La Triplette d’Aix à Saint-Tropez, certes, mais sans gloire ni trempette

201505_3Calissons_macaron_900Dernière journée pleine et entière qui sera débordante d’aventure azuréenne. Plus que jamais débordante d’ailleurs, du fait de la présence dans la ville du littoral méditerranéen de France la plus connue du monde entier dans son ensemble tout entier en général, Saint-Tropez elle-même, de La Triplette d’Aix, venue là en fin de matinée (juste à l’heure pour l’apéro, évidemment, rien ne s’étant fait au hasard durant tout le séjour, ce C.G.T. ayant planifié cela de main de maître). Pour ce dernier jour, la chaleur commence à se faire sentir, mais du fait qu’ils se trouvent sur le bord de mer, le vent marin évitera d’intempestif débordement sudorifique à Michel M. dont des origines africaines lointaines (par son père, si si) semblent être responsables de ce fait. Que les plus admiratives parmi ses lectrices ne s’horrifient pas pour autant plus que cela : seule la tête dévient dégoulinante dès que la température dépasse les 15° et qu’il ait à se déplacer.

201505_La_Triplette_d_Aix45Une arrivée à la mauvais garçons pour Marc V. et Michel M. (les grosses cylindrées en arrière plan leur donneraient bien un petit air à la Sony Crockett & Ricardo Tubbs, mais dans une version bien franchouillarde à la TF1, avec un Gilbert T. comme supérieur hiérarchique, fichtre, quelle distribution !), sur le parking du Nouveau port, non encore complet en cette toute fin de mois de mai sur la côte. Une petite visite s’impose, histoire de se creuser un peu plus l’estomac (le restau sera rapidement réservé par ce C.G.T., soit dit en passant).

201505_La_Triplette_d_Aix46Ils ne sont pas seuls à fréquenter Saint Tropez : les méduses sont déjà arrivées bien que l’eau ne soit vraiment pas accueillante, car outre ces urticantes saloperies, la mer ne doit pas dépasser les 16° ! Qu’importe, il n’a jamais été dans les intentions de l’auteur de se baigner, quand bien même ont-ils tous trois amené leur maillot de bain. En une minute, Michel M. en a compté près d’une dizaine de ces Pélagies-ci : la saison promet d’être brulante !

201505_La_Triplette_d_Aix47Pas prêts à se baigner, certes, mais les poses sont toujours de mise : La Triplette d’Aix fait bonne figure sur la plage abandonnée… mais qui va sous peu retrouver son petit monde bien huilé, fumeur et souilleur. En attendant ces délicieux jours de promiscuité, le festival de shorts est toujours de mise et, en la matière, le pompon reste sans nul doute toujours attribué à Gilbert T.

201505_La_Triplette_d_Aix48bUn Gilbert T. qui, alors qu’il croise avec ces deux faire-valoir une mémère et son Carlin de petit chien, lui demande s’il peut être pris en photo par ces deux acolytes avec le monstre. La maîtresse ne trouvant pas l’idée suspecte, qui plus est provenant d’un homme aussi bien mis et à l’élégance si particulière, elle accède volontiers à ce désidérata. Mais ce qu’elle ne saura jamais (et c’est tant mieux sinon nul ne sait quelle aurait pu être sa réaction), c’est qu’au moment de prendre la bestiole dans ses bras, l’un des doigts de l’une des deux mains du poseur ci-dessus (pas plus de précisions quant au membre qui agit ainsi, ses deux invités n’ayant pas plus été introduits dans le secret de la chose) s’en vient directement s’enfoncer dans l’anus du cabot !
Des trois témoins de la scène muette puisque l’animal fait mine de ne s’apercevoir de rien (ou bien appréciant l’opération au plus haut point car il fait partie d’une horde de Carlins sodomites), aucun n’a vent de ce qu’il se trame sous ses yeux. En revanche, le faciès un tantinet réjoui de Gilbert T. laisse à penser qu’un fou-rire l’aurait bien saisi s’il n’y avait pas à proximité, cette bien aimable maîtresse pour chien.

