Michel M. en phase de flottement durable et / ou face à un existentiel chambardement ?

201508_Michel_M_sur_ecouteMichel M sur écoute, preuve de son haut subvertivisme.

Alors que les augures sont de plus en plus sombres* et que sombre elle-même la civilisation occidentale avec, en premier loge, l’Amérique du Nord et son impérialisme à bout de souffle, Michel M. en subirait-il le contre-coups par cette nouvelle désaffection grandissante qu’il ressent à l’endroit de son blog ?

Car il ne peut plus taire ce désintérêt croissant qu’il sent en son for intérieur, à narrer ainsi son anodine d’existentielle vie. Comme s’il en avait fait le tour depuis bel lurette mais que, histoire de passer le temps de cerveau qu’il a de libre, il s’attelait à quand même raconter le Grand rien de toute une existentielle vie (ou bien le Grand tout d’une vie de rien).
Les plus assidus parmi les habitués du bouge vont se dire, une fois de plus, qu’une fois encore, et cela histoire de faire du remplissage ici qui noircira là-bas quelques pages du futur tome huitième de « Michel M. une existentielle vie » (opus qui devrait paraître avant le départ en Amérique du Nord qui est définitivement acté du 9/11 au 10/02), l’auteur se gargarise avec sa sinueuse logorrhée comme le fait le fat avec sa suffisance, qu’il étale tel un vernis sur son insondable vacuité de non-être.

Néanmoins cette absence d’enthousiasme à la rédaction, certain évènement tout récent ne devrait pas être sans conséquence dans leur quotidien, à Elena A. et Michel M. En effet, la disparition précipitée de Ripley signifie une liberté nouvelle pour la brune mie de l’auteur. Arrivée en France au tout début des années 2000 avec son fils comme bagage, Elena A. ne s’est jamais trouvée seule depuis. En court, voici les étapes successives de son existentielle vie lors de ces quatorze années vécues dans l’ex pays des Lumières :
– le fils ;
– le fils et le chien ;
– le fils, l’amant et le chien ;
– le fils et le chien ;
– le fils, le mari et le chien ;
– le mari et le chien (le fils Arthur A. étant parti une année en Australie pour ses études) ;
– le nouvel amant et le chien (Arthur A. s’étant installé à Londres au retour d’Australie) ;
– l’amant tout court, mais dans cette si fantastique configuration d’un couple sous deux toits qui sied tellement bien à Michel M. (ainsi qu’à Elena A. après (courte) réflexion, après qu’elle se soit aperçu à quel point son bonhomme pouvait être pénible avec ses cycles de bipolarité) et qui est, ô combien et soit disant, enviée par tant et tant de personnes ! Des gens qui, en simultané, acceptent néanmoins des conditions de vie contraires qui les épuisent (à les entendre), mais avec lesquelles ils composent malgré tout (et en s’en plaignant, bien évidemment), puisqu’il leur serait encore plus insupportable de se retrouver seul. Il est à préciser que cette volonté clairement affirmée de vivre de la sorte est en droite ligne issue du michèlémisme, déjà profondément ancré en son prophète avant sa rencontre d’avec la belle Elena.

201508_Crassula_au_poilUne Crassula ovata qui profite bien de la façon dont s’en occupe Michel M. (l’évolution est probante).

Ainsi et donc, avec la mort par euthanasie de Ripley, Elena A. se (re)trouve-t-elle pour la première fois depuis bien longtemps, seule avec elle-même, dans son deux pièces de la proche banlieue Sud de Paris. Cela implique de la nouveauté dans leur existence, à ces deux-ci. Par exemple, là où chaque fin de semaine Michel M. rappliquait (en auto ou en métro) à Fontenay afin de roucouler avec sa dulcinée, rien ne les empêche désormais de le faire à Paris intra muros, saperlipopette de bon sang ! Le gain de confort est important pour les deux héros de l’existentielle aventure du bout d’eux-mêmes. Pour Elena A., qui gagnera du temps de sommeil (elle en raffole), et pour l’auteur qui, outre le fait qu’il raffole itou du dodo, n’aurait plus à se rendre au travail en automobile le lundi matin… En outre, dans le cas d’une sortie le soir en semaine (si si, cela se produit parfois, mais en abuser serait à moyen terme prendre le risque de problème relationnel du fait du profil de l’auteur qui, comme il s’en est expliqué à maintes reprises là-dedans, se sait ne plus être capable (dans la phase présente de son existentielle vie tout du moins, il ne faut jamais s’avancer pour un futur qui n’existe pas) de supporter une vie à deux durable sous un même toit), dormir sur Paris est bien plus pratique qu’en banlieue, aussi proche soit-elle de la capitale. Voici en tout cas un chambardement qui ne remet donc pas en question quelque rythme de vie que ce soit de leur existentielle vie à ces deux-là, alors qu’alentour le monde s’affaisse (et la nourrice son sein**). Et puis, passer une fin de semaine à Paris, c’est un truc dont bien des étrangers rêvent, pardi ! Une chance pour certains d’entre eux (essentiellement en provenance de Russie), ils peuvent réaliser ce rêve pour peu qu’ils soient de la mouvance élènesque, Michel M. n’hésitant jamais à prêter son trois pièces cuisine aux amis d’icelles qui sont de passage dans la capitale.

