La grande traversée, J-3 (feuille de route du périple)

201509_Amérique_00Deux cartes qui correspondent aux (plus ou moins) quinze premiers jours du périple américain que vont très prochainement entamer Elena A. et Michel M.

Départ de CdG le vendredi 11/09 à 9 heures, pour une arrivée à Québec à 10h40 le même jour vers dix heures du matin (miracle du décalage horaire oblige). Ils passeront une nuit sur place, le temps pour eux de visiter la ville en deux journées. Le demain, départ pour Ottawa, en passant par Montréal (pas de nuitée prévue pour cette ville), où ils resteront trois jours (le cousin d’Elena A. et sa famille seront même en congés afin de recevoir au mieux leurs invités, youpi !). Ils se quitteront ensuite aux chutes du Niagara, avec passage à la douane à la clef et entrée sur le territoire états-unien pour les héros de cette nouvelle aventure humaine du bout de soi-même. Dans la foulée, ils voyageront en car jusqu’à Columbus, Ohio, où ils retrouveront Christine M., sœur de son frère Michel M.
Trois jours plus tard, ils reprendront la route (mais de nuit cette fois-ci) pour un long trajet en car jusqu’à Atlanta. Nul doute que ce transport leur fera rencontrer les américains les moins riches, ces légions de démunis (parmi lesquels se retrouvent les personnes qui ont été spoliées par les banques, lors de la crise de 2006 aux EUA) qui font partie du quart-monde comme on disait dans le temps (il semble à l’auteur que cette appellation ait quasiment disparu du langage courant, et surtout dans les médias). De quoi engranger des anecdotes pour le blog et, surtout, savoir répondre aux ébahis benêts gavés à la propagande occidentale lorsque sera évoquée par ces tristes moutonnistes, la magnificence des Sauveurs du Monde du siècle dernier (mais désormais déclinants prétendants à être l’unique patron d’un nouvel ordre mondial, NOM), ainsi que l’ex indiscutable suprématie de la nation américaine sur le reste de l’univers.

En détails, suite (et poursuite des michèlémiennes élucubrations à la clef).
Tout commencera donc par une petite semaine au Canada, du 11 au 15/09. Puis, à compter du 16 septembre, c’est l’entrée aux États-unis d’Amérique, en espérant que les deux touristes ne tombent pas sur un officier de la douane un tantinet abruti. Ben oui hein, du fait du pouvoir qui leur a été octroyé par le Patriot Act, le moindre agent de la douane américaine est habilité à refuser l’entrée (c’est même précisé dans l’ESTA, ce papier qui se contente d’enregistrer les données du passeport, mais n’est aucun cas une garantie de pouvoir y entrer) aux E-U-A (« USA » en étranger) sans motiver son refus (à la tête des clients, quoi, le paradis des petits chefs !). Les lecteurs ne sont donc pas à l’abri d’un retour prématuré de Michel M. dans le Vieux Monde,  Ah ! Ah ! Ah ! Non pas que sa tête soit plus vilaine que celle d’un autre, mais c’est peut-être du côté d’Elena A., aux traits indubitablement slaves, que le « danger » pourrait venir. En effet, par les bien mauvais temps qui courent en ce XXIème siècle (vraiment très mal barré) et, notamment, vu l’évidente irrationalité russophobe qui règne depuis bientôt deux années en Occident (sans compter le viscéral anti-communisme primaire de ces amères loques, qui trainent cette tare depuis plus d’un siècle comme d’autre leur handicap mental toute leur vie), il n’est pas impossible qu’un tel bas du front (l’agent de la douane américaine) voit rouge en rencontrant Elena A., du fait de sa morphologie russe… En revanche, s’il y a une chose qui peut jouer en sa faveur, c’est que sa chevelure est brune. Car comme tout le mondesait, les femmes russes sont forcément blondes : il y aurait donc bien là de quoi tromper l’homo cretinus en question, fichtre de diantre !
Maintenant, si c’est Michel M. qui est persona non grata à cause, par exemple, d’un blog qui serait tombé dans le filet de la NSA – CIA – DIA etc. (en toute modestie, comme de bien entendu) du fait d’un redoutable subvertivisme teinté même, parfois, d’un anti-washingtonisme galopant, le refus risque bien d’être plus violent encore, puisque l’auteur sera considéré comme un (demi ?) terroriste. D’ici que Michel M. soit contraint à une fouille musclée au corps, hein… Bah, après trois ou quatre coloscopie, icelui ne craint plus grand chose de ce côté-ci de son anatomie ! Un tel évènement (peu probable au demeurant, inutile de faire peur à ses lecteurs) serait en tout cas pour lui une excellente expérience : de quoi faire basculer ce blog (qui n’est jusqu’à présent pas trop agressif à l’endroit des États-unis, n’est-ce pas ? Enfin bon…) du côté d’une américanophobique force obscure, saperlipopette de bon sang !
Quoi qu’il en soit, la possibilité de rencontrer un problème de cet ordre ne perturbe pas plus que cela Michel M. : s’ils se trouvaient devant l’impossibilité de fouler le sol des États-unis, ils en profiteraient pour visiter le Canada, pardi et na !

