Bricoles d’octobre

Ni Dieu ni Maître

201410_X C’était quand même un sacré misanthrope, ce sacré bon vieux de Fox Mulder

Voici ce que peut voir de l’une de ses nombreuses fenêtres (elles sont six du nom, tout de même : c’est une chance que l’on n’ait plus à s’acquitter d’un impôts sur les portes et fenêtres, sacrebleu ! Quoique, avec ce gouvernement de faux-jetons et jusqu’à la moelle de leurs os asservis à La Finance internationale, les Français ne soient pas à l’abri d’un tel retour) Michel M., lorsque s’en vient choir la pluie d’octobre sur la cour de la cité parisienne dans laquelle il demeure depuis bientôt quatre années. De quoi le replonger dans les souvenirs de ces soirées familiales passées en communion, c’est à dire entre le fils, sa mère et lui-même, tous trois accompagnés (à distance, sur sa couche à l’autre bout du salon, non mais ho, chacun à sa place) de la chienne, les yeux rivés sur la téloche le soir, dans le salon de son ex future maison (car il a revendu sa part à son ex compagne en mai 2011, avant d’en avoir payé toutes les mensualités (il en restait pour à peine plus d’une année et demie, mais c’est ainsi que peut se dérouler la vie, le tout étant de ne pas se laisser enfermer par des considérations matérialistes, quand son bonheur d’être si situe à l’extérieur de ce carcan, pardi !)) sise à Herblay, alors que la chaine M6 diffusait le jeudi deux épisodes de l’une des meilleures séries de science-fiction américaines du siècle dernier. Un jour, Michel M. reçut une publicité provenant d’il ne sait plus quel éditeur de vente par correspondance, qui l’invitait à s’abonner afin de recevoir chaque semaine un DVD de quatre épisodes de la série X-Files (avec classeur tous les 20 fascicules et tout le toutim) : en fin de parcours, il s’est retrouvé avec plus de cinquantaine de boitiers. Qu’il s’empressa de revendre lors d’une brocante, une fois tous les épisodes re-savourés par la petite famille (chien y compris).

C’est donc cette croix éminemment X-falienne qui, par jour de pluie, apparait comme venue d’ailleurs sous les fenêtres de l’appartement de l’auteur. N’étant ni crédule ni cartésien mais ayant toutefois été qualifié (et cela à plusieurs reprises par des individus inévitablement eux-mêmes mus par de tels travers spiritualistes à la pousse-toi-de-là-que-j-m-y-mette, Ah ! Cet insoutenable désir de l’étiquetage d’autrui chez ses contemporains) de bouddhiste, ce qui est supposé être plutôt flatteur comparativement aux étiquettes de « chrétien », « musulman », « judaïque » et autres chapelles à forte tendance belliciste pour peu que l’on gratte à peine, Michel M. ne voit aucun signe de que ce soit que lui enverrait là une putative conscience suprahumaine (« Dieu » en langage panurgique), cela afin d’attirer son attention. Au pire : quand bien même cela serait le cas, l’attirer sur quoi ? À chaque fois qu’il est fait allusion à de telles sornettes dans la littérature et/ou dans toute support narratif que ce soit, la façon dont est rapportée la manière avec laquelle la supra conscience s’exprime est parfaitement hermétique : il faut que le récipiendaire d’une telle destinée (une astreinte de plus quoi : génial !) se creuse profond le ciboulot afin de piger de quoi il en retourne, par La Sainte Culotte de la Sainte Vierge !

Une telle mise au point sur ce que pense de la religion l’auteur (rien de nouveau sous le soleil, ceci étant) valait bien une photographie ainsi que quelques commentaires à la clef, de quoi lever un chouïa le mystère (enfin, chez les néophytes du michèlèmisme tout au moins) de l’existentiel cheminement de sa vie à Michel M., sacré saperlipopette de nom d’un chien (Torpille en l’occurrence, morte l’année dernière quasiment sous les yeux de son « petit » maître Kévin M., un Kévin M. dont son géniteur n’a d’ailleurs plus aucune nouvelle depuis la fin du mois d’août. Qu’importe : comme le dit le célébrissime adage Ô combien pétri de bon sens : « Pas de nouvelle, bonne nouvelle ! ») !