À suivre, au gré des michèlémiennes et digressives réflexions de l’auteur…

*  » Nous évoquions des prévisions catastrophiques pour la période septembre-octobre venues de sources connues pour leur “bonne réputation” dans les milieux ad hoc, le 27 juillet 20215 : «…Armstrong est d’abord un expert-prospectif en économie et son appréciation est que nous allons vers une crise colossale de la dette, commençant par le ‘Rest Of the World’, Japon puis Europe, qui profiterait ainsi selon son analyse aux USA dans un premier temps, puis revenant vers les USA pour se transformer irrésistiblement en crise mondiale. On trouve cette précision sur le ‘Washington’s.blog’, le 19 juillet 2015. Elle constitue une référence directe à des prévisions concordantes, et indépendantes l’une de l’autre, de Martin Armstrong d’une part, de Larry Edelson, autre analyste financier, d’autre part. Armstrong annonce le début de la dynamique de crise (dont les effets ne seront pas nécessairement visibles aussitôt) pour le 1er octobre 2015, tandis qu’Edelson annonce le démarrage d’un “octobre noir” pour le 7 octobre 2015. (Insistons bien sur ce point que les deux analystes ont réalisé cette prévision précisément datée, similairement à quelques jours près, indépendamment l’un de l’autre.)» « .

** Quelle est la différence entre une nourrice et un pont ? La nourrice donne son sein, le pont s’affaisse.

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Un mini séjour en Côte d’Or aux petits oignons avec des gens bons, 2nde partie (et fin)

201508_Francois_B00Le fameux tue-mouches sur lequel avait disserté Michel M. lors d’un récent billet. Deux d’iceux
pendaient du plafond dans le salon des François B., prouvant en cela et si besoin était,
à quel point c’est bel et bien dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes.

C’est ce soir, samedi 1er août, que la sauterie* a lieu : jusqu’à cette échéance, la journée va se dérouler tranquillistement. Et cela pour Isabelle B. itou qui a préparé la vieille, le plat hongrois dont le nom est entendu dans la vidéo ci-dessous (pörkölt), pendant que son bonhomme de mari en profite pour se faire une petite régression en s’installant à la table des mouflets, le temps d’un BBQ sur le pouce (qui se finira en eau de boudin du fait de l’arrivée de la pluie, deux bonnes heures durant).

Qu’à cela ne tienne : après cette longue averse, deux des quatre enfants vont faire un tour dans les environs, accompagnés d’Elena A. et Michel M., toujours prêts à s’affranchir d’un lieu quel qu’il soit : ces deux-là ont la bougeotte, ce qui les rend parfois un tantinet insaisissables pour tout casanier qui se respecte. La suite est narrée d’une façon bien plus agréable pour les analphabètes car en vidéo, en images et en musique. Youpi !

Cerise sur le gâteau, Mathilde B. aux oreilles fleuries.

201508_François16Mathilde mitraillée par Michel M., alors que la balade à quatre commençait
et
que les nuages, essorés d’avoir tant plu, laissaient choir leurs ultimes poussière de pluie.

La prochaine fois que ces gens bons apparaitront sur le blog, ils devraient être installés en Bretagne Sud depuis un (petit) moment. C’est donc à suivre.

* Car c’est pour l’anniversaire de François B. que Elena A. et Michel M. se sont farcis les trois cent soixante dix-huit kilomètres de route jusqu’à chez lui, hein.

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Plus de répit pour Ripley

« Allez, le prochain billet sera  bien plus fréquentable, promis. » écrivait Michel M. pas plus tard que samedi soir… Certes, le présent l’est, puisque non ré-informatif et par conséquent non pénible pour les rétifs à la décortication des tenants et aboutissants des affaires du Nouvel ordre mondial, mais à quel prix ?

201508_L_adieu_à_RipleyUltime moment de bonheur pour Ripley, dimanche 9 août 2015,
quelques heures dans le parc de Sceaux.

Ce jour, aux alentours de dix-sept-heures cinquante, Ripley, la chienne qu’Elena A. a acquise en 2000, qui est née le 5 octobre de la même année et qui l’a donc accompagnée dans son existentielle vie durant près de quinze années, s’est endormie pour ne plus jamais se réveiller. Après une sérieuse première alerte qui vit Elena A. se décider à filer chez le vétérinaire, suite à deux particulièrement nauséabonds débordements style-genre de ceux qui donnent envie de tuer le responsable d’une telle ignominie, Ripley avait toutefois été sauvée par le professionnalisme de l’homme qui, comme tout bon toubib qui se respecte et qui préfère le plus longtemps possible préserver la vie plutôt que de tuer, avait filé un traitement (efficace, la preuve : de mai à août, la bête a (sur)vécu) afin de soulager « tout ça », la seconde (alerte, oui, il faut suivre les gars !) aura été fatale à l’animal. Le répit s’est tari.

La veille cependant, Ripley a été dignement fêtée (comme s’il s’agissait de son dernier jour, en fait), avec une longue sortie et, surtout, un sacré bain dans l’un des bassins peu profonds qui parsèment cette partie du parc…

201508_Sceaux+Olga01Les crocodiles (absents ce jour-là) auraient eu intérêt à bien se tenir, face à un tel esquif, bon sang !

…et qu’elle n’avait pas savourée depuis sacrément belle lurette !

Mais pour que la vie soit, il faut qu’elle rencontre la mort. C’est ainsi que l’incontinence, qui s’est brutalement déclarée en fin de semaine dernière, aura très rapidement eu raison de la (pourtant) si grande patience de la belle et brune mie de l’auteur. Après quatre ou cinq mictions répandues dans l’escalier en deux jours, ainsi que suite à une paralysie de plus en plus handicapante pour la bête et qui la faisait lourdement choir sur les marches, décision fut prise en ce lundi 10 août au matin, d’abréger cette existence de moins en moins digne, afin de libérer « tout le monde ».

Mais là où un sentimentalisme de très bas art en rend certains parfaitement ineptes (complètement cognés en fait !) jusqu’à en faire des tonnes pour un animal (pourquoi pas un mausolée pendant qu’ils y sont ?), Elena A. et Michel M. ont souhaité la plus grande intimité pour la cérémonie : alors que la vétérinaire leur proposait une incinération individuelle « et tout ça » un décisif « Niet, spasiba! » émis en chœur par la maitresse de la bête et l’amant d’icelle (l’amant d’Elena A. bien sûr, pas celui de Ripley !) lui fit écho.

Alors oui, évidemment coulèrent les larmes (ces deux-ci ne sont pas des cyborgs, pardi !), mais sans superfétatoire affectation style-genre hurlements obscènes, torsions des doigts, morsures des lèvres et tout le toutim propre à l’exubérante émotion affichée par tant de tarés, qui vénèrent bien plus leur chien en déshérence qu’un être humain qui crève de froid sous leurs yeux, allongé sur une bouche de métro par moins quinze !

Mais quand une décision a été murement prise, s’y tenir s’est s’assurer une prompte guérison.

201508_L_adieu_à_Ripley2Salut Ripley ! Tu sentais très mauvais, c’est sûr, mais tu étais tellement affectueuse…

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Ré-information n°5 : « L’Express Moscou-Beijing au départ »

De la conférence de Bretton Woods du 1er au 22 juillet 1944, au sommet OCS-BRICS à Oufa du 6 au 10 juillet 2015


Par Jeff J. Brown – Le 2 août 2015 – Source thesaker.is le 4 aout 2015.

Les livres d’histoire de nos petits enfants feront référence à ces deux événements internationaux, Bretton Woods et Oufa, comme étant des tournants dans l’organisation géopolitique mondiale de l’après-guerre. Cela, bien sûr, si le colonialisme occidental ne pousse pas l’humanité à la catastrophe, dans une tentative désespérée de sauver son empire fasciste au moyen d’une troisième guerre mondiale.

À l’hôtel Mount Washington à Bretton Woods, dans le New Hampshire, 730 délégués venant de 44 pays occidentaux alliés se réunirent pour trois semaines, du 1er au 22 juillet 1944. La Chine et l’URSS étaient représentées, mais seulement par une personne physique. La Seconde Guerre mondiale n’était pas terminée. Il faudra encore dix mois avant que l’armée Rouge ne pénètre à Berlin, détruisant la Wehrmacht nazie, le 9 mai 1945. L’armée Rouge chinoise fera de même avec l’armée impériale japonaise, tout en expulsant les colons occidentaux et leurs alliés du Kouo-Min-Tang, le 3 septembre 1945.

Ces deux pays communistes auront perdu pas moins de 40 millions de leurs citoyens dans leurs guerres pour vaincre le fascisme mondial. Le Royaume-Uni et les États-Unis ont chacun perdu environ 400 000 hommes, donc un total de 800 000. Cela ne représente que 2% du sacrifice russe et chinois.

Et pourtant, Bretton Woods fut essentiellement une affaire anglo-saxonne, avec les deux principaux rentiers du colonialisme occidental, le Royaume-Uni et les États–Unis, présidant la table ronde. Les 42 autres délégués étaient surtout là pour la cérémonie et les photos. Le Royaume-Uni voulait avant tout garder la mainmise sur le système bancaire occidental (la City de Londres) et aussi garder intacte la Banque des règlements internationaux (BRI), qui avait collaboré avec les nazis. Malgré ses racines fascistes, elle est encore en activité de nos jours. Les Américains voulaient un commerce sans barrière, se sachant les rois de la production industrielle, maintenant que l’infrastructure européenne et japonaise était détruite par la guerre. Bien sûr, l’Oncle Sam obtint ce qu’il désirait. Les importations de matières premières bon marché, payées en dollar, entrèrent alors que sortaient des produits finis chers, payés en dollars, et au travers de banques occidentales. Le dollar fut institué monnaie commerciale internationale, le FMI et la Banque internationale de reconstruction et de développement (BIRD) furent crées, cette dernière devenant, plus tard, la Banque mondiale, sous contrôle américain.

Israël fut imposé au monde musulman. Il incarne le diable islamophobe de l’Occident, un Quasimodo grotesque aidant l’Empire à commettre des actes terroristes, des opérations sous fausse bannière et des génocides, non seulement au Moyen-Orient, mais sur toute la planète. Israël est un outil de l’impérialisme, un mercenaire stipendié.

Comme nous le savons, cette organisation géopolitique mondiale fut un paravent pour la poursuite du colonialisme occidental, utilisant des institutions légales, des lois, la finance, les banques, la dette et les taxes douanières, tout cela avec le soutien de républiques bananières, dont beaucoup étaient militairement occupées. Encore maintenant, ces armes de domination économique continuent à pomper les richesses et les ressources naturelles du monde en développement, comme le fait l’Occident depuis 1492, quand Christophe Colomb mit le pied sur la terre américaine. Le fait que ce grand explorateur européen fut directement responsable du meurtre de 500 000 indigènes indiens et qu’il y ait un jour férié en son honneur, nous en dit beaucoup sur la légende orwellienne du progrès occidental. (1)

Bien sûr, l’Occident nous a donné Mozart et la pénicilline. Mais pour la morale de la majorité du monde, les 85% de l’humanité qui ne sont pas de peau blanche et catholiques-protestants-juifs de l’Eurangloland, cela a toujours été un sacrifice faustien de proportions inacceptables. Si l’on additionnait les meurtres causés par l’empire Occidental du nouveau et de l’ancien monde, le chiffre de 2 000 000 000 – oui, M pour milliards – vous sauterait aux yeux, même s’il ne vous sera jamais présenté ainsi en-deçà de la Grande barrière médiatique occidentale. (2)

Tel est donc cet ordre mondial datant de Bretton Woods, style 1%-99%, dans lequel l’humanité souffre beaucoup. En quelle proportion? Ce graphique vous en donnera une petite idée.

