La Triplette d’Aix à Monaco : pas de quoi en faire un Rocher*

201505_3Calissons_macaron_900Lieu de rêve pour tous les envieux du monde, lieu de planque pour les richards en mal de paradis fiscale, la principauté monégasque n’aura pas laissé d’impérissables souvenirs à Michel M., c’est le moins que l’on puisse dire ! Saleté, manque d’espace et frime à tous les étages : comme une impression de monde surfait dans lequel règne absolument un paraitre absolu, bien plus qu’une saine sincérité (histoire de rebondir sur la conclusion du précédent billet : Ah ! Là ! Là ! Quel fieffé écrivain que ce Michel M. ci, saperlipopette de nom de celui qui n’existe pas !).

201505_La_Triplette_d_Aix32Ça donne vraiment envie d’y demeurer, n’est-ce pas ?

C’est donc le samedi 30 mai que ces gars-ci, et cela après Cassis1, se lancèrent dans l’ascension dudit « Rocher », non sans en avoir été alléchés par Marc V. qui connait Nice comme sa poche et, par extension, la principauté monégasque comme son missel, deux lieux qu’il fréquente chaque été (enfin, depuis deux ou trois années tout du moins) avec son alter ego actuel, Steeve B. :

Les_2_Nuques_raidesFichtre ! Mais quelle horrible image en vérité, alors qu’auteur et lecteurs se laissent bercer, et cela depuis près de quinze jours désormais, par d’idylliques images et autres michèlémiennes considérations post-AHBSMistes (Aventure humaine du bout de soi-même), liées au récent provençal périple que la Triplette d’Aix effectua en ces si généreuses et tant porteuses d’histoires terres provençales.

201505_La_Triplette_d_Aix33Mais l’auteur en revient à sa narration, des images de la cafétéria du boulot n’ayant rien à faire là. Ci-dessus Monaco donc, et une statue dont le nom et / ou la signification échappent à Michel M., mais qui lui permet toutefois de faire ce montage, qui n’a guère d’intérêt dans le cadre de cette histoire, mais si ça peut en faire rigoler quelques uns, ce sera toujours ça de pris !

201505_La_Triplette_d_Aix34Les trois hommes se baladent sur le front de mer, ce qui est la moindre des choses quand on est sur la côte d’Azur, et quasiment une obligation vu que la ville en elle-même ne donne pas envie de la pénétrer trop profondément. Les vestiges de la course de la semaine dernière sont très présents, réduisant encore un peu plus la place impartie aux piétons qui doivent composer avec les pneus, grilles et gradins métalliques sis un peu partout. Après une première montée, la Triplette d’Aix commence à mieux pouvoir envisager la ville : ils se trouvent à Monte-Carlo. Le style architectural est chaotique environnant : ce n’est visiblement pas le soucis premier du prince et de son gouvernement, ce que l’on peut comprendre quand on vit dans un tel monde, à la fois apprécié pour le climat et le paysage de l’arrière pays (une route sur corniche et pis c’est tout, hein) et pour le fait que l’on n’y paye pas d’impôt, paradis fiscal oblige pardi !

201505_La_Triplette_d_Aix35Après avoir pris un peu de hauteur, donc, les trois gars peuvent plus apprécier les particularités du coin, notamment ce palais niché sur un piton rocheux que la Triplette d’Aix s’en va de ce pas gravir, non sans s’être lourdement lesté d’une nourriture tout à fait en adéquation avec l’exercice car constitué d’un énorme hamburger frites, avec moult sachet de mayo pour Michel M., une véritable horreur diététique. Mais l’auteur peut se le permettre, lui a perdu entre sept et huit mille grammes l’année dernière, hé ! hé! hé ! Sus au quartier du palais, désormais !

201505_La_Triplette_d_Aix36L’institut océanographique, le ministère d’État, la place du palais et la marina, terre gagnée sur la mer : avec ces quatre images, les lecteurs ont une vue d’ensemble du Rocher.

201505_La_Triplette_d_Aix37Le contraste est probant, entre les riches qui s’agglutinent sur une mince bande de terre dans des immeubles qui n’ont rien à envier aux tours d’habitations de la Défense, et les jolies maison implantées sur le Rocher lui-même. Après ça, il devient évident à tous que Monté-Carlo devient une ville balnéaire comme les autres, en pire question immeubles.

201505_La_Triplette_d_Aix38La descente se fera par le jardin attenant à l’institut océanographique dans lequel se trouve la prison de la ville (très moderne et bien dissimulée des touristes) : les visages de Marc V. et Michel M. commencent à être bien burinés par l’incessant soleil provençal…

201505_La_Triplette_d_Aix39Une dernière facétie michèlémienne et c’est le chemin du retour vers Tico (enfin, c’est ainsi que ce C.G.T. appelle le responsable du Relai Cézanne du Tholonnet) et ses mousses. Gilbert T. a le don de s’endormir en auto dès qu’icelle roule, comme un enfant…

201505_La_Triplette_d_Aix40Le petit somme précédent en témoigne, les hommes sont épuisés par cette marche dans la ville des planqueurs de millions d’Euros et autres rupins voyous, et cette bière est toute indiquée afin de se refaire une santé. Icelle étant en outre susceptible de s’améliorer encore plus, grâce au diner qui va suivre à deux pas du Relai Cézanne, puisqu’il s’agit de l’établissement Chez Thomé.

