BBQ à Herblay : une haute teneur en carbone au m²

201507_BBQ07La coiffeuse Biolorusse Axana n’a pas froid aux yeux (comme dirait le supérieur hiérarchique de Gilbert T., en voyant une jeune femme en short ultra court).

Voilà qui renvoie direct Michel M. à ses souvenirs : quasiment touts les samedis matins, une nouvelle carcasse de bagnole volée (le « village » manouche est à un jet de pierre de là) était en effet sise ici. Seulement, Il faut les comprendre ces pauvres « gens du voyage sédentarisés » : ils n’ont pas d’argent et doivent pouvoir se déplacer afin d’aller « bosser », n’est-ce pas ? Aussi, quand il fait bien nuit et que personne ne peut les voir et alors qu’ils reviennent chez eux, ils déposent gentiment dans le coin la bagnole qu’ils ont bien été contraints de voler pour rentrer chez eux, pardi ! Ils ont vraiment une existence pas facile ces manouches, merdalors ! Et, pour être assurés de ne pas être injustement embêté par les forces de l’ordre (ni par le premier ministre de la France qui a d’ailleurs réussi à les faire disparaitre du métro : ce sera très probablement LA Réussite de sa présence au gouvernement) qui les stigmatisent en permanence, ils sont obligés de brûler tout ça pour qu’aucune empreinte ne puisse de façon stigmatisante les accuser.
Aussi, chaque samedi matin lors de sa première balade de la journée avec Torpille, Michel M. se demandait qu’elle serait la marque de la voiture calcinée qu’il trouverait là :  sympathique comme occupation n’est-il pas ?

201507_BBQ08L’aventurière Axana a trouvé l’antenne radio de l’auto : il a du faire très chaud
pour qu’elle en arrive à ce stade filandreux (l’antenne, pas Axana)
, saperlipopette de feu de joie !

Seulement là ou Michel M. se sentait jusqu’à présent en terrain connu, c’est désormais dans une véritable scène de guerre (style-genre Ukraine en l’occurrence) que ses compagnons d’aventure et lui-même vont se retrouver.

201507_BBQ09Quand bien même ne s’agit-il pas d’engins militaires, ce sont dorénavant deux carcasses calcinées en susss qui trônent là, empruntées, pillées puis brûlées. Sachant que pour chaque incident de ce type, les pompiers ont l’obligation d’intervenir, Michel M. est bien heureux de savoir que dans la commune d’Herblay, iceux ne chôment pas. Enfin, les villes de Conflans-Sainte-Honorine et d’Éragny-sur-Oise sont probablement aussi dans le coup, puisque cet endroit est au confluent des trois communes. D’où une michèlémienne  supputation selon laquelle il est bien possible que, suite à l’appel d’un quidam afin de déclarer le sinistre, les trois casernes des hommes du feu se refilent le bébé, et cela peut-être jusqu’à ce que l’incident se soit circonscrit par lui-même, qui sait, AH ! AH ! AH ! Rigolo, certes, mais pas si impossible : ce doit être vraiment pénible de savoir exactement à quoi s’attendre, dès qu’un tel appel est arrivé au standard, bon sang !

Enfin bon, Michel M. constate que les choses évoluent. Elles ne changent pas fondamentalement, elles se contentent juste d’empirer, comme dans bien des domaines de la vie courante… Ces pauvres minorités stigmatisées par les méchants Gaulois / Français de souche font décidément tout ce qu’elles peuvent pour l’être moins, c’est sûr !

201507_BBQ10Et c’est enfin le retour, après une petite heure de marche et tellement d’émotions, ainsi que l’heure du goûter. La végétation aura, tout le long du trajet, semblé bien plus dense que dans les souvenirs michèlémiens…

201507_BBQ11Les A. femmes (Gala & Elena) ont préparé la sustentation à venir (avec moult soin et amour, comme il est aisé de le deviner en regardant ces magnifiques représentantes du sexe féminin dans leur activité). Là aussi, il s’agit d’une nourriture saine et équilibrée, de quoi donner un coup de pouce aux estomacs toujours un peu lourds de cette bidoche avalée à profusion, malgré la salvatrice promenade dominicale faite à travers bois et garrigue franciliens. Ah ! Douce France, et si dignement représentée par ces femmes de l’Est qui sont aux Française ce qu’est le caviar aux œufs de lump !

