Ah ! Ce cher bourg, 2ème partie

Le suranné
201506_Cherbourg08Et alors, quid des parapluies de Cherbourg ? Car il faut bien se rendre à l’évidence que la ville vit toujours sur cette (vieille) gloire : ainsi, à l’instar d’un auguste inconnu à la barbe et aux cheveux longs (et qui n’a peut-être même pas existé, en plus !) et ses 13 stations, Cherbourg se la joue parcours-étapes. Hé bien il y a d’abord ça, puis cela en grattant un petit peu et, enfin et comme en apothéose, ceci.
Tout semble donc aller pour le mieux en ce qui concerne le symbole contemporain (qui date tout de même de 1964) de la ville.
Seulement, pour ce qui est de l’histoire de la ville en tant que telle, ça à tout de même une autre gueule… Et il est certain qu’à plus ou moins 100 Euros le parapluie, il semble pour le moins douteux que les habitants de Cherbourg en reçoivent les « justes » rétributions… Aussi Michel M. va-t-il honorer à sa façon les cherbourgeois en faisant savoir au monde universel du cosmos tout entier dans son ensemble (et en général) dans quel état se trouve la ville.

La crise
Il s’agit évidemment d’un paradoxe, puisque lorsqu’il se promène dans les rue de Cherbourg, Michel M. pense singulièrement à Athènes, capitale de la Grèce, un pays rempli de sales voleurs comme tout le monde l’a lu/entendu/su (puisque tout le monde est informé de façon impartiale par les médias). Un pays qui, parce que ses habitants sont tous voleurs, truqueurs et resquilleurs, n’est-ce pas, a failli.
Or, quand bien même l’exsangue Grèce est-elle en train de sortir de l’Union-européenne (et de l’Euro ?), quand bien même des dizaines (des centaines ?) de commerces sont fermés à Athènes (vu sur le blog fin avril 2014), il se passe la même chose à Cherbourg didon. Pourtant et à ce qu’il sache, Cherboug n’est pas en cessation de paiement, n’a pas de dette faramineuse (et parfaitement scélérate) à rembourser à l’État français, mmhm ? Hé bien pourtant, y’a tout plein de commerces qui ont fait faillite ici aussi. La preuve en photographie. Mais pour la sortie de l’Euro, il semble bel et bien qu’il faudra que la France en soit réduite à mendier pour que son gouvernement y songe. À moinsss que la populace ne se lance dans une vaste opération de nettoyage des auges de la République, re Ah ! Ah ! Ah !

201506_Cherbourg11Florilège.

201506_Cherbourg10 201506_Cherbourg09Et tutti quanti. Pour la petite histoire, le jour où Michel M. s’était promené rue Legendre à Paris, en 2012, il avait constaté la même chose : une dizaine de boutiques avaient baissé leur rideau. Mais bon ce n’est pas grave, hein, puisque que grâce à l’Euro on va mieux vivre, pardi !

201506_Cherbourg12Lu à Cherbourg, derrière la vitrine d’une librairie encore en activité, le 21 juin 2015.

Zeste de déconne
Fi de ces salades politiquement incorrectes, retour aux michèlémiennes çonneries sans intérêt, mais (parfois) si rigolotes, youpi !

201506_Cherbourg13« La seule chose d’intéressante à Cherbourg, c’est la statue de Napoléon », avait dit à Michel M. Gilbert T., dès qu’il apprit que le premier s’y rendait. Un tantinet réducteur, C.G.T., allons bon. Toutefois, il est vrai que cette réalisation est d’une très belle facture… Mais la cerise sur le gilbertien gâteau, c’est que le 18 juin se déroulait la commémoration du bicentenaire de… La défaite de Waterloo ! Mais, qu’est-ce qu’on en a à faire de commémorer une défaite, nous autres les Français, hein ? Et puis d’abord, depuis quand les pays fêtent-ils leurs défaites ? En l’occurrence, c’est aux pays qui ont battu l’armée impériale napoléonienne de s’y coller, sapristi ! Pour le coup, mais il serait toutefois bien audacieux d’y voir un retour en grâce de l’ectoplasme, le fait que le Président ne se prête pas à la guignolade est positif.  Pour le reste, c’est encore un sale coup de l’anti-France ça, pour sûr, de ces foutriquets qui ne savent que descendre le pays qui les a nourri, éduqué et permis de cracher ainsi dans la soupe. Qu’importe : le sieur Gilbert T. a pris soin d’ajouter, en ce lundi 22 juin alors que les deux transis du périple roulaient à allure réglementaire sur des routes détrempées de Normandie et d’Île-de-France :

« Cher MiMa,

Cher grognard de la vieille garde,

C’est en effet à Cherbourg que sont arrivés en 1840 les mortels et augustes restes de notre bien-aimé empereur Napoléon Ier.

Merci de cet émouvant pélerinage, en cet anniversaire de Waterloo. »

La concision de l’artiste. En revanche, question pèlerinage, Michel M. fait bien plus dans le style-genre familial que dans l’érudit. Chacun son rôle, chacun sa place, c’est ainsi que ces hommes vivent.

201506_Cherbourg14Ceci souligné et contrairement à l’assertion malhonnête* de Gilbert T. (dans le sens du poil, puis à rebrousse-poil, toujours), il y a une autre chose de typique à Cherbourg. Ce sont ces plaques d’égouts qui parsèment la ville : « Alors comme ça, c’est donc vrai qu’ils sont partout ??! »

Et c’est à suivre, comme de bien entendu !
Et sous quel format ? Voilà bien un mystère en devenir, tant Michel M. ne sait pas comment il va poursuivre le truc : verbigérations ou diaporama ?

201506_Cherbourg15Belle tête de baroudeur que celle-ci, en vérité !

 * D’affirmer qu’il n’y avait que la statue de Napoléon d’intéressant à voir à Cherbourg.

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