Rappel (avec apaisantes illustrations à la clef, prises ce dimanche 10 mai dans le bois de Clamart)

Après une conversation entre les deux protagonistes du bouge dont la « thématique » était « le « respect dû à ses lecteurs » par Michel M. », icelui affirme qu’en aucun cas, il ne se pliera à ce modernisme de (très très) bas art (selon le susssnommé), qui veut que tout doive être allégé, prémâché, résumé enfin bref, que tout doit être fait pour que le passant, le client ou le lecteur enfin bref, puisse accéder à la quintessence de sa pensée (celle de Michel M.) par le biais d’accroche, de résumé ou encore chapô (en terme choisi).

201505_Bois_Clamart1En effet, selon Elena A. (et probablement tous les gens modernes qui sont en phase avec le monde du même qualifiant), une fois bien installé debout dans son métro, le susdit « passant, client ou lecteur » ne devrait plus avoir à se coltiner les trop longs chargements des mille et une photos et / ou vidéos incluses dans les billets michèlémiens sur son téléphotophone, cela afin de « gagner du temps ». Et il s’agirait là d’une règle de respect sur « le net ».

Nous y voilà. « Gagner du temps », voici LE Principe absolu (celui des gens pressés ?) qui doit im-pé-ra-ti-ve-ment régir leur quotidien à ces « gens modernes »… Hé bien c’est pas d’pot, car de tels impératifs, hé ben Michel M. s’en tamponne grave ses deux coquillards. Et, en l’occurrence, aucun des deux ne bouge en simultané lorsque l’auteur s’amuse avec eux (plaisanterie perso « Private Joke » en étranger).

201505_Bois_Clamart2Gagner du temps ? Mais sur quoi, pourquoi, pour qui ? Gagner du temps quand on est dans un transport en commun, et qu’on a « quelques minutes à tuer » pour lire les çonneries diffusées par un blog dont les « infos » sont aussi vitales pour son lecteur que de se laver les dents avant d’aller se coucher ? Fichtre, mais comment peut-on cautionner cela sans se dire que l’on est victime d’un « rythme de vie » imposé par des éléments extérieur, et qu’en aucun cas on ne devrait les laisser prendre autant d’importance dans notre existence ?

201505_Bois_Clamart3En outre, lorsque Michel M. rédige ses billets, il se donne les moyens de le faire. C’est à dire qu’il se prépare pour la chose. Et cela consiste à se dégager de toute obligation socio-professionnelle afin de se fondre au plus vite dans l’activité à entreprendre. Parait-il, les bouddhistes disent qu’il faut penser à ce que l’on mange de façon à bien assimiler la nourriture. Hé bien que les lecteurs sachent que, tout athée qu’il soit (donc non bouddhiste, car en effet, pour Michel M. le bouddhisme est une religion comme une autre, n’en déplaise aux occidentellos qui qualifient de philosophie cette « façon de penser sa vie » (à moins que ça ne soit de de vivre sa pensée, on ne sait pas avec d’aussi considérables considérations spiritualistes, palsambleu !)), Michel M. fait en sorte, et cela dans la mesure de ses possibilités dans son existentielle vie, d’ « être à ce qu’il fait ».

201505_Bois_Clamart4Dans le cas présent, il rédige sur son pécé ce billet un dimanche soir (le 10 mai 2015), avec Fresh Radio comme fond musical, un verre de Cognac comme carburant (accompagné d’un autre de thé), et ceci dans l’appartement de sa terriblement brune mie Elena A., alors que le printemps se confond à nouveau avec l’été et que le ciel s’est rempli de chemtrails : les conditions ne se sont-elles pas idéalement réunies afin de sceller le dogme selon lequel que Michel M. n’a jamais été, n’est pas, et ne sera jamais victime de la mode, saperlipopette de nom de celui qui n’existe pas ?!!

Vivement la suite (et fin du tome 7ème de « Michel M., une existentielle vie », bientôt disponible en téléchargement, si si).

Elena A. hurlant au soleil,
201505_Bois_Clamart5telle une biche rayant au fond du Bois de Clamart.

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La France surannée, la France communautarisée, mais la France à jamais amie de la Russie*

Certes.
Un tel titre devrait faire connaitre Michel M. au-delà même du monde universel dans son ensemble en général tout entier, lui (le monde universel dans son ensemble en général tout entier) qui est pourtant habitué de sa part (celle de Michel M.), à des débordements style-genre et façon gentil prurit (une cocotte, afin qu’elle fasse son boulot dans les meilleures conditions, doit être équipée d’un chuchoteur à même de réguler la rage des sans dents qu’elle fait mijoter dans son bouillon, calculé pour être le plus consensuel possible), ce qui n’est (peut-être) pas le cas des E.T., ces « hommes » de l’ombre qui sont supposés (selon certains « fous« ) empêcher l’irréversible, soit cela, par exemple.

En l’occurrence une fin de monde que, néanmoins, d’aucuns (dont l’auteur) ont fini par souhaiter, du fait de nauséabonds calculs projetés par les fumeux 1% de l’humanité (si le fait que le lien soit associé au média coco « L’Humanité » en gêne certains, en voici un autre, bien plus « neutre », qui dit la même chose Ah ! Ah ! Ah !) qui sont sensé la « gérer » mais qui, évidemment, l’asservissent, re Ah ! Ah ! Ah ! Mais place, désormais, aux çonneries michèlémiennes imagées, saperlipopette de nom de celui qui n’existe pas !

La France surannée.
201505_France_surannéeIl est (très) probable que du fait de son âge, qui ne cesse de l’approcher de l’issue fatale, la vision de ces deux vieux messieurs (enfin bon, du haut de ses bientôt 55 piges, Michel M. ne devrait pas faire autant le malin), images d’Épinal ou carrément icônes d’une France passée (qu’elle soit passéiste lui en secoue l’une sans bouger l’autre à l’auteur, comme disait, parait-il, J. C., l’autre) soit à même de faire sentir à Michel M. sa propre et inévitable décrépitude… Mais pas que cela : en effet, Pascal P. et Gilbert T. n’expriment-ils pas toute la finesse, toute la retenue française si vénérée aux temps jadis (style genre jusqu’à la fin années 50, début années 60) ? C’est même sans doute là que ça coince, cet autrefois qui rend si superflux devant l’évidence les remarques selon lesquelles les Français du XXIème siècle seraient aussi ignares qu’une poule au pot étêtée nageant dans sa sauce suprême…

La France communautarisée
201505_communautarisme
Voici l’un des nouveaux endroits les plus fleuris de Paris et sa banlieue depuis le début janvier de cette année, puisque lieu de recueillement suite aux assassinats de policiers et journalistes par des supposés « islamistes » (depuis quelques temps, il suffit de crier « Allahu Akbar » pour être un terroriste islamique, en Europe-unie). En l’occurrence, il s’agit du lieu où a été abattue la policière municipale de la ville de Malakoff.

