La Triplette d’Aix : azuréen Poséidon, frais Zéphyr et chaud Phébus pour une presqu’île (2ème partie)

201505_3Calissons_macaron_900Michel M. a précédemment laissé ses ouailles sur l’eau en pleine visite des calanques de Cassis. Il s’agit dorénavant de savoir ce qu’il s’est passé ensuite, c’est à dire de quelle façon ainsi que dans quel endroit la Triplette d’Aix s’est sustentée après tant d’émotions visuelles, olfactives et auditives. Le présent billet s’en va expliquer tout cela et clôturera ainsi le racontage de cette première véritable journée vécue en terre provençale et dont la gilbertiste feuille de route aura été des plus plaisantes.

201505_La_Triplette_d_Aix22C’est ainsi qu’après cette merveilleuse promenade en bateau qui fit naître en Michel M. une fulgurance qui en résume parfaitement les conditions de navigations : « Le gazole aux mariolles, les embruns aux crétins », la Triplette d’Aix étant restée à l’arrière de l’esquif du fait d’une température de l’air qui devait s’approcher de celle de l’eau, c’est dans un restaurant de très haute tenue que ces trois-là vont donc désormais aller sustenter.

201505_La_Triplette_d_Aix23« Quis ut Deus ? »

Mais avant que de s’y rendre, un passage par l’église Saint-Michel de cassis était inévitable, afin de saluer l’archange dont le prénom est celui de l’auteur du présent billet. En effet, sous ses allures d’arsouille de première bourre, voire de fieffé déconneur au travers de ses mille et unes anecdotes à tendance légères (rien ne l’amuse plus que les petites histoires de fesses des « Grands » de ce monde, passés et présents), Gilbert est un être pétri de délicatesse : il savait pertinemment que Michel M. serait sensible à ce petit détour, tout devait-il avoir à l’esprit que les Sectis adorem rectum n’hésitaient jamais à pénétrer les maisons de celui qui n’existe pas, du temps de leur activité de grands aventuriers du bout de soi-même…

201505_La_Triplette_d_Aix24Cadre absolument enchanteur (et tout à fait à la hauteur de l’addition Ah ! Ah ! Ah !), l’établissement « La Presqu’île » a très probablement eu droit à la visite de la célèbrissime ex concubine de qui l’on sait, évoquée dans le précédent billet, au minimum…

201505_La_Triplette_d_Aix25Nul doute, aussi, que c’est dans de tels lieux où règne sans partage cette discrétion qui sied si bien aux pires salopards que la terre puisse porter et qui dirigent ce monde qui va si mal et qui va même de si mal en pis, que se concoctent les sales affaires de corruption dont parfois les médias institutionnalisés, puisque vivant (de plus en plus) des subsides de l’État quand, en simultané, fond leur lectorat comme neige sous le soleil de Cassis, en révèlent certaines, ceci afin de faire croire aux Charlies moyens que les voyous en question paient de leur personne leur saloperies faites à l’encontre des peuples qu’ils sont supposés servir et non asservir.

Rien de tel ci-dessus, car ni Gilbert T., ni Marc V. et ni Michel M. ne faisant pas partie des hautes castes dirigeantes, bien au contraire, puisque tous n’étant autres que de bons et loyaux Français qui payent leur impôt rubis sur ongle, croyant ainsi participer au développement de leur patrie alors que les élus d’icelle se servent tous avant d’avoir le moindre désir de la servir… Tss Tsss, Michel M. est reparti dans des écrits dont la teneur est d’une très haute toxicité subversive : que les lectrices, les lecteurs et les autres se rassurent derechef, il cesse illico ce vindicatif prurit qui fait tellement tâche au milieu de cette narration si tranquilliste.

Et quelle plus belle façon de leur faire oublier ce travers par de splendides clichés de la ville de Cassis, pris des hauteurs ?

201505_La_Triplette_d_Aix26À quelques pas du restaurant qu’ils viennent de quitter, on peut mater ainsi l’une des plus belles calanques du coin. On peut voir les vestiges d’une carrière de pierres dont l’espèce de promontoire au centre de la vue, sis sur la berge opposée, n’est autre que le pont d’embarquement des blocs taillés à main d’homme de la célèbre pierre de Cassis, qui s’en allaient ainsi alimenter les entreprises marseillaises de construction…

201505_La_Triplette_d_Aix28Sur la route des crêtes qui relie Cassis à la Ciotat, la vue est d’un genre qui laisse de très bons souvenirs aux spectateurs. Mais il ne faut pas craindre les routes de montagne, car la route n’est pas droite et raide est sa pente !

201505_La_Triplette_d_Aix27Il ne faut pas, non plus, être victime du vertige sans quoi on y verse assurément de haut, on doit avoir tout le temps de voir défiler sa vie avant de s’écraser six cente mètres plus bas, AH ! AH ! AH !*

201505_La_Triplette_d_Aix29Enfin, dernière vue sur la mer côté Cassis, juste avant la descente vers la Ciotat : l’île dans le ciel, appartenant très probablement à l’Archipel de Riou.

La suite de la route conduit la Triplette d’Aix vers la Ciotat (rien de palpitant à se mettre sous les quinquets) jusqu’à la Cadière d’Azur où, malheureusement, aucune photo ne sera prise (que s’est-il donc produit pour que cette étape soit ainsi vierge de tout cliché ?), mais tout à chacun peut découvrir avec ce lien, par exemple… Il suffira juste que Michel M. précise qu’une fois s’y être rendus, les trois hommes y siroteront leur mousse habituelle, pour que tout rentre illico dans l’ordre naturel d’une existentielle vie résolument tournée vers l’hédonisme, quand les éléments ainsi s’associent pour que rien de perturbant ne vienne entacher ces instants de pur bonheur.

201505_La_Triplette_d_Aix30Et à propos de mousse, retour définitif au bercail avec l’arrêt obligatoire du soir au Relai Cézanne, dans le quartier du Tholonnet, un tantinet excentré d’Aix, mais à seulement 5 minutes en automobile de chez ce C.G.T. (Cher Gilbert T.).

201505_La_Triplette_d_Aix31Enfin, pour en terminer avec cette longue journée remplie d’émotions liées aux paysages variés, les trois hommes, qui ressentent toutefois une légère fringale après cette débauche d’énergie, optent pour une pizza périgourdine, aussi bonne qu’elle leur fut alléchante.

Et soir-ci, la discussion fila bon train sur la vie et son sens, que chacun assaisonne à sa sauce, icelle étant bien plus souvent acide, amère voire piquante, quand la douceur (de vivre) devrait toujours en être son unique ingrédient. Il fut aussi question de la liberté d’être, à laquelle les Sectis adorem rectum se sont toujours et de tous temps adonnés, les plaçant ainsi en opposition frontale, revendiquée ainsi que prosélytée, avec bon nombre de leurs contemporains qui, quant à eux, ne connaissent que la permanente compromission à laquelle astreint le paraître auquel ils se sont asservis, tant ils sont bien plus préoccupés par le regard qu’autrui porte sur eux plutôt que par la quête d’une plénitude existentielle, qu’ils auraient su affranchir du jugement de l’autre.

À bientôt, la compagnie.

* À l’instar de ce titre répétitif de « La triplette d’Aix » ceci, « la triplette d’Aix » cela, les rires gras de Michel M. ont une propension certaine à se multiplier dans le blog : un de ces jours, l’auteur s’enregistrera en train de rigoler à la Franck Drebin et les lectrices, teurs et les autres auront tout loisir de s’apercevoir à quel point ces rires écrits peuvent-être jumeaux de leurs cousins sonores, saperlipopette de Police Squad !

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