Longue et durable (?) hibernation michèlémienne

201502_Pécé_kaputÀ l’instar de cet ordinateur portable, elles et ils ne sont plus du tout à la fête les admiratrices, teurs (et ceux d’une autre nature), saperlipopette de bon sang ! Pensons donc : un billet par semaine quand, il y a un mois à peine, ce n’était pas moins de seize billets que Michel M. avait rédigés lors du mois de janvier, ceci dans une espèce de maladie épistolarique style-genre et façon galopante graphomanie. À son crédit toutefois, le fait qu’il fut aidé (épaulé même) en cette débauche par un séjour particulièrement estival en terre lointaine. De quoi rendre fébrile l’auteur qui n’avait nonobstant jamais perdu à l’esprit que l’hiver avait recouvert l’hémisphère Nord de la planète et que, conséquemment, il lui fallait à la fois et donner un maximum d’impression de chaleur à ses lectrices, teurs (et ceux d’une autre nature) et emmagasiner pour sa brune et lui-même jusqu’à plus haut que le ras bord, ce témoignage d’un bonheur de vivre au Sri Lanka qu’ils auraient l’un et l’autre bien du plaisir (et / ou de la tristesse avec le temps qui passe, c’est inéluctable de la loi de la vie) à lire lorsque plus tard, bien plus tard (le plus tard sera le mieux en l’occurrence) elle ou il compulsera, seul(e), l’un des n ième tomes de « Michel M., une existentielle vie ».

Quid de l’épave ci-dessus exposée ?
Ce ne sera une surprise pour personne de voir cela. Tout du moins, pour celles et ceux qui se rendent régulièrement sur le blog : lors du séjour sri lankais, Michel M. avait dû se battre contre la machine pour parvenir à informer ses hordes d’admiratrices, teurs et ceux d’un genre indéterminé, de quoi était faite leur existence en ces terres d’Extrême-Orient. Le disque dur du robot s’étant révélé défaillant en plein milieu des vacances, le combat fut indubitablement rude ainsi que générateur de léger stress chez Michel M. Mais, in fine, la machine tint jusqu’au retour et même un tantinet au-delà. Seulement, après mille et une tentatives (celles faites au Sri Lanka additionnées à celles entreprises une fois rentré), force a été à l’auteur de jeter le zinzin, mais en gardant les barrettes mémoire ainsi que le disque dur qui, jusqu’à ce jour, n’a pas encore clairement été diagnostiqué : kaput or not pété, seule une utilisation après formatage et tout ça le dira.
En effet, vu qu’il était devenu impossible d’accéder au BIOS suite au formatage du disque dur, Michel M. se lança dans son démontage (celui du pécé, par du disque dur) afin de virer la pile sise sur la carte mère, seule façon de réinitialiser le BIOS, car c’est bel et bien lui qui a empêché Michel M. de réinstaller la version de l’OS à partir de la partition de récupération du fait de son inaccessibilité (touche F2, Suppr, etc, rien ne fonctionnait) ! Et ceci fut très vraisemblablement dû à un BIOS qui n’aime pas qu’on tripote un disque dur, des fois qu’on veuille changer l’OS préinstallé : l’UEFI. Michel M. ne peut s’empêcher de se dire que, plus ou moins directement, c’est une façon de plus de protéger les éditeurs (tels Microsoft, au hasard) contre les méchants anarchistes et autres pirates informatiques qui détournent les sécurités mises là pour le bien des utilisateurs. L’auteur n’étant pas novice (contrairement à ce que la photo pourrait le laisser penser) et, surtout, n’appréciant pas que l’on décide à sa place, il s’est malgré tout retrouvé devant une impossibilité physique d’intervenir sur SON ordinateur, dument acheté avec une version officielle de l’OS universellement mondialisé dans sa version 8.

Alors bien sûr, il eût mieux valu qu’il écouta sa brune mie qui lui conseillait en effet de déposer la bête du côté de la rue Montgallet. Moyennant une somme forfaitaire, l’opération aurait été réalisée par des spécialistes et, éventuellement, le zinzin aurait (peut-être) fonctionné à nouveau. Michel M. l’aurait mis de côté en attendant que son Acer de 2008, acheté d’occase sur Laptop Service (chaudement recommandé par l’auteur) en 2009 et sur lequel Michel M. vit quand il est dans son appartement de Paris, ne rende l’âme à son tour. Oui bon, il n’y a certes pas d’âme dans une I.A. telle que celle d’un pécé portable, mais il est habituel de s’attacher à ces objets qui nous accompagnent un laps de temps assez long pour que cet attachement naisse, au point de leur attribuer une personnalité. Michel M. n’a toutefois pas donné de nom à son outil de vie, il ne verse pas dans l’irrationalisme d’un mécanomorphisme à la noix, bon sang !

Résultat de l’opération
Achat d’un nouveau pécé portable, toujours de la marque Acer (quand on est content d’un fabricant, pourquoi aller voir ailleurs ?), bien plus puissant que le précédent puisqu’il s’agit d’icelui, et mise au rebut de l’autre, totalement désossé et dont deux soudures ont pété (sans quoi Michel M. aurait gardé la bête par devers lui, des fois que).

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Ripley

Après une visite chez le vétérinaire ce samedi 21 février, la sentence est tombée : plus que quelques mois à vivre en « bonne santé » puis ce sera l’adieu à la bête, après plus de quatorze années d’une bonne et loyale fidélité. Une tumeur est apparue fin octobre – début novembre dernier. D’une taille d’une fève (le haricot ou bien le bitoniau placé dans une galetter, la taille étant identique), elle a grossi au point d’être visible. A priori Ripley n’en souffre pas. En revanche, cette saloperie risque de finir par appuyer sur le côlon au point de ne plus permettre à la chienne de faire ses besoins : une fois mal embouchée, l’empoisonnement est proche. Michel M. en sait quelque chose : le cancer de sa mère s’est terminé par un fécalome, apparu suite à un bon acharnement thérapeutique à la française qui a duré bien trop longtemps, puisque en fin de course sa génitrice était victime d’une infection généralisée, avec apparition de boutons dans la bouche en susss de ce fécalome. Et comme c’est l’usage ici, c’est grâce à la pompe à morphine que Huguette G. pu enfin quitter ce monde en à peine vingt-quatre heures, après un bon mois de décrépitude largement ressentie par elle-même et son entourage qui n’en pouvaient mais.

Chez un chien, les choses se déroulent (a priori) bien mieux : le corps est incomparablement plus menu que celui d’un humain, le mal agit plus rapidement.

Et c’est ainsi qu’Elena A. risque bien de se retrouver, à plus ou moins courte échéance, sans chienne pour la protéger. Ce rôle sera alors uniquement dévolu à son homme, Michel M. : quelle plaie, bon sang !

À suivre.

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