Un mardisme tout plein de « geekattitude »

201503_Soirée_geek1Un disque dur externe (quoique le fait qu’il soit externe ou interne ne change rien au subséquent déballage opéré dans le cadre de son analyse) à tester transforme aussi sûrement sa table de salon à Michel M. en atelier de réparation informatique qu’une goutte de confiture tombée sur la nappe en ferait un tapis de fourmis, comme en témoigne les deux clichés s’y rapportant qui sont insérés dans ce billet (ce dont ils témoignent l’un et l’autre présentement étant l’atelier de réparation d’un soir, hein, pas d’une invasion de formicidés un mardi 11 mars au soir, Ah ! Ah ! Ah !).

Avec une telle image, les légendes peuvent être foison avec la michèlémienne propension à en tartiner des tonnes pour un rien. Que les lectrices, teurs et tous les autres en jugent plutôt avec cette scène regorgeant de mille et un détails qui en disent bien plus long sur la vie d’un homme, qu’un discours à la Fidel C. En sera-t-il de même avec ce billet qui, dès lors, pourrait bien tenir sur une dizaine de pages du tome VIIème de « Michel M., une existentielle vie«  ?

Afin d’épargner à ses visiteurs une n ième logorrhée (méfiance toutefois, car en fonction de son temps libre de cerveau, Michel M. peut se montrer éminemment disert, tout comme d’une (très) rare concision), l’auteur se contentera de ne légender que les huit détails signalés sur cette photographie prise par Kévin M., qui n’a pas eu besoin de grimper sur un escabeau pour réaliser cette plongeante vue sur son géniteur, contrairement à l’avis émis par Marc V. en la regardant. Un Marc V. dont il sera d’ailleurs prochainement question sur le blog, du fait d’un tout récent changement dans sa vie professionnelle qui l’aura vu se rapprocher géographiquement de Michel M. (un réveil de la société discrète Sectis adorem rectum pourrait-il être en vue ? Le dubitativisme est de mise en l’occurrence, tant l’âge d’or du sarisme est irrémédiablement du domaine du passé).

Ainsi, quid de cette image et des détails signalés ?

Michel M. est ci-dessus photographié en contre-plongée par son rejeton alors qu’il tente de réparer un disque dur externe (pastille n°5) de 1To  (soit mille mégas : combien de201503_Pastille5 boîtes à chaussures débordantes d’indispensables photos cela peut-il donc équivaloir ? Quelques centaines au moins, hein ? Quelle folie bien matérialiste que cette crainte de perdre la moindre des traces de son existence, au point de tout conserver, y compris les photos pourries style-genre floues, mal cadrées etc. !) que lui a confié un collègue, matériel devenu muet suite à Michel M. ne sait quel évènement (les chutes sont mortelles pour ce type de périphériques, par exemple). Après avoir démonté le boîtier dans lequel était sis le disque dur, Michel M. brancha le périphérique aux câbles prévus à cet effet (un coffret acquis il y a plus ou moins dix années et qui est toujours d’actualité pastille n°8) et qui permettent d’accéder au zinzin à partir d’un pécé (le port USB,quelle belle inventi201503_Pastille8on bon sang !). En l’occurrence, le disque s’avéra quasiment muet : il était certes présent, mais non « monté ». En un mot comme en cent, ça sentait bougrement le sapin. Et l’auteur eût beau télécharger moult logiciels de gestion de disque dur, rien n’y fit.

Et c’est néanmoins ainsi que, lors d’un redémarrage de son transportable, le disque dur n’ayant pas été déconnecté (une erreur manifeste de la part de l’auteur : en cas de (re)démarrage d’un pécé, il faut veiller à ce qu’il n’y ait aucun périphérique USB qui y soit relié, sans quoi grand est le risque de se choper toutes les éventuelles saloperies qui trainent dedans ! Et ça, c’est vraiment le truc pénible par excellence car, dès lors, il faut se battre contre des espèces de bactéries aussi résistantes qu’un staphylocoque doré, de celles qui peuvent aller jusqu’à bousiller l’Operating System (« système d’exploitation » en français) aussi sûrement qu’un moteur à essence auquel on fait boire du gasoil, saperlipopette de sapristi !), icelui se fit connaitre du système ! Bon sang, c’est comme s’il avait été aussi secoué par l’impulsion électrique qu’un puceau par une soudaine montée de testostérone : il était en effet devenu aussi accessible, pénétrable et formatable qu’un Charlie moyen, un véritable miracle, en vérité !

Oui bon d’accord : mais où donc se situe la touche de geekattitude annoncée dans le titre ?

201503_Pastilles1&2Hé bin, et cette histoire de dépannage de disque dur, ça n’en-est pas une, mmhm ? Et puis ce fil électrique (pastilles n°1 & 2) qui circule au sol (histoire de recharger la tablette Windows de Kévin M.), signalé par un haut-parleur de téléphotophone (offert par sa brune mie à l’auteur) afin que ni son père ni Kévin M. ne se prennent les pieds dedans, ce n’est pas un autre signe de système D. (car pour l’auteur, qui n’y connait toutefois rien en la matière, la « geekattitude » est nécessairement liée à une aptitude à trouver des solutions à tout problème rencontré dans le domaine de l’électro-informatisme) ?

201503_Pastille4En outre, cet autre disque dur (mais en format 2,5 pouces cette fois, le premier étant d’un format 3,5 pouces) qui traîne sur sa table dans un vide-poche, n’est-ce pas la preuve qu’ici, chez Michelm M., on sait sans crainte manipuler le matosss info, même s’il faut pour cela ouvrir ses entrailles à un pécé transportable, mmhm ?

Dès lors, les pastilles 3, 6 & 7, bien que non figuratives pour le sujet jusque là abordé, sont néanmoins présentes afin de signifier que, quand bien même le matérialisme a indéniablement sa place chez Michel M., les éléments de la vie dite « courante » ont, eux aussi, une place de choix dans son existentielle vie :

201503_Pastilles3-6&7mousse, plante (elle a sacrément profité depuis sont arrivée chez Michel M. la bougresse, bon sang !) et prunes sont autant de place faite aux bienfaits que la nature est à même de lui procurer, cadeaux faits-là comme autant d’offrandes à un être qui sait donner à chaque élément sa place. Nourrir son esprit par la recherche de solution à tout problème matérialiste se doit d’être accompagné d’une nourriture pour le corps, selon l’apophtegme selon lequel « qui veut voyager loin ménage sa monture ».

Pour le coup, qu’en a-t-il été du disque dur ? Bah, le disque en lui-même semble fonctionner, mais c’est le boîtier qui en a pris dans le cigare : au moment de le brancher sur le FreeServer, il est resté muet. Pas la moindre trace de vie dans le zinzin : Michel M. est bon pour en acheter un.

Kévin M., Geek d’entre les Nerds,

201503_Soirée_geek2ainsi qu’accessoirement amateur de prunes comme son géniteur.

À bientôt.

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