Image de Pinterest

C’est ce que l’empire Occidental a semé. Une large majorité des gens les plus riches du monde sont occidentaux, ceux dans le premier 1/5e (20%). Si vous prenez ces 20% et que vous les redivisez en cinq parties, cela redonnera les mêmes divisions inégalitaires. Reprenez encore les 20% en haut de cette nouvelle pyramide et redivisez en cinq et, de nouveau, vous obtenez le même graphe. Et ainsi de suite. Vous arrivez finalement aux 1% de Bretton Woods, une petite centaine de familles possédant la vaste majorité des richesses mondiales. Ils viennent quasiment tous d’Eurangloland. Dans les faits, Bretton Woods a crée un monde ou 85 familles sont aussi riches que les 3 milliards d’habitants les plus pauvres de la planète. Il est temps que cela change, radicalement (3).

A Oufa, en Russie, du 6 au 10 juillet 2015, s’est tenu un autre sommet international, appelé OCS-BRICS. OCS est l’acronyme d’Organisation de coopération de Shanghai, organisation de nature essentiellement stratégique. Elle fut mise en place par la Chine. BRICS est une organisation dont la mission est de nature plus économique et financière, qui réunit le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Quinze chefs d’État ont participé à ce sommet d’Oufa. En voici la liste :

Afghanistan
Biélorussie
Brésil
Chine
Inde
Iran
Kazakhstan
Kirghizstan
Mongolie
Pakistan
Russie
Afrique du Sud
Tadjikistan
Turkménistan
Ouzbékistan

Mais aussi des dizaines de hauts représentants de trois autres coalitions anti- occidentales y participèrent : l’Union économique eurasienne (UEE), la Communauté des États indépendants (CEI) et l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). Ces trois organisations sont menées par la Russie et, ensemble, recoupent les frontières géographiques de l’ancienne URSS, sauf l’Europe de l’Est, la Géorgie et la partie occidentale de l’Ukraine.

En tout, 10 000 citoyens de ces pays vinrent participer à l’histoire en marche. Voici la carte qui représente tous les membres, ceux qui aspirent à être membre dans l’une de ces organisations ainsi que l’alliance latino américaine, l’ALBA, qui regroupe les pays anti-occidentaux d’Amérique du Sud.

Cette carte est parlante. Je ne pense pas que quiconque qui aurait participé à Bretton Woods, en 1944, aurait pu imaginer une telle carte. Du point de vue occidental, cela ne devait pas tourner ainsi. Mais c’est une carte des pays rêvant d’un XXIe siècle différent, plus coopératif, moins prédateur. Et pour que cela arrive, la planète Terre doit être beaucoup, beaucoup, plus équitable. Est-ce que ces pays et leurs peuples pourront créer un monde plus égalitaire pour toute l’humanité? Pourront-ils vraiment aplanir le graphique des richesses présenté ci-dessus? A la fin du XXIe siècle, cela sera la preuve de leur réussite ou de leur échec, surtout dans un monde aux ressources déclinantes et au réchauffement en augmentation.

Ces ambitieux pays sont organisés en six sous-groupes régionaux ou globaux : ALBA, BRICS, CEI, OTSC, OCS et EUU. L’Empire occidental est en train de créer des turbulences géopolitiques contre eux, ce qui ne fera que les rapprocher encore plus. Je vais leur donner un nouveau nom collectif : les Anti-Occident.

D’autres pays, comme l’Argentine ou l’Érythrée, seront sans doute attirés dans cette sphère car ils sont déjà, politiquement et économiquement, anti-occidentaux. La pauvre Grèce devrait aussi y adhérer si elle pouvait se libérer des chaînes occidentales en train de l’asphyxier. Puis l’Afrique, le grand continent. Il est encore largement confiné au chaos, à l’exploitation et à la servitude par l’Eurangloland. Ayant vécu et travaillé là bas pendant dix ans, je suis de tout cœur avec eux.

À Oufa, les deux principaux dirigeants de ces groupes, les présidents Vladimir Poutine de Russie et Xi Jiping de Chine étaient au charbon vingt heures par jour, comme beaucoup d’autres chefs d’État et aides de camp. On les voyait parfois fatigués, raides et un peu hagards. Au fur et à mesure des réunions, on les sentait marcher sur des œufs. Ce ne sont pas des surhommes. En regardant des vidéos des diverses réunions, il est évident qu’eux et les autres dirigeants pouvaient ressentir le moment historique qu’ils étaient en train de vivre. La pression devait être énorme. Tous les participants savaient contre quoi se dressait le sommet d’Oufa ; l’empire Occidental, le colonialisme, le fascisme et la guerre. Ce sommet fut vraiment un appel global à la révolution pour abattre la dictature de Bretton Woods et mettre en place un authentique nouvel ordre mondial.

