Beaugency, oh oui ! Long épilogue et évocation du prochain grand saut

20150829_Beaugency30À défaut de périple gonflant, Beaugency est d’ores et déjà un phénomène façon édredon dans l’esprit de l’auteur, c’est à dire chaud et moelleux. À tel point qu’il place cette escapade au niveau d’un certain voyage en Italie fait au mois de février 2013, et à jamais chéri en son âme, avec comme alibi un anniversaire bien particulier d’Elena A. Quel mystère, quelle alchimie en aura ainsi décidé, lors de ce court séjour a priori anodin ? Le lieu, le climat, l’état d’esprit dans lequel ces deux-ci se lancèrent dans l’escapade ?

20150829_Beaugency31Le fait est que devant un tel paysage, Michel M. avait de quoi en perdre le sens des réalités de son existentielle vie, pardi ! Une existentielle vie férocement tributaire d’une indispensable activité professionnelle afin de pouvoir se payer de tels écarts…

L’impression tenace qu’il en garde(ra à jamais, c’est acquis), c’est cette irrationnelle envie de ne plus avoir à se lever autrement que pour découvrir de nouveaux lieux de délice tel qu’icelui.
Avoir du pognon qui permet de ne plus vivre que pour le voyage sans limite sur Terre, solution la plus évidente et qui ne nécessite aucun effort. Seulement, ce n’est pas demain la veille qu’Elena A. et Michel M. seront lestés de quelques milliers d’Euros afin de parcourir Gaïa, saperlipopette de réalisme !
Être parvenu à trancher les attaches nouées tout au long de son vécu : territoire et liens affectifs vis à vis d’une famille éclatée dont on chérit les souvenirs enjolivés ; souvenir d’amis d’école, alors indispensables mais qui, chemin faisant, ne sont plus que les jalons d’une évolution vers l’âge adulte (travail, famille et consommation en étant les ultimes buts, selon un scénario extérieur).
Jusqu’au moment où, suite à une fulgurance « naturelle », ou consécutivement à un choc émotionnel, vienne le temps d’un réflexionnisme à même de donner au penseur les moyens de s’affranchir de cette fatalité.

Hé bien tout ceci se retrouve comme genèse du périple en Val de Loire : du fait de cette légèreté d’esprit (consécutive à ce travail intellectuel sur les causes cachées des choses, des êtres et du sens de tout ça), rien ne pouvait se produire qui puisse nuire au bon déroulé de séjour. Même l’erreur de réservation de leur chambre par l’employée de l’hôtel n’aura pas une seconde, assombri leur bonheur. Là où tant d’autres auraient beuglé, se seraient pris de panique à l’idée de devoir trouver un autre établissement et patati et patata, c’est avec un flegme de grande tenue que tous deux surent faire face. Qu’il ne resta qu’une chambre de libre le dernier samedi d’août à 15h30 dans un hôtel qui en comporte dix-neuf, ce n’est pas un évènement qui perturbe plus que cela Michel M. Comme il l’a évoqué dans le billet précédent, il se plait à imaginer qu’il puisse il y avoir une étoile qui veillerait sur lui.
Mais là où tant d’autres y verraient la main de Dieu, ou l’auteur ne sait qu’elle sornette du même acabit, Michel M. traduit cette métaphore de l’ange gardien par cette simple réalité d’un présent avec lequel il faut compter, mais dont il ne faut rien attendre : être déçu par le présent signifie qu’on a fait des plans sur la comète au-delà du raisonnable, que l’enthousiasme n’est pas un bon conseiller. Mais, que les choses soient claires : ne pas être enthousiaste ne signifie pas être indifférent. Cela implique simplement de la mesure dans ses émotions. Or, une telle attitude est contraire au sens de la vie chez l’immense majorité des contemporains de l’auteur. C’est à dire une population qui est en permanence sollicitée, incitée par des images et / ou des propos dans lesquels l’émotivité est calculée, cultivée selon de perspicaces algorithmes de la « chose humaine », de façon à ce que les êtres ne réfléchissent plus mais réagissent, donc moutonnisme à la clef.

L’éclatant dernier exemple de cette fabrique du consentement (toujours lui, hé oui !) en est cette image qui aurait fait « le tour du monde » parait-il, et qui aura été mise en Une pour que les populations d’Europe se sentent solidaires de ces dizaines de milliers d’immigrants, et qu’elles soient prêtes à subir encore plus de problèmes économiques avec cette invasion. En revanche, il ne faut que cette même population se dise que si on arrêtait les guerres au Moyen-Orient (faites pour qui ? Faites pour quoi ?), que si l’on cessait de piller l’Afrique comme l’Occident le fait depuis des siècles, il est probable qu’il y aurait bien moins de ces pauvres gens à venir échouer « chez nous » où les conditions de vie se sont singulièrement dégradées depuis des lustres…

20150829_Beaugency32Derniers instants de douceur au sortir du Grand Hôtel de l’Abbaye, dimanche 30 août 2015.

En quittant Beaugency, les deux parisiens vont faire un tour à Meung-sur-Loire (photo du début de billet), histoire de visiter au moins un château, visite des « Pays de la Loire » oblige ! Mais à huit Euros et cinquante Cents fois deux l’entrée, alors que le parc aurait du être accessible, comme cela s’est déjà produit par le passé pour les deux touristes, ça faisait un peu cher la visite, nom de bon sang !

20150829_Beaugency33Voyant cela, une visite à 8,50 Euros fois deux, Michel M. semble fâché et prêt à en découdre !

Pour le coup, c’est un passage par le centre ville qui remplacera la visite culturelle. Très jolie ville rupine à souhait, avec une rivière qui la traverse, la Mauve. Ni l’un ni l’autre ne prendront le temps de tirer quelques portraits de la ville. Qu’à cela ne tienne, Michel M. place le lien de StreetView afin que les plus pugnaces parmi ses lecteurs puissent se repaître de la vision des lieux.

20150829_Beaugency35À défaut de château, c’est la vue d’une ruine (effondrement naturel, démolition en cours ?) qui prouvera et scellera leur visite à Meung-sur-Loire.

Un retour sans incident, d’une durée idoine pour ce genre de séjour court. À conseiller sans retenue !

À suivre : il est J – 5 avant la grande traversée, avant ce voyage au long court en terre américaine et troisième périple pour Michel M. d’une aussi longue durée. Soit trois semaines qui verront Elena A. et Michel M. atterrir à Québec le vendredi 11 septembre, puis à décoller de New-York le 2 octobre. Deux datent entre lesquelles une feuille de route est en cours de réalisation (en cours de peaufinage en l’occurrence) par la brune mie de l’auteur. Trois points de chutes sont déjà assurés : Ottawa (un cousin d’Elena A.), Columbus, Ohio (une des trois sœurs de Michel M.) puis Atlanta en Géorgie où habitent un couple d’amis d’Elena A. (et d’origine russe, mais fallait-il le préciser ?), et qui y possèdent un appartement et une maison « dans les montagnes » alentour, ainsi qu’une autre en Floride…

Dès qu’Elena A. en aura fini avec cette lourde tâche, le résultat sera affiché sur le blog, comme de bien entendu.

À bientôt, là-dedans !

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