Ce qui est le plus notable dans cette vue, ce sont les bacs à ordures qui côtoient les bouquets de fleurs déposés là par les Charlies du coin et / ou autres simples quidams heurtés par la tragédie qui a eut lieu ici. Ainsi, Michel M. imagine volontiers que les poubelles à roulettes sont sciemment placée là dans un esprit de rejet d’une supposée communion fraternelle, telle que celle mise en place par ses organisateurs le 15 janvier 2015 et qui, depuis, fait couler beaucoup d’encre… Il peut aussi bien s’agir d’un geste de je-m’en-foutisme. Mais alors, cela dénoterait un manque d' »éducation » de la part du responsable des poubelles. Manque d’éducation qui mènerait dès lors au simple irrespect. Normalement, « on » devrait faire comprendre au responsable de l’indélicatesse qu’il agit mal et lui intimer d’éviter le sanctuaire avec ses grosses poubelles.

En revanche, les immondices balancés jetés sur le sol donnent clairement cette impression de vouloir souiller l’endroit. Ce cliché a été pris par Michel M. lundi 4 mai, alors qu’il se dirigeait en auto avec sa brune mie Elena A. vers Paris (la plupart du temps, le lundi est un jour avec voiture du fait que Michel M. se radine en bagnole les fins de semaine chez sa compagne : le lundi matin, il dépose sa chère chérie au métro puis gare la SARmobile dans le garage de son employeur). Évidemment, l’endroit aura été nettoyé depuis, mais l’auteur imagine sans peine que la scène doive se reproduire, ne serait-ce que parce que les poubelles se trouvent visiblement être celles de la cité sise au second plan (et qui ressemble comme deux briques rouges au propre logement michèlémien : logement social assurément) et qu’il faut bien les sortir, pardi ! Mais elles pourraient probablement être disposées un peu à l’écart de la « chapelle ardente », palsambleu.

Le trait du communautarisme que voit Michel M. dans cette anecdote, c’est de constater que tous ne jugent pas de la même façon l’assassinat qui s’est déroulé ici. La vie / la mort n’est pas respectée en France de la même façon. Qui plus est, le fait qu’il s’agisse d’une policière a probablement exacerbé quelques esprits particulièrement rétifs à toute notion d’humanisme. Ceci dit, un autre de ces « mausolées » est régulièrement saccagé (les commentaires qui suivent le billet son gratinés)

Et alors, qu’en pense Michel M. ? Hé bien heu… Tuer autrui pour une idée est une horreur absolue. Ça, c’est un dogme. Pour le reste, Charlie Hebdo est un média d’une vulgarité inouïe, d’un irrespect absolu à l’endroit de la religion musulmane et de la religion chrétienne mais, curieusement, qui épargne très visiblement le judaïsme, à l’instar des vagissantes Femen qui, elles non plus, ne s’en prennent pas aux synagogues. Ce qui est tout de même bien fâcheux lorsque l’on brandit La Liberté d’expression comme justification à toute critique du fait religieux. La liberté d’expression s’arrêterait donc devant certaines considérations dont Michel M. ignore les raisons ? Bien qu’athée, il comprend néanmoins qu’une critique systématique (mais inégale donc) de la foi d’autrui puisse finir par écœurer ses détenteurs… Qui constatent eux aussi ce deux poids, deux mesures.

Mais et surtout, l’attentat contre le torche-cul « Charlie Hebdo » se trouve être de plus en plus entaché par des suspicion de coup monté (« false flag » en étranger). Beuârk.

La France à jamais amie de la Russie
201505_TatianaEnfin bon, lorsque Michel M. écrit « la France », il outrepasse un tantinet sa place et son rôle. Mais c’est bien compréhensible, quand il voit la façon dont ceux qui sont supposés le représenter se comportent vis à vis de la Russie, c’est de la honte qu’il ressent. La honte de voir de minuscules personnages aboyer comme des roquets sur le président Russe, un véritable homme d’État comme il y en a aucun dans l’Union européenne. D’ailleurs, son peuple ne s’y trompe pas qui continue à le soutenir alors que les conditions de vie sont devenues délicates du fait de sanctions économiques et autres tentatives bien pourries et venues d' »on ne sait pas où » de déstabilisation du rouble. Il n’est en outre pas inutile de se rappeler que cet engouement d’un peuple pour son président ne date pas de cette année, n’est-ce pas…

Violente aparté parce que là, ça dépasse les bornes des limites de la fumisterie diplomatique. À ce propos de la commémoration du 9 mai Russe (armistice signée le lendemain de celle avec les occidentaux), l’épisode de la parade du 70ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale à Moscou, qui voit « la Communauté internationale » (c’est à dire États-unis + Union européenne + Australie + Canada, soit plus ou moins 900 (millions) d’âmes) faire un caca nerveux en refusant de s’y pointer pour cause de guerre en Ukraine, c’est la goutte de honte de trop. Car à tant en boire depuis que François H. est arrivé en haut de la pyramide, heu de l’échelle pardon, Michel M. a le gosier aussi sec qu’un coup de trique. La Communauté internationale, donc, s’est abstenue de « communion » avec la Russie (et avec son président, surtout) par pure caprice washingtonien quand, en face, 3 milliards d’individus y étaient représentés par leurs présidents : n’y a-t-il pas comme un problème de crédibilité dans cette prétention à diriger le monde selon certains principes (essentiellement de prédation et d’un inouï bellicisme) quand, en face, on n’a pas nécessairement les mêmes penchants pour les guerres, n’est-ce pas ? Qui plus est lorsque l’on est la nation qui a le plus souffert du dernier (pour l’instant) des conflits dits « mondiaux » (les graphiques présentés dans le billet valent tous les discours) !

Alors bon, la partie politique de l’affaire Russo-Américaine est certes bien lourde, grasse, collante, mortelle et patati et patata. Mais ce qui interpelle le plus Michel M. dans ce qu’il peut connaitre de la Russie, c’est le nombre ahurissant de femmes de ce pays dont la beauté ne laisse pas indifférents les mâles occidentaux, qui sont prêts à en faire venir par trains/avions/camions entiers à coup de rencontres « matrimoniales » sur le net et / ou voyages de repérage là-bas. Et du fait de sa « vie commune » avec Elena A., il est aux premières loges pour en rencontrer, que ce soit lors de sorties sur la capitale, de fêtes familiales ou encore, comme cette fois, chez Elena A., carrément !

Celle qui figure sur la photo se prénomme Tatiana, vit en France depuis deux années, a appris le français toute seule comme une grande, et cherche à se reloger (avec sa sœur de 28 ans, éventuellement) sur Paris. À sa demande, aucune image de son joli minois n’est exposée sur le blog. Mais il est indubitable que, outre l’aperçu que les spectateurs en ont ci-dessus, le fait que Michel M. dise d’elle qu’elle est ravissante doit suffire pour que les lecteurs en soient convaincus, pardi ! Et c’est donc Michel M. qui profite de tout ça. Enfin, « qui profite » en tout bien tout honneur hein ?!! Quand bien même sur cette photographie son expression puisse être (mal) interprétée par Elena A. (le contraire eût été surprenant, hin hin hin) alors que Michel M. exprime plutôt une dubitativité certaine quant au fait que les femmes russes soient décidément « toutes les mêmes » !

Michel M. qui n’hésite jamais à prendre du repos où qu’il se trouve,

201505_Au_Bricocela afin d’être toujours en forme pour être prêt à asséner à tout moment
de tels pensums.

* Nonobstant ses actuels (et ne sont-ils véritablement que ponctuels ?) et ô combien minablissimes gouvernants qui en ont fait une ennemie, cela afin de lécher au plus près l’oignon aux hormones de nos grands amis états-uniens qui ne veulent que notre bien en foutant le bazar un peu partout sur la pauvre planète qui n’en peut mais.

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Ripley en sursis et photos volées d’une séance de drastique-gym

Ripley en sursis201505_Ripley_en_sursisMercredi matin, après une soirée passée à nettoyer par Elena A. les débordement d’incontinence dont est devenue victime sa chienne Ripley, et la nuit portant conseil, décision avait été prise par la brune mie de l’auteur de s’en aller faire piquer (« euthanasier » en français sérieux) la bête au matin. Arrivées à la clinique vétérinaire de Bagneux, le (bon) véto « raisonna » sa cliente en lui proposant un corticoïde, histoire de voir si cela n’atténuerait pas ses souffrances morales (et éventuellement physiques) à Ripley. Icelle souffre d’une tumeur qui s’est développée, plutôt raidement, du côté du côlon. Celle-ci menace à (très) moyen terme d’empêcher la chienne de pouvoir se soulager sans gêne. Afin de souligner le fait que ce vétérinaire en est un bon, il est à noter qu’il n’a pas fait payer la consultation à Elena A. Michel M. ayant déjà rencontré le bonhomme lors d’une première et récente alerte (sans que l’euthanasie n’ait alors été véritablement mise sur la table), l’impression que lui-même et sa mie en avait gardée était celle d’un professionnel doté de sentiments altruistes (pour ne pas écrire « humains ») envers ses prochains et leurs animaux domestiques.

Au retour de la clinique vétérinaire, Elena A. prit ce double autoportrait des deux et uniques représentantes du genre féminin qui orbitent régulièrement autour de la personne de l’auteur. Il est possible qu’en lisant la phrase qui précède, un sentiment d’envie naisse en certains lecteurs du genre masculin, eux qui sont peut-être affligés, en plus d’une régulière avec laquelle ils doivent composer au quotidien, d’une mère, d’une belle-mère, d’une fille et d’une chienne ou chatte, toute sensibilité féminine qui peut être éprouvante pour les nerfs de tout à chacun. Un sentiment envieux, donc, né consécutivement suite à l’idée de l’impact sur leur existence d’une telle absence de sur-représentativité féminine, ce havre de paix dans laquelle évolue Michel M.

Que ces hommes-là se disent qu’en aucun cas, les termes ou conditions de leur existence affective ne sont une fatalité, que nenni. Il s’agit bien plus, et cela dans l’immense majorité des cas, d’un refus de faire face et, éventuellement, de séparer le bon grain de l’ivraie dans leur quotidien. L’auteur ne jette nonobstant pas la pierre à la gent féminine pour la simple et bonne raison que l’on est responsable de la dose de souffrance (physique et morale) que l’on est prêt à subir au contact de l’autre. Aussi bien l’homme que la femme sont comptables de la misère affective dans laquelle ils peuvent se trouver durant des années, des décennies, voire une vie ! Michel M. lui-même a subit durant près de trente années une vie qui ne lui convenait pas ou, plutôt, qui a fini par ne plus lui convenir.
Hé oui, lui aura fallu trente piges de vie commune pour s’apercevoir qu’au bout du compte, il était bien mieux seul que (mal) accompagné. Son témoignage en ce domaine peut être recueillit de vive voix et sans aucun mal, autour d’une mousse (et plus si affinité), car il s’en est déjà expliqué à plusieurs reprises sur les différents blogs qu’il a animés depuis le mois de février 2007, et il ne compte pas présentement récidiver.

Enfin, les habitués du bouge seront attendris / horrifiés en apprenant que la belle brune, émotionnellement épuisée par sa nuit, les pensées qui la lui ont rendue bien délicate et cette non décision, in fine, de zigouiller la bestiole, s’est endormie dans le métro qui l’amenait au travail. Et qu’elle en fit même le terminus de la ligne 13, côté Châtillon, puis s’est réveillée à la station Gaité, en direction de la banlieue Nord si bien famée… Cet incident dénote que personne ne s’est donnée la peine de réveiller cette femme, alors que le métro pouvait très bien partir au dépôt pour la nuit. Il est donc tout à fait « normal » que personne n’intervienne devant un viol qui se produit devant soi, puisque personne ne se donne la peine de réveiller une belle endormie dans le métro arrivé à son terminus (le risque encouru est pourtant bien moindre que celui de se friter avec un violeur, saperlipopette de société décadente !).

Voilà ce qu’il pouvait exprimer sur… Le sursis de Ripley (si si, c’était bel et bien le sujet).

Photos volées
201505_Drastique-gymPlus que jamais petit scarabée (74,5 – 75,5 kilogrammes), Michel M. entamait alors sa seconde séance de drastique-gym en cave avec son senseï Alain C. Son ex alter ego Marc V. qui passait par là par le plus grand des hasards, car non drastique-gymnaste lui-même bien que travaillant désormais dans le même service qu’ Alain C., se fit un devoir/plaisir de photographier son ami de l’aventure humaine du bout de soi-même en si « fâcheuse » posture.

Hélas pour Marc V. (et Michel M. en était tout ragaillardi), la tenue de sport que l’auteur arbore est des plus seyantes : les photos ne sont aucunement vecteur de raillerie (excepté pour les esprits-de-vinaigres). On est en effet bien loin des nippes d’antan (l’année dernière, au mois près) qui le voyaient porter un pantalon de survêtement de ceux qui pochent aux genoux, donnent au corps une allure de guimauve et autre mocheté du même tonneau. On est dorénavant dans un style plus raffiné ainsi que dans une légèreté vestimentaire de bien meilleure facture (alors que c’est du Lidl de première bourre, donc pas cher du tout). Michel M. en profite pour remercier sa dulcinée de lui avoir acheté ces frusques de sport qui lui vont si bien.

Après deux séances de remise en route étalées sur deux semaines, à compter de mardi 12 prochain (mais toutefois sous réserves des jours fériés de ce (très) joli mois de mai qui n’en coompte pas mois de quatre, youpi !) ce sera deux cours (trois séances à envisager à court terme, ce qui serait le même rythme auquel était parvenu l’auteur, juste avant que ne soient découvertes des méchantes bactéries dans les douches, bouhhh !) que Michel M. prendra avec son entraineur, les mardi et jeudi. De quoi pouvoir se balader avec encore plus d’assurance sur les plages de Crimée au mois de septembre prochain (le projet est en cours d’étude par Oleg A.).

