Elena A. & Michel M., invités par Bernard P. à l’Épicure, rue Cardinet : bon sang quel délice !

201409_Bernard_P01Trois slaves pour deux latins, les autres n’avaient qu’à bien se tenir ! Michel M. taira, comme à l’accoutumée, les patronymes de ces trois personnes afin de respecter le droit à leur tranquillisme existentiel mais, en revanche, il ne cachera certainement pas sa fierté d’avoir été convié à une table aussi bien montée heu mise, pardon. Outre Elena A. et lui-même, se sont Elena . et Larissa . qui entourent Bernard P. (déjà vu sur le blog, l’auteur laissant le soin à ses lectrices et teurs de le retrouver si le cœur leur en dit).

Entamée en son (très) grand appartement / bureau sis dans la rue Cardinet à Paris XVIème, la soirée s’est donc poursuivie en cet estaminet d’excellente facture (c’est Bernard P. qui l’a réglée). Des mets exquis ingurgités dans une atmosphère un chouïa austère, toutefois : Elena ., décoratrice d’intérieur (« designer d’intérieur » en snob) et qui connait donc l’art de la décoration, a fait savoir à ses partenaires de tablée que la couleur choisie (une sorte de gris tirant sur le vert, tout ceci en tons pastels) n’était pas indiquée pour un restaurant. Toutefois, cela n’a pas coupé leur appétit aux cinq personnes exposées ci-dessus, tu penses bien, Martin ! (Michel M. ne connait personne portant ce prénom : il ne s’agit juste que d’une blague à 0,2 Euros, à la manière du bien ringard « tu parles Charles », Ah ! Ah ! Ah !).

Après ce diner polyglotte lors duquel les russes parlaient anglais aux russes, le français causait en anglais à l’autre français et où, in fine, tout le monde utilisa les compétences d’interprétariat (l’une des cordes à son arc, à la brune mie de l’auteur) d’Elena A., la troupe ô combien remarquée (aussi bien par les châssis des unes que les moyens financiers de l’autre et le charisme du dernier) retourna chez Bernard P. afin d’y prendre « le dernier verre ».
Alors qu’était gentiment demandé un thé par Elena A., Michel M. émit un audacieux : « Tu n’aurais pas un petit Cognac des familles, cher Bernard P. ? », que les lectrices et teurs apprennent qu’en fin de compte, ce fut Cognac pour tous et thé pour les deux Elena, le tout merveilleusement servi par Larissa qui, pour le coup, se montra parfaite femme d’intérieur, à défaut d’avoir pu être bonne compagne de tablée (non pratique de l’anglais ni du français).
201409_Bernard_P02À remarquer (mais cela en toute discrétion), à quel point les femmes savent se montrer bien plus « tendres » avec celui qui à les sous qu’avec celui qui déborde de charisme. Chacune et chacun peut en penser ce qu’il veut, qu’importe : Michel M., qui connait si bien les causes cachées des choses, n’y trouve toujours rien à redire en ayant composé cet édifiant montage.

Que croient donc les émules michèlèmiennes qu’il se passa, ensuite ? Hé bien Elena A. et Michel M. prirent congé de trois autres afin de s’en retourner dans son petit 3 pièces cuisine du XVIIIème, logement social comme il en existe des centaines dans la capitale (mais pour combien de temps encore ?). Chemin faisant, chaleur aidant et légère ivresse noyant le tout, lorsque l’auteur voit cette petite place de la rue Legendre (ils sont tous deux à bicyclette, très plaisant périple de nuit et par une chaleur estivale) et ce petit troquet bien parigo-bo-bo qui porte le nom très original de « L’Endroit », il propose à sa brune mie de prendre un ultime verre avant le coucher.

201409_Bernard_P03Icelle ne se fit pas prier. C’est ainsi qu’ils se firent péter un Armagnac pour la fille, un Cognac pour le garçon, en profitant de la conversation des nénettes du second plan, dont l’une disait pis que pendre de son mec mais en songeant, toutefois, à se faire engrosser par le même, car « …je vais avoir trente ans quand même… » et patati et patata.
Ho ! Là ! Là ! Quel bonheur c’est, celui d’être passé à tout autre chose du fait que leurs enfants à Elena A. et à Michel M. (trois garçons à eux deux) sont depuis belle lurette adultes, vaccinés et autonomes (enfin presque…), saperlipopette de sacrebleu !

Il leur restaient quelques cinq minutes avant d’arriver chez Michel M. Le temps de trouver une station Vélib‘ et Hop ! Retour aux alentours des coups de minuit : Bernard P., qui tenait à présenter à Elena A. (qui travailla sur ses sites il y a quelques années) sa (nouvelle) fiancée, a permis aux deux (toujours aussi) transis l’un de l’autre (si si, cela va bientôt faire quatre années de ce commun cheminement existentiel) de passer une forte délicieuse soirée, raffinée, cosmopolite et tout ça, un « monde » qui leur est évidemment inaccessible en temps normal, ni sa brune mie ni lui-même ne faisant partie de la haute. Petit conseil à tout impétrant : s’il veut s’éviter de ressentir une quelconque gêne à ainsi « péter plus haut que son fondement », il lui suffit d’être lui-même : à partir de là, l’instant peut devenir un agréable souvenir…

À suivre : un QG qui ferme, une chute de poids qui perdure et des bricoles…
Sans oublier les textes africains de Claude M. que Lydie M. envoie régulièrement à son demi-frère Michel M. : que du youpi à l’horizon !

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF