Débauche informativiste (anti relationnelle ?) et son addendum

Comment se déroulent les fins de semaine de l’admirable couple dont l’existentielle vie est ici distillée avec tant de talent, alors que Elena A. et Michel M. se retrouvent après quatre nuits de séparation (il s’agit indubitablement là d’un merveilleux rythme de vie qui permet de ne pas finir par se mettre sur la tronche par trop de proximité promiscuité, comme c’est l’usage chez tout bon binôme hétérosexuel qui se respecte au bout de quelques années de vie commune) ?

Hé bien de la meilleure façon possible, vue les circonstances : Michel M. se radine le vendredi soir après son travail aux alentours de dix-neuf – vingt heures chez sa brune mie, soit en automobile, soit en transport en commun, le choix se faisant selon l’ère du temps (et de la météo, pardi !). Ceci dit, du fait de la mise en marche du tramway de Châtillon depuis la fin 2014, il lui faut moins d’une petite heure porte à porte (enfin, quand la ligne 13 du métropolitain fonctionne « normalement ») pour se rendre chez sa dulcinée en les utilisant quand, en auto, se n’est jamais moins d’une heure un quart qu’il lui faut pour y parvenir.

Après un accueil chaleureux style-genre « repos du guerrier » et tout le toutim généreusement octroyé par sa compagne (et plus ou moins appuyé, selon l’état de santé affective de l’un et de l’autre), les deux protagonistes de cette vivante histoire humaine sortent diner au Jap’ du coin ou bien se sustente à la bonne franquette grâce la cuisine préparée par Elena A. (la plupart du temps, et comme de bien entendu, il s’agit d’inventions culinaires de bonne facture, puisque préparées avec amour). Contrairement à ce que les plus virulentes et lents parmi les habitués du bouge aimeraient à penser en lisant cela, l’alcool ne coule pas (ou de moins en moins en tout cas) dans leur gosier comme l’eau de la baignoire tourbillonne dans le siphon, que nenni. Certes, un verre d’Armagnac et / ou de rouquin est servi en prémices au repas à suivre ; certes aussi, d’autres peuvent suivre au gré des envies et de la sustentation en cours. Mais une chose est acquise : les libations autrefois vécues par Michel M. et, dans une moindre mesure, par sa brune mie n’ont plus cours. Cela aura évidemment participé à ce profil, désormais aux limites de l’acèse, que présente l’auteur, lui dont le poids fricote dorénavant avec les 74, 5 kilogrammes : ces 10 000 grammes perdus sur presque une année sont irrémédiablement durables, quelle réussite ! Pour peu que le crabe ne se réveille en lui, ce serait carrément vers l’anorexie qu’il tendrait alors, ah ! ah ! ah !

Après ce ravitaillement calorique, indispensable à toute bonne marche d’un corps et du cerveau qu’il abrite, chacun des deux transis va s’installer devant son / ses écrans afin de poursuivre intelligemment ces retrouvailles.

201502_Invasion_informatiqueVoici à quelle installation se prêtent ces deux-là qui, décidément, pulvérisent tous les poncifs relatifs à la vie à deux, qui se conjugue la plupart du temps le soir avec la téloche (d’après vécu et témoignages), qui se doit d’être regardée par les amants routiniers sur l’éculé canapé du salon. Rien de ceci là : chacun dans une pièce, la radio qui diffuse ses mélopées (Fresh Radio, bien sûr !) en ambianceuse de qualité, Elena A. et Michel M. ne s’importunent pas l’un l’autre mais, et c’est cela qui est le plus important, chacun a en permanence conscience de la présence de l’autre, vers lequel il émet un sonore « À tes souhaits ! » (adaptation sur mesure à la clef) après tout éternuement entendu, ou bien auprès duquel il s’enquière des desiderata éventuels de sa moitié, qui en tendant sa tête vers le bureau dans lequel est sise et assise sa mie, pour Michel M., qui en se déplaçant au salon dans lequel officie l’auteur, pour la mie susss évoquée. Ainsi, jamais ni l’un ni l’autre n’est-il un poids pour l’osmosique binôme, tout en conservant ce profond sentiment d’attachement qui les meut depuis plus de quatre années.

