El Señor Teide, 2ème partie

Voici la raison des arrêts annoncés par l’auteur (et la guide) dans le précédent billet : parce qu’il y a encore de bien belles photographies à mater en vérité.
Et c’est parti !

1er arrêt

201409_Tenerife_El_Teide10Arrêt pour voir de près ces formations basaltiques (la lave qui refroidit donne ce genre de choses, si si). Mais le plus saisissant, n’est-ce point cette lave brune, séquelle de l’éruption volcanique de 1909, qui s’est arrêtée là (mais qui a largement débordé en aval), faute de « munitions » afin de remplir toute cette partie de la caldéra ? Quant au Teide lui-même, le souffre qu’il vomit de temps à autres est bien visible sur son flanc (à défaut d’être odorant, tout du moins quand Elena A. & Michel M. y fussent présents). Tout comme la station de téléférique… Qui sera la première construction humaine à dégager, le jour ou la montagne se réveillera, pardi !

Autres remarquables vues de l’endroit :

201409_Tenerife_El_Teide11Le chien ci-dessus chasse les lapins, renards, moufflons et toute pauvre bête sauvage qui a réussi à (sur)vivre dans d’aussi arides terres. Parait-il que c’est indispensable pour que la nature ne soit pas dévorée par les herbivores/carnivores précités. En tout cas, ce pauvre cabot ne mange pas tous les jours à sa faim. À moinsss que ça ne soit une façon pour son maitre (l’État, selon les dires de la guide) de le rendre particulièrement affuté… Quant à la représentante du sexe féminin de la seconde photo, c’est le Michel M. qu’elle chasse. Et à chaque sortie, elle réussit son coup. C’est une très bonne Diane chasseresse, indubitablement.

2ème arrêt

201409_Tenerife_El_Teide12Première essence à germer : les conifères et, plus particulièrement, les sapins. La guide avait annoncé à ses touristes que le contrastes visuels était saisissant dans cette partie du parcours : elle n’a pas menti, la bougresse.

201409_Tenerife_El_Teide13La route ci-dessus visible est celle du retour : après cet ultime arrêt volcanique, il est temps de se sustenter et de changer l’eau des olives (comme dit Marc V., un rustre de première, qui signifie par-là qu’il est temps d’aller à la miction).

3ème arrêt

201409_Tenerife_El_Teide14Ce regard perdu qu’ainsi donne à voir Michel M., ce n’est pas pour ce village à flanc de mont, ni pour cet océan que l’on ne devine pas alors qu’il est pourtant bel et bien en face de lui, certes non. C’est pour ces images de désolation, d’apocalyptique chaos, de ceux qui ne laissent aucune chance à l’humanité de survivre quand ils adviennent… Le prochain pourrait parfaitement être le fait de l’homme lui-même ceci étant, style-genre et façon conflit nucléaire, qui sait ? Les abrutis qui dirigent ce monde (enfin, pour le moment surtout ceux de l’Ouest) en sont de plus en capables : leurs jours semblant en être à compter, ils feront tout ce qui est leur pouvoir pour entrainer l’humanité avec eux dans leur chute impériale. Par égoïsme, par prétention, par défaut d’humanisme, ni plus, ni moinsss.

Il est désormais temps de rentrer.

Il reste bien quelques anecdotes picturales relatives à ce merveilleux voyage sur l’ile de Tenerife à narrer par Michel M. : elles s’additionneront peut-être, hélas, à toutes celles qui sont devenues lettres mortes, à force de regarder passer le train du temps et qui, in fine, n’ont jamais été publiées…

Une chose sûre : ces souvenirs qu’Elena A. et lui-même emmagasinent à longueur de voyages feront partie des dernières images que l’un et verront dans leur ultimes instants de vie.
Beaucoup de personnes s’attachent à posséder des biens matériels qui sont pour eux, autant de preuve de leur réussite sur terre. Pour leur part, Elena A. et Michel M. aiment par-dessus tout vivre au travers et grâce à des sensations nées de rencontres avec des paysages étrangers, avec des personnes issues d’autres cultures, les voyages, quoi. Cela, vécu en commun pour le meilleur et pour le pire, bien évidemment.

201409_Tenerife_El_Teide15À bientôt, là-dedans.

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