Avec le retour du sport, c’est une source de serein bonheur de plus qui vient s’ajouter au matelas déjà bien consistant de douceur existentielle sur lequel s’ébat Michel M., parfois en compagnie de sa brune mie Elena A., mais cela ne regarde pas les lectrices et teurs du blog, qui en voient déjà bien plus que dans bien des milliers de sites, blogs ou comptes persos uniquement là pour l’édification de leur animateur (parfois dans des proportions ahurissantes style-genre et façon sommet himalayesque de narcissisme), ce qui n’est bien évidemment pas le cas de michelm.fr, Ah ! Ah ! Ah !

Et ça fait plus de quatre années que ça dure, cette affaire de matelas d’une existentielle douceur…

À suivre.

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Ré-information : le meilleur exemple de ce à quoi cela peut ressembler (attention, c’est du lourd !)

Pas de pré-commentaire superfétatoire de la part du petit scarabée Michel M. sur ce qui suit puisque son assentiment est acquis en l’occurrence.

Que veut donc Poutine ?

Par Rostislav Ishchenko, le 11 février 2015

C’est réjouibear_eaglessant que les « patriotes » russes n’aient pas immédiatement reproché à Poutine de n’avoir pas réussi à forcer la déroute totale des troupes ukrainiennes dans le Donbass en janvier et en février, ou d’avoir eu des entretiens à Moscou avec Merkel et Hollande.

Pour autant, ils sont toujours aussi impatients de goûter une victoire. Les plus radicaux sont tout autant convaincus que Poutine « abandonnera Novorossiya ». Et les modérés ont peur qu’il le fasse dès la signature du prochain cessez-le-feu (s’il a lieu), mu par le besoin de regrouper et regarnir l’armée de Novorossiya (ce qui, en fait, aurait pu être fait sans désengagement des opérations militaires), afin de confronter les nouvelles circonstances au plan international et s’apprêter à de nouvelles batailles diplomatiques.

En réalité, en dépit de toute l’attention que prêtent des dilettantes politiques et/ou militaires (les Talleyrand et les Bonaparte de l’Internet) à la situation du Donbass et de l’Ukraine en général, ce n’est qu’un point sur un front mondial: l’issue de la guerre ne se décide pas à l’aéroport de Donetsk ou dans les collines à côté de Debaltsevo, mais dans des bureaux sur la Place Staraya [1] et la place Smolenskaya [2], dans des bureaux à Paris, Bruxelles et Berlin. Parce que l’action militaire n’est que l’une des nombreuses composantes du combat politique.

C’en est la composante finale et la plus terrible, qui comporte beaucoup de risques, bien que l’affaire ne commence pas avec la guerre, ni se termine avec la guerre. La guerre n’est qu’une étape intermédiaire signifiant l’impossibilité d’un compromis. Son objectif est de créer de nouvelles conditions où le compromis est possible ou de démontrer qu’il n’y en a plus besoin, avec la disparition d’un des camps du conflit. Quand le temps du compromis est venu, quand les combats sont terminés, que les troupes rentrent dans leurs casernes et que les généraux commencent à écrire leurs mémoires et à se préparer à la prochaine guerre, c’est alors que la réelle issue de la confrontation est déterminée par des politiciens et des diplomates autour de la table des négociations.

Les décisions politiques ne sont pas souvent comprises par la population en général ou par les militaires. Par exemple, pendant la guerre austro-prussienne de 1866, le Chancelier prussien Otto von Bismarck (plus tard Chancelier de l’Empire allemand) dédaigna les requêtes persistantes du Roi Wilhelm I (le futur Empereur allemand) et les exigences des généraux prussiens de prendre Vienne, et il a parfaitement eu raison d’agir ainsi. De cette manière il accéléra la paix selon les termes de la Prusse et s’assura également que l’Autriche-Hongrie devienne à jamais (en tout cas jusqu’à son démembrement en 1918) un deuxième couteau de la Prusse et plus tard de l’Empire allemand.

Pour comprendre comment, quand et à quelles conditions l’activité militaire peut cesser, nous avons besoin de savoir ce que veulent les politiciens et comment ils voient les conditions du compromis suivant la guerre. Alors la raison pour laquelle l’activité militaire s’est transformée en guerre civile de basse intensité avec d’occasionnels cessez-le-feu deviendra claire, non seulement en Ukraine mais aussi en Syrie.

Évidemment, les opinions des politiciens de Kiev ne nous sont d’aucun intérêt parce qu’ils ne décident de rien. Le fait que des étrangers régissent l’Ukraine n’est plus dissimulé. Il n’importe pas que les ministres du gouvernement soient estoniens ou géorgiens; ils sont tout autant états-uniens. Ce serait aussi une grande erreur de s’intéresser à la manière dont les dirigeants de la République Populaire de Donetsk et de la République Populaire de Lougansk voient l’avenir. Ces républiques n’existent qu’avec le soutien russe, et tant que la Russie les soutient, les intérêts de la Russie doivent être protégés même de décisions et d’initiatives indépendantes. Il y a trop en jeu pour laisser Alexandre Zakharchenko ou Igor Plotnitzky, ou qui que ce soit d’autre prendre des décisions indépendantes.

La position de l’Union Européenne ne nous intéresse pas davantage. Beaucoup dépendait de l’UE jusqu’à l’été de l’année dernière, quand la guerre aurait pu être évitée ou rapidement stoppée. Une attitude ferme et de principe de l’UE était requise. Elle aurait pu bloquer les initiatives US pour déclencher la guerre et auraient pu faire de l’UE un acteur géopolitique indépendant d’importance. L’UE a laissé passer cette opportunité et s’est plutôt comportée comme un vassal fidèle aux États-Unis.

Par conséquent, l’Europe se tient au bord d’un effrayant bouleversement interne. Dans les années qui viennent, elle a toutes les chances de souffrir le même destin que l’Ukraine, seulement avec une grande clameur, beaucoup de sang répandu et moins de chances que les choses se calment dans un avenir proche – en d’autres termes, que quelqu’un ne vienne pour mettre les choses en ordre.

En fait, aujourd’hui l’UE peut choisir soit de rester un outil des USA, soit de se rapprocher de la Russie. Selon son choix, l’Europe peut s’en tirer avec de moindres maux comme la dissolution de parties de sa périphérie et une possible fragmentation de certains pays, ou elle peut complètement s’effondrer. Jugeant de la réticence des Élites européennes à rompre ouvertement avec les USA, l’effondrement est presque inévitable.

Ce qui devrait nous intéresser, ce sont les opinions des deux acteurs majeurs qui déterminent de la configuration du front géopolitique et en fait se battent pour la victoire dans la nouvelle génération de guerres – la Troisième Guerre Mondiale basée sur des réseaux. Ces acteurs sont les USA et la Russie.

La position US est claire et transparente. Dans la deuxième moitié des années 1990, Washington a manqué son unique opportunité de réformer l’économie de la Guerre Froide sans le moindre obstacle et ainsi éviter la crise qui menace, dans un système dont le développement est restreint par la nature limitée de la planète Terre et de ses ressources – dont humaines – , ce qui ne correspond pas avec le besoin d’imprimer sans cesse des dollars.

