Un mini séjour en Côte d’Or aux petits oignons avec des gens bons, 1ère partie

201508_Francois_B04.jpgAprès quatre heures et demi d’une route tranquilliste à souhait, les deux voyageurs parviennent à destination chez les François B. aux alentours des quinze heures. Ils sont immédiatement envoutés par l’endroit, une maison-ferme comme il y en a beaucoup dans la région. Une région qui, accessoirement, subit une  invasion en provenance de Suisse en simultané avec une désertion/pendaison des agriculteurs pour cause d’Union européenne. Conséquence : de maisons limites habitables, et suite à leur vente par des propriétaires descendants de paysans ou paysans eux-mêmes en bout de « carrière » et dont la préoccupation première n’a certainement jamais été le confort intérieur mais, plutôt, le rendement des bestiaux élevés et terres semées, c’est désormais à celui qui, parmi ces nouveaux venus de l’étranger, réaménagera au mieux sa bicoque, histoire de s’en faire un havre de repos en terre étrangère après une semaine de dur labeur en Suisse. Le résultats est probant, pour ce qu’aient pu en voir Elena A. et Michel M. (voir ci-dessous)

201508_François04bTrès rapidement, c’est à dire après que les présentations eurent été faites, essentiellement entre les femmes et les filles de François B. puisque icelui et Michel M. se connaissent depuis les début des années deux mille, une balade est proposée par Elena A. Icelle et son homme vont faire un tour dans le lieu-dit (Le Deffait), accompagnés par Mathilde, la cadette des B. (l’aînée, qui se prénomme Marine, sera à peine visible durant tout le séjour, cloitrée dans sa chambre la plupart du temps du fait d’une intense cogitation intello-littéraire : ce qui a bien plu à l’auteur, c’est que ses parents lui ont fichu une paix royale, là où tant d’autres auraient été jusqu’à crier sur leur gamine en la voyant ne pas rester à s’ennuyer avec les invités).

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Marrons sont les ruminantes et longues sont les routes, dans le coin…

Pas ou prou de photographies de la nature environnante pour le moment, mais les spectateurs en auront plein leurs quinquets lors du billet prochain qui relatera la seconde journée en ces lieux d’apaisement pour citadins, c’est promis.

201508_François06À leur retour, c’est le farniente qui s’installe en attendant que ne se pointent Anouche, son mari Hrantet leurs deux fils, Aristaque et Nouraîr, une famille d’origine arménienne, ce qui est une précision utile pour ceux à qui de tels prénoms n’évoqueraient pas grand chose…

À l’instar de Michel M. qui utilise les ingénieuses compétences de sa brune mie en la matière, François B. sollicite sa blonde afin de lui rafraichir les douilles. Que voici des personnes ô combien rationnelles et qui dépensent leur argent avec pertinence (car ne roulant pas sur l’or non plus). En effet, plutôt que de filer des ronds à un merlan, autant les garder pour acheter des fromages du coin (comme ils le firent le lendemain au marché de Saint-Germain du Bois, en s’acquittant du prix d’une (grosse) part d’Époisse et d’une autre non moins imosante de Bleu-de-Bresse, entre autres redoutables frometons et autres culinaires trésors du coin). Plus tard, Michel M., sans doute en train de s’occuper d’un des nombreux chats qui cohabitent ici, regarde s’affairer Isabelle B. dont les origines sont hongroises. Avec l’Ouzbek Elena A. et le Portugais François B., pour sûr que cette première soirée devrait se dérouler sous les auspices d’une intéressante rencontre culturelle (qui virera franchement à l’amicale au fur et à mesure que s’avancera l’après-souper qui sera un tantinet arrosé…).

201508_François07Les plus rêveurs d’entre les spectateurs imagineront que la belle prend son envol…
quand elle vient tout juste de se poser !