201507_BBQ12Bilbo, quant à lui, n’aura pas quitté ni des yeux ni de la truffe cette vieille chienne un chouïa puante (à l’instar des vieux humains qui, la sénilité aidant, sentent bien souvent le pipi et deviennent un brin obsessionnels, cette obsession consistant, dans le cas de Ripley, à suivre comme son ombre toute personne entrant dans la cuisine de l’appartement de sa maîtresse). Il aura su se faire respecter chez lui en se faisant aussi gros qu’une grenouille alors que la centenaire Ripley l’approchait de trop près, au tout début de leur rencontre : France = 1 – Russie = 0 pour les animaux. En revanche, du côté des humains, c’est comme du marianisme de très bon goût : symbiose et osmose à haute dose.

201507_BBQ14Ce n’est pas cette image qui contredira Michel M., avec ce Bilbo choyé comme un nouveau-né et qui a illico oublié la vieille lionne Ripley dés que les mains de ces deux-ci se sont posées sur son doux et jeune pelage. Indubitablement, ce chat promet d’être aussi collant que du papier tue-mouche. L’auteur se souvient en effet de ces morceaux de papier jaune-orange punaisés au plafond des pièces à vivre des maisons de campagne de son enfance qui se couvraient, au fur et à mesure de l’avancée du jour, de ces pauvres bestioles qui s’engluaient dessus et finissaient par mourir d’épuisement (pour une mouche, il faut le faire !). Car à cette époque, on luttait énormément contre la sale engeance que représentaient ces luciliea caesar et autres scathophagae stercoraria. Aussi, en susss du pendant papier gluant, il n’était pas rare de rencontrer sur les pas de portes de ces bicoques de campagne ces « barrières » faites de lanières en plastiques de toutes les couleurs qui s’entrechoquaient en claquements secs quand on passait au travers, et qui étaient supposées empêcher les mouches d’entrer (en ces temps obscurs, il y en avait des millions qui tournicotaient dans les cuisines, les salle à manger, les garde-mangers et, parfois même, dans les chambres ! Une présence que l’on trouverait absolument nauséabonde au XXIème occidental. Il faut ici remercier l’épandage fait depuis des lustres de millions de tonnes de pesticide dans les campagnes, productivisme oblige, qui ont ainsi permis de débarrasser l’humanité occidentale de ses horribles bestioles, bon sang de pouah !).

201507_BBQ13C’est sur ces remarquables considérations d’une existentielle souvenance, mais non empreinte de nostalgie, que s’achève ce non moins édifiant billet relatant un BBQ de banlieue comme il s’en pratique des centaines de milliers par an en France. D’autres seront-ils organisés en cet lieu ? Nul ne peut le prédire car l’avenir n’existant pas, tout ce qui est vue sur le futur n’est que vaine supputation qui a, par le fait, très peu de chance de se produire de la façon dont cela a été imaginé (excepté les mille et unes michèlémiennes activités qui, elles et seulement elles, se déroulent presque toujours telles que par Michel M. imaginées).

Ainsi va la vie de ces deux à jamais (tout du moins jusqu’à ce que mort s’en suive) transis et protagonistes de l’aventure amoureusement humaine ici développée. Vivement la suite de leurs périples, n’est-il point ? Hé bien à ce sujet, les visiteurs du bouge seront frissonnants d’apprendre que les billets ont été achetés pour ce qui sera le troisième plus longs voyages à l’étranger fait par Michel M. Après le Viêt-Nam en juillet-août 2010, après la Russie en juillet 2012, ce sera les États-unis (et un chouïa le Canada) à compter du 09/11 2015. Plus de précisions seront apportées ici-même au fur et à mesure qu’Elena A. peaufinera la feuille de route. Youpi !

À bientôt.

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