Michèlémienne Toussaint

201511_Toussaint2À l’ombre des toits des immeubles haussmanniens dorées au soleil fin d’un clément automne 2015, ainsi que sous un ciel assurément azuréen mourant, Elena A. et Michel M. se promènent à bicycletteuuuuu dans le centre de la capitale française. Partis de l’appartement nordique de l’auteur en début d’après-midi, ils sont arrivés du côté de Saint-Germain-des-Près, au croisement de la rue de l’Ancienne Comédie et celle de Buci.

Mais alors, comment se fait-il qu’un samedi « matin », Elena A. et Michel M. soient réunis à Paris, forcément après une nuit passée dans l’appartement du second, saperlipopette de bon sang ??! Serait-ce encore l’un de ces dommages collatéraux que l’on n’a pas fini de constater dans les médias et, peut-être bientôt en réel dans notre quotidien style-genre « Il est interdit de fumer dans la rue », circulation alternée à la moindre absence de vent et /ou au moindre pet de particules en suspension dans l’air (bonjour les mines à ciel ouvert de nos voisins teutons, a-t-il été répandu sur TOUS les médias institutionnalisés, mais une pollution qui en fin de compte, ne provient pas que de chez eux, halte à la stigmatisation qui fait le jeu de qui ‘on sait et Michel M. se comprend !), suite à l’insistante découverte d’un chamboulement climatique (qu’il est toutefois ordonné ici en France, COP21 oblige, de qualifier de « réchauffement » sinon c’est la porte), mmhm ?

Que nenni ! Il se trouve tout bonnement qu’avec la disparition de Ripley, l’existentielle vie d’Elena A. est en cours de réaménagement. Et que ce changement chez l’une en induit d’autres chez l’autre. C’est ainsi que dorénavant, les fins de semaine ne sont plus exclusivement réservées à l’appartement (de proche banlieue) de la brune mie de l’auteur. Dorénavant en effet, il est bien plaisant de se retrouver en Paris par ces éclablouissantes journées d’automne le samedi « à l’aube ».
Mais que cela ne pousse pas se flageller jusqu’à l’os les plus fidèles parmi les patentés lecteurs (il se reconnaitra heu reconnaitront) du blog (et / ou des tomes édités) : cela n’a aucune incidence sur le rythme de croisière qui entraine tout tranquillistement leurs existentielles vies à ces deux-ci. Du dimanche (et non plus à compter du lundi) au jeudi soir, Elena A. est chez elle, Michel M. chez lui et les moutons ne sont certainement pas par eux gardés (d’autres s’en occupent fort bien, Ah ! Ah ! Ah !). Alors bien sûr, il peut toujours il y avoir quelques extras un soir de la semaine, mais l’un et l’autre veillent mordicus à ce que cela reste exceptionnel (pour en faire tout le sel).

En cette particulièrement clémente Toussaint 2015, donc, c’est au café Le Conti que se sustentent les deux parigots en cyclo. L’affluence est telle que la terrasse est si bondée (même chose pour les deux autres estaminets disposés à ce croisement à 5 voies) qu’elle a même fini par largement déborder sur le trottoir et, en l’occurrence, sur le bord d’icelui puisque leur table est carrément accolée à un panneau de signalisation, pendant que le guidon de la bicyclette d’Elena A. empiète largement sur la micro table de café.

201511_Toussaint1En rouge et en blanc : monture pour l’un, imper pour l’autre.

L’avantage de cet emplacement, c’est qu’il est hautement stratégique pour toute personne dont l’activité première, lorsqu’elle attablée en terrasse, est de mater et critiquer les passantes et passants, outre les anecdotes et autres scénettes sans intérêt qui défilent là…

201511_Toussaint4Michel M. se désespère de ne rien avoir à mater.

L’inconvénient, c’est que ces mêmes passantes et passants circulent à moins d’un mètre de là, et que c’est tout juste si leurs manches et sac (quand il ne s’agit pas d’expectorations !) ne s’en viendraient pas trainer / tomber dans l’assiette de hareng pommes à l’huile que s’est commandée Michel M. au moindre faux-pas, merdalors de crottes de bique ! Mais ce qui sauve la scène, c’est indubitablement la mousse.

TMF d’octobre
Stats201510Michelm.fr retrouve (provisoirement ?) un TMF de bonne facture (le dixième sur trente huit), malgré de sensibles chutes de fréquentations (156, 169 visiteurs/jour *) par les bots (le déclenchement des opérations russes en Syrie, peut-être, a du attirer tous ces petits robots sur un tas de sites d’info – ré-info, comme autant de Scathophaga stercoraria sur une nouvelle bouse (bien que la métaphore ne soit pas à la hauteur ce qui se passe là-bas), chutes suivies de vigoureux pics d’affluence (439, 448 visiteurs/jour, signe qu’un profond chaos règne dans tout ce petit monde binaire).

À suivre.

* Enfin bon, une journée à 156 visiteurs, cela reste supérieur aux précédents minimums observés (153 en septembre, 147 en août, 140 en juillet, 116 en juin, 140 en mai). Il faut remonter au mois d’avril de cette année pour ne plus rencontrer un tel niveau (189 visiteurs comme minimum pour une journée en avril 2015).

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