Alors bien sûr, la folie des débuts n’est plus ; alors d’accord, les mots doux (textos) qui n’en finissaient pas (essentiellement envoyés par Michel M. à sa chère chérie) se sont quelque peu taris, mais c’est simplement parce qu’il en est ainsi dans une relation entre deux êtres humains qui se sont choisis. Bin oui hein, c’est dans « l’ordre des choses ». Mais, de toute manière, n’est-ce pas tant la quantité de proximité qui fait sens, plutôt que sa qualité ? Là où tellement d’humains préfèrent ne pas se quitter des yeux dès qu’ils se retrouvent (ne supportent pas que l’autre puisse avoir des centres d’intérêts autres que communs, en fait), Elena A. & Michel M. ont pigé qu’il leur était vital de conserver une grande autonomie, y compris lorsqu’ils se trouvent sous un même toit. L’auteur qualifie cela d’intelligence relationnelle ou, plus décisivement, d’amour raisonné, ce qui n’est pas loin d’être un oxymore michèlémien par excellence.

Sur un blog sérieusement charpenté, l’auteur s’éclaterait à développer cette notion d’une existentielle vie sentimentale fondée sur la juxtaposition de l’affectivité avec la raison qui, dès lors, commanderait au « cœur ». Ce qui ne manquerait pas de faire passer Michel M. pour un être froid, un calculateur, un profiteur etc., tous autant de bien péjoratifs qualifiants, quand cet « arrangement » qui s’est mis en place entre ces deux-ci leur permet de poursuivre leur si remarquable relation (ce sont les autres qui le disent, Elena A. et Michel M. se contentant d’être) sans crise ni heurt dignes de ces noms, et dont la répétition tue aussi surement l’amour que rendent méchant le chien les coups. Seulement, michelm.fr est un blog qui n’est sérieusement charpenté que par l’anodin et la déconne, re Ah ! Ah ! Ah !.

Pour la petite histoire, les deux pécés que Michel M. gère ne sont réunis qu’exceptionnellement. En effet, et comme évoqué dans le précédent billet, après l’achat d’un nouveau pécé (celui de droite) suite à la défection du précédent, celui qui trône sur la table du salon de Michel M. à Paris (amené chez Elena A. pour cette fin de semaine)…

2011_09_Atom_02(première table parisienne)

2011_11_Table(seconde table parisienne)

…a bénéficié du disque dur hybride qui devait équiper l’Acer gris du tout début 2013. C’est l’unique raison  pour laquelle ce vieux tromblon de près de huit années (pour un transportable, ça devient remarquable : de quoi s’y attacher et lui donner un petit nom, nooon ? Ah ! Ah ! Ah ! ter). En revanche, le bureau d’Elena A. est conforme à sa quotidienne réalité.

Démonstration est faite que l’on peut être quinquagénaire ET connecté, quinquagénaire maqué ET autonome, en bref : quinquagénaire dans le vent, quoi…

Et BoNjOuR ChEz VoUs, là-dedans !

Addendum de 20 h.

201502_Invasion_informatique2La même chose se reproduit avec Kévin M. (car le mardisme tranquillisme n’a jamais cessé, ni non plus le jeudisme, bien plus austère au demeurant car ascétique style-genre fruits et thé comme diner) : le vieux pécé (plus ou moins 7 ans au compteur, ça doit bien s’approcher de l’âge canonique de Ripley qui, pour ses cent ans passés et tout Labrador qu’elle est, se situe aux cimes de la longévité) a retrouvé sa place depuis lundi soir. Les mousses (Leffe Royale, la griffe M&M (« M&M’s Touch » en étranger)) trônent là comme deux antennes à ciboulot (bon sang, c’est peut-être dangereux comme ondes ?), mais les clémentines (fin de saison : après les prunes, puis les clémentines, sur quel autre fruit Michel va-t-il pouvoir se reporter ?) tempèrent l’impression d’extrême libation qui se dégage du fait de la présence cette terrible boisson alcoolisée.

Soirée musicale entrecoupée de considération sur lézévènementsdumondequivasimal, de gorgées de bière fraiche (précision utile pour certain fâcheux parmi les relationautes michèlémiennes). Aux alentours de vingt-et-une heures, c’est le sino-jap’ en bas de chez l’auteur. Et de 22h et des brouettes jusqu’à l’oubli profond d’une insondable nuit, c’est… Chacun devant son écran ! Ah mais, ce n’est pas faute d’avoir tenter de regarder des séries, bon sang ! Mais les dernières testées ont systématiquement navré les fils et père M. À tel point que Michel M. n’infligera pas à leurs créateurs la honte de lire ici-même (ce qui signifie sous le regard de quelques milliards de paires d’yeux) les noms de leurs infamies, mais il y a eu de quoi décourager les deux patentés cinéphiles qui, dorénavant, ne comptent plus que sur un truc comme Game of Thrones pour les sortir de leur non torpeur télévisuelle (puisqu’en dehors de cela, ils évitent l’un et l’autre la fréquentation de la boite à soupe, icelle ne restant allumée que pour sélectionner la radio, pardi !).

BoNnE NuIt ChEz VoUs, là-dedans !

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