La bande de la cafet’, le (pré)retour

201410_Cafétéria_le_retourEn ce lundi 6 octobre et retour de Tenerife de l’auteur, la bande de la Cafet’ est (presque) au complet. Il ne manque en effet plus que le « Pasteur à la Croix d’ébène » Alain C. pour parfaire ce splendide tableau : son retour, prévu pour ce lundi 20 octobre, devrait permettre à l’auteur de composer d’hilarantes nouvelles bulles, aussi pétillantes que la plus gazéifiées des eaux volcaniques, sacré bon sang de déconne !

 Vivement le retour d’Alain C. !

Un  joli petit salon de coiffure

201410_Coiffage1Samedi 11 octobre : voici l’archétype de la scénette sans intérêt, de celles que Michel M. appréciait tout particulièrement d’exposer, du temps où il animait les deux blogs  successifs de la société discrète Sectis adorem rectum (éternelle référence car prémices de son existentielle vie à Michel M.), des mois de mars 2007 à août 2012, la « bascule » dans sa nouvelle existence s’étant alors définitivement opérée, le voyage en Russie n’ayant pas été sans doute pour rien qui, telle une cerise sur le bateau duquel il avait coupé les amarres qui le retenaient peut-être encore un tantinet à son ancienne vie, scella son arrimage sur cette terre merveilleuse qui vit naitre leur passion, à ces deux bourlingueur de l’introspection corrective.

201410_Coiffage2Ci-dessus, Michel M. présente donc à ses lectrices et teurs le salon de coiffure (et, surtout, la coiffeuse) où, peut-être dorénavant, il ira se faire rafraichir les douilles quand, jusque là, il s’agissait d’une travail effectué avec amour par sa terrible brune, Elena A. Sis au n°64 de la rue Jean Moulin, dans le XIVème arrondissement de la capitale des Gaules, ce salon de coiffure a été initialement conseillé par la belle-mère d’Elena A. : elle avait rencontré la ravissante Aksana (prénom biélorusse au demeurant) lors d’un stage d’apprentissage de la langue française (ben oui hein, au bout de 10 années passées en France, Galina A. en est toujours à ne causer qu’un français plus qu’aléatoire, dénotant par-là un non désir de véritablement s’intégrer dans la culture du pays d’accueil. Mais peut-on seulement lui en vouloir, quand le pays dans lequel elle vit se montre si peu enclin à préserver sa culture (au profit d’un anglo-sionisto-saxonisme de très bas art) alors qu’en simultané celui d’où elle provient, la Russie, vénère plus que jamais la sienne, mmhm ? Pfflll…). La mignonne et presque frêle (enfin, c’est pour faire style-genre  » pas-mal-mais-peut-mieux-faire  » car l’est sacrément bien roulée la petite en vérité) Aksana cause quant à elle un français parfaitement intelligible. De quoi apprendre, en tout cas, qu’elle est maquée, mère, que sa vie lui convient et qu’il est donc inutile de s’en approcher de trop près, sans quoi son bonhomme, une armoire parait-il, pourrait bien en prendre ombrage… Elle travaille dans le salon les mercredi et samedi. L’auteur préfère en effet prévenir les putatifs clients à venir du petit commerce, qu’il leur est inutile de le faire dans un autre but que celui d’une coupe (de cheveux, pas de champagne évidemment !).

Si Michel M. peut faire se radiner deux ou trois clients en susss, cela sera toujours de gagné pour le patron, bien sympathique et qui a même offert un café (maison) à Elena A. et Michel M., alors qu’ils attendaient que la joli coiffeuse soit disponible : un petit commerce de proximité comme on aimerait qu’ils cessent d’en disparaitre tant à Paris, au profit de ces gros pâtés de temples de LA Consommation que sont les supermarchés de la ceinture parisienne et, pire, qui pullulent dans la banlieue, lieu de surchauffe pour les cartes bancaires et de déshumanisation galopante à coup de caisses automatiques qui se répandent comme se dévorent les macarons, sacrebleu de crottes de bique !

En quête d’un nouveau QG201410_Nouveau_QG00

Un nouveau  » selfie  » de Michel M., sans cul de poule ni autre simagrée bien pourrie : rien que deux hommes, puissamment hétérosexuels autant qu’en pleine possession de leurs moyens, physiques et intellectuels, Marc V. et Michel M., les bourlingueurs de première bourre pour tout ce qui concerne le Grand Rien de la Vie.

