Michel M. en phase de flottement durable et / ou face à un existentiel chambardement ?

201508_Michel_M_sur_ecouteMichel M sur écoute, preuve de son haut subvertivisme.

Alors que les augures sont de plus en plus sombres* et que sombre elle-même la civilisation occidentale avec, en premier loge, l’Amérique du Nord et son impérialisme à bout de souffle, Michel M. en subirait-il le contre-coups par cette nouvelle désaffection grandissante qu’il ressent à l’endroit de son blog ?

Car il ne peut plus taire ce désintérêt croissant qu’il sent en son for intérieur, à narrer ainsi son anodine d’existentielle vie. Comme s’il en avait fait le tour depuis bel lurette mais que, histoire de passer le temps de cerveau qu’il a de libre, il s’attelait à quand même raconter le Grand rien de toute une existentielle vie (ou bien le Grand tout d’une vie de rien).
Les plus assidus parmi les habitués du bouge vont se dire, une fois de plus, qu’une fois encore, et cela histoire de faire du remplissage ici qui noircira là-bas quelques pages du futur tome huitième de « Michel M. une existentielle vie » (opus qui devrait paraître avant le départ en Amérique du Nord qui est définitivement acté du 9/11 au 10/02), l’auteur se gargarise avec sa sinueuse logorrhée comme le fait le fat avec sa suffisance, qu’il étale tel un vernis sur son insondable vacuité de non-être.

Néanmoins cette absence d’enthousiasme à la rédaction, certain évènement tout récent ne devrait pas être sans conséquence dans leur quotidien, à Elena A. et Michel M. En effet, la disparition précipitée de Ripley signifie une liberté nouvelle pour la brune mie de l’auteur. Arrivée en France au tout début des années 2000 avec son fils comme bagage, Elena A. ne s’est jamais trouvée seule depuis. En court, voici les étapes successives de son existentielle vie lors de ces quatorze années vécues dans l’ex pays des Lumières :
– le fils ;
– le fils et le chien ;
– le fils, l’amant et le chien ;
– le fils et le chien ;
– le fils, le mari et le chien ;
– le mari et le chien (le fils Arthur A. étant parti une année en Australie pour ses études) ;
– le nouvel amant et le chien (Arthur A. s’étant installé à Londres au retour d’Australie) ;
– l’amant tout court, mais dans cette si fantastique configuration d’un couple sous deux toits qui sied tellement bien à Michel M. (ainsi qu’à Elena A. après (courte) réflexion, après qu’elle se soit aperçu à quel point son bonhomme pouvait être pénible avec ses cycles de bipolarité) et qui est, ô combien et soit disant, enviée par tant et tant de personnes ! Des gens qui, en simultané, acceptent néanmoins des conditions de vie contraires qui les épuisent (à les entendre), mais avec lesquelles ils composent malgré tout (et en s’en plaignant, bien évidemment), puisqu’il leur serait encore plus insupportable de se retrouver seul. Il est à préciser que cette volonté clairement affirmée de vivre de la sorte est en droite ligne issue du michèlémisme, déjà profondément ancré en son prophète avant sa rencontre d’avec la belle Elena.

201508_Crassula_au_poilUne Crassula ovata qui profite bien de la façon dont s’en occupe Michel M. (l’évolution est probante).

Ainsi et donc, avec la mort par euthanasie de Ripley, Elena A. se (re)trouve-t-elle pour la première fois depuis bien longtemps, seule avec elle-même, dans son deux pièces de la proche banlieue Sud de Paris. Cela implique de la nouveauté dans leur existence, à ces deux-ci. Par exemple, là où chaque fin de semaine Michel M. rappliquait (en auto ou en métro) à Fontenay afin de roucouler avec sa dulcinée, rien ne les empêche désormais de le faire à Paris intra muros, saperlipopette de bon sang ! Le gain de confort est important pour les deux héros de l’existentielle aventure du bout d’eux-mêmes. Pour Elena A., qui gagnera du temps de sommeil (elle en raffole), et pour l’auteur qui, outre le fait qu’il raffole itou du dodo, n’aurait plus à se rendre au travail en automobile le lundi matin… En outre, dans le cas d’une sortie le soir en semaine (si si, cela se produit parfois, mais en abuser serait à moyen terme prendre le risque de problème relationnel du fait du profil de l’auteur qui, comme il s’en est expliqué à maintes reprises là-dedans, se sait ne plus être capable (dans la phase présente de son existentielle vie tout du moins, il ne faut jamais s’avancer pour un futur qui n’existe pas) de supporter une vie à deux durable sous un même toit), dormir sur Paris est bien plus pratique qu’en banlieue, aussi proche soit-elle de la capitale. Voici en tout cas un chambardement qui ne remet donc pas en question quelque rythme de vie que ce soit de leur existentielle vie à ces deux-là, alors qu’alentour le monde s’affaisse (et la nourrice son sein**). Et puis, passer une fin de semaine à Paris, c’est un truc dont bien des étrangers rêvent, pardi ! Une chance pour certains d’entre eux (essentiellement en provenance de Russie), ils peuvent réaliser ce rêve pour peu qu’ils soient de la mouvance élènesque, Michel M. n’hésitant jamais à prêter son trois pièces cuisine aux amis d’icelles qui sont de passage dans la capitale.

À suivre, au gré des michèlémiennes et digressives réflexions de l’auteur…

*  » Nous évoquions des prévisions catastrophiques pour la période septembre-octobre venues de sources connues pour leur “bonne réputation” dans les milieux ad hoc, le 27 juillet 20215 : «…Armstrong est d’abord un expert-prospectif en économie et son appréciation est que nous allons vers une crise colossale de la dette, commençant par le ‘Rest Of the World’, Japon puis Europe, qui profiterait ainsi selon son analyse aux USA dans un premier temps, puis revenant vers les USA pour se transformer irrésistiblement en crise mondiale. On trouve cette précision sur le ‘Washington’s.blog’, le 19 juillet 2015. Elle constitue une référence directe à des prévisions concordantes, et indépendantes l’une de l’autre, de Martin Armstrong d’une part, de Larry Edelson, autre analyste financier, d’autre part. Armstrong annonce le début de la dynamique de crise (dont les effets ne seront pas nécessairement visibles aussitôt) pour le 1er octobre 2015, tandis qu’Edelson annonce le démarrage d’un “octobre noir” pour le 7 octobre 2015. (Insistons bien sur ce point que les deux analystes ont réalisé cette prévision précisément datée, similairement à quelques jours près, indépendamment l’un de l’autre.)» « .

** Quelle est la différence entre une nourrice et un pont ? La nourrice donne son sein, le pont s’affaisse.

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF