindre les 77,3 kilo au matin (purgé, douché et nu). Le but imparti est toujours d’actualité : 76 000 grammes pour la fin de l’année. C’est bel et bien Ripey qui se trouve à droite, langue bien pendante et fatigue à l’avenant : elle roupillera d’une traite jusqu’à la prochaine sortie pipi, soit aux alentours de minuit.

Cela fait deux fins de semaine qu’Elena A. court sur ce stade : il n’est pas exclu qu’un jour, Michel M. se joigne à sa chère chérie afin d’accélérer cette perte de poids qui lui importe tant dorénavant, puisque il parait que courir est la meilleure façon de perdre du bide… Mais pas cette fin de semaine-ci, car les deux protagonistes de cette aventure humaine sans fin vont filer à Arcachon afin de rencontrer la demi-sœur de l’auteur, qu’il n’a vu qu’une fois dans sa vie : lors des obsèques de leur père, en avril 1977. Et si le contact a été (re)noué, c’est grâce à Lydie M. qui a (re)trouvé sil y a trois mois son demi frère Michel M. grâce à… Google !

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Après l’effort, le réconfort : coups de fil à ses amis de la diaspora russe dans le monde entier de son universalité dans son ensemble en général tout en se faisant masser par son fauteuil masseur, sous le regard appréciateur de Michel M.

Une existentielle vie débordante de plaisir en vérité que celle de ces deux-là, saperlipopette de Youpi !

À plus tard, là-dedans !

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