Balade à vélo à Paris, la veille du lancement de la grande messe climatique

Il ne sera pas question dans ce qui suit, de faire un récit style-genre « Témoignage d’un parisien qui vit à Paris alors que la guerre (jusqu’alors si distante et sans gêne aucune pour les français) s’y est soudainement invitée le 15/11/13 », pardi ! Bin oui hein, Michel M. ne s’est jamais pris pour un historiographe en herbe (ou en haschich, AH ! AH ! AH !), ni comme un « témoin de son temps », que nenni. Car cela impliquerait bien trop de travail pour l’auteur en susss de celui qu’il abat au quotidien dans le cadre de son activité professionnelle, tel une bête de somme qui traine une lourde charrue dont le soc « fouine la terre comme le groin d’un cochon », laissant derrière lui (le soc) de grandes balafres qui sont comme autant de profondes déchirures de la terre nourricière, comme pour mieux la punir encore de ne pas avoir suffisamment rendu la monnaie de sa pièce à l’agriculteur, lui-même au bout du rouleau de sa vie…

201511_Cop21_1C’est ainsi qu’à peine entamée, cette balade sur Paris commence par la rue Legendre : après l’accès au parc des Batignolles sur la droite, et juste avant de traverser les voies de chemin de fer de la gare Saint-Lazare, Elena A. et Michel M. croisent cette drôlerie, issue d’une mystérieuse organisation étrangère (une cinquième colonne de plus ?). L’a propos est des plus réussis n’est-il pas, du fait de l’instauration de lois liberticides et autres malfaisantes interdictions faites à l’encontre des libertés individuels des Français par le gouvernement le plus inepte, inapte et navrant depuis un sacré bail : d’aucun évoque même Guy Mollet et ses guerres de socialauds ! C’est dire jusqu’où en est parvenue la France, à cause de l’ectoplasmique François H., sapristi de bon sang !

201511_Cop21_2Ayant bifurqué sur la gauche dans la rue du Quatre Septembre après avoir dépassé l’Opéra national de Paris, les deux promeneurs croisent des maisons de guingois qui, à défaut d’être bien droites, ont fait la preuve de leur solidité. Ici, au croisement des rue Charlot (qui part à gauche) et la rue de Poitou, sur lesquelles sur trouve la boutique de l’encadreur Eugénie Seigneur, ci-devant boutique toute de travers (et quand on voit la collection de cadres excentriques en questions, on comprend mieux tout l’intérêt de cette bicoque de travers).

201511_Cop21_3Mais le clou du spectacle, et rencontre tout à fait inattendue, fut la manif en cours de préparation de la Place de la République.

201511_Cop21_4Michel M., très dubitatif devant le raout en train de s’organiser.

Après y être resté quelques instants, le temps pour Elena A. de capturer deux ou trois images, le duo de cyclistes du dimanche s’ôte de là car, quand bien même tout cela semble-t-il se dérouler dans une atmosphère bon enfant, le nombre de CRS présents laisse présager qu’aucun débordement ne sera toléré.

Alors, il y aura bien eu quelques échauffourées (que les médias les plus viles auront pris soin de souligner, ou bien passé en boucle), mais pas plus que lors d’une manifestation syndicale dans laquelle les cégétistes (c’est un exemple pris au hasard, comme de bien entendu) les plus convaincus (c’est à dire le corps imbibé de jaunet et l’esprit largement anisé) viennent se frotter d’un peu trop près avec les forces de l’ordre…

Après cette fuite préventive, les deux aventuriers parisiens se sustentèrent à l’Indiana Café du boulevard de Sébastopol dans un Paris revenu aussi vide que lors des mois d’août.

201511_Cop21_5Un « Fish & Ship » pour Michel M. (qui sait prendre soin de son corps),
des Fajitas pour la femme (idem), le tout arrosé d’un petit pichet de vin Californien.

Ce fut donc une petite promenade de plus ou moins trois heures, Elena A. rentrant dans sa proche banlieue Sud, Michel M. s’en retournant sur son Vélib’ dans son XVIIIème boboïsant, fin de semaine oblige, puisque les soirées de lundi à jeudi de ces deux-ci se déroulent dans un savouré célibat quand celles des vendredi et samedi sont le théâtre de toutes les audaces qu’un couple est habilité à entreprendre, pour peu que l’amour et tout son toutim soit de la partie (fine, ah ! ah ! ah !), pardi !

À bientôt, la compagnie.

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