Après cela, les USA ne pouvaient prolonger l’agonie du système qu’en pillant le reste du monde. Tout d’abord, ils ont ciblé des pays du Tiers-Monde. Ensuite ils s’en sont pris à des rivaux. Et ensuite à des alliés et même à des amis proches. De tels pillages ne pouvaient se poursuivre que tant que les USA restaient la puissance incontestée du monde.

Donc quand la Russie a affirmé son droit à faire des choix politiques indépendants – des choix de portée non pas globale mais régionale – , un affrontement avec les USA est devenu inévitable. Cette confrontation ne peut se régler par une paix de compromis.

Pour les USA, un compromis avec la Russie impliquerait une renonciation volontaire à son hégémonie, menant à une rapide catastrophe systémique – non seulement une crise politique et économique mais également une paralysie des institutions de l’état et l’incapacité du gouvernement à fonctionner. En d’autres termes, son inévitable désintégration.

Mais si les USA gagnaient, alors ce serait la Russie qui connaîtra la catastrophe systémique. Après une espèce de « rébellion », les classes dirigeantes russes subiraient la liquidation et la confiscation de leurs biens ainsi que l’emprisonnement. L’état serait taillé en pièces, des territoires conséquents seraient annexés et la puissance militaire du pays serait anéantie.

La guerre continuera donc jusqu’à ce qu’un camp l’emporte. Tout accord intérimaire ne doit être considéré que comme un cessez-le-feu temporaire – un repos nécessaire pour se regrouper, pour mobiliser de nouvelles ressources et trouver (c’est-à-dire aller pêcher) des alliés supplémentaires.

Pour compléter la description de la situation, nous n’avons besoin que de la position russe. Il est essentiel de comprendre ce qu’essaie d’accomplir la direction russe, en particulier son président Vladimir Poutine. Nous parlons du rôle-clé que joue Poutine dans l’organisation de la structure du pouvoir russe. Ce système n’est pas autoritaire, ainsi que beaucoup l’attestent, mais plutôt d’autorité – ce qui veut dire qu’il ne repose pas sur la consolidation législative de l’autocratie mais sur l’autorité de la personne qui a créé le système et qui, en tant que son chef, le fait fonctionner correctement.

Au cours des quinze années de Poutine au pouvoir, en dépit de la difficulté de la situation sur le plan domestique comme sur le plan extérieur, il a essayé de maximiser le rôle du gouvernement, de l’assemblée législative et même des autorités locales. Ce sont des étapes entièrement logiques ayant pu donner au système une entièreté, une stabilité et la continuité. Parce qu’aucun politicien ne vit éternellement la continuité politique, quelle que soit la personne venant au pouvoir, est la clé d’un système stable.

Malheureusement, le contrôle entièrement autonome, c’est-à-dire l’habileté à fonctionner en se passant de la supervision du président, n’a pas été atteint. Poutine demeure la composante-clé du système parce que les gens placent personnellement leur confiance en lui. Ils font beaucoup moins confiance au système, tel qu’il est représenté par les autorités publiques et les agences particulières.

Par conséquent les opinions et les projets politiques de Poutine deviennent le facteur décisif dans des domaines tels que celui de la politique étrangère russe. Si la phrase « sans Poutine, il n’y a pas de Russie » est une exagération, alors la phrase « ce que veut Poutine, la Russie le veut aussi » reflète à mon avis la situation plutôt adéquatement.

Premièrement, notons que l’homme qui, pendant 15 ans, a précautionneusement guidé la Russie vers son renouveau l’a fait dans des conditions d’hégémonie US en politique mondiale couplées à des opportunités significatives pour Washington d’influencer la politique interne de la Russie. Il devait comprendre la nature du combat et de son adversaire. Autrement, il n’aurait pas duré aussi longtemps.

Le niveau d’affrontement que s’est permis d’entretenir la Russie avec les USA a crû très lentement et est, jusqu’à un certain point, passé inaperçu. Par exemple, la Russie n’a pas du tout réagi à la première tentative de révolution colorée en Ukraine de 2000 à 2002 (l’affaire Gongadze [3], le Scandale de la Cassette [4] et les manifestations pour une Ukraine sans Koutchma [5]).

La Russie prit une position d’opposition mais n’intervint pas activement lors des putschs qui eurent lieu de novembre 2003 à janvier 2004 en Géorgie et de novembre 2004 à janvier 2005 en Ukraine. En 2008, en Ossétie et en Abkhazie, la Russie utilisa ses troupes contre la Géorgie, un allié des USA. En 2012, en Syrie, la flotte russe a démontré son aptitude à affronter les USA et leurs alliés de l’OTAN.

En 2013, la Russie a commencé à prendre des mesures économiques contre le régime de Victor Yanoukovitch qui contribuèrent à ce que celui-ci réalise le péril à signer un accord d’association avec l’UE.

Moscou n’aurait pas pu épargner le putsch à l’Ukraine du fait de la médiocrité, de la lâcheté et de la stupidité des dirigeants ukrainiens – pas seulement Yanoukovitch mais chacun d’entre eux sans exception. Après le putsch armé de Kiev en février 2014, la Russie entra en confrontation ouverte avec Washington. Auparavant, les conflits étaient parsemés de moments de meilleures relations, mais au début de 2014 les relations entre la Russie et les USA se sont rapidement détériorées et ont presque immédiatement atteint le seuil où la guerre, à l’ère pré-nucléaire, eut automatiquement été déclarée.

Poutine s’est donc, tout au cours de ce processus, engagé exactement au niveau de confrontation avec les USA que pouvait supporter la Russie. Si la Russie ne limite pas le niveau d’affrontement aujourd’hui, cela signifie que Poutine est confiant que, dans la guerre des sanctions, la guerre des nerfs, la guerre de l’information, la guerre civile en Ukraine et la guerre économique, la Russie peut l’emporter.

Il s’agit là de la première conclusion d’importance concernant ce que veut Poutine et ce à quoi il s’attend. Il s’attend à gagner. Et considérant l’approche méticuleuse qu’il utilise et qu’il s’efforce à anticiper toutes les surprises, vous pouvez être sûrs que lorsque la décision fut prise de ne pas ployer sous la pression US mais d’y répondre, la direction russe disposait d’une double, sinon triple, garantie de victoire.

Je souhaite souligner que le choix d’entrer en conflit avec Washington n’a pas été fait en 2014, ni en 2013. La guerre du 8 août 2008 a été un défi que les USA ne pouvaient pas laisser impuni. Dès lors, chaque étape supplémentaire de l’affrontement n’a fait qu’augmenter les enjeux. De 2008 à 2010, la capacité des USA – pas seulement militaire ou économique mais leur capacité globale – a décru, tandis que celle de la Russie s’est considérablement accrue. L’objectif principal a donc été d’augmenter lentement les enjeux plutôt que de manière explosive. En d’autres termes, un affrontement ouvert dans lequel toute précaution est mise de côté et où tout le monde comprend qu’il y a une guerre en cours, a dû être retardé aussi longtemps que possible. Bien qu’il eut été préférable de l’éviter, tout court.

