Profond fond de tiroir de la GT : l’Ohio (réparation d’un majeur oubli *)

Cinq jours après leur arrivée à Québec, Elena A. et Michel M. ont déjà bien bourlingué, notamment avec (et grâce au) cousin de la brune mie de l’auteur, Dmitry D. et sa famille. C’est ainsi qu’après Ottawa, l’archipel aux Mille Iles du fleuve Saint-Laurent puis le Niagara (une leçon d’hospitalité à la russe qui ne faillit pas, après celles dont Michel M. et sa compagne ont été les premiers témoins, lors de leur périple russe en juillet – août 2012), les deux aventuriers du bout du monde ont fait le saut entre le Canada et les États-unis, en passant par la ville de Buffalo.

Après que Christine M. :
– les ait récupérés au milieu de nulle part, sur le trottoir d’une ville toujours désertée aux alentours de six heures du matin ;201510_Fonds_de_tiroirs02_Columbus_Ohio

– leur ait fait bénéficier de son café américain (auquel on finit par prendre goût quand on constate à quel point il est inoffensif) et de ses mille et une graines de survie (elle est d’un genre pessimisto-combative) ;

201510_Fonds_de_tiroirs04_Columbus_OhioLes M. s’expriment beaucoup avec leurs mains, ce sont des personnes entières
qui sont au diapason avec ce qu’ils pensent et disent, donc versant allègement dans la véhémence.

– les ait amené dans un estaminet proche de sa maison pour un « petit-déjeuner » ultra gras et sucré (bienvenus en Amérique !), elle leur propose d’aller voir les Amish (comme on va au zoo quoi, Ah ! Ah ! Ah !), en compagnie de son ami Wally T., originaire de Guinée,
201510_Fonds_de_tiroirs03_Columbus_Ohioinstruit par l’éducation nationale française et ancien instituteur lui-même. Depuis, il a sacrément bourlingué lui-même reniant, entre autres aventures personnelles, son père, musulman pratiquant, quand Wally est devenu bien plus athée qu’attaché à l’une de ces religions monothéistes, si étrangères à la culture africaine… Aujourd’hui il est garagiste (à son compte) du côté de Columbus.

En écrivant ce billet remémoratif, l’auteur s’est aperçu qu’il n’avait exposé aucune photo (ou si peu **) de cette étape de trois journées à Columbus avec sa sœur * ! Quelle occasion d’en ressentir une vexation pour la sus-évoquée, bon sang ! Comme si Elena A. et Michel M. n’avaient pas souhaité s’appesantir sur le sujet, alors qu’ils furent là-bas, reçus non moins dignement qu’avec la famille d’Elena A., merdalors. Nul doute que dans ces profonds fonds de tiroirs, sa sœur retrouvera toute la place qu’elle aurait du avoir dans le blog lors de ce phénoménal voyage.

Et maintenant, sus aux Amish !

Jeudi 17 septembre

201510_Fonds_de_tiroirs05_Columbus_OhioMax et Michel M.

Deuxième journée en Ohio : le programme est constitué par une visite d’une grotte autrefois utilisée comme garde-manger par les amérindiens. En soirée, un restaurant texan est tout indiqué, n’est-ce pas ?

 

201510_Fonds_de_tiroirs06_Columbus_OhioJamais Michel M. n’aura fumé autant de cigares ni de manière aussi rapprochée en 55 années.

La fin de soirée sera un tantinet arrosé et enfumée, puisque discussioniste (sans jeu de mots ; quoi que, quoi que…).

Vendredi 18 septembre
Pour cette dernière journée avec son frère, Christine M. a prévu une promenade pédestre dans une ville typique d’Amérique, Worthington.

Les plus finauds apprécieront la fin du diaporama ci-dessous qui voit la route se dérouler sous les roues du bus au crépuscule, quand l’arrivée à Atlanta, le lendemain, se produit alors que s’en vient l’aube…

La suite ? Atlanta, la Floride puis les Appalaches avec Andreï et Irina R.
Cette suite peut toutefois prendre un temps certain à pointer le bout de son verbe, mais les lecteurs en sont déjà prévenus de toute manière : l’auteur ne rédige plus ses billets que du vendredi soir au samedi soir itou, sauf exceptionnelle exception (c’est dire, hein…).

201510_Fonds_de_tiroirs07_Columbus_OhioCes deux-ci auront été comme larrons en foire. En outre, Michel M. ne pouvait pas
ne pas se souvenir d’un certain Tristan rencontré au Sri Lanka en janvier de cette année…

À bientôt, là-dedans!

* Uniquement imputable au rythme d’enfer que l’élenasque feuille de route leur faisait subir et qui rendait la narration de l’aventure si délicate.

** Ne terminait-il pas ce billet par « À suivre, pfff pfff (Michel M. simulant là un essoufflement consécutif à toutes ces choses emmagasinées qu’il ne peut évacuer de son ciboulot). » ?

PDF24    Envoyer l'article en PDF