Née un 14 février

Ce samedi, c’était l’anniversaire de sa brune mie à Michel M. Seulement Elena A. n’avait pas pour autant mis les petits plats dans les grands, puisque seuls ses parents étaient de la partie (outre l’auteur lui-même, bien évidemment). Ce n’est pas qu’il ne faille pas honorer ses proches (au minimum autant que les amis à ce qu’on dit… Quoi que les familles, hein, ce n’est pas toujours là qu’on se sent le mieux reçu), mais l’occasion n’était pas suffisamment remarquable pour qu’il en soit ainsi. En outre, le fils prodigue Arthur A. devant se radiner à la fin du mois après un sacré périple professionnel qui va le mener à Lagos, puis Le Cap, sa venue sera l’occasion d’une fête un peu plus sophistiquée.

En effet, le fils d’Elena A. a changé de boulot : de (petit) banquier profiteur (« Bankster » en étranger), il est devenu… Michel M. ne sait ni qui ni quoi il est devenu, toujours est-il qu’il a changé de patron, et qu’icelui lui fait faire ce genre de voyages dans le cadre de contrats d’affaire : pour sûr que cela va permettre de voir du pays à Arthur A., pour sûr ! Seulement, en bonne mère qu’elle est,  Elena A. ne le voit pas aussi sereinement que Michel M. : pour elle, ces voyages sont inévitablement sujet à crainte irrationnelle (une mère ressent bien plus de telles choses à l’endroit de ses rejetons qu’un père, d’après l’expérience vécue et vue chez d’autres de l’auteur) qui lui font férocement craindre que son fils n’aille rencontrer quelques menus problèmes avec les autochtones de ces deux pays…

« Mais nan », lui répond Michel M. en tentant de la rassurer, « les Russes sont désormais bien vu par la-bas, et dans des proportions énormes du fait du combat de titan que Vlado P. mène contre l’Occident et, en particulier, contre les États-unis qui lui en veulent à mort d’être un homme d’État qui, et c’est un combre au XXIème siècle, fait dans l’étatisme (ben oui hein, ça servait à cela dans le temps par chez nous, un homme d’État, ah ! ah ! ah !), quand eux se sont depuis belle lurette vendus aux multinationales qui appauvrissent la population mondial aussi sûrement que le Jourdain s’assèche à force de pompage, pardi ! ». Car, en effet, il arrive à Michel M. de faire aussi un peu de prosélytisme avec sa compagne, qui lui rétorque illico qu’il est pro-russe (et patati et patata), alors que cela n’a rien à voir avec ce genre de  prise de position à la noix. Niet : Michel M. préférerait « simplement » que les tombereaux de mensonges qui sont déversés sur « l’ennemi russe » en continu par Washington surtout deouis une bonne année désormais, tels une rivière de vomi qui balafre une terre rendue acide par tant de malhonnêteté répandue, cessent au profit d’un peu plus de (re)tenue et de respect de l’autre. Seulement, lorsque l’on regarde l’histoire américaine, ce qui saute aux yeux c’est que les habitants de ce pays n’ont jamais brillé par leur sincérité, leur respect des voisins ni de celui des mille et un traités qu’ils ont faits signer par leurs ennemis (et même leurs amis européens entre autres floués) tout au long de leur quelques siècles d’existence (siècles qui se comptent quasiment sur les doigts d’une main !), au fur et à mesure de l’avancée de leur maladif impéralisme, palsambleu de crotte de bique !

Ho ! mais, c’est que Michel M. verse de plus en plus souvent dans un subvertivisme débridé, saperlipopette : d’ici que cela ne fasse exploser le TMF, n’y aura-t-il qu’un pas ? Bref, le sujet initial étant néanmoins une fête de famille, il serait bon que l’auteur s’y recolle.

201502_Anniv_ElenaOleg A. est toujours ce fringant octogénaire chez qui la promiscuité d’avec les femmes ne représente en aucun cas un empêchement à poursuivre la lecture du mode d’emploi de la montre solaire Eco-Drive de marque Citizen…

201502_Montre

…offerte par Michel M. à sa brune mie qui n’est autre que sa fille (à Oleg A.), à l’occasion de son anniversaire (celui d’Elena A., oui). À cette instant de la lecture (ou bien depuis un bon bout de temps, déjà), les lectrices et teurs ainsi que ceux d’un autre genre se disent : « Mais, bon sang, qu’est-ce que c’est que ce truc sans aucun intérêt ? Michel M. avait pourtant semblé montrer une autre facette de son talent, notamment grâce aux remarquables narrations du voyage au Sri Lanka qu’il a tout récemment fait avec sa compagne, quelle terrible (re)chute ! », de quoi leur faire assurément tourner casaque vers d’autres lieux bien plus en adéquation avec leur desiderata. Si tel est le cas, tant pis pour ces personnes qui ne connaitront pas le sens de la vie selon l’existensiellement michèlémienne vie de l’auteur.

Pour tous les autres (quelques centaines d’irréductibles au bas mot comme en atteste le TMF du mois en cours, non mais OH !), la question se pose de savoir quand Michel M. va évoquer l’autre signification de cette fameuse date du 14 février, à savoir cette hypocrite fête commerciale des amoureux : comme s’il fallait qu’on leur rappelle, à ceux-là, qu’il faut qu’ils prennent soin de leur moitié à coup de fleurs et /ou autres sucreries bien niaises ! Hé bien que les lectrices, teurs et ceux des autres genres qui persévèrent à venir butiner les sucs michèlémiens sachent que, malgré cette tonitruante aversion, leur blogueur préféré s’est tout de même fendu d’un bouquet rustique. Unicité de couleur, avec le blanc comme thème de la pureté du doux sentiment qui le meut vers sa compagne, nul ne pouvant prétendre à la perfection. Pas plus Michel M. que qui que ce soit d’autre (puisqu’Il n’existe pas), seule son honnêteté lui garantissant dès lors une crédibilité durable : la preuve en est avec cet aveu d’une audace inouïe ainsi que fait sans plus de façon qu’un curage de narine (magistralement filmé en 1971 par Jacques T. dans « Trafic« ), que tout conducteur digne de ce nom pratique assidument, n’est-ce pas ?

En conclusion, Elena A. est née le jour de la Saint Valentin, ce dont elle se serait bien passée ainsi que son bonhomme Michel M., là. Et c’est comme ça que se termine ce billet.

 

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