Avec chaque année passant, les USA se sont affaiblis tandis que la Russie devenait plus forte. Ce processus était naturel et impossible à arrêter, et nous aurions pu prévoir avec un haut degré de certitude qu’entre 2020 et 2025, sans aucune confrontation, la période d’hégémonie US aurait cessé, et que les USA auraient alors le plus grand intérêt à songer non pas à la façon de régir le monde, mais à prévenir leur propre abrupt déclin interne.

Le second désir de Poutine est clair: conserver la paix ou l’apparence de la paix aussi longtemps que possible. La paix profite à la Russie parce que dans des conditions de paix, à peu de frais, elle obtient le même résultat politique mais dans une situation géopolitique bien meilleure. C’est pourquoi la Russie tend perpétuellement le rameau d’olivier. Tout comme la junte de Kiev s’effondrera dans des conditions de paix dans le Donbass, dans des conditions de paix mondiale, le complexe militaro-industriel et le système financier mondial créé par les USA sont condamnés à s’auto-détruire. De cette manière, les actions de la Russie sont judicieusement décrites à travers la maxime de Sun Tzu, « La plus grande victoire est celle qui ne requiert aucune bataille ».

Il est clair que Washington n’est pas géré par des idiots, quoiqu’il en soit dit sur les plateaux de talk-shows russes ou écrit dans des blogs. Les USA comprennent exactement la situation dans laquelle ils sont. En outre, ils comprennent également que la Russie ne projette aucunement de les détruire et est réellement prête à coopérer comme égale. Malgré cela, à cause de la situation politique et socio-économique aux USA, une telle coopération ne leur est pas acceptable. Un effondrement économique et une explosion sociale sont probables avant que Washington (même avec le concours de Moscou et de Beijing) n’ait le temps d’introduire les réformes nécessaires, surtout si l’on considère que l’UE devra subir ces réformes en même temps. De plus, l’élite politique qui a émergé aux USA au cours des 25 dernières années est devenue si habituée à son statut de propriétaire du monde. Ils ne comprennent sincèrement pas comment qui que ce soit peut les défier.

Pour l’élite dirigeante aux USA (pas tant la classe des affaires mais la bureaucratie gouvernementale), passer du statut de pays qui décide du sort de peuples inférieurs à celui de pays qui négocie avec eux sur un pied d’égalité est intolérable. Cela équivaut sans doute à offrir à Gladstone ou à Disraeli le poste de premier ministre du Royaume Zoulou sous Cethshwayo kaMpande. Et donc, à l’inverse de la Russie qui a besoin de paix pour se développer, les USA considèrent la guerre comme leur étant essentielle.

Par principe, toute guerre est une lutte pour des ressources. Typiquement, le vainqueur est celui qui dispose de davantage de ressources et peut en définitive mobiliser davantage de troupes et construire davantage de chars d’assaut, de navires et d’avions. Toutefois, il arrive parfois que ceux qui se trouvent en désavantage stratégique parviennent à retourner la situation avec une victoire sur le champ de bataille. Parmi les exemples figurent les guerres d’Alexandre le Grand et de Frédéric le Grand, ainsi que la campagne d’Hitler de 1939 à 1940.

Les puissances nucléaires ne peuvent s’affronter directement. Par conséquent, leur base de ressources est d’une importance cruciale. C’est précisément pourquoi la Russie et les USA ont été en âpre compétition pour des alliés au cours de l’année passée. La Russie a remporté cette compétition. Les USA ne peuvent compter que sur l’UE, le Canada, l’Australie et le Japon comme alliés (et pas toujours de façon inconditionnelle), mais la Russie a réussi à mobiliser le soutien des BRICS, à s’implanter fermement en Amérique Latine, et à commencer à remplacer les USA en Asie et en Afrique du Nord.

Bien entendu, ce n’est pas clairement évident, mais si nous prenons en considération les résultats de votes à l’ONU, en présumant qu’un manque de soutien officiel aux USA signifie la dissidence et donc le soutien à la Russie, il s’avère que les pays alignés avec la Russie contrôlent ensemble plus de 60% du PIB mondial, constituent plus de deux tiers de la population mondiale et couvrent plus des trois quarts de la surface de la Terre. La Russie a été en mesure de mobiliser davantage de ressources.

De cette perspective, les USA avaient deux options tactiques. La première semblait posséder un grand potentiel et fut employée par eux dès les premiers jours de la crise ukrainienne.

C’était une tentative de forcer la Russie à choisir entre une mauvaise situation et une autre encore plus néfaste. La Russie aurait dû accepter un état Nazi à ses frontières et par conséquent une perte dramatique d’autorité internationale et de confiance comme de soutien de la part de ses alliés, devenant en peu de temps vulnérable à des forces pro-US internes et externes, sans aucune chance de survie. Ou alors elle pouvait envoyer son armée en Ukraine, y balayer la junte avant qu’elle ne s’organise et restaurer le gouvernement légitime de Yanoukovitch. Ceci, cependant, aurait amené l’accusation d’agression contre un état souverain et de suppression de la révolution populaire. Une telle situation aurait entraîné un haut degré de désaccord de la part des Ukrainiens et le besoin de constamment dépenser des ressources militaires, politiques, économiques et diplomatiques significatives pour maintenir un régime fantoche au pouvoir à Kiev, parce qu’aucun autre gouvernement n’aurait été possible dans de telles conditions.

La Russie a évité ce dilemme. Il n’y a pas eu d’invasion directe. C’est le Donbass qui lutte contre Kiev. Ce sont les États-Uniens qui doivent dévouer de maigres ressources au régime fantoche maudit de Kiev, alors que la Russie peut rester en marge et faire des propositions de paix.

Les USA emploient donc désormais la deuxième option. Elle est aussi vieille que les collines. Ce qui ne peut être conservé et va être pris par l’ennemi doit être endommagé autant que possible afin que la victoire de l’ennemi soit plus coûteuse que la défaite, comme toutes leurs ressources sont utilisées pour reconstruire le territoire détruit. Les USA ont donc cessé d’assister l’Ukraine avec autre chose que de la rhétorique politicienne tout en encourageant Kiev à répandre la guerre civile à travers le pays.

La terre ukrainienne doit brûler, pas seulement à Donetsk et à Lougansk, mais aussi à Kiev et à Lvov. La tâche est simple; détruire l’infrastructure sociale autant que possible et laisser la population à la limite de la survie. La population de l’Ukraine consistera alors de millions de gens affamés, désespérés et lourdement armés qui s’entretueront pour de la nourriture. La seule manière d’interrompre ce bain de sang serait une intervention militaire internationale massive en Ukraine (la milice à elle seule ne suffira pas) et des injections massives de fonds pour nourrir la population et reconstruire l’économie jusqu’à ce que l’Ukraine puisse commencer à se nourrir elle-même.