Xi et Poutine étaient en bonne compagnie. Dans de nombreuses vidéos et photos, Xi est entouré de son ministre des Affaires étrangères et de son conseiller à la Sécurité nationale, Yang Jiechi, deux des plus grands esprits géopolitiques mondiaux. Ils sont assis là, immobiles, écoutant passivement. Et, doux comme la soie, hyper diplomate, le ministre russe des affaires étrangères Sergei Lavrov, dans le dos de Poutine, prenant des notes et lisant les mémos. Je dois reconnaitre que les présidents Rousseff, Zuma et le premier ministre Modi avaient aussi amené avec eux des équipes impressionnantes, comme tous les autres pays. Espérons-le, car l’Empire occidental en veut à tous ces personnages comme à tous les trésors, humains et naturels, de ces pays.

Il y eut trop de réunions à Oufa pour pouvoir les compter. La plus importante, et la plus longue, fut celle ou le président Poutine amena face à face les Premiers ministres indien et pakistanais, Narendra Modi et Nawaz Sharif, pour résoudre les disputes frontalières entre ces deux pays, concoctées par l’administration coloniale anglaise avant de quitter le pays, comme avec la Chine à propos des régions Jammu-Cachemire-Aksai Chin, et qui bloquent l’intégration totale du continent asiatique. Ce problème est comme un cancer colonial, niché au cœur des espoirs et des rêves pan-asiatiques. Il doit absolument être résolu.

Ces trois pays ont chacun une grande armée, un esprit nationaliste affirmé et possèdent l’arme nucléaire. Trois religions se font face : l’islam, l’hindouisme et le bouddhisme. Ces trois pays qui ont connu des guerres frontalières, dépensé des milliards, gardent un nombre inconnu de divisions face à face sur ces points chauds avec tous les risques que cela implique. Cette inanité d’inspiration coloniale est comme un mauvais scénario mais pourtant pas de la fiction.

Le Pakistan, l’Inde et la Chine ont donc besoin d’un médiateur de leur niveau, informé et diplomate, pour résoudre ce nœud gordien du XXe siècle et la Russie est le seul pays pouvant remplir ce rôle.

C’est ce qu’elle fit. Grâce à l’arbitre russe, Modi et Sharif sortirent de la réunion avec une initiative en cinq points et Modi accepta une invitation à visiter le Pakistan l’année prochaine. Plus tôt dans l’année Modi et Xi avaient déjà mis en place les fondements d’une réconciliation frontalière. La Chine et le Pakistan entretiennent déjà de bonnes relations. La Russie et la Chine sont d’anciens frères d’armes communistes. Et la Russie entretient d’excellentes relations avec tout ce monde. Espérons que le sommet d’Oufa sera rétrospectivement vu comme un catalyseur de la résolution des conflits frontaliers, ouvrant la voie à une intégration trans-asiatique totale.

Le président Poutine, le ministre Lavrov et leur talentueuse équipe doivent donc achever l’exploit diplomatique du XXIsiècle. Mais attention, cela sera vraiment très dur. Le fantôme colonial britannique est à l’affût. L’Eurangloland sait que cette dispute frontalière tripartite est le point faible des espoirs de libération anti-occidental. Il va donc utiliser à plein pot ses techniques de trahison sanglantes : division et conquête, corruption, propagande, opérations psychologiques et secrètes, fausses bannières et cinquième colonne, jusqu’à la guerre, pour être sûrs que cela échoue.

Soixante et onze ans après Bretton Woods, l’Anti-Occident est poussé par les vents de l’histoire, gonflant la voile du sommet révolutionnaire d’Oufa et le poussant vers un nouveau siècle chargé d’espoir. Espérons que les viles machinations d’Eurangloland ne fassent que raffermir la détermination de tous pour que l’humanité puisse vivre une paix et une prospérité partagées pour la première fois depuis cinq cents ans.

Jeff J. Brown

PS : Alors que ce sommet d’Oufa fut complètement passé sous silence au-delà de la Grande barrière médiatique occidentale, Pékin a montré son originalité et sa bonne humeur pour informer ses 1,3 milliards de citoyens à propos de ce sommet en réalisant ce dessin animé qui fut même traduit en anglais.

PPS : Les dirigeants du G20, du moins ceux qui ont participé à ce sommet, ont annoncé dans leur conférence de presse de clôture qu’ils continueraient le dialogue amorcé à Oufa durant la prochaine réunion du G20 qui doit se tenir en Turquie en novembre 2015. Encore un coup porté à la dictature de Bretton woods.

PPPS : Lire la déclaration d’Oufa (en anglais), le plan d’action et la conférence de presse de Poutine

  1. Le professeur d’histoire américain David Stannard a écrit dans American Holocaust (Oxford press, 1992) que «plus de 100 millions d’Indiens d’Amérique furent tués» et que «Christoph Colomb en a personnellement tué un demi million». Bien sûr, vous n’aurez jamais accès a ce genre d’information derrière la Grande barrière médiatique, mais ces chiffres furent pleinement confirmés par un autre chercheur, Russell Thorton, dans son étude intitulée Holocauste et survie des indiens d’Amérique : Histoire de cette population depuis 1492 (University of Oklahoma press, 1990)

  2. https://sites.google.com/site/censorshipbythebbc/bbc-censors-indian

  3. http://www.theatlantic.com/business/archive/2014/01/the-worlds-85-richest-people-are-as-wealthy-as-the-poorest-3-billion/283206/

