Manifestation bonhomme, immortalisme tout relatif et autoportraits à la noix

Après cette débauche, après cette surdose d’images animées en provenance d’une région désormais toute tournée vers l’estivalisme d’un tourisme fleuri, chaud et piqué au coin des taon sous un climat continental de montagne, c’est à un franc retour parisien auquel convie, ce jour, Michel M. ses lectrices et teurs, une multitude dont l’agrégation reprend à nouveau son irrésistible progression, semble-t-il…

Stats201503…comme en atteste ce TMF du mois de mars, qui retrouve une valeur similaire à celle du mois de décembre dernier, elle-même l’une des plus haute (la cinquième, désormais) jamais enregistrée depuis l’existence du blog. Que cette immense foule reçoive illico les remerciements les plus soignés de l’auteur, qu’icelle soit constituée ou non d’une majorité de bots.

Mais comme l’indique son titre, ce n’est pas cela que Michel M. souhaite aborder avec ce billet, que nenni. En effet, il sait tourner les pages de l’édifiante histoire de son existentielle vie, au même titre que savent oublier leur promesses les dirigeants de ce monde. À cette différence près que Michel M. n’a aucun impact sur ledit monde, et que ses élucubrations n’ont jamais tué personne, à l’instar de celles de M. & M. Dieudonné M’B. M’B. et Alain S. qui n’ont jamais, quant à eux, fait trancher de tête à personne mais qui, toutefois, sont voués aux gémonies par les premiers, qui ne sont autres que de patentés zigouilleurs, par procuration, de tout ce qui bouge et pense dans un sens différent de celui par eux imposé, pardi.

La manifestation bonhomme
Non non non : l’un des véritables sujets de cet billet n’est autre que la grève dite « générale » de ce jeudi 9 avril 2015, ainsi que le défilé de mécontents organisé à la clef, tel qu’observé à Paris zéro sept, boulevard des Invalides. « Générale » entre guillemets, car Michel M. a pu constater que son métro du matin était au rendez-vous et qu’aucun de ses collègues ne manquait à l’appel ce jour-là.

C’est donc installés à la terrasse du Café du Musée devant leur mousse, douceur printanière oblige, que Marc V. et lui-même voient se pointer quelques drapeaux plus ou moins rouges et sous lesquelles défilent des dizaines de révolutionnaires, tous probablement convaincus qu’en agissant de la sorte et cela sous les yeux scrutateurs de bienveillants gendarmes postés aux endroits stratégiques afin d’éviter qu’une réelle insurrection ne vienne mettre le bazar (re Ah !  Ah ! Ah !), ils vont faire trembler le (mal) élu François H. et son Manuel V. de 1er ministre (un « Ah ! Ah ! Ah ! » ter aurait été le bienvenu, mais il risquait de virer jaune). Bref : rapidement rejoints par François B., puis par Elena A. pour une petite demi-heure et, enfin, par Kévin M., ce petit monde est aux premières loges pour regarder passer le train du mécontentement des Charlies : bin vi hein, ce sont bel et bien les mêmes puisqu’ils sont le peuple (de gauche) de France, HÉ !

Et c’est parti pour cinq minutes et quarante et une secondes de scènes de la vraie vie, youpi !

L’immortalisme (tout relatif ou pas)
Elles et ils s’en souviennent, parmi celles et ceux qui sont les plus assidues et dus (un jour, il faudra bien que Michel M. cesse avec ce faux-culisme de pacotille qui, sous ses airs de galanterie à la française, rend toute compréhension bien délicate aux lecteurs qui ne pratiquent pas couramment la langue française, à l’image de ces millions de Russes qui, dorénavant, parcourent ces pages avec fébrilité ; non pas uniquement du fait des prises de positions anti-otanesques de l’auteur, mais parce que certains moscovites (et demeurant en d’autres contrées de par le monde) y figurent de plus en plus souvent (et cela ne devrait pas s’arrêter, mais c’est une autre histoire…)) du blog : en octobre 2014, Elena A. & Michel M. s’étaient faits photographier sous tous les angles par une caméra 3D afin de se faire imprimer en trois dimensions, grâce à une technologie pas encore très connue par le public lambda. En mars dernier, à force d’avoir travaillé au corps sa brune mie afin qu’elle reprenne contact avec le correspondant Autodesk d’alors, un courriel parvenait à Michel M qui l’informait de la possibilité de commander LA Statuette.

Hé bien voilà : en ce mardi 7 ou mercredi 8 avril, l’objet est enfin arrivé.

201504_L_immortalisme01Déjà saisissant quant au réalisme par l’objet dégagé, tout au moins pour qui a l’habitude de fréquenter ces deux esthètes de l’amour, dans le détail façon gros plan sur les visages, le saisissement ressenti devant cette amulette devient quasi vénération.

201504_L_immortalisme02Car oui, en effet, tout y figure : le tranquillisme michèlémien qui transparait dans ce regard, porté au loin comme par celui qui domine son horizon ; l’abandon élènasque, conséquence de la confiance totale que la belle ressent auprès de son homme, qui la serre fort d’une rassurante main dans son dos ; la cohérence vestimentaire (absolument non recherchée : il faisait très bon ce jour-là, et c’est par le plus grand des hasards que ces deux-ci, venus jusqu’à l’exposition en bicyclette, se firent ainsi tirer leur portrait par la machine) qui dénote la symbiose dans laquelle ces deux êtres évoluent de conserve et, surtout, qui expose à l’évidence Le Sentiment le plus à même de changer la fesse heu la face du monde, pardon, c’est à dire le résumé de tout ce qui précède : l’Amour majusculé. Que les habitués du bouge (ce blog) matent donc le film « Interstellar«  afin d’en avoir une illustration filmique, d’abord.

En prime, un petit montage réalisé par Elena A.

Autoportrait à la noix201504_Trop_d_autoportraitsVoilà ce qu’il se passe quand on est face à face sur une terrasse de café, après avoir acheté une poêle au magasin d’électro-ménager du coin, et que l’on passe plus de temps devant son téléphotophone qu’à s’occuper de son double, histoire de faire savoir à ceux avec qui l’on n’est pas que l’on pense à eux tout en leur faisant savoir que l’on est bien sans eux : une notion certaine de vacuité relationnelle, n’est-il pas ?

Bien évidemment, tel n’est pas le cas en ce qui concerne ces deux-là, puisque l’un et l’autre ne cherchent qu’à se prendre tous deux en photo, Michel M. le prouvant avec ces deux clichés (ci-dessus et ci-dessous).

201504_Tue_l'autoportraitsEn revanche, du côté d’Elena A., les choses vont bien mieux lorsqu’elle souhaite les réunir elle-même et son homme…

201504_Tue_l'autoportraits2Et quand elle se pique de travailler un tantinet ses clichés…

201504_Tue_l_autoportraits3Les Karellis, épilogue

Samedi & dimanche 11 et 12 avril, ses fonds de tiroirs sont vides : Michel M. ressent la délicieuse sensation d’être « à jour », doublée de celle que procure le travail (bien) fait et qui n’est plus à faire…

Michel M., souvent bien entouré, jamais délaissé.

201504_Heureux-hommeIci en compagnie de deux Elena de ses relations, Elena T. & Elena A.

Et si c’est à suivre, il est persuadé que le TMF lui en sera reconnaissant.

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