Maître Gilbert T., le cul posé sur chaire,
Carlin sous la main et tenue non en toc,
Sous un franc zénith et en décors rustiques,
Propose les agapes sous moult clics.

Et en poussant un peu plus loin l’analogie mais toujours avec le bienséant doigté qu’il sied et dont l’auteur est expert, le côté « Franck Drebin » de Gilbert T., déjà pointé par l’auteur, devient flagrant. Michel M. propose ci-dessous un visuel afin que les lecteurs comprennent de quoi il retourne :

201505_La_Triplette_d_Aix48cQuoi qu’il en soit, n’est-il pas évident que Gilbert T. serait tout à fait l’homme adéquat, s’il s’agissait pour lui de (re)trouver son Nord, en cas d’éclipse solaire par exemple ?

201505_La_Triplette_d_Aix49Suite à tant d’émotion et le restaurant étant réservé, c’est bel et bien l’instant de l’apéro qui s’initie entre les trois illustres Aventuriers du bout d’eux-mêmes. Aussi, quoi de plus rafraichissant qu’une mousse, pardi ?!! Mais point de bière de trappistes cette fois, car « Si t’es à Saint Trop’, c’est une blonde de Saint-Trop’ sinon rien ! ». Tranquillisme, douceur de vivre de tous les instants, quelle vraiment belle triplette font-ils, ces trois gars-là !

201505_La_Triplette_d_Aix50Restaurant idéal pour la journée, Le Schpountz n’est pas non plus l’endroit dans lequel règne la plus grande amabilité. Mais il fallait se sustenter et l’endroit est en revanche très bien situé, à l’écart d’un tumulte touristique non encore encombrant, car il faut être clair : en dehors des basse et moyenne saisons, Saint-Tropez est à fuir ! Enfin, les personnes dotées d’un tant soit peu de jugeote s’en doutent rien qu’en entendant le nom du bled.

La sustentation étant acquise, une promenade sur la côte s’impose : Gilbert T., qui connait tout ça comme les poches de son short relevé, fait découvrir à ses deux hôtes les environs de la ville.201505_La_Triplette_d_Aix51Après une tentative ratée de trois autoportraits en un (mazette, quelle belle fin d’enclume cumulonimbussique en tout cas !), c’est au cimentière de Saint-Tropez qu’ils parviennent.

Chaque visite faite par lui dans un tel lieu de souvenir ne laisse jamais indifférent Michel M., mais sans qu’il ne parvienne (pour le moment) à en comprendre le sens profond, lui qui tient pourtant le discours selon lequel la mort ne lui fait pas peur, puisqu’il la sait condition sine que nun pour qu’il puisse avoir une existentielle vie…
Qu’importe, il prend le temps de s’imprégner des photographies des défunts qui désormais pullulent sur les tombes. Chacune est une histoire humaine qui renvoie l’auteur aux souvenirs de ses propres disparus : père, grand-mère, belle-mère, mère, amis, collègues, comme une litanie…

Toutefois, la tombe d’Eddy B. fait bien pitié à regarder : elle semble être posée là style-genre débarras pour être embarquée par les éboueurs. Le concepteur s’est certainement fait plaisir en pondant cette chose, mais elle attire bien plus les remarques désobligeantes que l’admiration. Qui plus est, elle n’est pas calée sur les deux rangés qui la précèdent. Un côté m’as-tu-vu-moi-je qui ne plait décidément ni à Marc V. ni à Michel M., deux esthètes de la DEC attitude (Discrétion = Efficacité = Crédibilité). Ils sont par conséquent à mille lieux de cautionner une telle exhibition, ni plus, ni moinsss.

Et dans cette fin de chapitre sur le cimetière de Saint-Tropez, il manque une photo qui, sans nul doute, eut été la plus iconoclaste, voire la plus subversive de la série « Triplette d’Aix » (quoique, le jour du départ, certains clichés (à venir donc) devraient faire date dans le monde du bloguisme) : c’est celle d’un Gilbert T. qui a posé son cul sur la commode heu sur la tombe d’une Gilberte T., lointaine cousine semble-t-il…
Que s’est-il passé pour que le cliché n’ait pas été pris ? Le trouble michèlémien lui aura probablement fait perdre durant quelques moments le sens des réalités. Et en ce qui concerne Marc V., il n’était pas dans cette démarche du journaliste qui sait qu’il doit faire un compte-rendu de son déplacement en province dès son retour. Tant pis pour la postérité.