Traduit par Wayan, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone


Un monde meilleur est-il possible ?
Parfois, dans les billets relatifs à la géopolitique (Michel M. avoue toutefois que c’est aussi rare qu’un président européen avec une colonne vertébrale), il est possible de ressentir comme une piqûre d’espoir à la lecture de l’un d’entre eux. Icelui en fait sans nul doute partie, mais avec ce qu’il implique comme constat d’un « occident » totalement décadent du fait des (v)agissements d’une poignée d’escrocs anglo-saxons qui ne sont qu’au service d’un « idéal économique » * qui ne laisse aucune place à autre chose qu’à cette prédation à laquelle on est « habitué » depuis que l’histoire de l’Ouest s’est écrite.
Alors oui, il était autrefois tentant pour Michel M. d’aller discuter de ce genre de textes dans les forums des médias institutionnalisés (puisque financés par l’État), comme il le fit au temps jadis sur marianne.net (une autre vie, désormais), mais… et puis ? Retomber systématiquement sur les mêmes charlièsques moutonnistes histrions, ceux-là mêmes qui ne voient que par les organes de désinformations qui n’ont de cesse de présenter comme nos alliés/amis, ces Américains-qui-ont-sauvé-le-monde-du-communisme (mais qui l’ont, depuis qu’est mort le communisme, plongé dans le terrorisme, pas mal comme réussite, hein ?), se retrouver devant des gens qui n’ont aucune ouverture d’esprit et qui réfutent la moindre idée qu’il puisse il y avoir une autre manière d’appréhender les évènements de ce monde, non vraiment, cela ne lui est plus possible. Au même titre que de se farcir quelques pages de n’importe quel sites de ces médias propagandistes institutionnalisés lui est devenu absolument impossible.

Son fils cadet Kévin M., lui, ne lâche pas l’affaire et les lit à peu près TOUS : « Le Figaro », « Libération », « Le Monde », « Marianne », etc., sont feuilletés par lui sans que son père ne comprenne bien la raison de continuer dans cette voie, une fois la curiosité passée…

201507_Kevin_MKévin M. en séjour à la campagne chez un pote, dans le cadre d’une sauterie qui fêtait
la fin de leur « scolarité » en alternance (2
nde année de BTS en gestion comptable).

Aussi Michel M. a-t-il depuis quelques mois opté pour cette façon de faire par le biais de son blog (autrefois pourtant revendiqué A-politique : les temps sont durs car ils changent en pire, le pire étant l’ami du mal) en mettant à disposition de ses lecteurs, qui ne fréquentent pas nécessairement le net dit « alternatif » (dont quelques sites sont mis en lien sur le blog rubrique « Ré information »), certains articles qui lui semble être dotés de matière à réflexion (enfin, pour les moins obtus tout du moins).

Stats_201208_201507TMF** du blog depuis son ouverture, soit d’août 2012 à juillet 2015.

Il s’agit là d’un infinitésimal prosélytisme (puisque avec moins de 300 visites par jour, dont plus des deux tiers très probablement le fait de « bots », Michel M. ne sera pas l’une des sources d’une très putative prise de conscience d’un grand nombre d’individus, Ah ! Ah ! Ah !), face au rouleau-compresseur du Nouvel ordre mondial, pour sûr. Mais une chose est certaine en tout cas, c’est qu’à force de lire ces choses, Michel M. s’est totalement mis en porte-à-faux avec bon nombre des personnes qu’il est appelé à côtoyer dans son quotidien professionnel. Ce qui peut, parfois, générer quelque crispation de part et d’autre, lorsque sont abordés (à la cafétéria essentiellement, lieu ô combien convivial !) des sujets de conversation relatifs aux évènements mondiaux, Michel M. ayant un franc-parler qui pourrait d’ailleurs finir par lui attirer des ennuis, si le gouvernement actuel accentuait son œuvre sécuritaire (pourquoi s’arrêterait-il, puisque le consentement a bel et bien envahi l’occident depuis qu’a été rédigé ce fabuleux bouquin ?).

Alors oui, Michel M. aime à croire qu’un monde meilleur puisse être possible. Seulement le prix qu’il faudra en payer si une telle chose advenait sera forcément / férocement terrible puisque un tel changement de mode de vie, de pensée, de paradigme nécessite une profonde mutation des individus. Or, la propagande est si profondément incrustée dans leur frêle ciboulot que face à un tel chambardement, il y a bien plus de risque de voir débouler des hordes de Charlies tétanisés qui applaudissent la police, plutôt qu’une foule décidée à en découdre face à un État sécuritaire.

201508_Lettre_Oleg_APetit mot laissé par Oleg A., suite à son passage dans l’appartement de sa fille,
alors qu’icelle et son homme s’en étaient allés chez les François B.

Et puis, parfois, il y a un truc comme ce mot doux qui ragaillardit derechef Michel M. : l’image qu’il a du monde s’en  trouve Illico améliorée.

Allez, le prochain billet sera  bien plus fréquentable, promis.

* Le retour du Veau d’or, toujours.