Il est clair que tous ces coûts échoueraient à la Russie. Poutine croit correctement que non seulement le budget, mais aussi les ressources publiques en général, y compris les militaires, seraient dans ce cas débordés et peut-être insuffisants. Par conséquent, l’objectif est de ne pas permettre à l’Ukraine d’exploser avant que la milice puisse ramener la situation sous contrôle. Il est crucial de minimiser le nombre de victimes et la destruction, et de sauvegarder l’économie autant que possible ainsi que l’infrastructure des grandes villes afin que les populations survivent tant bien que mal; alors les Ukrainiens eux-mêmes se chargeront des brutes Nazies.

C’est ici qu’un allié apparaît pour Poutine sous la forme de l’UE. Parce que les USA ont toujours essayé d’utiliser les ressources européennes dans leur lutte contre la Russie, l’UE, qui était déjà affaiblie, atteint le seuil d’épuisement et doit désormais gérer ses propres problèmes qui suppurent depuis longtemps.

Si l’Europe a maintenant à sa frontière orientale une Ukraine complètement détruite, hors de laquelle des millions de gens armés s’enfuiront pas seulement en Russie mais aussi dans l’UE, emmenant avec eux des loisirs formidables comme le trafic de drogue, d’armes et le terrorisme, l’UE n’y survivra pas. Toutefois, les républiques populaires de Novorossiya serviront de zone-tampon à la Russie.

L’Europe ne peut affronter les USA, mais elle redoute mortellement une Ukraine détruite. Par conséquent, pour la première fois dans ce conflit, Hollande et Merkel n’essayent pas juste de saboter les exigences US (en imposant des sanctions mais sans aller trop loin), mais ils entreprennent des actions d’une indépendance limitée visant à réussir un compromis – peut-être pas la paix mais au moins un cessez-le-feu en Ukraine.

Si l’Ukraine s’embrase elle se consumera vite, et si l’UE est devenue un partenaire non fiable prête sinon à se ranger dans le camp de la Russie alors du moins à prendre une position neutre, Washington, fidèle à sa stratégie, sera contraint de mettre le feu à l’Europe.

Il est évident qu’une série de guerres civiles et entre états sur un continent bourré d’armes de toutes sortes, où vivent un demi-milliard de personnes, est bien pire qu’une guerre civile en Ukraine. L’Atlantique sépare les USA de l’Europe. Même la Grande-Bretagne pourrait espérer s’en sortir de l’autre côté de la Manche. Mais la Russie et l’UE partagent une très longue frontière.

Il n’est pas du tout dans l’intérêt de la Russie d’avoir une conflagration s’étendant de l’Atlantique aux Carpathes quand le territoire entre les Carpathes et le Dniepr n’a pas fini de se consumer. L’autre objectif de Poutine est donc, autant que faire se peut, d’empêcher les effets les plus négatifs d’une conflagration en Ukraine et une conflagration en Europe. Parce qu’il est impossible d’entièrement prévenir une telle issue (si les USA veulent mettre le feu ils le feront), il est nécessaire d’être à même de l’éteindre rapidement pour préserver ce qui a le plus de valeur.

Afin de protéger les intérêts légitimes de la Russie, Poutine considère donc la paix comme étant d’importance vitale, parce que c’est la paix qui rendra possible d’atteindre ce but avec le maximum d’effet pour le minimum de coût. Mais parce que la paix n’est plus possible, et que les cessez-le-feu deviennent plus hypothétiques et plus fragiles, Poutine a besoin que la guerre cesse aussi vite que possible.

Je veux toutefois souligner que si un compromis avait pu être atteint il y a un an selon des termes les plus favorables à l’Occident (la Russie aurait aussi atteint ses objectifs, mais plus tard – une concession mineure), cela n’est plus possible, et les conditions se dégradent progressivement. En apparence, la situation reste la même; la paix sous presque n’importe quelles conditions demeure bénéfique à la Russie. Une seule chose a changé, mais c’est de la plus haute importance: l’opinion publique. La société russe aspire à la victoire et à la rétribution. Comme je l’ai indiqué plus haut, le pouvoir russe est d’autorité plutôt qu’autoritaire; par conséquent l’opinion publique compte en Russie, par contraste avec les « démocraties traditionnelles ».

Poutine ne peut conserver son rôle de pivot du système que tant qu’il dispose du soutien de la majorité de la population. S’il perd ce soutien, parce qu’aucun personnage de sa stature n’a émergé de l’élite politique russe, le système perdra sa stabilité. Mais le pouvoir ne peut conserver son autorité que tant qu’il incarne avec succès les désirs des masses. Donc la défaite du Nazisme en Ukraine, même si elle est diplomatique, doit être claire et indiscutable – un compromis russe n’est possible que dans de telles conditions.

Étant donné l’équilibre général du pouvoir et quels que soient les désirs de Poutine ou les intérêts de la Russie, ainsi que les priorités et les capacités des protagonistes, une guerre qui aurait du cesser l’année dernière à l’intérieur des frontières ukrainiennes débordera certainement en Europe. L’on ne peut que chercher à deviner qui sera plus efficace – les USA avec leur bidon d’essence ou les Russes avec leur extincteur? Mais une chose est parfaitement claire: les initiatives de paix des dirigeants russes seront limitées non par leurs désirs mais par leurs capacités réelles. Il est futile de combattre les désirs du peuple ou le cours de l’histoire; mais quand ils coïncident, la seule chose que puisse faire un politicien avisé est de comprendre les désirs du peuple et le sens du processus historique, et d’essayer de le soutenir à tout prix.

Les circonstance décrites ci-dessus font qu’il est hautement improbable que les promoteurs d’un état indépendant en Novorossiya verront leurs désirs comblés. Vue l’échelle de la conflagration à venir, déterminer du destin de l’Ukraine dans son ensemble n’est pas excessivement compliqué mais, en même temps, cela ne sera pas sans prix.

Ce n’est que logique que le peuple russe demande: si des Russes, que nous avons sauvés des Nazis, vivent en Novorossiya, pourquoi doivent-ils vivre dans un état séparé? S’ils veulent vivre dans un état séparé, pourquoi la Russie devrait-elle reconstruire leurs villes et leurs usines? À ces questions il n’y a qu’une seule réponse raisonnable: Novorossiya devrait devenir partie intégrante de la Russie (surtout parce qu’elle dispose de suffisamment de combattants, malgré le fait que la classe gouvernante soit problématique). Donc, si une partie de l’Ukraine peut rejoindre la Russie, pourquoi pas dans sa totalité? Surtout parce que selon toute probabilité, quand cette question surviendra dans l’agenda, l’Union Européenne ne sera plus une alternative à l’Union Eurasienne (pour l’Ukraine).

Conséquemment, le choix de rejoindre la Russie sera fait par une Ukraine unie et fédérée, pas par une quelconque entité sans statut clair. Je pense qu’il est prématuré de redessiner la carte politique. Il est plus que probable que le conflit en Ukraine soit conclu avant la fin de l’année. Mais si les USA parviennent à étendre le conflit à l’UE (et ils le feront), la résolution finale des questions territoriales prendra au moins un an ou deux, peut-être plus.

