En attendant un (ultime ?) profond fond de la GT*, quoi de mieux qu’une touche de ré-information ?

Les « dirigeants » américains ne seraient-ils pas de plus en plus idiots (« Neo-cons » en langage de spécialiste), au fur et à mesure que leur pays perd de sa superbe ? Cette interrogation ne serait-elle pas d’ailleurs superfétatoire ?
En outre, et surtout, pendant que Michel M. répercute dans son blog ces âneries qui seraient dignes d’une cours d’école maternelle (car depuis la crise ukrainienne (au minimum), on en est en effet arrivé à un niveau jamais vu (de mémoire michèlémienne) dans la médiocrité des relations « diplomatiques » des États-unis d’Amérique vers le reste du monde, qui consiste à mentir en permanence en diabolisant l’ « ennemi », sans jamais apporter la moindre preuve des allégations sans cesse avancées par ces cyniques immoraux) si elles ne causaient autant de massacres, de destructions et de misère sur la planète, les choses sérieuses se poursuivent, mais loin des yeux, des oreilles et de tout autre organe qui pourrait être titillé par leur exposition diffusée en heure de grande écoute (« Prime time » en étranger).

Fâcheux aussi, cette tenace impression selon laquelle, dans cette géopolitique « révélée », qui est devenue l’une des occupations premières de l’auteur, il y a (au moins) deux niveaux de « lecture ». Le premier est fait pour la galerie, avec les ahurissantes çonneries régulièrement beuglées du côté des députés US (John McC. en est l’un des maîtres absolus) et les non moins débilitants mensonges du Pentagone, qui sont les unes et les autres quotidiennement répercutées par les sites de ré-information ; l’autre niveau se déroule dans les « hautes sphères », là où le personnel politique qui « fait le boulot » n’est pas convié, un endroit immatérialisé puisque toujours supputé (toute allusion à son existence étant par conséquent taxée de complotisme), et dans lequel ça veille à ce que les affaires importantes style-genre économico-financières de haut-vol se déroulent au mieux, mais le plus possible à l’écart du brouhaha.

C’est fâcheux bis repetita, car Michel M. sent bien qu’il se fait un tantinet manipuler par ces non-évènements que représentent les propos anxiogènes (de l’autre pauvre abruti d’Ashton C. par exemple, voir ci-dessous) qui agissent comme un bruit de fond en ne laissant jamais place à l’espoir (durable ou pas) que « ça va aller mieux, là-bas ». Pire : au cas où, dans un conflit en cours, cet espoir ferait mine de pointer le bout de son peut-être, une autre tension apparait derechef à l’autre bout de la planète. Avec, et cela sans coup férir, les (de plus en plus) amères loques aux manettes.
Bon sang! Mais quand donc ces malades, ces immoraux congénitaux, ces satanés saboteurs de l’humanité réintègreront-ils leurs pénates, en foutant une fois pour toute la paix à leurs « voisins », que ce soit la Syrie, l’Iran, L’Afghanistan, la Russie, la Chine, etc., autant de pays dont les frontières jouxtes bien évidemment celles des États-unis comme toute carte du monde peut en attester, AH ! AH ! AH !

Quand même, merde quand même, quelle sacrée belle bande de fumiers que sont ces menteurs-voleurs-tueurs !

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La guerre des mots
Réseau international – 10 novembre 2015

La guerre des mots

Au contraire de son homonyme et légendaire ouvreur des All Blacks, le secrétaire d’État US à la défense Carter ne brille pas par sa finesse. Ce néo-con affirmé s’est lancé samedi dernier dans une violente, et candide diatribe à l’égard de la Russie et de la Chine, coupables – je vous le donne en mille – de «menacer l’ordre mondial sous leadership américain» .

ob_9c38ff_16428405355-32202ecc10-bSans blague, Ashton… Quelle naïveté de lier ouvertement les deux axiomes et d’avouer ainsi que, dans la vision de nos Folamours du Potomac, l’un se confond avec l’autre. Par contre, il faudra dire à notre dinosaure du Pentagone que l’ordre mondial n’est plus vraiment sous contrôle US depuis un bout de temps.

Voyons dans le détail les reproches.

Avec une invraisemblable mauvaise foi, Carter pousse des cris d’orfraie devant les « bruits de bottes » russes dans le domaine de l’armement nucléaire, se posant « des questions sur la détermination des dirigeants russes à conserver la stabilité stratégique et leur respect des normes prévues pour la non utilisation des armes nucléaires« . Petit Ash oublie simplement de nous expliquer pourquoi les Etats-Unis ont quitté le traité ABM en 2002, pourquoi, toujours sous l’administration Bush, ils se sont lancés dans le douteux bouclier anti-missile et enfin pourquoi ils installent maintenant des ogives nucléaires en Allemagne. Cela ne pose-t-il pas plutôt des questions sur les intentions des dirigeants américains ? Ah mais oui, suis-je bête, c’est l’ordre mondial, et l’ordre mondial fait ce qu’il veut puisqu’il est justement l’ordre mondial. Tautologique…

Surtout qu’en face, c’est l’ogre russe qui s’apprête à dévorer les ménagères européennes et syriennes de moins de 50 ans. Pensez donc : « la Russie a violé la souveraineté de l’Ukraine et de la Géorgie [le coup d’Etat de la CIA contre un président élu, ça compte pas…] et essaie d’intimider les pays baltes [les manoeuvres de l’OTAN dans ces mêmes pays baltes ne constituent évidemment qu’un bucolique cache-cache]. En Syrie, la Russie met de l’huile sur le feu en prolongeant la guerre civile qui créé l’extrémisme que la Russie dit vouloir stopper [alors celle-là, elle est énorme ! La fourniture américaine d’armes à Al Qaeda va bien sûr contribuer à l’apaisement général…]

Petit Ash a un autre problème : la Chine. Là, les critiques sont plus troubles, évasives. Au final, son principal défaut est… de devenir puissante ! Et oui, encore l’ordre mondial, que voulez-vous.

Si Moscou a simplement bâillé devant ces geignardises puériles, Pékin a salué les déclarations de l’occupant du Pentagone par un nouveau tir de missile extra-atmosphérique. Les satellites américains survolant la Chine n’auront qu’à bien se tenir… Cerise sur le gâteau, l’Iran a mis son grain de sel, sommant Carter de « surveiller son langage« . Et le ministre iranien de la défense de continuer : « Les Américains ne peuvent plus cacher leur horrible et agressif visage derrière leurs slogans mensongers. Leur vraie nature est sortie il y a quelques années et aucun pays ne considère les Etats-Unis en tant que partenaire« .

Aïe, petit Ash ne l’avait pas vu venir celle-là et se fait taper sur les doigts. Pour un coup d’essai, c’est un coup de… centimètre.

source: http://www.chroniquesdugrandjeu.com/

* Washington – New-York en car (et de jour, youpi !), soit plus ou moins six minutes de grandioses espaces et paysages issus de la côte Est,qui est indéfiniment moins connue que sa sœur de l’Ouest, si abondamment « mise en valeur » par mille et une série US (« feuilleton américain », en français obsolesciemment programmé), qui ont irrémédiablement noyé la « création franco-française », icelle ayant périclité par son trop grand désir de parodier (et de si piètre façon !) ses idoles d’outre-Atlantique, plutôt que de réellement jouer son « exception culturelle française », pfffllll

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