Quant à Élena A., le farniente ne lui est pas inconnu :
– une chaise longue ? Elle s’y allonge derechef ;
– un hamac ? Elle s’y assoit illico le temps de ranger ses ailes, puis elle s’y allonge.
Il est en effet très important de savoir profiter de ces petites choses qui s’offrent à soi, et qui permettent d’améliorer son existence à coup de confort sans prétention. Qui plus est dans un cadre aussi apaisant, bon sang de fichtre !

201508_François08La famille d’Anouche,  Hrant & Cie est arrivée. Le diner se déroule dans un esprit de découverte, les uns extravertissant leur moi quand d’autres l’intravertissent, l’important étant que personne ne cherche à en imposer à autrui. Bien évidemment, tel ne fut pas le cas entre gens de si bonne compagnie, quand bien même il serait loisible de croire que François B. et Michel M. en soient ci-dessus presque venus aux mains. Il n’en est évidement rien du tout, ce que les plus perspicaces auront de toute façon pigés en s’intéressant à la bouteille tenue par l’auteur : une eau de vie de poire n’est pas faite pour rendre agressif, saperlipopette de bien sûr !

201508_François09En revanche, elle est un carburant idéal afin de se donner du cœur au ventre avant une promenade nocturne dans une luxuriante nature désormais exempte de toute lumière autre que celle venue des ténèbres… Si quelques uns parmi les visiteurs du bouge croient se trouver en présence d’un certain ectoplasmique François H. en regardant le montage ci-dessus, qu’ils soient assurés que tel n’est pas le cas, et cela quand bien même l’attitude de Michel M. pourrait le laisser accroire. Hrant (car il s’agit évidemment de lui) a bien plus de conviction, plus de vécu, en bref, est plus humain que ne le sera jamais cet infiniment médiocre président de la république français. Enfin, médiocre pour ceux qu’il gouverne, tout du moins, car en ce qui concerne ceux qui l’emploient, François H. doit être une merveilleuse poule aux œufs d’or, Ah ! Ah ! Ah !

201508_François11Bref intermède visuel afin de montrer l’intérieur de cette belle bâtisse que les B. vont incessamment quitter (mais ne pas vendre pour le moment, et ils ont mille et une fois raison s’ils le peuvent, tellement c’est un endroit paisible, sacrebleu de nom d’une mise au vert !) au profit de la Bretagne Sud. En effet, depuis qu’ils s’y sont installés, François B. n’a jamais cessé de bricoler dans cette grande maison. Malgré cela, il quittera sa demeure sans en avoir fini avec son aménagement. C’est le problème que rencontrent bien des gens qui, pensant améliorer leur existence en s’éloignant d’une ville qui les pollue au-delà de ce qu’on leur dit comme étant raisonnable, s’enterrent dans un trou qui leur semble (tout du moins les premières années) des plus prometteurs, du fait de la verdure, de l’espace, de la nature agricole avec ses veaux, vaches, cochons et couvées (de chat en l’occurrence, Ah ! Ah ! Ah !).
Puis, au fil du temps, ce qui était une joie finit par devenir une corvée ; ce qui semblait sain et aéré s’avère pesticidé et chargé à mort de poussières qui n’ont rien à envier à celles du quartier parisien dans lequel demeure Michel M. : les poncifs ont la vie dure.

Et c’est enfin l’heure de la promenade nocturne : un dernier p’tit coup (de gnôle)

201508_François12De haut en bas et de gauche à droite : Anouche et Hrant ?. (qui se prononce Heurant’) puis
Isabelle B. et Michel M. : les visages expriment indubitablement le plaisir d’être réunis, la déconne, en clair : le bonheur d’un excellent moment passé en très bonne compagnie, là !

… et c’est parti pour la nyctalope aventure.