Comme précédemment annoncé, la fermeture du Sac à Dos (désormais consommée puisque les travaux sont en cours) au profit d’un bar à vin (tenu apparemment par des italiens) pousse les pratiquants des mardismes et / ou jeudismes, Marc V. et Michel M. en l’occurrence (et pour le moment), à se lancer dans une prospection assidue du quartier afin de trouver un autre lieu de reflexionnisme tranquilliste (mais pour ce qu’il en est des moult rencontres et échanges qu’ils pouvaient faire et avoir dans l’établissement de Thierry S., ils sont l’un et l’autre fortement dubitatifs quant à la chance de retrouver pareil foisonnement que chez le susnommé).
C’est ainsi que pas plus tard qu’hier soir, mardi 14 octobre, ils se sont approchés du restaurant  » Casa Germain « , qui jouxte un autre beaucoup plus célèbre établissement car fréquenté par les notables de l’État, c’est à dire les députés de France. En effet, ces deux estaminets se situent derrrière l’Assemblée nationale, et celui auquel fait présentement allusion l’auteur est Le Bourbon, là où Michel M. dut attendre durablement le druide du VIIème, Adrien G-M. soi-même, un froid matin du mois de mars 2013, comme en témoigne cet extrait du livre deuxième de  » Michel M., une existentielle vie «  ci-dessous.

MichelM_02_page_69C’est en susss accompagnés d’Elena A., qui les avait rejoint au café du Musée, qu’ils dinèrent donc dans ce restaurant italien.201410_Nouveau_QG01Résultat des courses : pas mal comme premier plausible nouveau Q-G. Prix corrects pour le quartier ; endroit fréquenté par des sous-notables (conseillers et autres assistantes de députés) ; un peu sonore mais doté d’un personnel agréable et bon conseilleur.
Une pizza chorizo pour Marc V., une salade pour Elena A. et une calzone pour Michel M. : tous trois furent satisfaits des mets là ingurgités. Un verre de rouge (dont les cépages cru et propriété sont désormais perdus dans les méandres mémorielles encombrés de vapeur quelques peu alcoolisées de l’auteur), conseillé par le serveur, acheva d’abrutir les deux hommes, déjà quelque peu imbibés par un cinquante suivi d’un demi de Leffe, et d’un verre de rouge pour l’auteur : c’est bien parce qu’il est au régime qu’il se permet une telle liberté avec lui, soit dit en passant. Et puis quand il voit que les 1 500 grammes indument acquis lors du périple à Tenerife se sont envolés en une semaine, ce mardisme-ci, peut-être le dernier en terrasse de l’année du nom, une telle sortie valait bien le détour.
Anecdote : Michel M. a invité le serveur à prévenir ses clients que la sauce piquante EST piquante. Les parigos (et sans doute bien au-delà des frontières de la capitale avec le reste du monde) sont habitués à badigeonner leur pizza d’huile piquante qui n’aurait pas défrisé un Mickael J. encore à peine atteint par le syndrome du rejet de sa négritude quand celle-ci vous brule intensément les palais et gorge. Ce qui est clairement demandé à une sauce piquante, certes, mais il faut toujours prévenir plutôt que d’entendre des cris d’horreur autour des tablées : le pourboire pourrait bien se ressentir.

Enfin, il y a un but dans tout cela qu’il ne faut pas oublier : la quête d’un nouveau QG. Icelle va se poursuive, mais à petite dose assurément, car les finances marquevéènnes sont sempiternellement au plus bas. Aussi, bien que Michel M. honore assez régulièrement l’addition (le détachement des contingences liées à l’argent et au terrible pouvoir de possession qu’il véhicule qui meut l’auteur lui a permis de se doter d’une générosité certaine à l’endroit des êtres qu’il chérit, à moins que ça ne soit parce qu’il est doté de cette générosité-là qu’il en est détaché, qui sait ?), sa bourse n’est pas plus éternelle que celle d’un donneur de sperme : un jour la veine sera tarie et c’en sera fini de ces hédonistes virées nocturnes. Qu’à cela ne tienne : ce moment-là, une autre page se tournera dans le déroulé de son existentielle vie à Michel M., et un nouveau chapitre s’écrira qui donnera lieu à d’autres aventures humaines, sans aucun doute et Youpi !

 À bientôt, là-dedans.

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