Dans toute situation nous bénéficions de la paix. Dans des conditions de paix, tandis que la base de ressources de la Russie s’accroît, que de nouveaux alliés (d’anciens partenaires des USA) rejoignent son camp, et que Washington devient de plus en plus marginalisé, la restructuration territoriale deviendra beaucoup plus simple et temporairement moins importante, surtout pour ceux se faisant restructurer.

Notes:
[1] Rue de Moscou où se trouve le siège de l’Administration Présidentielle de Russie.
[2] Place à Moscou où se trouve le Ministère des Affaires Étrangères de Russie.
[3] Georgiy Gongadze était un journaliste et metteur en scène ukrainien né en Géorgie, qui fut kidnappé et assassiné en 2000.
[4] Le Scandale de la Cassette eut lieu en 2000 avec la diffusion de cassettes audio, sur lesquelles Léonid Koutchma aurait discuté du besoin de réduire Gongadze au silence pour avoir exposé de la corruption à un haut niveau.
[5] En conséquence du Scandale de la Cassette, une vague de manifestations massives anti-Koutchma s’est déroulée en Ukraine en 2000-2001.

Traduction du Russe par Denis, Gideon et Robin pour The Saker.

Source: http://actualcomment.ru/chego-khochet-putin.html
Via http://russia-insider.com/en/what-does-putin-want-major-analysis-rostislav-ishchenko-must-read/6001

À lire ceci itou, dans un même ordre d’idée…

Ce qui est un tantinet épuisant avec de tels textes qui font preuve d’une présentation équilibrée des forces présentes et de leur but, c’est de constater qu’ils sont péremptoirement rejetés par les mordus de l’U-E, de l’OTAN et donc des États-Unis, cela sous le prétexte qu’ils tirent du président Russe un portrait non à charge, parce qu’ils n’en font pas un tyran sanguinaire, contrairement à la doxa washingtonienne (à laquelle adhère jusqu’à s’y fondre François H. et son iznogoud de Manuel V.). La putative future présidente des États-Unis d’Amérique elle-même s’en est allée à comparer Vladimir P. à Adolphe H. (de quoi s’attendre à des lendemains qui chantent si elle est élue, n’est-ce pas ?).

Du temps où Michel M. perdait son temps en commentaires sur le forum de Marianne.net (un média devenu depuis ultra consensuel avec le charlisme et les dérives sécuritaires qui en sont issues), il avait lui-même constaté l’hystérie anti-Poutine qui meut ces gens-là, leur inouïe propension à nier les présentations de faits avérés (un bel exemple en avait été leur refus d’accepter la présence photographiée, filmée et commentée de groupes de nazis à Kiev, pourtant décelée aux premiers mois du Maïdan).

Mais c’est ainsi que ces hommes vivent…

BoN DiMaNcHe cHeZ vOuS, là-dedans !

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Ces petits riens qui peuplent son existentielle vie à l’auteur

Prochain déplacement michèlémien
Le périple prochain est sur la voie (parce que « sur les rails » ça ferait trop Société nationale des chemins de fers français, et comme ils vont se déplacer en SARmobile et qu’il n’est pas dans les us et coutumes michèlémiennes de traverstir la réalité, la voie en question est celle sur laquelle ils circuleront de serviette heu de conserve), et il va voir trois hommes s’en aller visiter la ville d’Aix en Provence et ses alentours.

Mais qui sont ces « trois hommes », mmhm ?

201504_Jeudisme_au_nouveau_QGÉvidemment, il ne peut que s’agir d’iceux, Gilbert T. et Marc V. (ici photographiés par l’auteur, alors que tous les quatre, car accompagnés de Kévin M., se sustentaient de façon dinatoire en leur néo QG du n°83 de la rue de l’Université, le restaurant « Casa Germain » en cette vielle de premier mai) en sus de Michel M. (SARmobile oblige), puisque cette configuration ne s’est encore jamais produite (et il est probable que ne se reproduira pas).

201505_SARmobileLa SARmobile, Steeve B. & Marc V. à Troyes, au retour sur Paris,
avant une visite du lac d’Orient (presque à sec alors), fin novembre 2010.

C’est ainsi que lors de la toute fin du mois de mai, du jeudi 28 mai au lundi 2 juin 2015, ces trois-là vont aller à Aix en Provence, où Gilbert T. est propriétaire d’un appartement, suffisamment grand pour y recevoir ces deux collègamis lors les quatre nuitées incluses dans ce laps de temps. Et tant pis si, comme le dit le proverbe de ce 29 mai 2015, « À saint-Gérard les radis sont encore rares », puisque trois glands iront visiter la Tour d’Aygosie, entre autres lieux de mémoire du coin.

Lundi 1er mai, pendant que ça défile sous la pluie dans la rue, Elena A. & Michel M. participent au déménagement l’ex mari de la première.

201505_Déménagement_Taras201505_Déménagement_Taras2Taras & Natalia B., Sergeï G., Elena A. et Galina A,
une équipe de choc pour un petit déménagement dans une ville chic.

De Puteaux à Puteaux : un saut de puce à partir d’un endroit limite insalubre jusqu’à un appartement quasiment neuf mais plus petit. Elena A. ayant vécu une dizaine d’année dans le premier, elle aussi tourne une page de son passé (bin oui hein, même du passé on peut tourner une page, certains passés hantant plus qu’on ne le souhaiterait notre existentielle vie, pardi !). Toujours est-il que cette bonne action, qui fut entreprise le jour de la fête du travail, leur prit toute la journée. Kévin M. en fut au début, mais le manque de place dans les deux autos lui fit se dire qu’il ferait mieux de rentrer chez lui puisqu’il ne « servait à rien ». Ce que son géniteur lui accorda volontiers.

Le TMF du mois d’avril 2015
Stats201504Troisième meilleur taux de fréquentation mensuel de tous les temps avec un joli 287,87 visiteurs par jour (347,65 en octobre 2014, mais et surtout, ce tonitruant 359,6 en septembre 2013 et véritable anomalie pour le coup), le michèlémisme n’a pas dit son dernier mot (au rythme actuel de la parution de ces billets, que le contraire soit constaté n’étonnerait pas l’auteur plus que cela, mais tel n’en est-il pas) : qui s’en plaindra, au demeurant ? Quelques incongruités habituelles rencontrées, avec ces pics à plus de quatre cent visites, mais quand cela se produit à quatre reprises, ce ne sont plus des pics mais un cap à atteindre, saperlipopette de ni plus ni moinsss !

Un constat s’impose : la période de vaches maigres se poursuit sur le blog. Mais l’existence n’est-elle pas bien plus remplie de ces mille et uns petits riens, plutôt que par ces merveilleux voyages et autres évènements qui permettent de se dire que l’on est véritablement en vie ?

À bientôt, là-dedans.

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