 

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Un mini séjour en Côte d’Or aux petits oignons avec des gens bons, 1ère partie

201508_Francois_B04.jpgAprès quatre heures et demi d’une route tranquilliste à souhait, les deux voyageurs parviennent à destination chez les François B. aux alentours des quinze heures. Ils sont immédiatement envoutés par l’endroit, une maison-ferme comme il y en a beaucoup dans la région. Une région qui, accessoirement, subit une  invasion en provenance de Suisse en simultané avec une désertion/pendaison des agriculteurs pour cause d’Union européenne. Conséquence : de maisons limites habitables, et suite à leur vente par des propriétaires descendants de paysans ou paysans eux-mêmes en bout de « carrière » et dont la préoccupation première n’a certainement jamais été le confort intérieur mais, plutôt, le rendement des bestiaux élevés et terres semées, c’est désormais à celui qui, parmi ces nouveaux venus de l’étranger, réaménagera au mieux sa bicoque, histoire de s’en faire un havre de repos en terre étrangère après une semaine de dur labeur en Suisse. Le résultats est probant, pour ce qu’aient pu en voir Elena A. et Michel M. (voir ci-dessous)

201508_François04bTrès rapidement, c’est à dire après que les présentations eurent été faites, essentiellement entre les femmes et les filles de François B. puisque icelui et Michel M. se connaissent depuis les début des années deux mille, une balade est proposée par Elena A. Icelle et son homme vont faire un tour dans le lieu-dit (Le Deffait), accompagnés par Mathilde, la cadette des B. (l’aînée, qui se prénomme Marine, sera à peine visible durant tout le séjour, cloitrée dans sa chambre la plupart du temps du fait d’une intense cogitation intello-littéraire : ce qui a bien plu à l’auteur, c’est que ses parents lui ont fichu une paix royale, là où tant d’autres auraient été jusqu’à crier sur leur gamine en la voyant ne pas rester à s’ennuyer avec les invités).

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Marrons sont les ruminantes et longues sont les routes, dans le coin…

Pas ou prou de photographies de la nature environnante pour le moment, mais les spectateurs en auront plein leurs quinquets lors du billet prochain qui relatera la seconde journée en ces lieux d’apaisement pour citadins, c’est promis.

201508_François06À leur retour, c’est le farniente qui s’installe en attendant que ne se pointent Anouche, son mari Hrantet leurs deux fils, Aristaque et Nouraîr, une famille d’origine arménienne, ce qui est une précision utile pour ceux à qui de tels prénoms n’évoqueraient pas grand chose…

À l’instar de Michel M. qui utilise les ingénieuses compétences de sa brune mie en la matière, François B. sollicite sa blonde afin de lui rafraichir les douilles. Que voici des personnes ô combien rationnelles et qui dépensent leur argent avec pertinence (car ne roulant pas sur l’or non plus). En effet, plutôt que de filer des ronds à un merlan, autant les garder pour acheter des fromages du coin (comme ils le firent le lendemain au marché de Saint-Germain du Bois, en s’acquittant du prix d’une (grosse) part d’Époisse et d’une autre non moins imosante de Bleu-de-Bresse, entre autres redoutables frometons et autres culinaires trésors du coin). Plus tard, Michel M., sans doute en train de s’occuper d’un des nombreux chats qui cohabitent ici, regarde s’affairer Isabelle B. dont les origines sont hongroises. Avec l’Ouzbek Elena A. et le Portugais François B., pour sûr que cette première soirée devrait se dérouler sous les auspices d’une intéressante rencontre culturelle (qui virera franchement à l’amicale au fur et à mesure que s’avancera l’après-souper qui sera un tantinet arrosé…).

201508_François07Les plus rêveurs d’entre les spectateurs imagineront que la belle prend son envol…
quand elle vient tout juste de se poser !

Quant à Élena A., le farniente ne lui est pas inconnu :
– une chaise longue ? Elle s’y allonge derechef ;
– un hamac ? Elle s’y assoit illico le temps de ranger ses ailes, puis elle s’y allonge.
Il est en effet très important de savoir profiter de ces petites choses qui s’offrent à soi, et qui permettent d’améliorer son existence à coup de confort sans prétention. Qui plus est dans un cadre aussi apaisant, bon sang de fichtre !

201508_François08La famille d’Anouche,  Hrant & Cie est arrivée. Le diner se déroule dans un esprit de découverte, les uns extravertissant leur moi quand d’autres l’intravertissent, l’important étant que personne ne cherche à en imposer à autrui. Bien évidemment, tel ne fut pas le cas entre gens de si bonne compagnie, quand bien même il serait loisible de croire que François B. et Michel M. en soient ci-dessus presque venus aux mains. Il n’en est évidement rien du tout, ce que les plus perspicaces auront de toute façon pigés en s’intéressant à la bouteille tenue par l’auteur : une eau de vie de poire n’est pas faite pour rendre agressif, saperlipopette de bien sûr !

201508_François09En revanche, elle est un carburant idéal afin de se donner du cœur au ventre avant une promenade nocturne dans une luxuriante nature désormais exempte de toute lumière autre que celle venue des ténèbres… Si quelques uns parmi les visiteurs du bouge croient se trouver en présence d’un certain ectoplasmique François H. en regardant le montage ci-dessus, qu’ils soient assurés que tel n’est pas le cas, et cela quand bien même l’attitude de Michel M. pourrait le laisser accroire. Hrant (car il s’agit évidemment de lui) a bien plus de conviction, plus de vécu, en bref, est plus humain que ne le sera jamais cet infiniment médiocre président de la république français. Enfin, médiocre pour ceux qu’il gouverne, tout du moins, car en ce qui concerne ceux qui l’emploient, François H. doit être une merveilleuse poule aux œufs d’or, Ah ! Ah ! Ah !