Ce C.G.T. souhaitant absolument se poser sur une plage, les trois hommes parviennent à un espace qui s’y apparente (mais on est loin des plages de Cavalaire !) : sous les détritus végétaux il y a bien quelques grains de sable, mais les rochers sont beaucoup plus visibles que le quartz en poudre !

201505_La_Triplette_d_Aix52201505_La_Triplette_d_Aix53Michel M. trempera à peine ses pieds, ne voyant pas l’intérêt de se geler les miches avec une eau aussi fraîche. De plus, le cumulonimbus avorté finit par obscurcir le Soleil, et l’endroit devient aussitôt bien moins plaisant. C’est l’heure de quitter la ville.

201505_La_Triplette_d_Aix54Sur le chemin du retour, ils croisent cette drôle de chose que l’on croirait être tombée d’une falaise ou bien avoir échoué là comme ces baleines que les riverains tentent de remettre à l’eau, mais qui meurent sur place. Aucun des trois homme n’eut l’envie (ni même l’idée) d’aller voir si cette épave recélait quoi que ce soit de récupérable. Rien d’étonnant à cela, il s’agit d’homme puissamment non matérialistes, aussi n’iront-ils jamais risquer des ennuis en se mêlant de ce qui ne les regardent pas, bien évidemment !

Le clocher tropézien si célèbre s’élève dans un ciel redevenant azuréen, comme c’est souvent le cas dans cette région. La Triplette d’Aix sait qu’elle retrouvera le franc beau temps une fois revenue sur Aix en Provence.

201505_La_Triplette_d_Aix55Avant d’y parvenir, Michel M. invite ses amis à visiter le très beau village de Gassin. Mais ces compagnons ne sont pas sensibles à la beauté du lieu (et puis après La Cadière d’Azur, ils en ont bavé des « beaux villages de Provence » !). En outre, il semble bien que Gilbert T. se trouve au bord de l’insolation ou, tout du moins, que la hâte de rentrer se lise son visage buriné par les dardant rayons d’un à nouveau ostentatoire Phébus, saperlipopette de coups de soleil ! Michel M. quant à lui (et bien contraire), affiche une superbe forme en brandissant son verre d’Affligem, tel un fraternel étendard de l’Aventure du bout de soi-même (ABSM).

Le diner se déroulera chez Georges ?., le voisin de Gilbert T. qui tenait absolument à rencontrer les amis de son co-propriétaire. Un sacré vieux bonhomme de plus de 84 ans et anciens rugbyman de première division, qui recevra la Triplette d’Aix avec un grand savoir-faire, ayant lui-même préparé son aïoli, sa tapenade et son caviar d’aubergines, tous trois éminemment aïllés !!! Le jaunet aurait bien coulé à flot (excepté pour Michel M., écœuré à vie suite à une surdose ingurgitée quand il avait 23 – 24 ans lors d’un pot au boulot, pas de pot !), mais les trois hommes sont fourbus et comme ils savent que le lendemain, le rêve sera terminé, ils prennent congé de leur hôte d’un soir à la nuit tombante.

Une promenade dans le Parc la Torse attenant (de nuit, il est beaucoup moins folichon) permettra à Marc V., puis Michel M., de démontrer à ce C.G.T. leur compétence en certaine aptitude à faire entendre le tonnerre par ciel clair, ainsi qu’à les aider à digérer tout cet ail…

Encore un billet-fleuve : pas de doute, de tels périples donnent des ailes à l’imagination de l’auteur. Il n’est guère étonnant qu’il lui faille autant de temps pour en finir avec cette narration, pardi !

201505_La_Triplette_d_-Aix_en_cuisineL’ultime opus d’icelle ne devrait pas être aussi long à venir…

À bientôt la compagnie !

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