En attendant que s’endorment les pigeons de la volière, c’est le tohu-bohu qui règne à la table de la Triplette d’Aix, qui entame une discussion aux relents culturels certains. Mais avec Gilbert T., la culture n’est jamais loin. le problème étant, toutefois, qu’il ne s’agisse la plupart du temps que d’anecdotes d’un grand soporifisme bien que, parfois, teinté de stupre par le biais des histoires de fesses des gens de la haute qui passionnent tant ce C.G.T.

201505_La_Triplette_d_Aix41Les poses se suivent et se ressemblent : après la  rassérénante bière, place aux mets fins et pinard du même tonneau (un Château Simone s’il vous plait). La soirée se déroule comme la journée qui l’a précédée et celles d’avant icelle, c’est à dire dans d’excellentes conditions. Les quelques moustiques qui ont fait mines de venir emmerder les trois aventuriers du bout d’eux-mêmes ont vite déguerpi, lorsque la serveuse alluma les torches plantées en arc de cercle alentours. Michel M. fut même impressionné par l’efficacité du procédé : aucune odeur de pétrole et plus aucun gêneurs en quelques minutes. S’il avait un jardin (il en eut un au temps jadis)…

200807_Jardin HerblayL’ancienne maison de Michel M. sis à Herblay et qu’il quitta en février 2011
pour une nouvelle existentielle vie.

… nul doute qu’il utiliserait ces torches lorsqu’il recevrait. Mais dans son petit trois pièces cuisine parisien, ni torche ni invités ne sont de mise, ah ! ah ! ah ! La nuit tombe sur les hommes sans fracas ni dégât et c’est alors qu’une toute jeune fille aborda la tablée. Venue d’un diner de noce en cours dans une salle du restaurant, elle se planta directement devant la Triplette d’Aix et se mit à faire la conversation avec ces trois hommes comme si elle les connaissait depuis belle lurette : il en est ainsi avec la prime jeunesse et l’absence de crainte et / ou de calcul qui lui est associée, les chose se gâtant par la suite quand l’enfant prend conscience de son pouvoir sur ses parents et les adultes d’une manière général… L’instant est magique, la gamine est très vive d’esprit : est-elle dans la norme ou bien réellement dotée d’un gros Q.I., à moins que ce ne soit ces trois vieux bonshommes qui, ne fréquentant pas les enfants, ne savent pas qu’ils sont devenus ainsi ?

Ce « monde moderne » aurait-il réussi en ce domaine de l’éducation/instruction des mouflets ? Michel M. en doute toutefois, car lorsqu’il a l’occasion de croiser des jeunes (certes plus âgés que la petite en question mais au moins a-t-il une idée de ce devienne les petits de son âge, une fois arrivés à la post adolescence) par le biais de leurs écrits ou de leurs conversations, rien n’a véritablement changé, ou alors en pire en ce qui concerne la maitrise du langage et de son orthographe, tout du moins.

201505_La_Triplette_d_Aix42Une pirouette et la reine Margot s’en retourne à la fête de l’Amour supposé. Sa mère viendra voir de quoi il en retourne de ces trois hommes dont sa fille lui aura causés. Une femme frêle, presque émaciée, d’une peau très blanche du fait de la rousseur de sa tignasse, en sus d’être osseuse et fumeuse : divorce assuré au bout de quelques années avec un tel profil ! En voyant Marc V. parait-il qu’elle aurait manqué de défaillir : l’auteur n’ayant pas vu la scène il se fie volontiers aux propos du susdit et le croit sans problème, l’ex alter ego de Michel M. n’ayant pas trop vilaine tête.

201505_La_Triplette_d_Aix43Photo de fin de diner, les trois hommes sont rassasiés et fatigués mais absolument pas ivres :
une bouteille de Château Simone ne rend pas rond.

Et c’en est terminé avec cette longue journée remplie de bien être et d’images qui s’enregistrent dans leur ciboulot à ces trois gars, prêts à une nouvelle et ultime virée le lendemain dimanche en direction de Saint-Tropez.

201505_La_Triplette_d_Aix44« Mais pendant ce temps-là, que peut donc bien faire Elena A., la brune mie de l’auteur ? », sont en droit de se demander les plus impatients de la revoir ? Hé bien elle s’envoie en l’air avec un collègue, Patrick R., qui pratique le vol dans son avion à lui, homme et matériel déjà vus sur le blog l’année dernière… Ils sont partis d’Ermenonville au matin pour se poser du côté d’Étretat, et se baigner (!!!) à Saint-Valérie en Caux, ville bien connu de Marc V. et Michel M., qui la visitèrent en octobre 2009 pour un périple aux limites du paranormal (à (re)lire ici), puis en août 2014 pour Elena et Michel M., lors d’un petit séjour à Canteleu chez les amis Philippe & Valérie (Michel M. s’aperçoit qu’il n’a jamais narré ce voyage bien qu’il l’ait annoncé : dommage, il y avait tout plein de photo à la clef).

201505_La_Triplette_d_Aix_Le_CarlinÀ suivre pour la dernière journée de vacances en Provence, puis pour le retour, lundi 1er juin.


* Ni un Monaco !

1 D’aucun ne prononce pas le « S » final de Cassis comme d’autre celui de « Gildas » : avec un « s » muet, c’est bien plus rigolo dans le cas présent.

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