201508_François11Bref intermède visuel afin de montrer l’intérieur de cette belle bâtisse que les B. vont incessamment quitter (mais ne pas vendre pour le moment, et ils ont mille et une fois raison s’ils le peuvent, tellement c’est un endroit paisible, sacrebleu de nom d’une mise au vert !) au profit de la Bretagne Sud. En effet, depuis qu’ils s’y sont installés, François B. n’a jamais cessé de bricoler dans cette grande maison. Malgré cela, il quittera sa demeure sans en avoir fini avec son aménagement. C’est le problème que rencontrent bien des gens qui, pensant améliorer leur existence en s’éloignant d’une ville qui les pollue au-delà de ce qu’on leur dit comme étant raisonnable, s’enterrent dans un trou qui leur semble (tout du moins les premières années) des plus prometteurs, du fait de la verdure, de l’espace, de la nature agricole avec ses veaux, vaches, cochons et couvées (de chat en l’occurrence, Ah ! Ah ! Ah !).
Puis, au fil du temps, ce qui était une joie finit par devenir une corvée ; ce qui semblait sain et aéré s’avère pesticidé et chargé à mort de poussières qui n’ont rien à envier à celles du quartier parisien dans lequel demeure Michel M. : les poncifs ont la vie dure.

Et c’est enfin l’heure de la promenade nocturne : un dernier p’tit coup (de gnôle)

201508_François12De haut en bas et de gauche à droite : Anouche et Hrant ?. (qui se prononce Heurant’) puis
Isabelle B. et Michel M. : les visages expriment indubitablement le plaisir d’être réunis, la déconne, en clair : le bonheur d’un excellent moment passé en très bonne compagnie, là !

… et c’est parti pour la nyctalope aventure.

201508_François13C’est Elena qui s’en tirera le mieux avec son épis de maïs (sans doute OGMisé ET pesticidé puisque l’un ne va pas sans l’autre et bonjour l’arnaque, Ah ! Ah ! Ah!) volé en toute impunité grâce à la nuit, alors que les hommes silhouettes (Michel M. en haut (et qui ne fait pas du gâteau) François B. en bas (et qui ne fait pas du chocolat)) aperçus là en pleine déroute, en auront pris plein leurs chaussures légères de marcher dans un champ fraichement retourné (enfin, défoncé sur près d’un mètre de profondeur plus exactement, et bonjour l’utilité de la chose !) ainsi que bien cendré par des souches d’arbres qui ont été brûlées, suite à une coupe sombre effectuée sur l’un des bords du terrain exploré là…

201508_François14Non non non, Michel M. n’est pas en train de vomir, il est en train de rigoler comme un gars qui a bu
de l’eau-de-vie de poire, et qui se retrouve dans un champ tout juste saccagé par son propriétaire
.

Du fait de l’impraticabilité du terrain, la balade tourne court. Il est tard de toute façon et ce qui importait alors, c’est que tous soient ensemble dans cette redoutable aventure.

Quid des enfants ? Bien entendu, les adultes ne les ont pas amenés dans cette terra incognita. À moinsss que ça ne soit les mouflets eux-mêmes qui aient décliné la proposition faites par leurs parents, connaissant les tenants et aboutissants de l’activité, pardi ! Et puis et surtout, c’est qu’ils avaient quelque chose de bien plus attirant à faire…

201508_François10… comme de jouer au simulateur de vol. Pour y avoir jeté un œil, Michel M. s’est dit que c’était une application idéale pour apprendre à faire voler un drone… Maintenant, de là à imaginer que Aristaque et / ou Nouraîr soit les futurs pilotes de ces drones qui ont (notamment) défrayé la chronique il y a quelques temps suite à de nombreux vols d’insaisissables engins au-dessus des centrales nucléaires françaises, il y a un pas de g »ant que l’auteur se refuse à faire.
À ce propos, que fit la police, l’armée, le contre-espionnage, en bref, le Gouvernement contre cela ? Comme d’habitude, rien d’autre (officiellement) que des menaces à l’encontre des auteurs des méfaits, et de la vaseline pour les Charlies avec, en simultané (hasard ou nécessité ?), une loi liberticide (puisque se piquant de protéger l’existence des Français), qui a été votée dans l’indifférence générale (ou, plus exactement, avec l’assentiment du peuple) dans un bel ensemble par les élus, tous bords confondus. Ce qui rappelle d’ailleurs à l’auteur une autre splendide harmonie style-genre et façon esprit de clan dont ces mêmes braves élus avaient fait preuve, alors qu’il leur avait fallu nier et s’assoir sur le résultat du référendum relatif au traité établissant une constitution pour l’Europe, pourtant rejeté à près de 55% par leurs administrés.

Il ne s’agit que d’une bande d’escrocs, ni plus, ni moinsss. Et que des millions de Charlies continuent à leur donner quitus est la preuve, selon l’esprit hautement séditieux de Michel M., que ce troupeau n’est pas près de s’arrêter de brouter les immondices que les susdits escrocs leurs proposent de brouter, saperlipopette de Ah ! Ah ! Ah !

Toutefois, Michel M. se doute volontiers qu’aussi bien Aristaque que Nouraîr ne seront jamais derrière l’un de ces écrans qui permet à des  « soldats » (à court terme déboussolés) de dégommer à distance des dizaines de civiles… heu de terroristes, pardon, sans se salir les mimines. Et cela, ne serait-ce que parce que leurs parents les éduquent vraiment bien. Ce qui est valable à l’identique pour les filles de François et Isabelle B., soit dit en passant : aussi bien Élena A. que Michel M. ont été agréablement surpris d’avoir en face d’eux des jeunes êtres aussi autonomes et vifs d’esprit que ces quatre-ci. Pourvu que ça dure…

À bientôt.

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