Si l’entrée se fait sans encombre, Elena A. et Michel M. prennent un bus pour Columbus le 15 au soir (transit par Cleveland, soit 4 heures + 2 d’escale et, enfin, 3 heures encore pour parvenir à destination : quand Michel M. écrit qu’il s’agit d’une aventure, il n’exagère pas, bon sang !) et arrivent donc le lendemain en tout début de matinée (en super forme, pour sûr) chez Christine M., digne sœur de son frère, et le temps de se remémorer fraternellement toute une vie passée et présente, et cette fuite vers les les États-unis par crainte de l’arrivée des chars russes à Paris, après l’élection de François M. en mai 1981 (comme le tonitruaient alors les médias institutionnels, impayable).
Trois jours plus tard, le 18 septembre, ce sera le second voyage de nuit en car (et là aussi, pour une nuit complète) en direction d’Atlanta qu’ils atteindront au petit matin du 19/09.
« Un vol interne aurait été plus indiqué pour ne pas perdre de temps » commenteront en leur for intérieur les plus finauds d’entre les habitués du bouge.
« Mais quel est l’intérêt d’aller vite d’un point à un autre, quand toute l’aventure réside justement dans ce temps mis à relier ces deux lieux ? » leur rétorque Michel M. Et puis, pour la petite histoire, le prix est quasiment 10 fois moins cher en car qu’en avion, mine de rien…

Elena A. et Michel M. resteront à Atlanta jusqu’au 21/09, le temps pour eux de passer une nuit ou deux dans le ranch des amis Russes d’Elena A., sis dans les montagnes environnantes.

201509_Amérique_01Le lundi 21 après-midi, ils filent tous les quatre en automobile jusqu’en Floride, à Ponte Vedra Beach précisément, un bled situé à un jet de catapulte de Jacksonville. Quelques moments de franches vacances sous le subtropical climat de la région et dans l’océan Atlantique devraient s’y dérouler, de quoi prendre une légère couleur bistre en tout cas (et condition sine qua non d’un congé d’été, sans quoi le vacancier à son retour est pris pour un pauvre naze qui aura pris ses congés en Normandie, en Bretagne ou, pire que tout, dans le Nord, chez les Ch’tis, enfin bref, de la franco-française et nauséabonde stigmatisation, qui-fait-le-jeu-de-qui-on-sait).

Un léger hâle qui devrait toutefois avoir disparu entre le départ de cet État de l’extrême Sud états-unien, le 23/09 en début d’après-midi, et l’arrivée à New-York, un périple qui se fera en auto de location (« L’Aventure » qu’il vous dit le Michel M., l’aventure !) et qui durera donc du 23 a-m au 27/09 en fin de journée. Quatre journées, style-genre « quartier libre pour deux voyageurs », désormais livrés à eux-mêmes. Entre autres incontournables étapes, les villes de Washington et Willamsbourg devraient être visitées.

Enfin, du 27/09 au 2/10, il n’y en aura plus que pour New-York en long, en large et en travers.

En voilà un programme des plus alléchants, n’est-ce pas (bien que toutefois moins épuisant que celui du périple vietnamien de juillet – août 2010) ? Toujours est-il que Michel M., bien qu’initialement un tantinet circonspect quant à la destination du séjour, se sent dorénavant prêt comme jamais à en découdre avec l’Amérique du Nord. Youpi !

À bientôt, là-dedans !

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