201508_François13C’est Elena qui s’en tirera le mieux avec son épis de maïs (sans doute OGMisé ET pesticidé puisque l’un ne va pas sans l’autre et bonjour l’arnaque, Ah ! Ah ! Ah!) volé en toute impunité grâce à la nuit, alors que les hommes silhouettes (Michel M. en haut (et qui ne fait pas du gâteau) François B. en bas (et qui ne fait pas du chocolat)) aperçus là en pleine déroute, en auront pris plein leurs chaussures légères de marcher dans un champ fraichement retourné (enfin, défoncé sur près d’un mètre de profondeur plus exactement, et bonjour l’utilité de la chose !) ainsi que bien cendré par des souches d’arbres qui ont été brûlées, suite à une coupe sombre effectuée sur l’un des bords du terrain exploré là…

201508_François14Non non non, Michel M. n’est pas en train de vomir, il est en train de rigoler comme un gars qui a bu
de l’eau-de-vie de poire, et qui se retrouve dans un champ tout juste saccagé par son propriétaire
.

Du fait de l’impraticabilité du terrain, la balade tourne court. Il est tard de toute façon et ce qui importait alors, c’est que tous soient ensemble dans cette redoutable aventure.

Quid des enfants ? Bien entendu, les adultes ne les ont pas amenés dans cette terra incognita. À moinsss que ça ne soit les mouflets eux-mêmes qui aient décliné la proposition faites par leurs parents, connaissant les tenants et aboutissants de l’activité, pardi ! Et puis et surtout, c’est qu’ils avaient quelque chose de bien plus attirant à faire…

201508_François10… comme de jouer au simulateur de vol. Pour y avoir jeté un œil, Michel M. s’est dit que c’était une application idéale pour apprendre à faire voler un drone… Maintenant, de là à imaginer que Aristaque et / ou Nouraîr soit les futurs pilotes de ces drones qui ont (notamment) défrayé la chronique il y a quelques temps suite à de nombreux vols d’insaisissables engins au-dessus des centrales nucléaires françaises, il y a un pas de g »ant que l’auteur se refuse à faire.
À ce propos, que fit la police, l’armée, le contre-espionnage, en bref, le Gouvernement contre cela ? Comme d’habitude, rien d’autre (officiellement) que des menaces à l’encontre des auteurs des méfaits, et de la vaseline pour les Charlies avec, en simultané (hasard ou nécessité ?), une loi liberticide (puisque se piquant de protéger l’existence des Français), qui a été votée dans l’indifférence générale (ou, plus exactement, avec l’assentiment du peuple) dans un bel ensemble par les élus, tous bords confondus. Ce qui rappelle d’ailleurs à l’auteur une autre splendide harmonie style-genre et façon esprit de clan dont ces mêmes braves élus avaient fait preuve, alors qu’il leur avait fallu nier et s’assoir sur le résultat du référendum relatif au traité établissant une constitution pour l’Europe, pourtant rejeté à près de 55% par leurs administrés.

Il ne s’agit que d’une bande d’escrocs, ni plus, ni moinsss. Et que des millions de Charlies continuent à leur donner quitus est la preuve, selon l’esprit hautement séditieux de Michel M., que ce troupeau n’est pas près de s’arrêter de brouter les immondices que les susdits escrocs leurs proposent de brouter, saperlipopette de Ah ! Ah ! Ah !

Toutefois, Michel M. se doute volontiers qu’aussi bien Aristaque que Nouraîr ne seront jamais derrière l’un de ces écrans qui permet à des  « soldats » (à court terme déboussolés) de dégommer à distance des dizaines de civiles… heu de terroristes, pardon, sans se salir les mimines. Et cela, ne serait-ce que parce que leurs parents les éduquent vraiment bien. Ce qui est valable à l’identique pour les filles de François et Isabelle B., soit dit en passant : aussi bien Élena A. que Michel M. ont été agréablement surpris d’avoir en face d’eux des jeunes êtres aussi autonomes et vifs d’esprit que ces quatre-ci. Pourvu que ça dure…

À bientôt.

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