El Señor Teide (la route jusqu’à)

Comme annoncée dans le précédent billet, ces premiers clichés de LA Visite culturelle de leur séjour à Tenerife, à Elena A. & à son homme, sont indignes de figurer dans le blog (et d’être montrés à qui que ce soit d’une manière générale, d’ailleurs). Enfin, seraient indignes si Michel M. n’avait usé de ses grandes connaissances en matière de retouche de photographie qui sont telles que, d’un cliché du début du  XXème siècle tout pourri par mauvais entreposage il en fait une image rajeunit et suffisamment accentuée (mais pas trop, surtout) pour que le bouton de fièvre sur la lèvre inférieure de l’ancêtre endimanché attire l’œil de l’observateur comme son nez à Cléopâtre. En tout état de cause, ces clichés ont le mérite de montrer à quel point, sur une ile, les paysages peuvent être différents du tout au tout en l’espace de quelques kilomètres, alors que la route empruntée grimpe sur la haute montagne cracheuse de feu endormie.

201409_Tenerife_El_Teide01Par exemple, partis du niveau de l’océan, à une latitude subtropicale, donc plutôt aride avec palmiers et cactus en veux-tu en voilà (plus ou moins 300 mm/an* de pluie dans le Sud : les cactées se régalent !), ce n’est même pas à mi-chemin que l’ont peut voir quelques vignes, puis des sapins (mais du côté des cactus c’est cuit, pour le coup).

201409_Tenerife_El_Teide02Après les vignes, c’est un paysage de montagnes à l’européenne que croisent sur la route du Teide ces deux-là : il ne manquait plus qu’une brume, et ils auraient pu croire revivre la singulière expérience d’il y a une année, quasiment jour pour jour sur Rhodes, et l’auberge autrichienne qui y trônait sur l’un des plus haut point de l’ile, dans la ville de Profitis Llias

201410_Souvenir_RhodesSur la plage, la chaleur était lourde et les ondées orageuses pullulaient : ici, l’ambiance était plutôt style genre manches longues et pantalons, quand bien même les touristes qui venaient de débarquer là en étaient restés à l’atmosphère précitée.

À noter que (et comme à chaque fois qu’il doive procéder de la sorte) Michel M. s’est retrouvé devant un tas de photographies qu’il n’avait jamais vues (et encore moins Elena A.) au moment de piocher dans celles qui pouvaient illustrer ce qu’il avançait ci-dessus : c’est le drame des voyages à plusieurs, quand chacun des participants se pique de prendre des photos des merveilleux paysages à lui offerts (bonjour la redondance dans les clichés!), décidant illico d’oublier que d’autres en font de même. En bout d’aventure, qui c’est qui s’y colle pour thésauriser tout ça ? Michel M. pardi ! Comme quoi, la boîte à chaussures débordantes de photos à de beaux jours devant elle. Et même si elle a été remplacée par des supports numériques, le problème est resté le même, et dans des proportions qui dépassent désormais l’entendement (12,3 Go pour le seul séjour en Grèce de l’an dernier, plus de 10 Go pour les trois semaines en Russie en juillet 2012 et, la cerise sur ce bien indigeste gâteau, 64 Go pour les vingt-deux jours au Vietnam de l’été 2010 (et 6 photographes amateurs), au secours !) : il est même devenu impossible à qui que ce soit d’imaginer qu’en s’y mettant à plusieurs en une soirée, on va pouvoir se débarrasser de ce que l’on a emmagasiné comme souvenirs picturaux, ne serait-ce que lors de deux semaines en Grèce, bon sang ! C’est bien simple, Michel M. est exténué rien que d’y penser.

Enfin bon, le thème du billet en cours n’est pas celui des souvenirs non narrés. Bien au contraire, il s’agit présentement, de raconter le périple fait par les deux actuels protagonistes du blog sur le volcan de l’ile de Tenerife.

Ainsi, après cette préparation au changement, c’est maintenant que l’ampleur du site se révèle à Michel M. et sa brune mie :

201409_Tenerife_El_Teide03Seulement, il se fait tard et l’auteur est kaput en ce vendredi soir chômé (bin oui hein, il lui reste tout plein de jours de congé à poser : il va falloir qu’il se tape une série de fins de semaine allongées à coup de vendredi, de lundi ou encore de vendredi ET de lundi de congé s’il ne veut pas perdre trop de jours de repos non utilisés). La suite est donc…

… À suivre ! Youpi.

* En France, la moyenne est de 889 mm par m².

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