À la veille du nouveau périple d’Elena A. & Michel M., l’adieu au Sac à Dos

201409_Adieux_Sac-a-Dos2Mercredi 24 septembre 2014, Marc V. et Michel M. ont souhaité, pour la dernière fois, « honorer de leur présence » le restaurant « Le Sac à Dos » (bientôt fermé à jamais : ne jamais écrire « jamais », ne serait-ce parce que le futur n’existe pas) qui a été pour eux, et durant une année, tel un quartier général (Q.G.) dans lequel se déroula quelques uns de leurs extraordinaires mardismes et jeudismes (certes actuellement en voie de disparition : mais il ne faut jamais perdre à l’esprit que rien n’est écrit et que, corollaire, tout peut arriver)

L’illustration qui entame ce billet fait hommage à Thierry S, l’original maître des lieux, en collaboration avec son perroquet à pile hélas désormais posé sur le bar (les lectrices et teurs le devinent, qui est sis juste à côté des deux verres à pied tel un triste piaf maintenant oublié quand, aux grandes heures du Sac à Dos de Thierry S., il diffusait haut le timbre de son perchoir, les échos de la voix de son maître), qui avait été peint (Thierry S., pas le mécanique volatile) par Gilbert T., personnage lui-même ô combien atypique (mais l’atypisme est inévitable dès que l’on fréquente Michel M., pardi, et cela écrit sans frime ni prétention), ce qui d’ailleurs avait fait naître un dorénavant célébrissime échange, digne d’un dialogue bien senti de Michel A. :
« – Aaarrghh ! C’est qui cette vielle pute ? »
« – Mais, c’est toi, Papa ! »

Merveilleux, non ?
C’est donc un bar à vin qui va prendre le relai. Mais Thierry S. garde toutefois les murs : qui sait si, d’ici quelques mois ou années, il ne reviendra pas une fois de plus occuper ces lieux (il a déjà laissé en gérance l’endroit il y a deux ou trois décennies) ?

Quid de cette soirée entre Marc V. et Michel M. ? Hé bien comme à l’accoutumée, c’est à dire éminemment plaisante car théâtre d’une rencontre (car c’était cela, le Sac à Dos : il était quasiment impossible de ne pas s’accoquiner avec un client) avec un jeune homme originaire de Suisse, italo-franco-suisse de nationalité et qui, de banquier, est devenu agent de l’État français chargé de « contrôler » l’usage des sommes gérées par ledit État. Un gars pas du tout dupe du monde ô combien corrompu qui prévaut en cette Europe unie, devenue faire-valoir des États-unis dont les visée impérialistes sont d’autant plus exacerbées qu’ils sentent bien que leur échappe une suprématie jusqu’alors acceptée (vénérée même) qui les voyait être considérés comme les gendarmes du monde. Un monde qu’ils « libéraient » de mille et une turpitudes comme ils le claironnaient, alors qu’en fait ils en asservissaient (et tentent toujours de le faire en ce début du XXIème siècle) les pays regorgeant de ressources en tout genre (et vitales pour la pérennité de leur système économico-prédateur).
Une soirée qui avait en tout cas été, et comme de bien entendu, entamée par les inévitables mousses du Café du Musée (désormais sacrément rafraichies par le tout nouveau système frigorifique que Bruno, le gérant, a fait installer dans son bistro).

Au Sac à Dos, Michel M. eu le plaisir de s’entretenir par téléphone de sa santé à Thierry S., mais sans indiscrètes questions : l’impression qu’il en garde est que le bonhomme est toujours aussi vif, quand bien même l’opération qu’il a subie l’aurait toutefois un tantinet laissé sur le carreau… Mais comme envisagée ci-dessus, il n’est pas dit que, tel un sphinx, le gars ne reprendra pas suffisamment du poil de la bête pour faire un tonitruant retour dans la rue de Bourgogne, non mais HO !

Quoi qu’il en soit, le Sac à Dos devrait valoir le déplacement ce 30 septembre, ultime jour d’existence en tant que tel : des travaux d’aménagement sont déjà planifiés afin de faire de ce futur ex atypique restaurant un futur bar à vin (y est déjà même « annoncé » qu’un certain illustre « amuseur », Jean-Marie B. pour ne pas le nommer, pourrait bien faire partie des futurs habitués de l’endroit…). Hélas, à cette date (du 30/09), l’auteur sera avec sa brune mie, et cela depuis deux jours, à Tenerife, archipel des Canaries : une nouvelle aventure qui devrait valoir quelques photographies (et plus si affinité) dans le blog…

L’histoire du QG de ces deux hommes est en tout cas à suivre, car Marc V. et Michel M. ne manqueront pas de venir voir de quoi il en retourne des lieux, une fois la réouverture effective.

À bientôt, là-dedans !

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