Sri-Lanka : le 19 janvier (2/3), il n’y avait pas de croco dans la Madu Ganga

201501_Sri-Lanka48

Après ces émotions pédestre et saurienne, ainsi qu’avec cette étouffante chaleur, Michel M. aurait bien sifflé une mousse sur la rivière, en accostant à ce bar d’eau (mais sans Brigitte, Ah ! Ah ! Ah !). Mais, d’une part, il n’était pas le seul passager de la barque (bien qu’Oleg A. eût sans doute été d’accord avec cette excellente idée) et, d’autre part, le barreur n’était pas payé pour cela. Et c’est ainsi que l’auteur resta quelques temps songeur…

201501_Sri-Lanka51

Jusqu’à cette pénétration dans la mangrove, qu’Elena A. aura dûment filmée, de quoi lui faire oublier, à Michel M., son idée d’une saine désaltération sur ma Madu, pardi !

201501_Sri-Lanka49

Et voici le culturel qui rapplique : la meilleures cannelle du monde provient du Sri-Lanka, que les lectrices, teurs et (ro)bots se le disent. Bon, peut-être pas que toute la cannelle du pays provient de cette île précise (et la suite de la journée le démontrera), mais l’assurance avec laquelle le guide-barreur l’annonça ne laisse aucun doute (et le lien en témoigne, même s’il ne cite pas suffisamment ses sources) quant à la qualité du produit ici extrait des jeunes plantes (les arbres trop âgés ne sont pas intéressants pour l’extraction de la précieuse épice). Bien entendu, cette démonstration fut suivie d’une proposition d’achat à laquelle Elena A. répondit présente (mais le prix (la roupie sri-lankaise n’est en effet pas loin de celle du sansonnet, re Ah ! Ah ! Ah !) ainsi que la qualité tant vantée du produit, proposé en huile, en poudre et en morceaux d’écorce, en valaient le coup).

201501_Sri-Lanka50

Et pour les plus mordus par la cannelle de l’île de Madu ganga peuvent trouver ci-dessus (en étranger, hélas) des raisons de consommer l’épice.

201501_Sri-Lanka50b

 La balade peut reprendre son cours…

201501_Sri-Lanka52

… jusqu’à l’île suivante sur laquelle est sis un temple bouddhiste. Michel M. (et Elena A., ici en « grande » conversation avec le joli guide, grrrrr) ne goûtant guère ce genre de lieu, et que le bouddhisme soit ou non une religion, le résultat est le même pour et en ceux qui le pratiquent, puisqu’il leur devient un guide spirituel au même titre que n’importe quelle autre croyance. Et cela, quand bien même cette « philosophie » (et non religion selon les puristes) serait supposée permettre un retour sur soi pour toute question existentielle, lorsque les religions monothéistes s’en réfère à un après / au-delà dans lequel tout ira mieux (excepté pour les très méchants qui, eux, iront brûler en enfer), l’auteur et sa compagne ne resteront pas avec ce moine…

201501_Sri-Lanka52b

…et son livre multicentenaire, rempli d’une écriture que lui seul sait lire, dans le coin.

201501_Sri-Lanka52c

201501_Sri-Lanka52d

Alors d’accord, Michel M. veut bien que le bouddhisme soit autre chose qu’une religion style-genre et façon monothéisme répandu sous d’autres latitudes, avec emprise sur ses adeptes par toutes une iconographie à même de les terroriser au cas il leur viendra l’idée saugrenue de réfléchir sur la réalité de ces histoires (à dormir debout). Seulement, au vu de ces scènes, il est permis d’en douter.
Alors d’accord bis, peut-être lui faudrait-il creuser la question afin qu’il s’aperçoive de sa bévue, certes… Mais, franchement, une « philosophie de vie » capable de trimbaler de telles horreurs, c’est exactement ce que Michel M. nomme un asservissement de l’homme par l’homme : « Craignez l’ire de Dieu sans quoi vous filerez derechef en Enfer, bande de ploucs ! ».

Ite, misa est.

Réponse, selon les « bouddhistes » russes du groupe, Oleg A. & Sacha G., deux gars « qui ont lu sur la question » « le bouddhisme sri-lankais est un autre bouddhisme, car seul le Tibet (voire le Bhoutan ?!!) est bouddhiste ».

Il reste visiblement du boulot à Michel M. s’il souhaiterait creuser la question, saperlipopette de palsambleu ! Aussi, et au cas où icelle le tarauderait (ce qui est toutefois plausiblement a douter), il évitera de toute manière les bouquins au profit du témoignages des personnes qui le pratiquent, et dont certaines qu’ils fréquentent (et c’est un comble, non ?), le qualifient accessoirement lui-même de bouddhiste, suite à ses attitude et propos.

Ceci étant, vaut-il mieux causer religion ou politique ? « Ni l’une ni l’autre, mon général« , comme dirait l’autre, « les deux mènent aux guerres », ajoute Michel M., Ah ! Ah ! Ah ! (ter).

À suivre, bien évidemment.

PDF24    Envoyer l'article en PDF